La France au bord de la récession

vendredi 16 décembre 2011

DANS « LE MONDE », le 16 décembre :

L’Insee prévoit une baisse du PIB pour les six mois à venir. Avec augmentation du chômage.

La France devrait connaître une brève récession au quatrième trimestre 2011 et au premier trimestre 2012 et il sera « difficile » d’atteindre l’an prochain la prévision de 1% de croissance sur laquelle le gouvernement a basé son deuxième plan de rigueur, a estimé jeudi l’Insee.

L’activité économique redémarrera faiblement au deuxième trimestre mais l’acquis de croissance pour 2012 sera alors fin juin de 0%.

Pour atteindre 1% de croissance, il faudrait que le produit intérieur brut (PIB) croisse de 1,3% sur chacun des deux derniers trimestres, ont indiqué les experts de l’Institut national de la conjoncture et des études économiques au cours d’une conférence de presse jeudi.

« Il est clair que cela est difficile, au vu de notre scénario » qui prévoit un lent redémarrage de l’activité en France, a déclaré Sandrine Duchêne, chef du département de la conjoncture de l’Insee.

« Pour la France, les enquêtes de conjoncture montrent actuellement un fort ralentissement de l’activité », a-t-elle fait remarquer, prévoyant un recul du PIB de 0,2% au quatrième trimestre par rapport aux trois mois précédents, suivi d’une contraction de 0,1% au premier trimestre 2012.

Il s’agirait donc d’une brève récession, dont la définition technique est un recul du PIB pendant deux trimestres consécutifs au moins. La France était sortie au printemps 2009 d’une année de récession.

Une timide reprise de 0,1% est attendue sur avril-juin.

Hausse forte du chômage

« Notre scénario prévoit beaucoup d’inertie », a résumé Sandrine Duchêne. « Pourquoi cette inertie ? Parce que les moteurs de la reprise française pendant deux ans, l’investissement et l’emploi, calent ».

« Et quand un tel phénomène se produit, redémarrer la machine économique prend beaucoup de temps », a-t-elle expliqué.

Pour 2011, l’Insee a revu en baisse sa prévision d’expansion de l’activité économique, à 1,6% contre une prévision de 1,7% dans sa précédente note de conjoncture en octobre. Le gouvernement table sur 1,75%.

Sur le front de l’emploi, la situation continuerait de se détériorer. Le chômage, qui était de 9,3% en France métropolitaine au troisième trimestre atteindra 9,6% en juin, selon l’Insee. Pour la France entière, il devrait être alors de 10%.

Et de ce fait, les ménages maintiennent un bas de laine de précaution et leur taux d’épargne, de 17,1% au deuxième trimestre 2011 (un record depuis 1983), restera élevé à 16,8% en moyenne en 2011.

Pour la première fois depuis le premier trimestre 2010, l’investissement des entreprises non financières a baissé (-0,3%) au troisième trimestre et devrait continuer de chuter jusqu’à l’horizon de la prévision, soit fin juin.

Autre élément de la demande interne, les dépenses de consommation des ménages en produits manufacturés ont reculé au 2e et 3e trimestres.

« L’élan de la demande interne semble donc s’être grippé », estime l’Insee.

(AFP)

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L’économie est-elle l’ennemie de l’écologie ?

samedi 10 septembre 2011

 

A VOIR : Un débat passionnant en vidéo (une petite heure au total) organisé par le mensuel Alternatives Economiques, entre deux spécialistes de l’analyse économique des problèmes écologiques :

– ELOI LAURENT (plutôt optimiste ; il pense qu’il est possible de sauvegarder l’environnement par une bonne politique économique)

– et BERNARD PERRET (plus pessimiste ; il faut changer radicalement notre système).

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Les marges de la grande distribution sur les produits agricoles sont toujours énormes

lundi 27 juin 2011

DANS LE QUOTIDIEN ECONOMIQUE « LES ECHOS » :  27/06 

L’Observatoire des prix et des marges agricoles pointe la responsabilité de la distribution

Philippe Chalmin, expert des matières premières agricoles, présente aujourd’hui son rapport final sur l’évolution des prix et des marges dans l’alimentation. Il met en lumière l’importance et la constance des marges de la distribution sur dix ans quels que soient les prix payés aux agriculteurs.

Philippe Chalmin, professeur d’économie à Dauphine, expert des matières premières, présente aujourd’hui le rapport final très attendu de l’Observatoire des prix et des marges alimentaires, du champ à la fourchette au cours des dix dernières années. Le fruit d’un travail complexe et considérable de 250 pages effectué avec le concours de l’Insee, d’Agrimer et du service statistique du ministère. L’objectif de cette enquête était de voir si les industriels et les distributeurs répercutaient les chutes de prix à la production. En d’autres termes, à qui les crises agricoles bénéficient, même si la loi de modernisation agricole élaborée par Bruno Le Maire, ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation ne le dit pas dans ces termes. Officiellement la mission assignée à l’Observatoire est de mieux informer les parlementaires sur le sujet. Et de clarifier un débat extrêmement polémique entre les acteurs de la filière, qui a souvent conduit à l’exaspération de part et d’autre, le tout finissant par des actions violentes des agriculteurs dans les supermarchés. « Il y a peu de pays où les relations entre fournisseurs et clients sont l’objet de tant de tensions, de tant de dissensions sur les prix, mais aussi sur les conditions et les délais de paiement », écrit le rapporteur. « Peu de pays où l’accumulation de textes soit arrivée à un tel niveau de contrôle administratif et d’infantilisation des partenaires commerciaux. » Des références aux multiples rencontres entre fournisseurs et industriels n’ayant pas réglé les problèmes, malgré les interventions de l’Etat au plus haut niveau. Si bien que chacun rejette la balle dans le camp de l’autre et l’accuse d’empocher les gains, entretenant ainsi une méfiance extrême dans la relation commerciale entre des acteurs qui gagneraient tous à oeuvrer dans le même sens.

Le rapport fait la lumière pour la première fois sur les marges brutes des uns et des autres. On découvre ainsi au fil des pages, en suivant les produits de l’exploitation à l’étal que les marges brutes de la distribution sur dix ans sont à la fois très confortables et peu influencées par l’effondrement des prix aux producteurs. Dans certains cas, l’écart entre la rémunération de l’expéditeur et l’étiquette en magasin est renversant. Ainsi le bigarreau a été facturé jusqu’à 5 fois plus cher au consommateur qu’il n’a été payé par le distributeur.

Plus le produit a subi de transformations, plus il est compliqué de suivre l’évolution de son prix jusqu’au linéaire. La viande bovine est sans aucun doute l’exemple illustrant le mieux ce constat. Comment en effet comprendre le rapport entre le prix d’une vache sur pied et celui du filet de boeuf, le morceau le plus noble de l’animal, entre le prix de départ de l’élevage et celui de morceaux de viande à bouillir. Les intermédiaires sont multiples, les transformations et les services apportés aussi.

Un certain flou demeure sur les facteurs entrant dans la composition de la marge brute, notamment celle distributeurs, qui n’a pas transmis les éléments d’information nécessaires. En revanche les choses semblent plus claires côté industriels et producteurs sur ce point. Les enquêteurs ne désespèrent pas de faire mieux à l’avenir. Leur travail va se poursuivre, afin de dresser chaque année «  un état des lieux » sur les prix et les marges destiné à éclairer les parlementaires sur les relations commerciales dans l’alimentation.

MARIE-JOSÉE COUGARD
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Des chansons contre la société de consommation

mercredi 25 mai 2011

VOIR SUR UN BLOG PEDAGOGIQUE DES CLIPS ET DES PAROLES DE CHANSONS ENGAGEES, qui critiquent la société de consommation et le matérialisme, depuis les années 50.

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A voir : documentaire sur le « prêt à jeter »

mardi 26 avril 2011

UN DOCUMENTAIRE PASSIONNANT SUR L' »OBSOLESCENCE PROGRAMMEE » : les produits sont conçus pour durer le moins de temps possible, et être remplacés, souvent sans pouvoir être réparés.

Le courant des opposants à ce système de gaspillage organisé (qui stimule la croissance, certes, mais au prix de quantités de déchets énormes, souvent envoyés dans les pays en développement…) se font appeler les « décroissants », ou les « objecteurs de croissance » (par analogie avec les « objecteurs de conscience » opposés au service militaire).

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Débat indispensable sur la « décroissance »

mardi 19 avril 2011

FAUT-IL TOURNER LE DOS A LA CROISSANCE ?

Dans l’émission « Arrêt sur images », le 8 avril, un débat passionnant sur la notion de « décroissance », avec des intervenants bien connus dans le milieu économique :

http://www.dailymotion.com/video/xi2uq5 Tags : , , , ,

Poubelles du monde…

mercredi 24 novembre 2010

Des photographes ont eu l’idée d’exposer les contenus de poubelles de différents endroits du monde…

http://www.lemonde.fr/planete/portfolio/2010/11/22/dissection-de-poubelles-du-monde-entier_1443660_3244.html

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La consommation des ménages tient contre vents et marées

mercredi 27 octobre 2010

Lire cet article sur un blog d’économie du quotidien Le Monde.

Les économistes et analystes (en majorité libéraux, qui critiquent souvent les « rigidités » et le poids des dépenses publiques en France) font observer que la consommation des Français, exceptionnellement stable parmi les pays développés depuis des années, est due certes à une bonne gestion des budgets (les Français sachant bien arbitrer entre consommation et épargne), mais aussi et surtout à la protection sociale qui stabilise les revenus, et soutient ainsi la demande mieux que dans d’autres pays… Keynes n’aurait pas dit mieux.

Un bémol toutefois : ces statistiques de la consommation ne sont qu’une moyenne globale, et prennent en compte les produits de luxe, ce qui signifie que si certains ménages peuvent se permettre de les acheter, d’autres ont beaucoup de mal à terminer leurs mois, et subissent le surendettement et l’incertitude…

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Onze banques françaises lourdement sanctionnées pour non-respect de la concurrence

lundi 20 septembre 2010

Onze banques viennent de recevoir une amende de près de 400 millions d’euros de la part de l’Autorité de la concurrence, pour s’être entendues entre elles au sujet de la tarification des chèques.

Cette décision relance la question de la nécessité de lois, voire d’un contrôle strict de l’Etat, pour éviter que les établissements financiers ne nuisent à l’économie « réelle », celle des consommateurs, des employeurs, des emplois… comme on a pu le voir au moment de la grande crise financière de 2008, qui a entraîné une crise économique majeure dont les pays développés ne sont pas encore sortie. Ce qui n’empêche pas les banques de refaire de nouveau d’énormes profits en 2009 – par exemple, 5,9 milliards d’euros de bénéfice net pour la seule BNP-Paribas…

 

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« Une demande sans tonus en Europe »

vendredi 26 mars 2010

Tel est le titre d’une note de conjoncture de l’INSEE, bien morose. Les composantes de la demande (consommation, investissement) tournent au ralenti, et ne donnent aucun signe de reprise… Le marché du travail est également atone (manque de tonicité, de vivacité, bon adjectif à placer dans une copie…)

L’« indicateur de moral des ménages » (sorte de sondage où l’on compare la part des opinions positives sur la situation économique, et celle des opinions négatives : un chiffre négatif signifie donc que les opinions négatives l’emportent) continue à se détériorer en mars (-34 %, contre – 33 % précédemment). Inquiétant quand on sait que l’an dernier, la consommation des ménages avait relativement bien résisté, évitant une chute encore plus importante du PIB.

Voir les courbes de confiance des ménages, sur le site du Monde. Bizarrement, les indicateurs s’étaient légèrement améliorés durant l’année 2009, au plus fort de la crise ; et les opinions des Français sur leur situation personnelle étaient bien meilleurs que celles sur la situation collective (« Le pays est au fond du trou, mais pour moi, ça va pas trop mal… ») Et c’est depuis le début de l’année 2010 que cet indicateur du « moral des ménages » se dégrade…

Bref, comme on dit dans le sud-ouest, « on n’est pas rendus… »

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