Le déficit de l’Etat a doublé en un an !

Samedi 5 septembre 2009

Je vous parle de cela, car qui va rembourser tôt ou tard la dette de l’Etat : c’est vous !  🙂

Le déficit public (sur un an par exemple) est le solde des dépenses et des recettes. Ainsi, cette année, les dépenses de l’Etat ont augmenté pour soutenir l’économie en période de crise (le fameux « plan de relance », dont 8 milliards ont déjà été dépensés), tandis que les recettes fiscales ont diminué, soit du fait de la crise (quand les ménages ou les entreprises sont en difficulté, elles paient moins d’impôts) soit à travers différents « cadeaux » fiscaux aux riches et aux entreprises, qui se multiplient depuis quelques années – pour dire les choses clairement et simplement. On pense au fameux « bouclier fiscal » en faveur des hauts revenus ; les impôts sur les successions (cad. les héritages, qui ne sont importants que pour une toute petite partie de la population) a également été quasiment supprimé.

En bref, la situation des finances publiques dépend de la conjoncture économique certes, mais aussi de choix politiques : elle n’est pas une fatalité.

Pour prendre connaissance des chiffres :

http://www.lemonde.fr/la-crise-financiere/article/2009/09/04/le-deficit-de-l-etat-marque-par-la-crise-et-le-plan-de-relance_1235722_1101386.html

Tags : , , ,

Déficits publics : la France ne tiendra pas ses engagements européens

Samedi 27 septembre 2008

Pour la première fois, un projet de loi de finances publiques a été présenté pour les trois années qui viennent (2009-2011). Hélas, le déficit public a été fixé par la Ministre de l’Economie Christine Lagarde et le Ministre du Budget Eric Woerth (ancien bac B, cad. ES 😉 ) à 2,7 % du PIB (donc pas mieux qu’actuellement), avec une dette de l’Etat qui dépassera 60 % du PIB, qui est la règle européenne. Les dépenses publiques doivent être réduites de plusieurs dizaines de milliards d’euros dans les années qui viennent, mais comme dans le même temps les recettes fiscales ne cessent de se réduire (le taux de prélèvements obligatoires par rapport au PIB baisse, à cause des cadeaux fiscaux en tous genres, et de plus la croissance est très faible, donc les recettes fiscales aussi), l’équilibre est impossible à trouver.

Pourtant, la France s’était engagée auprès de l’Union européenne à revenir à un déficit et une dette limités d’ici 2012 : cet engagement ne sera pas tenu, et théoriquement, la France pourrait recevoir pour cela une lourde amende de l’Union européenne – mais on voit mal la Commission de Bruxelles présenter une telle amende à l’un des plus grands pays de l’Union… Néanmoins, en termes crus, « ça la fout mal », au moment où la France préside l’Union (jusqu’à la fin de l’année 2008).

Tags :

Qui profite du « bouclier fiscal » ?

Mercredi 10 septembre 2008

Une des toutes premières mesures du gouvernement, en août 2007, dans la loi TEPA (Travail, emploi, pouvoir d’achat : la grande loi économique, sur les heures sup. etc.) fut d’instaurer le « bouclier fiscal » : aucun foyer fiscal ne peut payer un impôt supérieur à 50 % de ses revenus (contre 60 % auparavant). La loi a coûté 810 millions d’euros, et a profité à 234 000 ménages. Officiellement, il s’agissait d’éviter de pénaliser des ménages ayant un patrimoine élevé mais des revenus élevés (comme des retraités sur la Côte d’Azur).

En réalité, seul un nombre assez faible de ménages très riches a réellement profité de ce bouclier fiscal, comme le montre l’Observatoire des inégalités – les 1000 ménages les plus riches ont ainsi été « remboursés » chacun de quelques 250 000 euros. Pourquoi pas, mais il faut le savoir. Au total, les exonérations fiscales de toutes sortes accordées il y a un an représentent chaque année un manque à gagner de près de 15 milliards d’euros dans le budget de l’Etat, ce qui a contribué à l’aggravation du déficit des comptes publics.

Tags : , ,

Croissance, déficits publics : on est mal…

Mercredi 3 septembre 2008

Le premier ministre François Fillon a reconnu que la croissance du PIB cette année était fortement compromise – à peine un 1 % -, en raison notamment d’une conjoncture mondiale défavorable. Or, le budget de l’Etat a été construit sur une hypothèse de croissance bien plus optimiste (entre 1,7 et 2 %) ; si celle-ci n’est pas réalisée, les déficits publics vont être importants : concrètement, l’Etat au sens large (y compris le système de santé publique et les entreprises publiques) va une fois de plus dépenser plus qu’il ne gagne (mais il aurait gagné plus en impôts et taxes si la croissance avait été supérieure, c’est un cercle vicieux…), et ne respectera pas ses engagements européens (que le déficit public ne dépasse pas 3 % du PIB), alors même que nous présidons l’Union européenne jusqu’à la fin de l’année.

Dépêche AFP (Agence France Presse : c’est l’information brute, telle que la reçoivent tous les médias, avant de nous la présenter) :

http://afp.google.com/article/ALeqM5gknYV6NNn0c3rXKxPhwfjMcjvQDQ

Tags : ,