Le prix des matières premières reflète déjà une crise écologique

mardi 8 février 2011

SUR LE SITE D' »ALTERNATIVES ECONOMIQUES » :

Dans sa chronique pour Radio Nova, Guillaume Duval revient sur les ressorts écologiques de la hausse du prix des matières premières, liée à la rareté croissante des énergies fossiles et des matières premières non renouvelables.

L’inflation a atteint un niveau record en décembre dernier depuis 2008. Est-ce inquiétant ?

Oui, ce n’est pas rassurant. Les prix ont augmenté de 1,8 % en rythme annuel. Principalement du fait de la hausse des prix de l’énergie (+ 12,5 % sur un an) et des produits frais (+ 9,4 % par rapport à décembre 2009). En revanche, les autres prix, ce qu’on appelle l’inflation sous jacente, continuent d’évoluer très lentement.

1,8 % ce n’est quand même pas encore une inflation très élevée…

En effet. Ce niveau reste même encore sensiblement inférieur au seuil de 2 % fixé par la Banque centrale européenne. Mais, en 2009, au cœur de la crise, l’inflation avait été négative durant plusieurs mois. Et comme les salaires de ceux qui avaient conservé un emploi – la grande majorité malgré tout – ont continué d’augmenter du fait des hausses négociées en 2008, les ménages ont paradoxalement enregistré durant cette période des gains de pouvoir d’achat relativement importants. Ce qui avait beaucoup contribué à amortir le choc de la crise.

Mais maintenant c’en est fini des gains de pouvoir d’achat…

Oui. Car la – légère – remontée de l’inflation à laquelle on assiste se combine avec une nette décélération des hausses de salaire : alors qu’au premier trimestre 2009 ils augmentaient encore en moyenne de 3,5 % par an, à l’automne dernier ils n’ont plus progressé que de 1,8 %. Autrement dit au niveau actuel de l’inflation. Du coup, on risque de se retrouver en ce début d’année, dans la situation où on était déjà au début de 2008 : on l’a oublié tant il s’est passé de choses depuis, mais l’économie française avait été en récession à ce moment-là du fait de la hausse des prix du pétrole et des produits alimentaires, avant même que la banque Lehman Brothers ne fasse faillite… A l’époque, ces hausses avaient aussi déclenché des émeutes de la faim dans les pays du Sud. Avec les événements de Tunisie et d’Algérie on constate aujourd’hui des effets analogues.

Est-ce seulement un mauvais moment à passer ?

Cela paraît peu probable. En 2008 comme aujourd’hui, ces hausses des prix de l’énergie et des matières premières sont liées en particulier au dynamisme des économies des pays émergents, Chine en tête. La crise que nous traversons n’est pas seulement une crise financière mais aussi, en partie, déjà une crise écologique, liée à la rareté croissante des énergies fossiles et des matières premières non renouvelables. Ainsi qu’à une concurrence accrue sur les surfaces agricoles pour des usages non alimentaires et aux effets négatifs du changement climatique sur les productions agricoles.

Que faudrait-il faire pour combattre cette tendance ?

Ce qui caractérise la France et l’Europe c’est l’extrême faiblesse des ressources en énergies fossiles et autres matières premières non renouvelables disponibles sur leur sol. Pour baisser les dépenses publiques, on est en train de restreindre l’effort de conversion écologique de nos économies engagé avant la crise. Il faudrait l’accélérer au contraire pour avoir une chance de limiter l’impact futur de la hausse inévitable des prix des matières premières. Il y aurait urgence aussi à accélérer la transformation de notre modèle agricole et de nos habitudes alimentaires. Mais cela supposerait d’avoir réellement pour priorité de préparer l’avenir…

Guillaume Duval
Article Web – 17 janvier 2011
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A qui appartient la biodiversité ?

mardi 19 octobre 2010

LISEZ CET ARTICLE D' »ALTERNATIVES ECONOMIQUES » (la revue économique la plus proche de l' »esprit SES ») dans le numéro de ce mois-ci, sur la biodiversité et les tentatives de certains de lui donner un prix, et de l’échanger sur un marché (comme on le fait pour l’énergie par exemple, ou les droits à polluer) :

 

Alors que se déroule, du 18 au 30 octobre 2010, la Conférence de la Convention sur la Biodiversité à Nagoya, la protection des droits des peuples sur les ressources génétiques présentes sur leurs territoires et utilisées à des fins commerciales peine à se mettre en place.

Le changement climatique menace gravement notre environnement. Mais ce n’est pas le seul défi majeur auquel nous soyons confrontés: la biodiversité, indispensable à la vie sur Terre, est elle aussi en grand danger. Mieux la protéger, c’est l’objet de la Convention internationale sur la diversité biologique, signée en 1992 dans le cadre du Sommet mondial de Rio. Ce texte entend en particulier lutter contre la biopiraterie, en codifiant les droits des peuples sur les ressources génétiques que recèlent leur pays. Mais la mise en oeuvre de cette convention se révèle très insatisfaisante pour l’instant.

Dans les années 80, les débuts des biotechnologies laissent espérer un eldorado, avec la création de nombreux nouveaux médicaments ou cosmétiques. A côté des produits de synthèse et de la modification génétique d’organismes déjà connus, les laboratoires se mettent alors en recherche de ressources génétiques de base encore inexploitées. Les chercheurs des pays du Nord se ruent vers les pays du Sud, en particulier vers les zones tropicales, les plus riches en biodiversité et les plus mal connues. Leur mission: recueillir le savoir traditionnel des populations sur les plantes et identifier ainsi les végétaux dont les molécules pourraient posséder des propriétés commercialement intéressantes. Certains chercheurs et certaines multinationales déposent dans la foulée des brevets sur les biomolécules qu’ils jugent les plus prometteuses, profitant de nouvelles règles plus favorables à la propriété intellectuelle mises en oeuvre parallèlement, notamment aux Etats-Unis.

 
Origines non vérifiées

C’est alors que surgissent les problèmes, car les populations locales ne sont généralement pas associées aux retombées financières des produits issus de ces brevets. Ces pratiques sont très anciennes, comme dans le cas de la quinine, par exemple. Mais le phénomène a pris une ampleur nouvelle au cours des décennies récentes, même si personne ne sait au juste ce que représente le marché des produits issus de la bioprospection. Dans le cadre d’une étude soutenue par l’Union européenne, deux chercheuses, Kerry Ten Kate et Sarah A. Laird, ont tenté de l’évaluer en 1999: à l’époque, il aurait pesé entre 500 et 800 milliards de dollars chaque année. Une fourchette très large.Du coup, de nombreuses organisations non gouvernementales (ONG) se sont mises à dénoncer ce qu’elles qualifient de « biopiraterie ». L’une des affaires les plus connues en la matière concerne l’arbre de Neem, que l’on trouve en Inde et dont on tire un fongicide. Les vertus antiparasitaires de cet arbre sont connues et utilisées par les Indiens depuis plusieurs siècles. La société américaine G. R. Grace & Company a cependant déposé un brevet sur ce produit en 1990 aux Etats Unis. Un procès retentissant s’en était suivi, que Grace a définitivement perdu en mai 2005. La justice a reconnu que la multinationale n’avait rien inventé. On peut citer également le cas de l’Hoodia, un cactus d’Afrique du Sud grâce auquel Pfizer souhaitait mettre au point un traitement contre l’obésité, ou l’Ayahuasca de l’Equateur, sur lequel le chercheur américain Loren Miller de l’International Plant Medecine Corporation revendique des droits.

Francis Gurry, vice directeur général de l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI) reconnaît qu’« il faudrait être plus attentif lors de la délivrance d’un brevet pour en vérifier la pertinence, mais les offices sont inondés de demande ». 15 millions de brevets ont en effet été enregistrés dans le monde en 2002, dix fois plus qu’en 1990. Difficile de vérifier avec certitude que les critères d’obtention du brevet sont bien respectés, notamment que l’invention proposée est bien nouvelle. Dans le cas de la biopiraterie, la tâche est d’autant plus ardue que les savoirs des communautés locales ne sont le plus souvent pas écrits, voire n’ont pas vocation à être rendus publics quand ils concernent des pratiques magiques ou religieuses secrètes. « Tout l’outillage juridique actuel concernant la propriété intellectuelle, comme le brevet, est construit à partir de notre vision du monde et est le plus souvent inadapté à la réalité des populations autochtones », rappelle Philippe Karpe, juriste au Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad).

Ceci dit, les exemples de biopiraterie mis en avant sont un peu toujours les mêmes et en nombre limité. L’ampleur réelle du problème est difficile à appréhender. Pour Catherine Aubertin, économiste à l’Institut de recherche sur le développement (IRD), la dérive est probablement surestimée: « Les ONG assimilent systématiquement la bioprospection à la biopiraterie. En réalité, les procès en biopiraterie sont surtout l’expression de frustrations liées aux inégalités des échanges entre le Nord et le Sud. Les peuples indigènes y trouvent une scène pour faire entendre leurs revendications politiques et territoriales. »

 
Mieux réguler la bioprospection

La Convention sur la diversité biologique a cependant cherché à mieux réguler la bioprospection. Ce texte ne vise pas à l’interdire. La Convention considère au contraire que celle-ci peut contribuer à préserver la biodiversité: les bénéfices tirés de ces activités peuvent en effet apporter des revenus aux populations locales. Ce qui rend alors moins intéressant la surexploitation à d’autres fins des milieux les plus riches en biodiversité et limite ainsi le risque de leur destruction. Pour ce faire, la Convention introduit une innovation juridique majeure: les ressources génétiques présentes sur le territoire d’un pays cessent d’être considérées comme patrimoine commun de l’humanité et deviennent des ressources nationales au même titre que les ressources minières ou pétrolières. La Convention reconnaît aussi la validité en termes de propriété intellectuelle des savoirs traditionnels liés à l’usage de ces ressources génétiques même s’ils ne sont pas écrits. L’objectif est d’encourager la conclusion de contrats de gré à gré entre industriels, organismes publics et populations locales. 

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Comment assurer la prospérité pour tous dans un monde limité

mardi 7 septembre 2010

Une vidéo très intéressante, pour bien entamer l’année de terminale, avec l’interview de l’un des meilleurs économistes français, Daniel Cohen, sur la mondialisation et quelques problèmes qu’elle pose. (durée : 11 mn)

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21 août : Nous avons déjà dépassé les ressources annuelles de la planète !

samedi 21 août 2010

JE REPRENDS SANS LE MODIFIER UN ARTICLE DE L’ASSOCIATION « LES AMIS DE LA TERRE », à propos d’un événement dont nous avons déjà parlé sur le blog : le Jour du Dépassement – Overshoot Day en anglais – (des ressources naturelles annuelles de la Terre) qui a lieu chaque année de plus en plus tôt… Nous vivons donc à crédit de notre planète, à cause de l' »empreinte écologique » excessive des populations des pays développés.
Ce samedi 21 août marque une limite symbolique en tant que « jour du dépassement » : nous aurons à ce jour entièrement consommé le budget écologique annuel de la Terre. La consommation mondiale en ressources naturelles surpassera les capacités biologiques de renouvellement de ces ressources, plongeant tous les habitants de la planète dans une « vie à crédit ». Pour dénoncer la surconsommation des ressources naturelles et promouvoir l’équité dans leur accès, les Amis de la Terre lancent une mobilisation nationale autour du jour du dépassement qui culminera le 25 septembre.

Le « jour du dépassement« , calculé chaque année par l’ONG canadienne Global Footprint Network détermine le moment où l’humanité vit au-delà de son « budget écologique », dilapidant les ressources naturelles plus vite qu’elles ne peuvent se régénérer en une année.

En 1960, l’Humanité consommait seulement la moitié de la biocapacité. A partir de 1987, le rapport entre la consommation mondiale et la biocapacité s’est inversé et ne cesse de se réduire depuis. Les Hommes consomment aujourd’hui 50 % de ressources naturelles de plus qu’il y a seulement 30 ans, avec environ 60 milliards de tonnes de matières premières par an. Ces chiffres cachent de larges inégalités d’accès et de consommation des ressources, impliquant une « dette écologique » des pays riches envers les pays pauvres mais également envers les générations futures.

Engagés dans la transition vers des sociétés soutenables, les Amis de la Terre lanceront une mobilisation nationale pour dénoncer la surconsommation de ressources naturelles et défendre des alternatives aux modes de vie « dépassés ». Groupes locaux, militants et sympathisants se réuniront pour une journée d’action dans plusieurs régions de France le 25 septembre 2010. Au programme : la transition vers des sociétés soutenables, sobres en ressources et en énergie mais riches en échanges humains !

Pour Alain Dordé, secrétaire fédéral des Amis de la Terre : « cette mobilisation est essentielle au moment où les conséquences de la surexploitation des ressources éclatent au grand jour. Nous consommons et brûlons plus de carbone que les forêts et les océans ne sont capables d’en absorber, ceci entraînant des dérèglements climatiques majeurs. La déforestation intensive, le captage excessif de l’eau douce dans certains pays en voie de désertification, la surpêche dans les océans en sont d’autres exemples. Seuls des changements profonds, basés sur des principes de sobriété et d’équité dans l’utilisation des ressources nous permettront de construire les fondements de sociétés soutenables. »


Les Amis de la Terre Les Amis de la Terre est une organisation non gouvernementale (ONG) de protection de l’Homme et de l’environnement créée en 1969. Association à but non lucratif indépendante de tout pouvoir politique ou religieux, elle a participé à la fondation du mouvement écologiste en France, et à la formation du premier réseau écologiste mondial, Friends of the Earth International, présent dans 70 pays avec 2 millions de membres. Les Amis de la Terre mènent des actions de plaidoyer auprès des décideurs économiques et politiques et sensibilisent le grand public sur les problématiques environnementales telles que la responsabilité des acteurs économiques, les changements climatiques, la protection des forêts tropicales, l’agriculture, etc. L’association s’appuie pour cela sur un réseau de 29 groupes locaux. Pour en savoir plus, consultez le site des Amis de la Terre en cliquant ici.


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Un chantre de la décroissance : Paul Ariès

jeudi 15 avril 2010

Paul Ariès – philosophe et essayiste – est l’un des principaux représentants français du courant de la « décroissance », qui prône une modification radicale du système productif, qui tournerait le dos au consumérisme et au productivisme. Il est donc hostile à la publicité, aux marques, à la société de consommation, au capitalisme ; il défend la gratuité, le lien social, le bien commun, et l’instauration à la fois d’un « revenu minimum » pour tous et d’un « revenu maximum » (limitation des revenus les plus élevés). Regardez son intervention dans l’émission de Frédéric Taddéi « Ce soir ou jamais » le 1er avril dernier.

Il a un style oratoire un peu agaçant parfois – puisqu’il parle sur un plateau de télévision comme s’il était dans un amphi de 200 personnes – mais le fond de son discours est intéressant, même si l’on ne partage pas son point de vue – à écouter pendant les révisions du chapitre sur la croissance et la développement pour le bac… Dans cette émission, il est opposé à Alain Madelin, ancien ministre et défenseur quasi-fanatique du libéralisme (qui à la crise sociale et environnementale actuelle répond : « croissance », « progrès technique », « lois de l’économie »…) : le débat est donc un peu trop tranché, presque caricatural, mais l’avantage est de bien comprendre les arguments des « décroissants ».

1ère partie :

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2ème partie :

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Un économiste attaque le « climato-scepticisme » d’Allègre

jeudi 8 avril 2010

Claude Allègre, ancien ministre de l’Education nationale (qui a voulu en son temps supprimer la série ES, et avait été chassé par les manifestations massives dans la rue contre sa réforme du lycée – c’est vous dire si les profs de SES l’adorent… ;)), et chercheur en géophysique, s’est fait une spécialité de critiquer les thèses du réchauffement climatique, défendues par l’écrasante majorité des scientifiques dans le monde entier. Selon lui, les gaz à effet de serre (au premier plan desquels le CO2) ne seraient pas les principaux responsables du changement climatique ; la lutte contre leur émission ne devrait donc pas être la priorité des politiques publiques dans les années qui viennent… Dans le monde, les thèses dites « climato-sceptiques » sont de plus en plus écoutées.

Un jeune économiste de l’OFCE (laboratoire de macroéconomie de Sciences Po Paris), Eloi Laurent, qui a beaucoup travaillé sur l’économie de l’environnement, s’attaque de front à la position d’Allègre.

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Connaissez-vous Kalundborg ?

jeudi 14 janvier 2010

La revue préférée des SES, Alternatives Economiques, vient de publier un hors-série consacré à « L’Economie durable ». Lisez cet article sur le traitement des déchets, avec notamment une expérience intéressante menée à Kalundborg, au Danemark, depuis les années 60. Les entreprises échangent entre elles leurs émissions d’énergie ou de déchets, créant une « symbiose industrielle ».

Les élections régionales approchent – elles auront lieu les 14 et 21 mars. C’est l’occasion de réfléchir sur un nouvel aménagement du territoire dans nos régions, permettant de mieux répartir les activités, en réduisant les inégalités, les gaspillages et les temps de transports, pour les biens comme pour les personnes.

Toujours à propos des déchets de notre société de surconsommation, et du développement durable en général, vous devez absolument regarder une vidéo extra, “The Story of Stuff” d’Annie Leonard, à la fois très pédagogique, ludique, et irréprochable au plan scientifique (même si les explications sont forcément trop rapides, et politiquement orientées), réalisée par une écologiste américaine, pour tous les publics (durée : 20 minutes) : un régal !

Vous remarquerez que cette présentation insiste autant sur les dégâts sur l’environnement que sur les inégalités sociales et la souffrance des personnes (dans les pays pauvres comme dans les pays riches), et c’est ce qui la rend à mon avis très pertinente : le “développement durable” ne concerne pas seulement l’avenir de notre planète, mais notre avenir à tous, et c’est aux citoyens de choisir l’économie et la société dans lesquelles ils veulent vivre.

L’auteure rappelle aussi une évidence trop souvent oubliée : en démocratie, les gouvernements sont censés oeuvrer en priorité pour le bien-être des peuples, et de leurs besoins véritables, et non pas seulement au service de l’économie de marché dominée par les grandes entreprises…

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L’île de Robinson Crusoë menacée

dimanche 27 décembre 2009

L’île qui a abrité Selkirk, le marin écossais qui a inspiré le personnage de Robinson Crusoë à Daniel Defoe, est située dans l’archipel Juan-Fernandez, à l’ouest du Chili. Cet archipel est l’une des plus grandes réserves de biodiversité végétale du monde. Elle est pourtant gravement menacée, mais ne bénéficie pas d’une véritable protection internationale.

http://www.lemonde.fr/planete/article/2009/12/26/l-ile-robinson-crusoe-trop-prisee_1285111_3244.html

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Sommet de Copenhague : lamentable

samedi 19 décembre 2009

Ce matin, le Sommet de Copenhague s’est terminé dans une confusion totale, et aucun accord contraignant pour les Etats n’a pu être signé…

Dépêche de l’AFP (Agence France Presse) à 11h10 :

Climat : le sommet de Copenhague s’achève sur un échec
Un accord a minima, défendu par Barack Obama et Nicolas Sarkozy, n’a pas convaincu l’ensemble des pays présents à Copenhague. Le sommet s’est terminé dans la confusion la plus totale : les négociateurs ont formellement pris note de l’accord, sans toutefois l’entériner. Le document fixe comme objectif de limiter le réchauffement planétaire à 2 degrés par rapport aux niveaux pré industriels. Le texte ne reprend ni l’objectif global de réduction des émissions de CO2 de 50 % d’ici 2050, ni l’idée d’une Organisation mondiale de l’environnement. (AFP, Reuters, AP)

Vous pouvez aussi lire un article plus développé sur les résultats de la conférence.

Pour tenter de comprendre comment on en est arrivé là, alors que l’enjeu est immense pour l’avenir de notre planète, lisez l’analyse du Monde :

http://www.lemonde.fr/le-rechauffement-climatique/article/2009/12/19/douze-journees-pour-passer-de-l-espoir-a-la-desillusion_1282940_1270066.html#ens_id=1275475

 

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La théorie du complot va-t-elle atteindre le débat sur le climat ?

samedi 12 décembre 2009

Le Sommet de Copenhague est une aubaine pour l’expression de toutes sortes d’approches sur le réchauffement climatique, y compris de la part des « climatosceptiques », ceux qui ne croient pas aux thèses les plus répandues au sein de la communauté scientifique. Pourquoi pas, on peut écouter leurs arguments.

Certains parlent même d’un « Climategate » (en référence au Watergate, célèbre scandale politique américain dans les années 70, qui avait entraîné la démission du président Nixon) : certains scientifiques auraient caché des informations, afin d’entretenir la peur du rechauffement de la planète… Depuis les attentats du 11 septembre 2001, il est vrai que les théories les plus extravagantes, sur divers complots, se diffusent facilement dans les médias et sur internet…

http://www.lesechos.fr/info/analyses/020261685560-climat-entendre-aussi-les-sceptiques.htm

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