L’Allemagne rêvée de M. Sarkozy

vendredi 3 février 2012

UN ARTICLE APPROFONDI, sur Mediapart, à propos du fameux modèle allemand, tellement vanté par le Président de la République.

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Débat très intéressant sur les impôts

mercredi 2 février 2011

Qui doit payer plus ou moins d’impôts ?

Cette question sensible est relancée aujourd’hui, avec la parution d’un ouvrage collectif de brillants jeunes économistes françaises, dont Thomas Piketty, spécialiste des inégalités et des hauts revenus.

Regardez un débat très intéressant dans l’émission « Ce soir ou jamais », lundi 31 janvier, avec à la fois des personnalités « de gauche » (Piketty, Olivier Besancenot) et d’autres franchement libérales, voire ultralibérales – c’est ce pluralisme qui est intéressant.

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La France 3ème au palmarès des millionnaires en dollars

mardi 12 octobre 2010

On dit souvent que les impôts en France font fuir les riches à l’étranger…

Le Figaro – quotidien libéral – rapporte l’étude d’une banque suisse sur les millionnaires en dollars dans le monde : la France se classe au 3ème rang mondial, avec 2,2 millions de millionnaires (9 % des millionnaires du monde) qui vivent chez nous. 

Par ailleurs, la France dépasse le Royaume-Uni (qui a presque la même population) pour le PIB par habitant, et elle dépasse aussi le Japon. Pas trop mal pour un pays que certains disent en faillite, et ne pouvant plus payer ses retraites…

On apprend aussi que les millionnaires dans le monde représentent 0,5 % (1/200) de la population, et détiennent 35 % (1/3) de la richesse totale !

 

Sur cette question des très grandes fortunes, écoutons le milliardaire Warren Buffett, très écouté dans le monde financier (propos tenus dans un colloque récent aux Etats-Unis – article du Figaro le 5 octobre) :

Les Etats-Unis devraient imposer davantage les plus riches, a estimé le milliardaire américain Warren Buffett, troisième fortune mondiale, lors d’une colloque sur les femmes les plus puissantes organisé par le magazine Fortune aujourd’hui à Washington.

« On va avoir besoin d’environ 20% du PIB pour financer tout ce qu’on croit avoir le droit d’avoir dans ce pays et personne ne va nous donner cet argent », a déclaré M. Buffett, un des rares invités masculins de cette conférence.

« Si vous ne le prenez pas auprès de gens comme moi, vous n’allez pas l’avoir de la part de ceux qui leur servent à manger », a lancé le milliardaire qui a promis de verser la quasi-totalité de sa fortune à des oeuvres philanthropiques.

Grâce aux réductions d’impôts accordées aux plus riches par le président George W. Bush, Warren Buffett affirme avoir été l’individu proportionnellement le moins imposé au sein de son propre bureau, mieux placé que sa secrétaire et la femme de ménage.
« Je paye un plus bas taux d’imposition que la femme de ménage et ce n’est pas comme cela que le système devrait fonctionner », a ajouté M. Buffett, PDG de la holding d’investissement Berkshire Hathaway.

La question de l’extension des mesures fiscales en faveur des plus riches est au centre du débat électoral à quelques semaines des élections parlementaires de mi-mandat.

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La « colère des riches » aux Etats-Unis

mercredi 22 septembre 2010

Le Prix Nobel d’économie Paul Krugman analyse dans l’un de ses articles pour le New York Times la mobilisation actuelle des plus riches, pour défendre les réductions d’impôts décidées par George W. Bush mais qui ne seront pas reconduites par Obama : c’est intéressant, car en France aussi, les riches sont de plus en plus riches mais « décomplexés » (comme disent les journalistes), très mobilisés, et ont tendance à confondre leurs intérêts particuliers avec l’intérêt général…

 

La colère des riches, par Paul Krugman
20 septembre 2010
Les Américains les plus privilégiés sont chauffés à blanc contre la volonté d’Obama de ne pas reconduire les réductions d’impôts décidées par George Bush, considérées comme un droit acquis inaliénable. Aveuglés par la rage, certains n’hésitent plus à comparer la réglementation des bonus à l’invasion de la Pologne par les nazis, et l’on peut lire dans le magazine Fortune qu’Obama « le kényan » rêve d’une revanche anticolonialiste sur les USA. Tant d’excès pourrait prêter à sourire, écrit Krugman, à ceci près que grâce à l’influence qu’ils exercent sur le monde politique, il n’est pas impossible qu’ils parviennent à bloquer la mesure – avant de réclamer ensuite de nouveaux sacrifices pour les autres, au nom de l’indispensable austérité. —Rappelons qu’en 2005, le revenu des 0,1% des américains les plus riches a atteint 10% du total, et celui du 1% représentait 21% de l’ensemble des revenus.

Paul Krugman, New York Times, 19 septembre 2010

L’Amérique est balayée par une vague de colère. Certes, cette colère chauffée à blanc reste un phénomène minoritaire et ne concerne pas la majorité de nos concitoyens. Mais la minorité en colère est vraiment en colère, et ceux qui en font partie considèrent qu’on leur enlève ce à quoi ils ont droit. Et crient vengeance.

Non, je ne parle pas des « Tea Parties » (la droite conservatrice de l' »Amérique profonde », menée par Sarah Palin, qui attaque violemment Obama, notamment sur son projet de création d’une sécurité sociale obligatoire – E. B.). Je parle des riches.

Cette période est terrible pour beaucoup de gens dans ce pays. La pauvreté, en particulier l’extrême pauvreté, a fait un bond durant la récession ; des millions de personnes ont perdu leur logement. Les jeunes ne parviennent pas à trouver un emploi ; les cinquantenaires qui ont été licenciés craignent de ne plus jamais retravailler.

Malgré cela, ces manifestations de colère – cette forme de rage qui amène à comparer le président Obama à Hitler, ou à l’accuser de trahison – on ne la trouve pas chez les Américains qui endurent ces souffrances. Mais on la rencontre chez ceux qui sont les plus privilégiés, qui n’ont pas à s’inquiéter de perdre leurs emplois, leurs maisons ou leur assurance maladie, mais qui sont outrés, indignés, à l’idée de devoir payer des impôts légèrement plus élevés.

Cette rage des riches monte depuis que M. Obama est entré en fonction. Elle est tout d’abord restée confinée à Wall Street. Lorsque le New York Times a publié un article intitulé « La plainte des 1% », cela concernait les financiers dont les entreprises avaient été renflouées avec l’argent des contribuables, et qui étaient rendus furieux par la proposition que le prix à payer pour cette opération de sauvetage doive inclure une limitation temporaire des bonus. Lorsque le milliardaire Stephen Schwarzman a comparé une proposition d’Obama à l’invasion de la Pologne par les nazis, la mesure en question prévoyait de supprimer une niche fiscale qui bénéficie en particulier aux gestionnaires de fonds comme lui.

Aujourd’hui, alors qu’il s’agit de décider du sort des baisses d’impôt mises en place par Bush – les taux d’imposition des plus riches reviendront-ils aux niveaux de l’ère Clinton ? -, la colère des riches s’est amplifiée. Et à certains égards, elle a changé de nature.

D’une part, cette folie furieuse a gagné le débat public. C’est une chose lorsqu’un milliardaire s’épanche durant un diner. C’en est un autre lorsque le magazine Forbes met en une un article affirmant que le président des États-Unis tente délibérément de mettre à bas l’Amérique au nom d’un programme « anticolonialiste » venu du Kenya, et que « les États-Unis sont dirigés selon les rêves d’un membre de la tribu Luo durant les années 1950 ». Lorsqu’il s’agit de défendre les intérêts des riches, il semble que les règles normales du dialogue civilisé (et rationnel) ne soient plus applicables.

Dans le même temps, parmi les privilégiés, l’apitoiement sur soi est devenu acceptable, voire même à la mode.

Les défenseurs des réductions d’impôt prétendaient habituellement être principalement préoccupés par la volonté d’aider les ménages américains moyens. Même les allégements fiscaux pour les riches étaient justifiés en termes de retombées économiques, en affirmant que grâce aux réductions des impôts au sommet, l’économie serait plus forte, au bénéfice de tous.

Mais aujourd’hui, ceux qui réclament des baisses d’impôts ne tentent même pas de défendre cette thèse du « ruissellement vers le bas » de la prospérité. Les républicains soutiennent que l’augmentation des impôts pour les plus riches nuirait aux petites entreprises, mais ils ne donnent pas le sentiment d’y croire vraiment. Par contre, on entend couramment nier de façon véhémente que ceux qui gagnent 400 ou 500.000 dollars par an soient riches. On nous dit : regardez les dépenses des ménages dans cette tranche de revenu – les impôts fonciers qu’ils doivent payer sur leurs maisons luxueuses, le prix payé pour envoyer leurs enfants dans des écoles privées d’élite, et ainsi de suite. Tout ce qui fait qu’ils parviennent à peine à joindre les deux bouts.

Parmi ceux qui sont indéniablement les plus riches, on voit émerger un état d’esprit combatif pour la défense de leurs droits acquis : c’est leur argent, et ils ont le droit de le garder. « Les impôts sont le prix à payer pour une société civilisée », jugeait Oliver Wendell Holmes – mais c’était il y a fort longtemps [1]

Le spectacle donné par les Américains fortunés – les plus privilégiés sur cette planète -, se laissant complaisamment aller à l’apitoiement sur soi, pourrait paraître drôle, à ceci près : ils pourraient fort bien parvenir à leurs fins. Peu importe la facture de 700 milliards de dollars requise pour prolonger ces avantages fiscaux haut de gamme [2] : pratiquement tous les républicains et quelques démocrates se précipitent au secours de ces riches opprimés.

Voyez-vous, les riches sont différents de vous et moi : ils ont plus d’influence. C’est en partie dû à leurs contributions aux campagnes électorales, mais cela résulte aussi de la pression sociale qu’ils peuvent exercer sur les politiques. Ces derniers passent beaucoup de temps avec les riches. Et lorsque les riches sont menacés de payer un supplément d’impôt de 3 ou 4 pour cent sur leur revenu, les politiques compatissent, de façon bien plus aiguë, à l’évidence, que lorsqu’ils sont confrontés à la douleur des familles qui perdent leurs emplois, leurs maisons, et leurs espoirs.

Et lorsque ce débat sur les impôts sera clos, d’une façon ou d’une autre, on peut être assuré que ceux qui défendent aujourd’hui les revenus de l’élite reviendront à la charge et exigeront des réductions de dépense sur les retraites et les allocations chômage. L’Amérique doit faire des choix difficiles, diront- ils ; nous devons tous accepter de faire des sacrifices.

Mais lorsqu’ils disent « nous », cela signifie « vous ». Ce sacrifice ne concerne que les petits.

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Quelles niches fiscales faut-il supprimer ?

samedi 10 avril 2010

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Le débat est vif en ce moment, au sein de la majorité présidentielle, en vue de remettre en cause les « niches fiscales » (c’est-à-dire les exonérations d’impôts et de taxes) les plus coûteuses, les moins efficaces au plan macroéconomique, et les moins justes socialement.

Selon le projet de loi de finances de 2010, il existe… 468 niches fiscales au total ! Elles représentent près de 75 milliards d’euros de manque à gagner pour l’Etat, soit davantage que les recettes totales de l’impôt sur le revenu des particuliers (52 milliards) ! Comme on dit sur Lyon, « faut y arrêter »…

Parmi les principales exonérations, celles qui coûtent le plus cher, certaines peuvent être considérées comme justifiées, au plan économique ou social : par exemple, des réductions d’impôts pour les familles monoparentales (demi-part supplémentaire : 1,5 milliards) ou les retraités et pensionnés (abattement de 10 % : 2,7 milliards) ; la TVA réduite sur les travaux réalisés dans la résidence principale (ce qui incite les particuliers à faire travailler des artisans : 5 milliards d’euros) ; la réduction d’impôts suite à des achats en faveur de l’isolation thermique ou du développement durable (2,6 milliards) ; la taxe pétrolière réduite sur le fioul utilisé comme carburant par les agriculteurs (1,1 milliard d’euros), la prime pour l’emploi (augmentant le revenu des chômeurs retrouvant un emploi, 3 Mds€), le crédit d’impôt recherche (sur les dépenses de recherche des entreprises, 4 Mds€)… admettons.

Mais d’autres « niches fiscales » sont bien plus discutables. Les caisses sont vides ? Il manque 7 milliards par an pour les retraites, par exemple ? Voici quelques suggestions :

– Une loi de 2006 réduisant les impôts des possesseurs d’assurance-vie et de certains produits financiers : 3 milliards d’euros, qui bénéficient surtout aux ménages aisés (pour améliorer leur retraite par capitalisation, alors que la retraite par répartition pour tous les Français manque de financement).

– La fameuse TVA à 5,5 % dans la restauration coûte près de 3 milliards. Pourtant, elle n’a eu presqu’aucun effet ni sur l’emploi, ni sur les salaires dans la profession, ni sur les prix (qui n’ont presque pas baissé, malgré les promesses de la profession).

– Les réductions d’impôts pour l’emploi d’un salarié à domicile : 2,9 milliards. Certes, elle favorise les emplois de services, mais ne bénéficient qu’à ceux qui ont les moyens de payer quelqu’un.

– La défiscalisation partielle des investissements productifs dans les DOM-TOM, une « combine » bien connue, coûte 550 millions d’euros par an…  pour environ 10000 contribuables…

Et le meilleur pour la fin : le « paquet fiscal » (ou loi TEPA) créé en 2007 (comprenant le fameux bouclier fiscal) : il coûte environ 11 milliards par an depuis 2009 (selon diverses sources : Le Monde, Didier Migaud, député PS spécialiste du budget et nouveau président de la Cour des comptes, parlait lui de 13 milliards). Il se décompose ainsi :

* 6 milliards ont été budgétés (mis de côté par l’Etat) pour la défiscalisation des heures supplémentaires (inutile en temps de crise puisque cela représente un cadeau pour ceux qui travaillent, mais cela ne favorise pas l’emploi)

* 700 millions pour le bouclier fiscal (je n’y reviens pas, nous avons déjà vu dans ce blog qu’il était presqu’entièrement consacré aux contribuables très riches)

* 2 milliards pour l’exonération des droits de succession : avant 2007, on pouvait transmettre (en s’y prenant bien) 500 000 euros de patrimoine sans droits de succession, depuis on peut transmettre 1,6 millions de patrimoine sans rien payer (moins de 1 % de la population a un patrimoine supérieur ou égal à ce montant, selon Thomas Piketty).

* 1 milliard de réduction de l’Impôt de solidarité sur la fortune (encore un petit cadeau pour les riches)

* 500 millions pour le crédit d’impôt sur les intérêts d’emprunts immobiliers : là encore, cela profite surtout aux hauts revenus, qui ont les moyens d’obtenir un crédit pour un achat immobilier.

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Le bouclier fiscal empêcherait les capitaux de fuir à l’étranger ?

jeudi 1 avril 2010

FAUX :  M. Sarkozy tient par-dessus tout à ce « bouclier fiscal », mais un blog économique du quotidien Le Monde démonte cet argument, avancé récemment par Christine Lagarde, ministre de l’Economie et des Finances :

http://dechiffrages.blog.lemonde.fr/2010/04/01/pathetique-defense-du-bouclier-fiscal/#xtor=RSS-32280322

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Les grandes entreprises paient moins d’impôts que les petites !

lundi 14 décembre 2009

Incroyable mais vrai : les grosses sociétés (de plus de 2000 salariés) ont un taux d’imposition sur les bénéfices deux fois moins élevé environ que les petites et moyennes entreprises (PME), ce qui bien sûr ne peut être considéré comme juste :

http://www.lesechos.fr/info/france/reuters_00212227-les-groupes-du-cac-40-paient-moins-d-impots-que-les-pme.htm

Pourtant, les grandes entreprises, comme celles du CAC40 (les 40 plus grosses capitalisations à la Bourse de Paris) ont été massivement aidées par l’Etat lors de la crise l’an dernier : banques, automobile… Comme dit le proverbe, on ne prête qu’aux riches… même si ces riches utilisent les paradis fiscaux, et d’autres procédés plus ou moins honnêtes, pour payer le moins d’impôts possible…

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20 milliards d’impôts en moins pour la finance depuis deux ans !

vendredi 6 novembre 2009

 

Le président de la Commission des finances à l’Assemblée nationale, Didier Migaud (socialiste) a révélé que le gouvernement avait accordé des « cadeaux » fiscaux sur les plus-values (profits financiers) de plus de 20 milliards d’euros depuis deux ans… 20 milliards, c’est une bonne partie du futur « grand emprunt » pour relancer l’économie…

Autrement dit, l’Etat déplore une baisse de ses recettes fiscales à cause de la crise, mais il est aussi pour quelque chose dans cette baisse. Le ministre du Budget, Eric Woerth, s’est justifié de cette baisse d’impôts mais le débat n’est pas terminé.

Lire les arguments des uns et des autres dans Le Monde :

http://www.lemonde.fr/politique/article/2009/11/05/l-allegement-de-la-fiscalite-des-plus-values-a-coute-20-5-milliards-d-euros-a-l-etat_1263155_823448.html#ens_id=1257044

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Bientôt une « taxe carbone » européenne ?

mardi 6 octobre 2009

Taxe Carbone

Les ministres des finances des 27 pays membres de l’Union européenne envisagent de mettre en place la « taxe carbone » à l’échelle européenne, afin d’inciter les citoyens à faire évoluer leurs comportements et ainsi lutter contre le changement climatique, tout en renouvelant les sources de recettes fiscales de l’Etat.

Voici un bilan des expériences à l’étranger  menées jusqu’à aujourd’hui.

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Comment les riches creusent le déficit de l’Etat

mercredi 30 septembre 2009

Radiozapping du mercredi 30 septembre. | Flickr/Nieve44/La Luz

Pour expliquer l’important déficit du budget de l’Etat – l’an prochain, près de la moitié du budget de l’Etat sera financé par l’emprunt ! – on parle beaucoup de la nécessité de réduire les dépenses de l’Etat, de diminuer les aides sociales, ou le nombre de fonctionnaires,  etc.

Mais ce dont on parle moins, ce sont les mesures de baisses d’impôts et tous les cadeaux fiscaux aux ménages les plus riches et aux entreprises, qui affectent les recettes du budget (et contribuent donc au creusement du déficit). La première mesure prise par M. Sarkozy à son arrivée au pouvoir en 2007, le « bouclier fiscal », touchant surtout les plus riches, coûte plus de 10 milliards d’euros chaque année. L’an dernier, l’Etat a versé des aides (sous forme de prêts) de 20 milliards d’euros aux banques françaises (alors qu’aucune d’entre elles ne risquait la faillite) – ce qui est logique quand on sait que le président de BNP-Paribas, Michel Pébereau, conseillait personnellement Nicolas Sarkozy…

 Certains groupes de pression (lobbies) patronaux sont très actifs auprès des parlementaires et du gouvernement. Ces grands patrons – les petits patrons de PME, eux, partagent avec leurs salariés les conséquences désastreuses de la crise – sont parvenus ces derniers mois à obtenir des avantages représentant plusieurs milliards d’euros… dont le budget de l’Etat sera privé.

Alors, « faut-il augmenter les impôts des riches ? » : un excellent économiste, Thomas Piketty, spécialiste des revenus et de la fiscalité, pose la même question que moi dans une interview audio A NE PAS MANQUER pour Libération, en partenariat avec la non moins excellente revue Alternatives Economiques (qui a pris ce thème comme couverture du mois d’octobre).

Piketty rappelle un fait important : les Smicards paient proportionnellement plus d’impôts que les riches (entre la TVA, les taxes sur l’essence ou le tabac…), alors qu’on essaie actuellement de les faire passer pour des assistés !

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