A ne pas manquer : débat intéressant sur « la peur du déclassement »

vendredi 11 mars 2011

Sur les questions des inégalités et de la mobilité sociale,  et l’actuelle « peur du déclassement » de la part des classes moyennes, voici une page très intéressante : un débat entre deux spécialistes du sujet très connus et reconnus, LOUIS CHAUVEL (plutôt social-démocrate) et ERIC MAURIN (plutôt libéral), qui débattent dans plusieurs courtes vidéos réalisées par l’association « La République des idées ».

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L’école française malade de son élitisme

dimanche 15 mars 2009

 

 

 

(Cloître du Lycée Henri-IV, Paris) 

 

 

Comme vous le savez, un des objectifs des SES est de casser les idées reçues, les « prénotions » (Durkheim) et les préjugés qui par définition paraissent évidents. Par exemple, on entend souvent dire que le système éducatif français est ouvert à tous, démocratique, voire trop : il aurait préféré la quantité à la qualité, admettrait trop d’élèves dans l’enseignement scolaire ou supérieur, ce qui ferait baisser le niveau…

Faux, répondent deux sociologues parmi les meilleurs spécialistes de l’éducation : Christian Baudelot et Robert Establet. Ils ont déjà publié de nombreux ouvrages sur l’école, et dans leur dernier livre, qui vient de paraître, ils montrent que si l’école française n’obtient pas de très bons résultats au plan international (ce qui ne signifie pas que le niveau scolaire se soit effondré, n’exagérons rien), ce serait plutôt à cause d’une sélection trop forte et trop précoce, un Elitisme républicain (titre du livre, en italique donc) en fait très inégalitaire socialement, et qui réserverait ses bonnes places aux élèves issus de milieux favorisés.

 

 

 

Une très bonne référence à retenir pour le bac, en complément du cours sur les inégalités et la mobilité sociale

 

 

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Y a-t-il trop de diplômés ?

mardi 9 septembre 2008

La sociologue Marie Duru-Bellat, spécialiste bien connue de l’école, vient de publier un ouvrage L’Inflation scolaire : les désillusions de la méritocratie. Le titre est explicite : notre société produit sans doute trop de diplômés (notamment d’études supérieures longues) par rapport à ses besoins. Le Monde d’aujourd’hui publie l’interview de la sociologue, que je vous invite à lire attentivement – le sujet fait partie du programme de terminale en SES.

On peut noter aussi que la « rentabilité » des diplômes supérieurs (les avantages qu’ils procurent, par rapport aux coûts de la scolarité) n’est pas la même selon les pays… et elle n’est pas très bonne en France. Les étudiants ne doivent pas pour autant tourner le dos aux études, mais les compléter par des expériences plus personnelles, comme des formations en alternance, des séjours à l’étranger, ou des activités bénévoles formatrices.

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