L’avenir de l’Europe, vu par son Président

lundi 9 mai 2011

On le sait peu, mais l’Union européenne a un président : Herman Van Rompuy, président du Conseil européen. Il a peu de pouvoirs, mais il donne dans un article du Monde paru aujourd’hui son point de vue sur les deux défis qui attendent l’Europe, selon lui.

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Le commerce international amène-t-il la paix ? Pas sûr

lundi 15 novembre 2010

Un blog d’économie se demande si la mondialisation réduit les conflits armés : en réalité, les conflits régionaux se multiplient…

http://resultat-exploitations.blogs.liberation.fr/finances/2010/11/tradeorwar.html

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Vidéo sur les haricots verts du Kenya

samedi 30 octobre 2010

Les haricots verts du Kenya sont très répandus dans les rayons de nos hypermarchés. Mais après avoir vu ce reportage, tiré de l’émission « Complément d’enquête » sur France 2, vous ne verrez plus ces barquettes de haricots verts extra fins de la même manière…

http://www.dailymotion.com/video/xczkyl Tags : ,

A voir : documentaire sur l’OMC

vendredi 22 octobre 2010

Je vous invite à regarder le documentaire « Pas assez de volume » (2004), afin de mieux comprendre le fonctionnement de l’Organisation Mondiale du Commerce, créée en 1995 pour succéder au GATT, et siège des négociations internationales multilatérales (appelées « cycles », rounds) visant à développer le libre-échange, à lever les barrières protectionnistes, et si possible à « réguler » la mondialisation.

Elle est aujourd’hui dirigée par le Français Pascal Lamy (qui à l’époque du film était le commissaire européen au commerce, c’est-à-dire le représentant de l’Europe aux négociations de l’OMC).

Tout le documentaire est passionnant (et bien réalisé), et fait appel à de nombreuses notions étudiées toute l’année en SES. Bien sûr, vous pourrez vous arrêter quand vous voudrez, et ce que vous aurez vu vous apportera déjà beaucoup.

Il s’agit d’un documentaire résolument altermondialiste et antilibéral, donc très critique vis-à-vis de l’OMC ; vous y rencontrerez plusieurs grandes figures altermondialistes, telles que Susan George, René Passet ou le Prix Nobel d’économie Joseph Stiglitz. 

Faites donc la part des choses, et posez-vous des questions, pour essayer de « contrer » les intervenants de ce film avec des arguments libéraux, comme dans un débat… Vous comprendrez d’autant mieux les enjeux de cette question essentielle.

Chaque extrait : 10-15 mn environ.

1re partie :

http://www.dailymotion.com/video/x20yr6

2e partie :

http://www.dailymotion.com/video/x20yzu

3e partie :

http://www.dailymotion.com/video/x210jx

4e partie :

http://www.dailymotion.com/video/x210sl

5e partie

6e partie

7e partie

8e partie

9e partie

10e partie

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L’industrie automobile compte sur les BRIC pour se redresser

vendredi 1 octobre 2010

Après le choc de la crise de 2008, où les ventes d’automobiles s’étaient effondrées – entraînant par exemple le dépôt de bilan de General Motors -, l’industrie automobile mondiale essaie de se redresser, en poursuivant la réduction de ses coûts (ce qu’elle fait depuis plusieurs décennies : gains de productivité, suppression d’emplois…) et en recherchant de nouveaux marchés en pleine croissance, situés dans les « BRIC » (Brésil, Russie, Inde, et surtout Chine).

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Comment assurer la prospérité pour tous dans un monde limité

mardi 7 septembre 2010

Une vidéo très intéressante, pour bien entamer l’année de terminale, avec l’interview de l’un des meilleurs économistes français, Daniel Cohen, sur la mondialisation et quelques problèmes qu’elle pose. (durée : 11 mn)

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C’est fait : la Chine est n° 2 mondiale !

mardi 17 août 2010

Photo de la Chine

Gratte-ciel à Shanghaï

Après trois décennies de très forte croissance, la Chine passera cette année devant le Japon, au rang de deuxième économie mondiale.

Le Japon quant à lui, après avoir été très puissant et innovant dans les années 70 et 80 (au point que les économies occidentales ont pu le voir comme une menace), il a connu une période longue et grave de déflation, avec une croissance et un investissement insuffisants, une baisse des salaires, en bref une stagnation générale qui l’ont fait régresser dans la hiérarchie mondiale.

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Documentaire sur les patrons

dimanche 30 mai 2010

Une vidéo formidable, à ne pas manquer, et parfaite pour réviser l’année de terminale en SES : un documentaire d’Anne Kunvari (réalisatrice de « L’histoire du salariat », souvent utilisée en cours) sur l’histoire des patrons, depuis le début des années 80.

Voici la seconde partie du documentaire, qui a été diffusée il y a une semaine seulement ! Trop forts, les collègues qui l’ont mis en ligne sur Dailymotion :

http://www.dailymotion.com/video/xdhr38 http://www.dailymotion.com/video/xdhraf http://www.dailymotion.com/video/xdhsax Tags : , , ,

Ce que montre la crise aérienne : entretien avec un philosophe

mardi 20 avril 2010

Entretien très intéressant dans L’Humanité avec le philosophe Paul Virilio (très accessible tout de même !), à propos de l’irruption volcanique en Islande et plus généralement des accidents de notre modèle économique, celui de la mondialisation :


« Nous assistons à un accident systémique ou plutôt un accident de l’écosystème de la mondialisation »
Pour le philosophe, les conséquences de l’éruption volcanique en Islande révèlent les limites de notre modèle de développement basé sur l’instantanéité.
 
 

Que vous inspire le nuage de cendres qui paralyse l’Europe depuis plusieurs jours ?
PAUL VIRILIO. Nous ne pouvons pas traiter cet événement en lui-même. Le XXIe siècle, lui-même, est éruptif. « Nous sommes entrés dans l’âge des conséquences », disait Winston Churchill. Que ce soit le tsunami, l’irruption en Islande, le krach financier ou les attentats, nous assistons à un accident systémique ou plutôt un accident de l’écosystème de la mondialisation. Ce qui est important, c’est le caractère sériel pour ne pas dire cyclique des catastrophes naturelles, industrielles, informationnelles.

Ces catastrophes seraient une remise en cause de notre modèle de développement…
PAUL VIRILIO. Tout à fait. Nous habitons le désastre de la globalisation. Tant économique qu’écologique. Aujourd’hui, les deux sont fondés l’un dans l’autre. L’empreinte écologique n’est pas simplement un phénomène de pollution des substances mais aussi une pollution des distances, c’est-à-dire l’instantanéité dont nous sommes les contemporains. La Terre est non seulement trop petite pour le progrès et le profit instantanés, mais l’est peut-être aussi, et cela est redoutable, pour la démocratie, la paix et la paix de l’esprit. Nous sommes sans arrêt bousculés, choqués par cette synchronisation des émotions qui remplace la standardisation des opinions. C’est ce que j’ai appelé le communisme des affects. Après la communauté d’intérêt des classes sociales, du communisme, nous sommes entrés dans une communauté d’émotion et cela est tout à fait redoutable.

J’aimerais revenir sur un point, en quoi est-ce un danger pour la démocratie ?
PAUL VIRILIO Le problème est la perte de confiance. Lorsque nous n’avons plus confiance la démocratie s’effondre. La démocratie est fondée sur la confiance ouverte. Or quand on n’a plus confiance, nous allons chercher un Maître c’est d’ailleurs pareil dans la bourse quand il n’a y a plus de confiance, il n’y a plus de crédit. Quelque part en ce moment au travers de l’abstention massive, ou du bi-partisme, il ya un danger énorme de perte de confiance, une perte de foi, de foi en l’avenir, en l’histoire à venir. Les élections le démontrent à chaque fois, le problème n’est plus tant à droite qu’à gauche, demain le risque est qu’il n’y ait plus de confiance du tout. Nous savons ce que cela veut dire, il y a toujours un petit chef ou un grand chef qui arrive. Je suis né en 1932, je connais ça par cœur. Nous partons du nuage et nous sommes revenus à l’obscurité de l’avenir.

 Nos sociétés peuvent-elles faire face à ce type d’événement aussi imprévisible soit-il ?
PAUL VIRILIO. Évidemment. D’abord en prenant en compte la question de l’accélération, non seulement de la production mais aussi de l’histoire. Nous sommes dans une accélération du réel. L’immédiateté, l’ubiquité sont des phénomènes qui ne sont pas gérables plus longtemps. Les sociétés anciennes vivaient de l’accumulation de la matière, du foncier, de la quantité, c’était la géopolitique, la géostratégie, c’étaient les sociétés territorialisées. Désormais, avec le cybermonde, nous vivons dans l’ère du flux. Les flux dominent désormais les stocks. Ce qui a d’ailleurs fait sauter récemment la Bourse. Nous passons de la géopolitique, c’est-à-dire pour faire simple la Terre, à la dynamique des fluides qui l’emporte sur la mécanique des sols.

Comme le laisse penser Alain Finkelkraut, faut-il s’adonner à une critique de la modernité ou au contraire penser et poursuivre le progrès et la technique ?
PAUL VIRILIO. Il serait temps que la philo-science domine la techno-science. Si nous prenons l’histoire du progrès récemment on s’aperçoit qu’il y a un grand loupé magistral autour du 20ème siècle. C’est la rencontre entre Bergson et Einstein, l’un philosophe de la durée et l’autre un grand physicien qui ne se comprennent pas sur la question de la relativité, sur le tempo, sur le rapport au temps et à l’espace. C’est un drame historique marquant une rupture entre philosophie et science. La technique c’est-à-dire l’instrumentalisation l’a emporté sur la science donc sur la connaissance. Personne ne peut être contre la science et la connaissance. La technique a mené aussi bien à la catastrophe nucléaire qu’au risque considérable du progrès aujourd’hui mais aussi à la remise en cause de l’expérimentation. Je rappelle qu’il y a actuellement une grande crise des débats la dessus, est-ce que la science de demain ne pourra plus s’expérimenter parce que les risques sont trop grands pour être envisagés ?. C’est à mon avis la grande question du siècle à venir.

Entretien réalisé par Lionel Decottignies

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Un très beau petit film sur l’emploi

lundi 8 février 2010

J’ai découvert sur le site de Marianne un très beau court-métrage de Pierre Pinaud, « Les Miettes« , sorti en décembre dernier et qui évoque les thèmes de l’emploi et des délocalisations.

Dans un univers inspiré du cinéma des années 20 et 30 (Fritz Lang, Murnau, Chaplin, ou les films sociaux français : René Clair, Jean Renoir…), ces « miettes » (symbolisant le salaire) sont une belle allégorie du néolibéralisme – qui justement nous rappelle étrangement, aux plans économique, social, politique, le climat des années 30… Mais la fin du film n’a pas l’optimisme des films d’avant-guerre, elle est noire… (durée totale : 31 mn)

 1ère partie :

2e partie :

 

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