« L’Argent-Dette II » : documentaire à ne pas manquer

Samedi 30 juillet 2011

A l’heure où l’on parle des problèmes des dettes publiques, dans tous les pays développés, et en particulier en Europe et aux Etats-Unis, c’est l’occasion de revenir sur le travail du réalisateur québécois Paul Grignon, qui a réalisé il y a quelques années un documentaire intitulé « L’Argent-Dette », qui a fait beaucoup parler de lui, à la fois pour ses qualités pédagogiques, et certains défauts.

Mais il n’en reste pas moins que ce documentaire est très utile pour comprendre les mécanismes de la création monétaire.

Voici aujourd’hui la suite : « L’Argent-Dette II : Promesses chimériques » : qui présente les mêmes phénomènes d’une autre manière, et pose des questions importantes aux citoyens que nous sommes tous :

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Et si on se passait d’argent ? Le miracle des SEL

Mardi 15 juin 2010

Un vidéo réconfortante (extraite d’un « Envoyé spécial » d’il y a une dizaine d’années : il y avait encore des francs !), en ces temps de crise : non, l’économie monétaire, le marché et le capitalisme ne sont pas les seuls systèmes économiques possibles, même dans une économie très développée comme la nôtre.

Depuis plusieurs années, il existe dans différents pays d’Europe des « systèmes d’échanges locaux » (SEL), qui remplacent la monnaie par des échanges de biens et de services entre habitants, consolident les liens sociaux et permettent ainsi de lutter contre la pauvreté et l’exclusion.

Alors, le SEL, vous commencez quand ? Il en existe certainement un près de chez vous…

1/2 :

http://www.dailymotion.com/video/xdk8pa

2/2 :

http://www.dailymotion.com/video/xdk8uz

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3 scénarios possibles dans la zone euro

Samedi 1 mai 2010

Alternatives Economiques, dans son numéro de mai, analyse trois scénarios possibles, à propos de la crise grecque qui fragilise toute la zone euro : lisez le texte ci-dessous, de Christian Chavagneux :

 

L’Union européenne n’a jamais été si mal en point. Elle semble certes prête à passer le test grec, mais les risques qui se profilent à l’horizon augurent mal pour les mois qui viennent.

Le premier scénario est celui d’un nouvel emballement sur le dossier grec. Admettons qu’après le déblocage des fonds du plan d’aide à la Grèce, le calme revienne de façon durable sur les marchés financiers, le pays ne sera pas pour autant sorti d’affaire sur le plan budgétaire. L’austérité supplémentaire qui lui est demandée en contrepartie de l’aide risque, en effet, de provoquer un cercle vicieux déflationniste : une baisse non maîtrisée et durable des prix et de l’activité ? qui entraînera à son tour une chute des recettes fiscales ? accroîtra les taux d’intérêt réels et limitera fortement les effets des mesures d’austérité sur le rétablissement du solde budgétaire et de la dette.

Dans les mois qui viennent, on peut s’attendre à de mauvaises nouvelles sur le front grec. Celles-ci pourraient réveiller le volcan des marchés et lui faire cracher de nouveau ses poussières pour embrumer nos économies. Compte tenu des difficultés rencontrées pour aider les Grecs, on n’ose imaginer la cacophonie qui résulterait de la nécessité d’aider l’Espagne si elle devait être touchée. Et cela d’autant plus qu’une aide à l’espagne réclamerait des sommes bien supérieures : entre 350 et 500 milliards d’euros, selon les estimations. L’absence totale de leadership européen, que ce soit de la part de la Commission européenne, d’Herman van Rompuy ou de la présidence espagnole du Conseil européen, fait craindre le pire pour la suite.

La hausse des taux d’intérêt

Le deuxième scénario à risque est celui d’une hausse trop rapide des taux d’intérêt. L’Europe est la zone qui reste le plus à la traîne de la croissance mondiale. Si le reste du monde repart plus vite, les prix du pétrole et des matières premières vont monter, poussés à la fois par la demande et par la spéculation. De quoi rendre la Banque centrale européenne (BCE) nerveuse ; d’autant plus qu’il est à peu près sûr que, dans l’année qui vient, la Fed américaine annoncera haut et fort qu’elle va remonter ses taux à court terme, pour les remonter effectivement ensuite.

L’euro en subira les conséquences en se dépréciant. Cela apportera un soutien aux exportations européennes et à la croissance, mais la BCE ne laissera pas la monnaie commune trop décrocher, surtout si les prix des matières premières alimentent l’inflation. Certes, il n’y aura pas de tensions structurelles sur les prix : l’offre de produits de pays émergents à bas prix sera toujours là, et on voit mal les entreprises qui délocalisent à tour de bras se mettre à augmenter vigoureusement les salaires. Néanmoins, la BCE, toujours soucieuse de protéger les investisseurs détenteurs d’obligations, réagira en augmentant ses taux si des tensions conjoncturelles apparaissent. Au risque d’entraver le retour de la croissance et de l’emploi.

Ce scénario augure également mal pour le coût de la dette publique, si les taux à long terme suivent. Certes, dans un contexte de liquidités mondiales abondantes, le mouvement des taux longs ne reflète plus forcément celui des taux courts. Mais le risque existe que, face à des situations budgétaires tendues et un endettement public élevé, les marchés réclament des taux d’intérêt plus importants pour continuer à prêter aux Etats endettés.

Retour de la rigueur

Ce qui nous amène au troisième scénario de risque : face aux exigences des marchés financiers, les gouvernements peuvent être tentés de montrer leur attachement viscéral à la bonne gestion des deniers publics et de serrer la vis budgétaire par des réductions de dépenses plus rapides. Alors même que l’endettement privé sera encore atone, l’Etat viendrait alors étouffer le dernier moteur interne de la croissance.

Ces trois scénarios de risque font peser une forte menace sur l’Europe. Dès lors qu’aucun mécanisme de solidarité n’existe entre pays européens pour faire face à une crise, la zone euro devient une machine à fabriquer de la divergence entre les économies (comme le soulignent à juste titre Patrick Artus et Marie-Paule Virard, dans leur prochain livre à paraître bientôt Pourquoi il faut partager les revenus), réduisant encore la volonté politique de trouver des solutions communes.

Le pire, c’est précisément le manque de volonté politique. Les dirigeants européens actuels ? à commencer par Jose Manuel Baroso et Herman van Rompuy ?n’ont pas de projet pour relancer la construction européenne. En face, les Etats membres ne veulent pas s’engager dans une évolution qui risquerait de leur enlever la moindre petite parcelle de prérogative nationale. De leur côté, quand elles peuvent s’exprimer, les opinions publiques renvoient surtout une image négative de l’Europe actuelle. On voit donc mal d’où pourrait venir une initiative politique à la hauteur des défis.

Le projet européen n’allait pas bien avant la crise. Depuis, il a pris du plomb dans l’aile.

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Formidable présentation sur la crise grecque et sur la zone euro

Dimanche 11 avril 2010

La « crise grecque » et les remous qu’elle provoque dans la zone euro ne sont pas simples à comprendre, et pourtant importants à l’heure actuelle et pour l’avenir de l’Europe.

Le mensuel Alternatives Economiques vient de réaliser une présentation multimédia très claire, et très réussie esthétiquement., avec plusieurs vidéos des membres de l’équipe de la revue préférée des SES.

Le dossier est technique, et demande un effort et beaucoup de concentration – vous pouvez faire une pause au milieu… Mais il est tout à fait accessible, et en vaut la peine, d’autant que les politiques économiques en Europe constituent le dernier chapitre du programme de terminale… Tout travail paie !  😉

 

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Créer sa propre monnaie ? C’est possible !

Samedi 22 août 2009

Un article intéressant dans Le Monde, notamment pour ceux qui entrent en terminale et qui donc vont pouvoir revoir un thème important de première en SES… : il s’agit d’une banque suisse qui depuis 1934 gère sa propre monnaie ! Et ils ne sont pas les seuls… En théorie, c’est possible pour tout un chacun, à condition de constituer un réseau et d’inspirer suffisamment confiance…

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