La Poste, une entreprise comme les autres ?

mardi 22 novembre 2011

Voici un bon reportage sur LA POSTE dans l’émission « Capital », diffusée dimanche 20/11 sur M6.

A voir, en relation avec le chapitre de terminale sur « Travail et emploi », et l’étude de l’organisation du travail.

Tags : ,

Une nouvelle exploitation de la main-d’oeuvre ?

mardi 15 février 2011

Un article radical, engagé, d’un économiste – mais très intéressant (notamment dans le cadre du chapitre de terminale « Travail et emploi ») – à propos de la montée de la précarité dans le monde du travail :

http://t2.ftcdn.net/jpg/00/04/45/85/400_F_4458576_NDSUobN6z3zvBzwwFo8HBa8wYAf2EacS.jpg

ARTICLE DE L’ECONOMISTE JACQUES RIGAUDIAT

LA CRISE, L’EXPLOITATION DU TRAVAIL, L’EMPLOI ET NOUS

Jacques RIGAUDIAT

De cette crise, on voudrait nous faire croire qu’elle est — et n’est que — financière. La récession durable qui menace ne serait ainsi qu’une conséquence, désagréable mais collatérale, d’un dysfonctionnement certes majeur, mais somme toute accidentel : le capitalisme n’est pas en cause, il suffit de le purger de ses excès et de le réguler.

C’est là faire bien peu de cas de ce qui, avec la mondialisation, a été la transformation économique et sociale majeure de ces dernières décennies : le déplacement de la frontière entre profits et salaires au détriment de ces derniers. Derrière ce déplacement, c’est d’un remodelage en profondeur du système productif et de la condition salariale qu’il s’agit ; il a touché l’ensemble des pays occidentaux. Cette réviviscence de ce qu’il faut bien appeler par son nom : la surexploitation, est à l‘origine de la catastrophe ; les contradictions qui l’accompagnent ont assuré le déclenchement de la crise.

Montée des précarités, dégradation de la condition salariale.

La situation de l’emploi du dernier quart de siècle peut être résumée à deux faits : l’installation d’un chômage de masse, la montée de la précarité.

Depuis le début des années quatre vingt, le chômage n’est que rarement passé sous les 8%, plus rarement, malheureusement, qu’il n’a dépassé les 10%. Encore est-ce là l’estimation officielle, dont on sait combien elle donne une estimation doublement biaisée de la réalité. Biaisée, d’abord, parce qu’il s’agit d’une moyenne qui masque une extrême hétérogénéité sociale. Un taux de chômage de l’ordre de 10%, comme aujourd’hui, cela veut dire absence d’emploi pour un ouvrier sur huit, un jeune sur quatre et … plus de quatre jeunes des « quartiers » sur dix. Biaisée, ensuite, parce que, en ne décomptant pas ses formes plus ou moins diffuses, elle sous estime gravement l’ampleur du chômage. Ainsi, en avril 2010, le noyau dur des demandeurs d’emploi inscrits à l’ANPE était de 2,7 millions de personnes, mais l’ensemble des inscrits à « Pôle emploi » de … 4,5 millions !

Au-delà de ce chômage de masse et du « halo » de situations dégradées qui désormais l’entoure, l’autre fait majeur est l’éclatement de l’emploi. Alors que l’emploi stable, le CDI à temps plein, constituait la base normale, il est désormais menacé par la montée de formes d’emploi précaires : le CDD et l’intérim, comme par le sous emploi (le temps partiel contraint). Quant le nombre de CDI s’accroît de 20% en un quart de siècle, celui des emplois précaires fait plus que tripler et le sous emploi contraint est multiplié par plus de 8 !

Au total, à la veille de la crise, les situations de précarité ou de sous emploi représentaient un peu plus de18% de l’emploi salarié, contre environ 6% il y a un quart de siècle. Cela donne une idée de la dynamique délétère qui est à l’œuvre.

Un quart de siècle d’évolution des différentes formes d’emploi et de chômage (en milliers de personnes)

————– 1983 —- 2008 —- 2008/1983=100

Non salariés —- 3.644 —- 2.730

Salariés —- 17.735 —- 23.183 —- 131

Emploi CDI —- 16.804 —- 20.148 —- 120

Emploi précaire —- 931 —- 3.035 —- 326 dont

Intérim —- 113 —- 548 —- 485

CDD —- 638 —- 2.140 —- 335

Apprentissage —- 180 —- 347 —- 193

Pop. active occupée —- 21.379 —- 25.913 —- 121

dont sous emploi —- 148 —- 1.247 —- 843

Chômeurs BIT —- 1.840 —- 2.070

Population active —- 23.219 —- 27.983

Sources : INSEE

Là encore, bien sûr, le chiffre global est trompeur. Ainsi, pour les jeunes et les ouvriers ou employés plus de quatre embauches sur cinq se font sur emplois précaires ; quant au temps partiel contraint, il pèse quasi exclusivement sur les femmes, mais pas toutes, celles des classes populaires, d’abord.

En France, comme en Europe, une pauvreté massive.

Pendant cette période, l’emploi a donc connu une dégradation profonde, qui a particulièrement touché les couches populaires. En conséquence, il bien fallu reconnaître l’existence d’une pauvreté massive. De cela témoignent tant l’institution du RMI en 1989 que celle, vingt années après, du RSA. Le dernier rapport de l’Observatoire de la pauvreté et de l’exclusion sociale , dresse à cet égard un constat sans appel de la situation. Selon la norme européenne – fixée à 60% des ressources médianes disponibles , soit 908 € par mois pour une personne seule-, en 2007, soit avant même le déclenchement de la crise, 8 millions de personnes sont pauvres, 13.4% de la population ; un million de plus que cinq années auparavant.

Il y a donc, en ce début de XXI ème siècle, une pauvreté massive dans notre pays. Amère consolation, il ne s’agit pas là d’une spécificité de la France, qui se trouve dans la moyenne des pays de la zone euro, sans même parler des USA …

Il est vrai que la pauvreté a connu un très important recul depuis trente ans. Mais c’est le résultat de deux mouvements de sens contraire : une très forte diminution chez les retraités, une montée continue chez les salariés. Or, depuis quelques années, du fait des « réformes » successives des retraites, la pauvreté ne recule plus chez les retraités , et sa hausse se poursuit chez les salariés. Désormais, donc, la pauvreté ne recule plus mais progresse ; c’est une rupture majeure.

La montée de la pauvreté des actifs n’a a priori rien de surprenant dans une période de chômage croissant. Du fait des manques criants du système d’indemnisation, elle est massive chez les chômeurs : un sur trois ! Pourtant, cela ne suffit pas à expliquer son importance chez les actifs : les 2/3 des situations de pauvreté y concernent des personnes qui ont travaillé, continûment pendant les douze mois précédant l’enquête (dont la moitié à temps partiel). Seuls 20% avaient été au chômage pendant l’année et avaient éventuellement travaillé par intermittence, alors que 12.5%, essentiellement de femmes se retirant plus ou moins momentanément du marché du travail, étaient passés par des périodes d’inactivité. S’il y a montée de la pauvreté chez les actifs, c’est, d’abord, parce que la précarité des emplois c’est aussi celle des revenus.

Remodelage du système d’emploi et recomposition des couches populaires.

En un quart de siècle, la France a perdu plus de deux millions d’emplois industriels, les couches populaires en ont été profondément recomposées : hommes/femmes, comme ouvriers/employés. Les hommes des catégories populaires ont perdu plus de deux millions d’emplois. Corrélativement, l’emploi s’est tertiarisé, -aujourd’hui les ¾ des emplois sont dans le tertiaire-, et féminisé, et les employés sont désormais plus nombreux que les ouvriers.

A la concentration des salariés dans les lieux de production, où l’interprofessionnel était une réelle perspective, succède un nouveau modèle d’organisation économique, où l’atomisation et l’individualisation sont des principes directeurs. Les entreprises sont désormais repliées sur leur « cœur de métier », externalisent les activités périphériques et s’organisent « en réseau », dans une sous traitance en cascade. Les têtes de réseau, les entreprises les plus importantes, s’affirment ainsi comme maîtres d’ouvrage et donneurs d’ordres à l’égard des entreprises, plus petites, qu’elles dominent.

Enfin, avec la fermeture des mines, la quasi disparition du textile et de la métallurgie, ce moment est aussi celui de la perte des secteurs historiques. Ceux où, à travers ses luttes, la classe ouvrière s’était forgé son identité, et qui constituaient le cœur de son organisation et de sa combativité. Elle est à l’origine d’un affaiblissement syndical structurel, fait crucial pour comprendre ce qui est aujourd’hui en jeu.

Le résultat, en France comme partout ailleurs, c’est une transformation du rapport des forces et son résultat : la baisse de la part des salaires dans la richesse produite. Jusqu’alors les salaires suivaient tant bien que mal l’évolution de la productivité, selon un modèle que les économistes ont qualifié de fordiste ; ils en sont aujourd’hui déconnectés. Ce mouvement, général et commun à tous les pays de l’OCDE, vient de ce remodelage en profondeur du système d’emploi, de la recomposition des couches populaires et de la modification du rapport des forces qui s’en est ensuivi. On est ainsi subrepticement passé d’un modèle -le fordisme- à un autre.

Flexibilité et précarité : du fordisme au walmartisme.

Ce qui se joue ici, c’est le cœur du cœur : la répartition primaire des revenus, soit la lutte des classes et l’exploitation. Et c’est dans les entreprises, dans les rapports de production et les modalités d’organisation du travail, que cela d’abord se noue. On est ainsi passé du fordisme, à ce que l’on peut appeler le « walmartisme ».

Wal-Mart, le « Carrefour » américain, est, en effet, à tous égards, exemplaire de ce mouvement. C’est le premier empire mondial de distribution et son chiffre d’affaires est à peine inférieur au PIB de la Suisse ; à elle seule, l’entreprise, qui est le premier employeur au monde avec 2 millions de salariés, achète plus à la Chine que la Russie, la Grande-Bretagne ou la France ! Enfin, sa direction est représentative de la ploutocratie mondiale, puisque le dernier classement des fortunes place chacun des quatre héritiers du défunt Sam Walton (qui, à partir d’un petit magasin ouvert à Bentonville, Arkansas, a fondé, la chaîne de supermarchés Wal-Mart) dans les 20 premières fortunes mondiales. La fortune familiale des Walton est, et de très loin, la première fortune mondiale .

Ce système, dont Wal-Mart est l’exemple achevé, est totalement organisé autour d’une extraction maximale du profit .

C’est, d’abord, une transformation du modèle d’organisation du travail. Désormais, on ne parle plus de salariés mais d’ « opérateurs », d’ « associés », de « collaborateurs », d’« assistants » : on euphémise le rapport de subordination. A travers l’exemple tragique de France Télécom/Orange, on voit combien ce nouveau mode d’organisation vise à faire porter au salarié des responsabilités et à les lui faire intérioriser. Pour comprendre ce nouveau modèle, il faut remonter aux années soixante, aux difficultés que rencontrait alors le « travail en miettes » et à la « révolte des OS ». Polyvalence et rotation des taches, organisation en « missions », en « projets », ce qui a alors été recherché, c’est de faire passer le salarié pour « autonome ». Le rendre responsable de l’atteinte d’un objectif plutôt que de le contraindre à la réalisation d’un geste, permettait de lui faire intérioriser des responsabilités. Cette recherche, a ensuite rencontré le « toyotisme » : « juste à temps », « zéro défaut », « zéro stock » et « flux tendus ». De cette rencontre est née une organisation dont le principe, inverse de celui de la chaîne fordienne, est de produire ce que l’on a en quelque sorte déjà vendu. La production y est donc directement soumise aux aléas, puisqu’il n’y a plus de stocks pour faire tampon. Inévitablement, elle suppose la flexibilité du travail, c’est-à-dire une précarisation des salariés, puisque le recours à la main d’œuvre doit lui-même être ajusté aux à-coups de la production. Externalisation et sous traitance généralisées, flexibilité de la main d’œuvre et précarisation des salariés, tels sont ainsi les maître mots.

Par sa recherche effrénée des moindres coûts, la nouvelle organisation/division du travail a nourri la mondialisation. Les entreprises, notamment les grands distributeurs, ont un bureau d’étude, une marque protégée, ils ne font pas eux-mêmes ou le moins possible, mais font faire dans les pays à très bas salaires, sur des dessins ou des plans déposés et brevetés et, du moins en principe, selon des normes de qualité imposées aux sous-traitants. C’est bien cela, le « global sourcing », que nous vivons dans notre quotidien : sur l’étiquette de nos tee shirt ou de nos polaires, chacun peut lire « made in Mauricius, China, India, Thailand … », mais « sous licence XXXX ». Il s’agit là d’un retour aux fondamentaux du capitalisme, démarque du système des « marchands-fabricants » du textile ou de la soierie du XVIIIème siècle, ce que les encyclopédistes appelaient alors la « manufacture dispersée ». Faut-il rappeler que face aux soyeux, il y avait les canuts, formellement des artisans autonomes …

Ce qui vaut pour le textile ne vaut pas moins pour les autres secteurs, car ce qui importe pour tous, c’est la flexibilisation et la précarisation du travail, la sous-traitance et leur résultat : le profit le plus élevé. Ainsi, Airbus a cherché à sortir de ses difficultés avec l’A380, en se fixant dans son plan « Power 8 » l’objectif d’au moins 50% de sous-traitance. De même, autant que des producteurs, les constructeurs automobiles sont désormais des « assembleurs ». On pourrait multiplier à l’envi les exemples de cette transformation, tant elle est générale. C’est pourquoi on est fondé à parler d’un nouveau stade du capitalisme.

Ce mouvement de fond s’est amorcé dès la fin des années 60, et s’est structuré au début des années quatre vingt. La mondialisation en a, ensuite, été un support et un accélérateur en permettant d’aller plus loin, plus vite. Sa réalité profonde et fondamentale, c’est la transformation de l’organisation et des conditions du travail, les figures nouvelles de l’exploitation, donc.

Surexploitation, contradiction et crise.

Le déplacement de la frontière salaires/profits marque donc une rupture, et traduit une aggravation des conditions de l’exploitation des salariés. Mais cette surexploitation est grosse d’une contradiction classique du capitalisme : pas de profit possible sans la « réalisation », la vente, des marchandises produites. Le profit accumulé se traduit alors par un excès d’investissement et une surproduction relativement aux revenus du travail qui lui font face.

L’issue, du moins à court terme, est alors double.

D’abord, produire à plus bas coût possible : délocaliser vers les pays à très bas salaires, et revoir les gammes de produits vers le bas. De là, le développement et le succès du « low cost », comme du « hard discount ». Mais c’est un modèle qui se détruit lui-même : on ne peut indéfiniment vendre aux chômeuses du textile des polaires thaïlandaises qu’elles devront acheter avec leurs indemnités de chômage, ni des Logan roumaines aux travailleurs licenciés de l’automobile…

L’autre issue, complémentaire, est à l’origine immédiate du déclenchement de la crise : la facilité qu’offre le crédit. Il permet certes d’ouvrir des perspectives nouvelles, mais d’autant plus risquées que l’emprunteur est en situation précaire, ce qui est précisément la raison pour laquelle il a besoin d’emprunter. Le prêteur se couvre alors lui-même de ce risque de défaut par des titres dérivés de crédits, les CDS, par lesquels il s’assure. A court terme, par sa dissémination, le risque est dilué ; mais que, la part des salaires se réduisant, ce mécanisme, comme ce fut le cas avec le crédit hypothécaire aux USA, en vienne à devoir se généraliser et il se transforme en un « risque systémique ». La machine infernale est alors en place : dans un modèle de croissance fondé sur une consommation rendue possible par l’endettement des ménages plutôt que la progression de leur pouvoir d’achat, au moindre incident de taille, tout s’effondre comme un château de cartes. Que croyez-vous qu’il arrivât ?

***

La crise actuelle nous invite à penser la mise au pas d’une mondialisation capitaliste, en particulier financière, devenue folle. Mais c’est sa face cachée, la transformation du rapport salarial, qui la rend possible. Dans une économie devenue de casino, il faut, certes, se scandaliser des sommes qui y sont jouées et perdues à nos dépens, mais il importe, avant tout, de savoir d’où, en définitive, ces fortunes dilapidées ont pu être tirées. Aujourd’hui comme hier, de l’exploitation du travail vivant.

Juin 2010 Jacques Rigaudiat Economiste

Tags : , , ,

La majorité des salariés insatisfaits de la mesure de la performance dans leur entreprise

mardi 8 février 2011

SUR LE BLOG « EMPLOI ET ENTREPRISES » de la rédaction économique du quotidien Le Monde – 8 février 2011 : un sondage qui confirme un certain malaise autour de l’évolution des conditions de travail et d’emploi dans les entreprises, que nous avons étudiée en cours de terminale (chapitre « Travail et emploi »)

Les salariés français sont très critiques sur la façon dont leur entreprise juge et récompense leurs performances, selon un sondage Ifop pour le cabinet de conseil Méthys publié le 27 janvier (échantillon de 1000 salariés d’entreprises privées de plus de 50 salariés, interrogés en ligne du 20 au 29 décembre).

Les trois quart d’entre eux (76%) jugent que la recherche de la performance immédiate prend le pas sur la vision à long terme, et que l’amélioration de la performance se fait au détriment de la qualité du travail fourni (74%).

Plus d’un sur deux (55%) estiment même que les méthodes d’évaluation de sa performance individuelle est une “entrave à son travail”.

PLUS, PLUS VITE ET A MOINDRE COÛT

95% notent d’ailleurs que ce qui leur est demandé est “de produire plus, plus vite et à moindre coût”, et 89% que cette recherche de la performance financière ne sert qu’à satisfaire les actionnaires, la même proportion jugeant que cette quête de la performance “accroît leur stress”.

Seulement 54% estiment que la mesure de la performance permet aux dirigeants de “prendre de meilleures décisions”.

A ce sentiment d’inefficacité de la mesure de la performance s’ajoute un sentiment d’injustice quant à ses effets sur la rémunération.

Alors que la littérature managériale présente la mesure de la performance comme la base de la rémunération, 71% des salariés interrogés estiment que les augmentations de salaire sont “injustes et déconnectées de la performance individuelle”, et 58% estiment “injustifiée” la rémunération de leurs dirigeants par rapport à la performance de l’entreprise.

DIRIGEANTS PAS PERFORMANTS

D’ailleurs, un quart de ces mêmes salariés (26%) estiment que leurs dirigeants… ne sont tout simplement pas performants !

Si le management est l’art d’évaluer la performance des collaborateurs et de prendre les mesures d’incitation et d’organisation propres à l’améliorer, ce sondage (entre autres) semble indiquer qu’il y a encore fort à faire sur ce terrain dans les entreprises françaises.

Tags : , ,

Très beau documentaire sur Peugeot-Sochaux

mardi 21 décembre 2010

Ne pas manquer l’excellent document « Sochaux : cadences en chaîne », qui aborde plusieurs thèmes du programme de terminale, à partir d’une entreprise française de premier plan.

1ère partie

http://www.dailymotion.com/video/xf0g94

2ème partie

http://www.dailymotion.com/video/xf0gn1

3ème partie

http://www.dailymotion.com/video/xf0gsp Tags : , , , , , ,

La condition ouvrière depuis 30 ans

samedi 17 avril 2010

Une jolie petite vidéo, de France 5, datant de 1999 (durée : 13 mn), résumant « les trente dernières années de la cause ouvrière » : syndicats, conditions de travail, emploi… avec des images d’événéments marquants comme les grèves de 68 ou l’expérience LIP :

http://www.dailymotion.com/video/xcyjcq Tags : , , , ,

« Avec le sang des autres »

samedi 23 janvier 2010

En complément de notre début de chapitre en terminale sur l’organisation du travail et la condition salariale, voici « Avec le sang des autres », un film documentaire, magnifique et poignant, datant de 1974, mémoire de l’industrie automobile (à Peugeot Sochaux-Montbéliard) et des travailleurs qui l’ont construite.

Tags : , ,

Une usine « modèle » : TPCA

mardi 12 mai 2009

Je vous invite à aller visiter le site internet de TPCA (ils se sont d’abord appelés TCPA) : un joint-venture Toyota-Peugeot-Citroen implanté à Kolin, en République Tchèque, et qui a démarré sa production en 2005 (des Aygo pour Toyota, des 107 pour Peugeot, des C1 pour Citroën : ces petites voitures presque identiques peuvent être produites sur les mêmes chaînes…)

Cette usine se veut l’incarnation des préoccupations les plus avancées dans l’industrie, ce qui constitue une bonne révision pour les élèves, sur plusieurs chapitres de terminale : organisation du travail (le toyotisme bien sûr : juste-à-temps, qualité totale, etc. je vous laisse les découvrir), développement durable…

Tags : , , , ,

Petits QCM sur l’organisation du travail

jeudi 18 décembre 2008

Pour réviser le paragraphe sur l’organisation du travail, avant les prochains DS ou devoirs communs, voici deux petits QCM, provenant de l’Académie de Besançon :

QCM n° 1

QCM n° 2

Tags :

Génération Open Space

jeudi 4 décembre 2008

J’adore fournir le soir même un document concernant ce dont j’ai traité en cours dans la journée…

Nous avons étudié aujourd’hui les effets des nouvelles formes d’organisation du travail sur la condition salariale : un petit document vidéo de L’Express.fr (site internet de l’hebdo L’Express) montre bien le fonctionnement de l' »open space » (comme son nom l’indique, une organisation ouverte des bureaux ; pas de séparation entre les individus, tout le monde travaille ensemble dans une ambiance « cool »…)

http://www.lexpress.fr/actualite/economie/dans-l-open-space-personne-ne-vous-entendra-crier_704360.html

Celui ou celle qui sera capable de me donner l’origine du titre de la vidéo gagnera un petit cadeau…  😉

 

Je vous conseille aussi de regarder toutes les petites vidéos de la page (quelques minutes à chaque fois), sur le vocabulaire des entreprises modernes : les auteurs parlent de « wording »… et c’est vraiment drôle (et tragique à la fois). Par ex. http://www.lexpress.fr/actualite/economie/le-wording-du-jour-la-visibilite-en-interne_716659.html

Tags : ,

Documentaire sur la souffrance au travail, à voir

vendredi 28 novembre 2008

En complément du chapitre actuel du cours de terminale, je vous invite vivement à regarder chez vous ce week-end le très beau documentaire de Jean-Michel Carré, « J’AI MAL AU TRAVAIL », qui porte sur les nouvelles organisations du travail, et les formes de souffrance qui en découlent pour de nombreux salariés, y compris les cadres, y compris dans les entreprises publiques. Il ne s’agit pas de dénigrer l’ensemble des entreprises, mais il y a des réalités douloureuses, et souvent cachées, qui doivent être mieux connues.

Installez-vous confortablement, chaque partie dure une quinzaine de minutes (une heure environ au total)… On n’est pas bien, là, avec les SES ?…  🙂

(1) (2) (3) (4) (5)

Tags : ,