Un grand numéro d’un député à l’Assemblée nationale

samedi 20 novembre 2010

Le député Jean-Pierre Brard, ancien maire de Montreuil, n’est plus au PCF mais il est très engagé dans le Front de Gauche, et membre du groupe de la Gauche Démocratique et Républicaine.

En une dizaine de minutes, il attaque magistralement – et avec beaucoup d’humour – la réforme des retraites. Je ne mets pas cette vidéo sur le blog à cause des idées que le député défend, mais pour le plaisir de voir un élu du peuple faire preuve de verve et faire vivre la démocratie. J’espère pouvoir trouver également une vidéo d’un défenseur de la réforme.

 Ce grand moment d’éloquence parlementaire rappelle une célèbre séquence de Jean Gabin dans « Le Président » (1961), où le dialogue d’Audiard dénonçait les puissantes sociétés privées (les multinationales de l’époque) qui manipulaient les élus du peuple comme des marionnettes, et modelaient l’avenir de l’Europe selon leurs intérêts…

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Un argument original sur les retraites

mardi 2 novembre 2010

Il existe de très nombreux arguments pour ou contre la réforme actuelle des retraites. Je ne vais pas les reprendre ici.

Mais je vous invite à regarder cette petite vidéo, réalisée par un groupe de jeunes comédiens qui tournent une série de petites vidéos de quelques minutes, intitulée « La Théorie du jour ».

L’argument est très simple mais original – en tout cas je ne l’avais jamais vu exposé ainsi auparavant – et sans critiquer directement la réforme des retraites, il invite à réfléchir sur une inégalité plus générale face aux retraites : alors merci qui ?  🙂

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La réforme des retraites n’est pas due à une contrainte démographique

dimanche 17 octobre 2010

C’EST CE QU’EXPLIQUE UN ARTICLE DE « DECHIFFRAGES », UN BLOG D’ECONOMIE DU QUOTIDIEN LE MONDE (11 octobre), FACILE A LIRE : 

On peut tout dire de la réforme des retraites, sauf qu’elle est dictée par une contrainte démographique. Elle vise en réalité à réduire la part de la richesse nationale consacrée au financement public des pensions. Les chiffres officiels illustrent  ce dessein, que plusieurs responsables gouvernementaux ont d’ailleurs proclamé.

L’office statistique de la commission européenne, Eurostat vient à point d’actualiser ses projections. Celles-ci  indiquent la part de son PIB que chaque pays de l’Union consacre et devra consacrer au financement des pensions d’ici à 2060, pour faire face au surcoût dû au choc démographique.  

La France y apparaît en position très favorable.  C’est un des pays où le papy-boom sera le moins onéreux. Le surcoût n’y dépassera pas un dixième de point de PIB d’ici à 2025 ; et il atteindra un point à son apogée, en 2035, avant de diminuer progressivement jusqu’en 2060.

Bref, le PIB français étant d’environ 2.000 milliards d’euros, le « choc démographique » proprement dit n’impose qu’une réforme d’ampleur dérisoire : de quoi financer un surcoût de 2 milliards d’euros d’ici 2020 et 20 milliards d’ici 2035. Le papy-boom est bien loin d’imposer la réforme en cours, dont l’ampleur  atteint 43,8 milliards d’euros à l’horizon 2018, dont 18,6 milliards pour les seules mesures d’âge, comme le rappelait Eric Woerth le 5 octobre, en la présentant  au Sénat. 

Certes, la France est le pays d’Europe où le poids des retraites dans le PIB est aujourd’hui le plus lourd : 13,5% du PIB. Cette caractéristique n’est pas récente. Le coût des pensions atteignait déjà 13,5% du PIB français en 1996. Cette générosité garantit des revenus décents à  la plupart des retraités, de sorte que le taux de pauvreté des personnes âgées est en France un des plus bas du monde.

Mais cela ne semble pas devoir durer. Le faible impact du papy-boom sur les futures dépenses de retraites reflète les effets de la réforme engagée durant l’été 1993 par le gouvernement Balladur.  Ses principales dispositions, qui réduisent drastiquement le niveau des pensions, sont loin d’avoir produit tous leurs effets. D’ici à 2030, le taux de remplacement du dernier salaire par la pension de retraite chutera de 62,3% aujourd’hui en moyenne à 52,9%. Cela correspond à un revenu amputé de 16%, contre 7% en moyenne dans les pays de l’OCDE, comme le rappelle un tout récent document de travail du FMI.

Pourquoi, dans ces conditions, le gouvernement veut-il à tout prix imposer sa réforme ? Il cherche sans aucun doute à réduire le déficit public en comprimant la dépense, alors que le déficit s’est creusé sous l’effet de la crise, par contraction des recettes . Le 3 mai dernier, sur France 2, Jean-François Copé, président du groupe UMP à l’Assemblée nationale, avait tranquillement justifié l’argument de la peur  et l’opportunité à saisir :

« Il y a un sondage qui montre que 75% des Français craignent qu’un jour, la situation de la France rejoigne la situation de la Grèce. C’est peu plausible, parce que la situation de la Grèce est très particulière. Mais cela montre qu’il y a une inquiétude et que donc, les responsables politiques doivent saisir cette opportunité pour dire aux Français : ben voilà, donc si on veut éviter cette situation il faut qu’on fasse des efforts, tous. »

« Tous » ? Pas tout à fait, puisque le bouclier fiscal demeure, et surtout l’amendement Copé, qui exonère  les cessions de filiales d’impôt sur les plus values, et vient de coûter à l’Etat 20,5 milliards d’euros en deux  ans. Si l’on cherche vraiment à réduire le déficit public, peut-être pourrait-on commencer par abroger les plus injustifiables baisses d’impôts.

Le gouvernement sait bien pourquoi il veut d’abord réduire la dépense publique. Il espère ainsi augmenter la dépense privée – et les profits qui vont avec. En matière de retraites, la voie fut tracée il y a belle lurette. Dès 1993, un homme définit la stratégie, qu’il, expliqua ainsi :

«  L’encouragement à la création, avec avantages fiscaux, de régimes de capitalisation, n’a pas à être présenté comme une solution, même partielle, à des régimes de répartition qui auraient échoué.

«  Les fonds d’épargne-retraite auront toujours en France un rôle marginal et complémentaire. C’est uniquement si l’on pose ce principe que l’on aboutira à obtenir du législateur et des partenaires sociaux l’incitation à de vrais régimes de capitalisation favorisant l’épargne longue et les fonds propres des entreprises. »

Cet homme était Raymond Soubie. Il dirigeait alors un lobby d’assureurs. Il est aujourd’hui conseiller de Nicolas Sarkozy pour les affaires sociales et, de toute évidence, il n’a pas perdu la main.

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La question des retraites rappelle les inégalités hommes-femmes dans le travail

vendredi 24 septembre 2010

Le report de l’âge de départ à la retraite à taux plein quelle que soit la durée de cotisation – 65 ans aujourd’hui, 67 ans demain si la loi sur les retraites s’impose – est l’occasion de revenir sur un phénomène qui ne s’améliore guère en France : les inégalités entre hommes et femmes dans le monde du travail, et dans le déroulement des carrières.

La société considère souvent comme normal, acceptable en tout cas, que les femmes interrompent leurs carrières pour s’occuper de leurs enfants, souvent durant plusieurs années. De plus, 80 % des emplois à temps partiel sont occupés par des femmes.

Ainsi, leurs évolutions de salaires sont bien moins bonnes que celles des hommes, et finalement le montant moyen de leurs pensions de retraite est inférieure de moitié à celui des hommes… La situation sera aggravée si les femmes sont obligées de cotiser plus longtemps pour avoir une retraite complète. Le gouvernement vient d’entamer des discussions à ce sujet, mais rien n’est encore promis ni décidé.

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Prendre enfin en compte la pénibilité du travail dans les retraites

lundi 21 juin 2010

Intéressant pour les révisions du bac SES (pour entamer l’introduction d’un devoir, ou trouver une « ouverture » à la fin…) : un article du sociologue Camille Peugny (spécialiste des inégalités) à propos des retraites et de la pénibilité du travail, sur son blog hébergé par Alternatives Economiques.

Il estime que le report de la durée légale de départ à la retraité de 60 ans à 62 ans, annoncé officiellement la semaine dernière, pénalisera surtout les ouvriers, qui terminent leurs études avant 18 ans – et cotiseront donc près de 45 ans avant de prendre leur retraite, alors que leurs emplois sont plus pénibles physiquement, et que leur espérance de vie est inférieure de près de 7 ans à celle des cadres !

Il s’agirait donc d’affecter les années de cotisation d’un coefficient de pénibilité du travail (par exemple 10 ans de travail ouvrier pénible correspondraient à 12 ans de cotisation retraite), et instaurer ainsi des protections collectives (et non simplement individuelles, pour les travailleurs invalides) sachant que de nombreuses statistiques existent dans ce domaine, par professions ou secteurs d’activité (de la part de l’INSEE, ou de la DARES, le centre d’études du Ministère du Travail).

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Des économistes s’expriment sur la crise actuelle…

jeudi 13 mai 2010

… et ne reprennent pas forcément les arguments avancés par le gouvernement ou le patronat, en ce qui concerne les marchés financiers, ou les retraites : une sorte de « désintoxication » salutaire de l’opinion publique, en somme :

Ne manquez pas l’entretien lumineux avec Henri Sterdyniak, professeur d’économie à Paris IX-Dauphine et à l’Observatoire Français des Conjonctures Economiques (spécialiste de macroéconomie donc). (sur France 2 : durée 10 mn environ)

L’économiste rejoint implicitement le point de vue du PG dans sa campagne contre l’affolement de l’opinion publique par la droite et le patronat, en montrant que la « réforme » des retraites a été relancée sous la pression du Medef et des marchés financiers, qu’elle n’est en rien urgente (depuis la précédente réforme de 2003).

Les véritables problèmes en France sont selon lui l’insuffisance de la croissance, et le départ précoce des salariés âgés, bien avant 60 ans en fait.

 

Un autre économiste, Bruno Amable, professeur de sciences économiques à l’Université de Paris I-Panthéon Sorbonne (qui n’est pas vraiment un repaire de gauchistes) déclare dans Libération qu' »Il serait temps que les caves se rebiffent », c’est-à-dire que les Français se révoltent contre les marchés, les gouvernements et les médias dominants, qui les prennent pour des c…

Lire ci-dessous :

Il serait temps que les caves se rebiffent

 La crise grecque et ses possibles suites espagnoles et portugaises, les interrogations sur la survie de l’euro puis le plan d’austérité concocté par le FMI de Dominique Strauss-Kahn et celui de François Fillon et de Nicolas Sarkozy pour la France… on se demande si tout le monde n’a pas décidé de donner raison à Naomi Klein qui, dans son dernier best-seller (la Stratégie du choc), explique que le néolibéralisme progresse par chocs violents : on impose des réformes structurelles néolibérales brutalement, immédiatement après une crise, à une population sous le choc et incapable de se ressaisir. Cette stratégie aurait servi après le coup d’Etat au Chili, la guerre des Malouines, l’ouragan Katrina : événements utilisés pour modifier profondément les structures économiques des sociétés concernées.

Les catastrophes naturelles étant heureusement rares sous nos latitudes et les militaires européens n’ayant plus tellement le goût des coups d’Etat, une stratégie néolibérale radicale va devoir se rabattre sur les crises économiques, comme ce fut le cas lors de la crise asiatique de 1997. C’est le rôle que semble opportunément pouvoir tenir la crise gréco-européenne, à condition de l’exploiter habilement. On pourrait alors porter un regard différent sur l’attitude de la chancelière allemande Angela Merkel, qui a retardé autant que possible le soutien à la Grèce, contribuant à accentuer la crise.

Au lieu de n’y voir que tergiversations et hésitations dans l’attente de l’élection en Rhénanie-du-Nord-Westphalie, on pourrait aussi l’interpréter comme la volonté de dramatiser la situation pour faire accepter plus facilement l’inéluctabilité des «réformes douloureuses» en Allemagne et accessoirement montrer qui commande en Europe. Puisque les Etats sont en faillite (aujourd’hui la Grèce, demain l’Europe…), il faut couper dans les dépenses. Oui mais lesquelles ?

Revenons sur ce problème de dette publique. Comme l’a très bien expliqué Marc Flandreau sur son excellent blog (1), on peut distinguer plusieurs types de dettes publiques ; disons pour simplifier qu’il y a la dette sociale (ce que l’Etat doit à ses citoyens : traitement des fonctionnaires, retraites, protection sociale, etc.) et la dette financière, celle qui prend la forme de titres émis par l’Etat et qui se retrouve sur «les marchés» comme on dit. Il semblerait bien, et c’est un choix politique, que ces deux types de dette ne bénéficient pas du même traitement. La dette financière semble être une dette «senior» et la dette sociale une dette «junior» : la première sera remboursée en priorité, la deuxième passera après et sera honorée s’il reste de quoi.

Justement, il ne resterait plus de quoi et donc il faudrait se serrer la ceinture ; enfin c’est ce que nous répètent, avec la propension naturelle au radotage qui les caractérise, les plus grassement payés de nos éditocrates.

On peut donc anticiper la poursuite de la préparation d’artillerie médiatique, déjà commencée avec la question de l’allongement de l’âge de la retraite, avant l’offensive politique. La prochaine étape devrait être celle de l’assurance-maladie. Parce que vous trouvez ça juste que ceux qui ont les moyens bénéficient de la même protection sociale que les plus défavorisés ? Ce ne serait pas mieux de réserver cette protection aux plus démunis et que les autres contribuent de façon privée, ce ne serait pas plus équitable ?

Eh bien non, c’est un vieux piège néolibéral. En réduisant la population qui bénéficie de la protection sociale, on affaiblit le soutien politique de celle-ci. Si la classe moyenne doit décider de la générosité d’un système dont elle est exclue, on sait où cela va finir : vers la protection sociale minimale du type «filet de sécurité» pour les pauvres et la différenciation de l’accès aux soins selon les revenus.

Le système financier était au bord du gouffre il y a deux ans et aujourd’hui ce sont «les marchés» qui font la leçon aux Etats ; il y a tout de même de quoi être épaté. Finalement les marchés financiers sont peut-être bien ce qu’ils sont supposés être, de fantastiques machines à diversifier les risques : risque zéro pour les banquiers, risque maximal pour les fonctionnaires, les retraités, les malades, les chômeurs… Et dire qu’il n’y a pas deux ans on nous assurait que «le marché tout puissant qui a toujours raison, c’est fini (2)». Excusez-moi si je m’exprime trivialement, mais on ne nous prendrait pas pour des «caves», par hasard ?

(1) http://alternatives-economiques.fr/blogs/flandreau

(2) Nicolas Sarkozy, Toulon, 25 septembre 2008.

 

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Retraites : d’autres solutions existent

vendredi 9 avril 2010

Pour résoudre la question des retraites, la seule solution envisagée actuellement par le gouvernement, et de nombreux économistes, est l’allongement de la durée de cotisation (pour bénéficier d’une retraite à taux plein : aujourd’hui, c’est 41 ans, et on pourrait aller jusqu’à 45 ans…), et par conséquent un recul de l’âge de départ à la retraite (actuellement de 60 ans ; et on pourrait aller au-delà des 65 ans…)

Pourtant, d’autres solutions existent : l’économiste Thomas Piketty, spécialiste des inégalités de revenus (et, il faut le préciser, proche du Parti socialiste), propose la sienne dans Alternatives Economiques.

De plus, la Fondation Copernic (club de réflexion, think tank en anglais, classé très à gauche) a lancé avec l’association ATTAC une pétition pour « Faire entendre les exigences citoyennes sur les retraites ».qui propose de les financer en taxant les revenus financiers. Elle a déjà été signée par des centaines d’économistes, de syndicalistes, et de responsables politiques de la gauche radicale.  Je ne vous propose pas d’aller la signer, mais il est intéressant de la lire.

Le Monde explique aujourd’hui dans un article : « Ce sont surtout les quelque 90 économistes présents qui donnent un crédit particulier à l’initiative. On y retrouve des noms connus du milieu de la recherche économique, peu habitués à ce type de démarche engagée : André Orléan, Olivier Favereau et François Eymard Duvernay, fondateurs de l’Ecole de la régulation, Henri Sterdyniak, spécialiste des retraites à l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), Jean Gadrey, ancien membre de la commission Stiglitz sur les indicateurs de richesse.

L’appel marque ainsi un retour des intellectuels dans le débat politique qu’on n’avait guère plus vus depuis l’appel de solidarité avec les grèves de 1995 de Pierre Bourdieu. »

Faut-il le préciser : tous les auteurs cités sont très proches de la démarche des SES – pas de parti pris idéologique, mais un croisement des sciences sociales, une critique de la « pensée unique » des experts, ça oui… 😉 Les « intellectuels » avaient peut-être ignoré le débat économique depuis quelques temps, mais ce débat reste ouvert dans les classes de SES tous les jours, à chaque heure de cours, pour faire de nos élèves des citoyens bien formés, et allergiques aux manipulations médiatiques ou politiques…

Rappelons enfin que dans ce domaine comme dans tous les autres, il n’y a jamais une seule solution « technique » possible, énoncée par les « experts » appartenant aux « milieux autorisés ». Il s’agit de choisir collectivement dans quelle société nous voulons vivre.

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Retraites : l’heure des choix a sonné

jeudi 21 janvier 2010

Il y a quelques jours, certains responsables du Parti socialiste ont évoqué la possibilité d’un allongement de l’âge de départ à la retraite – ce qui était quelque peu surprenant de la part d’un parti de gauche (mais Gerhard Schröder, du SPD en Allemagne, a bien fixé la retraite à 67 ans)… Le ministre du Travail, Xavier Darcos préconise lui aussi d’allonger la durée de cotisation donnant droit à une retraite complète.

Le débat est donc relancé sur l’avenir des retraites, les décisions politiques étant difficiles à prendre car quelle que soit la solution retenue, elle sera douloureuse : soit allonger la durée de cotisation, soit diminuer le montant des pensions de retraite, soit enfin augmenter le montant des cotisations, pour les employeurs et/ou les salariés. La revue Alternatives Economiques (dites « Alter Eco », ça fait plus genre… 😉 ) analyse rapidement le problème et ses différentes solutions possibles

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Très bientôt, la retraite à 70 ans

jeudi 20 novembre 2008

Les sénateurs viennent d’adopter le projet de loi permettant aux salariés « volontaires » de travailler jusqu’à 70 ans (contre 65 ans au plus tard actuellement). Ce qui est le voeu de certains salariés pourraient très bientôt devenir la norme pour tous les salariés du privé. Les fonctionnaires pourront travailler jusqu’à 65 ans (vous imaginez un prof de 65 ans ?  😉 ) :

Lire ci-dessous l’article dans Libération, 19 novembre :

La majorité sénatoriale a donné son feu vert dans la nuit de mardi à mercredi à l’article du projet de budget de la Sécu 2009 donnant la possibilité à tout salarié du secteur privé de travailler jusqu’à 70 ans.

L’opposition, qui est longuement montée au créneau contre cette mesure, a voté contre. «Vous êtes en train de préparer les esprits pour reculer l’âge de la retraite», a dénoncé le chef de file des sénateurs PS, Jean-Pierre Bel.

«L’argument du libre choix ne passe pas. Les Français ne sont pas dupes, c’est la porte ouverte à toutes les dérives, demain on demandera à tous les Français de travailler jusqu’à 70 ans», s’est indignée Pascale Schillinger (Haut-Rhin, PS).

«La date du 18 novembre 2008 restera comme une journée noire pour les salariés, la journée où l’âge de la retraite a été repoussée à 70 ans», s’est exclamé pour sa part Guy Fischer (PCF, Rhône).

Le président du groupe centriste Michel Mercier (Rhône), favorable à la mesure, a regretté «le manque de discussion sur la pénibilité» du travail.

«Nous sommes en train de construire un système de retraite plus juste avec plus de liberté», a répondu le ministre du Travail, Xavier Bertrand.

Ce report de 65 à 70 ans de l’âge auquel les salariés peuvent être mis à la retraite d’office entrera en vigueur en 2009 et a été introduit sous forme d’amendement UMP lors de l’examen du projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) à l’Assemblée nationale.

Le PLFSS initial proposait une suppression de la mise à la retraite d’office à 65 ans à partir de 2010 sans aucune limite d’âge.

Les sénateurs ont également entériné, sans changement, la généralisation de l’âge maximal d’activité de 65 ans à l’ensemble de la Fonction publique, ce qui permettrait notamment aux policiers, infirmières ou pompiers, de travailler plus longtemps, sur la base du volontariat.

(Souce AFP)

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