Mateo Falcone

Posted by on 12 octobre 2020

Les élèves ont dû imaginer une fin à l’histoire de Mateo Falcone de Mérimée

Le fils de Mateo Falcone, 10 ans, est resté seul chez lui, près du maquis corse. Un bandit arrive, lui demande de l’aide et il le cache contre une pièce. Lorsqu’un adjudant arrive, il dénonce le bandit en échange d’une belle montre. Son père ne semble pas content…

Texte de Yanis 

Matéo fut dans une colère noire, il n’en revenait pas !

Son propre fils l’avait trahi. Il décida de lui infliger une punition qui s’avérait être assez dangereuse pour le garçonnet.

– « Fortunatoviens ici tout de suite !

– Oui père,

– Tu vas subir les conséquences de ta trahison.

– Père, je vous en supplie, je vous demande pardon…

– Si tu souhaites qu’un jour je puisse te pardonner, prouve moi que tu portes bien le nom de Falcone.

– Comment ça ?

– Tu dois aller jusqu’au maquis seul, revenir à la maison en te débrouillant, sachant que je ne te donne ni couteau ni arme pour te défendre. »

Malgré la peur, Fortunato se mit en route immédiatement. Arrivé au maquis, il rencontra un bandit, couché au pied d’un arbre, arme à la main.

En s’approchant un peu plus, il découvrit une blessure par balle assez grave au niveau de l’abdomen.

– « Monsieur ! Dit Fortunato, que vous est-il arrivé ?

– Ne reste pas là petit ! C’est trop dangereux.

– Vous perdez beaucoup de sang, je vais vous aider ».

Il décida donc de prouver coûte que coûte à son père qu’il pouvait lui pardonner sa trahison précédente. Il prit sous son aile le bandit gravement blessé. Il souhaita pouvoir arriver jusqu’à sa maison avec lui sain et sauf. En cours de route, ils rencontrèrent un adjudant. Forunato cacha immédiatement l’homme sous de gros feuillages. L’adjudant n’ayant rien remarqué, continua sa route. Arrivé au sentier, le bandit s’effondra. Il n’avait plus de force et perdait énormément de sans. Le jeune garçon trouva la force de le trainer jusqu’à chez lui.

– « Père ! Cria Fortunato.

– Mais qu’as-tu fait encore ?

– Je n’ai rien fait père, aide-nous, ce bandit est gravement blessé, il faut le soigner rapidement ».

Matéo ne pouvait pas s’empêchait de sourire. Ils décidèrent de remettre sur pied l’homme blessé tous les deux, main dans la main. Il se rendit compte que sont fils était comme lui. Il décida donc de lui pardonner son erreur passée.

 

Texte de Clara 

Fortunato se sentait mal d’entendre son père dire des choses horribles sur lui. C’est à ce moment-là qu’il se rendit compte qu’il avait trahi sa famille, trahi le bandit… Mais il restait quand même leur fils.

« – Je suis désolé de vous avoir fait honte, je regrette sincèrement.

– Tu me fais honte, je ne veux plus jamais entendre parler de toi ! s’écria Mateo.

– Arrête Mateo, il n’a que dix ans, tout le monde fait des erreurs, surtout à son âge ! dit Giuseppa.

– Non, personne de ma famille n’a trahi quelqu’un à part lui, je ne le considère plus comme mon fils ! s’exclama-t-il.

– Je suis encore désolé, je sais que cela ne suffira pas à rattraper l’erreur que j’ai pu commettre, mais je suis désolé, déclara Fortunato en pleurant. »

Mateo resta des heures assis en réfléchissant à ce qu’il allait faire. Fortunato passa la nuit dehors, devant la maison de ses parents. Le lendemain, il se réveilla très tôt ; sa mère était déjà réveillée.

« – Que fais-tu Fortunato ? demanda Giuseppa.

– Désolé maman, mais je préfère partir, sache que je vous aime toi et papa bien que ce ne soit plus réciproque pour lui.

– Mais où vas-tu aller ?

– Je ne sais pas, mais ne t’inquiète pas ! lui dit-il. »

Il partit de plus en plus loin pour rejoindre le maquis. Quand il arriva devant le maquis, il commença par y rentrer. Il avança encore et encore et finit par se perdre.

Quelques années après, on le retrouva mort.

Texte d’ Hugo

 » Mais, Père ! dit Fortunato d’une voix tremblante.

-Silence ! Répliqua Falcone. « 

Il attrapa le garçon par le bras, avant de le fixer intensément. Après quelques secondes, il relâcha le bras de son fils avant de dire :

 « Femme ! Donne lui une leçon pendant que je réfléchis à ce qu’il va lui arriver. » 

Elle s’exécuta immédiatement.

« – Fortunato, pourquoi diable as-tu fait cela ? 

– Mère ! Je…

– Réponds à ma question ! l’interrompit sa mère.

– Je l’ai fait pour la montre… Murmura-t-il.

– Ton comportement seras puni ! Agir par pur appât du gain ! Quelle honte !

– Mais, mère ! Je ne pensais pas…

-Silence ! Exigea- t-elle. » 

Cela avait à peine duré quelques minutes, cependant, pour Fortunato, cela paraissait une éternité. Il jetait de rapides coups d’oeil à son père, effrayé de ce qu’il pourrait lui arriver.

Enfin, Mateo prit la parole. Ce ne fut cependant pas la fin des problèmes pour le garçon. 

« Silence vous deux ! cria t-il. Fortunato, tu ne fais plus partie de la famille. Tu n’as donc plus le droit de vivre ici, déclara Falcone d’un ton calme.

– Mais… !

-Silence! Pars. » 

Le garçon n’osa pas dire autre chose, il prit ses affaires, avant de partir de leur maison. Personne ne l’a plus jamais revu.

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