la pédagogie Freinet dans ma classe et conseils

Je travaille plus ou moins en pédagogie Freinet depuis le début de ma carrière. Dans ma famille, mon frère, ma soeur et mes enfants tous allés à l’école Freinet de Vence, celle qui a été fondée par Célestin Freinet lui-même. En préparant mon concours j’ai fait un stage de 3 semaines là-bas.

Alors, il m’est paru tout naturel, quand j’ai eu mon premier poste de travaille ainsi. Seulement malgré l’enthousiasme qui m’habitait, je me suis vite trouvée confrontée à de nombreux problèmes. C’est pourquoi aujourd’hui, « c’est plus ou moins. »

Tout d’abord, les parents : ils ne connaissaient pas cette pédagogie et ont été vite en opposition, je pense aussi parce que j’étais toute jeune. J’ai eu le droit à une lettre collective à l’inspectrice à cause de ma méthode de travail.

Ensuite les collègues… Dans une autre école j’ai subi un harcèlement de mes collègues et du directeur qui m’ont clairement dit : « ici on ne travaille pas comme ça, donc soit tu changes de pédagogie, soit on ne te lâchera pas… » Bien évidemment je n’ai pas cédé mais je suis partie.

Tout ça pour vous dire : faites attention ! N’essayez pas d’en faire trop. Du moins tant qu’on n’a pas sa classe et une certaine réputation auprès des parents ou à moins d’avoir un caractère bien trempé ce qui n’était pas mon cas. D’une manière générale, je pense qu’il ne faut pas trop parler, ni raconter ce que l’on fait. Personne n’a besoin de savoir… Par contre, plus tard, pour voir si des collègues dans l’école connaissaient ou travaillaient comme moi, je demandais juste : « Quelqu’un connait-il la pédagogie Freinet ? »

Cependant cela ne veut pas dire qu’il ne faut rien faire… De toute manière je n’aurai jamais pu. Alors le mieux alors c’est de mettre quand même quelques petites choses en place et faire croire ainsi aux parents et aux collègues qu’on travaille de manière traditionnelle : c’est ce que j’ai fait pour avoir la paix.

Aujourd’hui, j’utilise un manuel de français, je fais des leçons, des dictées et un manuel de maths.
Mais à côté, j’utilise un plan de travail depuis toujours, je fais du texte libre, des ateliers, des exposés, un journal ou blog de classe, une correspondance… tout cela quelque soit le niveau de ma classe.

Pour le texte libre, il ne s’agit pas juste d’écrire un texte, de le corriger et de le laisser dans le cahier. Il faut les utiliser. Les lire aux autres et permettre un échange sur le fond et la forme avec les autres élèves et ainsi les améliorer, les publier dans un blog ou un journal, ou encore les afficher en soulignant des mots invariables, des conjugaisons pour que les enfants puissent ensuite aller s’y référer pour écrire de nouveaux textes.

Pour le plan de travail, il ne faut pas oublier de libérer des plages horaires dans la semaine, réservées au plan de travail. Sinon ce ne sera que les plus rapides qui pourront y avoir accès. Et ce n’est pas le but !

Voilà pour mon parcours et ma petite histoire…

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