Des poèmes pour toute l’année

Dans cet article vous trouverez des poèmes par thèmes, une feuille par mois…

Si vous voulez en savoir davantage sur mon fonctionnement en poésie, je vous conseille de lire mon article ici :

Le temps de poésie en cycle 3


Septembre : Je partage avec vous une petite sélection de trois poèmes pour la rentrée des classes, que je vais proposer à mes élèves la 1ère semaine. Je leur laisserai la possibilité de choisir celle qu’ils préfèrent, ils devront la copier, l’illustrer et l’apprendre pour la semaine suivante.

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Novembre : Je vous propose pour pour ce troisième mois de l’année, sept poèmes sur le thème des sorciers et sorcières.

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Janvier : sur le thème de l’hiver et la nouvelle année :

Une feuille pour les CE2-CM1 et une plutôt pour les CM2 : 

CM1 :  

CM2 :   

 

 

 

 


Février : Je vous propose un fiche regroupant 6 poèmes de Maurice Carême pour les CM1-CM2, auteur que j’aime beaucoup.

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Mars : Ce mois-ci, les animaux sont à l’honneur… p’tit clic sur l’image pour la télécharger :

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9 thoughts on “Des poèmes pour toute l’année

  1. Pareil je ne connaissais pas le premier ! Joli !
    J’ai également lu ton fonctionnement sur ce temps de poésie et … je me tâte. Je n’arrive pas vraiment à trouver mon fonctionnement, en tout cas tu m’inspires ! Bonne rentrée

  2. Bonjour
    Merci pour ce partage. Cette année avec mes CM2, j’ai fait des classeurs de poésies par thème.
    Il y en a au minimum 26 de chaque, ce qui permet à chacun d’apprendre celle de son choix … et moi de ne pas entendre x fois la même.
    Si cela t’intéresse je peux te les envoyer… échange de bons précédés.

  3. SALUTATIONS POETIQUES
    du poète et professeur de physique ahcene mariche
    je vous propose ici mes poèmes pédagogiques que vous pouvez présenter à vos élèves ou a publier sur votre site
    Le besoin m’a inventé

    Le besoin m’a inventé
    Ayant une place réservée
    Dans la vie de l’être humain.
    De tous visages, il m’a doté,
    Avec des formes variées,
    L’histoire étant témoin.

    Je m’occupe de toutes activités,
    Je rends la tâche aisée
    Pour celui qui m’a découvert.
    Oh ! Combien de choses ai-je coupées,
    Légumes, maint bois taillés
    Et quartiers de viande divers !

    Au travail, je me perfectionne,
    Etant fier de ma personne,
    Ma valeur ne cesse d’augmenter.
    A peine sorti de cuisine que j’abandonne,
    D’un fourreau, on me couronne,
    Chose qui me procure la beauté.

    On m’accroche au muret,
    Me réservant des coins préférés,
    Parce que l’on me vénère.
    On me saisit avec fierté
    Dans la vie royale ou celle des aisés,
    Celle d’ailleurs que je préfère.

    Cependant, oh ! Quelle fatalité
    D’être utilisé par un forcené
    Pour commettre un carnage !
    A cause de moi, on a balafré,
    Beaucoup sont assassinés
    Jusqu’à me qualifier de mauvais présage !

    En une minute, tout s’en va,
    Je m’écroule au plus bas,
    Ayant honte de moi-même.
    Devenu otage de l’homme de loi
    Qui condamne ce malfrat,
    Alors, je revois tous mes problèmes.

    Ma mer, à présent, est déchaînée,
    Me rappelant tout le passé
    Et de toutes les voies déjà prises.
    La flamme m’a défiguré,
    Le marteau a pris le relais
    Avec la pierre, on m’aiguise.

    A tout feu, j’ai résisté,
    Je n’entends que le soufflet
    Qui malmène mon état.
    A toute surface rude, on m’a aiguisé
    A la ponceuse ou au rocher
    Pour avoir un tranchant adéquat.

    Voilà donc ce que j’ai enduré
    Avant de vous rencontrer,
    N’est-ce pas un vrai tourment ?
    Chez certains, j’ai fait preuve de bonté,
    Chez d’autres, j’ai causé des méfaits,
    Le savez-vous ? Je suis le tranchant !!

    05- L’argent

    Nous savons que l’argent est un moyen
    Et une nécessité pour tout individu.
    Sa valeur est appréciée par le mesquin
    Ou bien même les bourgeois reconnus
    Quand aux richards je les plains
    Il les déroute, et sont toujours à l’affût.

    L’argent fait perdre le bon sens
    Pour les riches des derniers temps.
    Il les pousse, à vrai dire, à la démence,
    Fonçant tel un sanglier menaçant.
    Dans les airs, ils voudraient qu’ils s’élancent
    Ou s’accrocher carrément au vent.

    Acheter un lit, on le sait chose simple,
    Il ne peut, hélas, garantir l’endormissement.
    Même s’il procure une nourriture indispensable,
    Tu ne lui trouveras aucun goût cependant.
    Pare-toi d’or et d’argent si tu es capable
    Mais sache que la beauté ne se vend.

    Tu t’achèteras des connaissances
    Mais au grand jamais d’amitié.
    L’argent te bâtira une forteresse de convenance,
    Mais la mort ne pourra t’épargner.
    Tu pourras choisir ta tombe à l’avance
    Mais au ciel tu ne pourras l’assurer.

    Tu te permettras tout désir de valeur
    Et tes espérances seront comblées.
    Mais tu ne verras plus le bonheur,
    Héritage exclusif des déshérités.
    Même une armada de guerriers prometteurs
    Ne pourra plus jamais te sauver.

    Tout remède sera à ta portée,
    Sauf bien sûr la vigueur !
    La médication te sera d’un abord aisé
    Exceptée la paix qu’on ne trouve chez les vendeurs.
    La vie t’a gâté de plaisirs et de fierté
    Mais au fond, tu débordes de peine et de douleur.

    Tu achèteras tout ce que tu désires
    Etant donné que tu as plein de sous.
    Tout ce que tu arrives à découvrir
    Et ce qui te séduit surtout.
    Cela ne pourrait t’empêcher de mourir,
    Qu’attends-tu d’un simple bambou ?

    L’argent procure tant de choses
    A l’essentiel il ne pourra accéder !
    Ce n’est que les coquilles qu’il entrepose
    Une fois de leurs contenances elles sont vidées.
    Une fois l’effet justifié par la cause,
    S’éclaircit alors la trahison avérée !

    A présent, vas-y mettre un prix
    Au bonheur, à la joie et à la santé.
    Autrement dit, la paix, les amis,
    L’amour, la multitude d’héritiers
    La vertu et la longue vie…
    Tes milliards ne sont qu’un fardeau malaisé
    Qui ne t’ont assuré aucune garantie.

    Les choses de la vie

    Les préoccupations sont nombreuses,
    J’en ai sélectionné bon nombre.
    J’ai choisi les plus sérieuses
    Pour en parler sans encombre,
    Elles surgissent d’une façon mystérieuse,
    Bien que j’ignore jusqu’à leurs ombres,
    Et me pénètrent d’une allure curieuse.

    La première faiblesse de l’homme est la crainte,
    Elle est la cause de toute visée ratée,
    Même si ta volonté, d’une ferveur empreinte,
    Voulant à tout prix atteindre le but tracé,
    A la fin, tu découvres des intentions restreintes,
    La pratique est difficile, la théorie semble aisée.

    C’est l’erreur qui semble aisée,
    Combien en sont arnaqués,
    En dépit de leur malice.
    Aucun homme n’a échappé,
    Sauf dieu, Dieu bien aimé
    Et ceux qui refusent le service.

    Le travail est un passe-temps,
    Dès qu’on est dedans,
    Les instants fuient à vive allure.
    On oublie les tracas souvent,
    C’est la santé soi-disant,
    Même si la paresse ne provoque la mort sûre.

    Le fâcheux viatique est la fainéantise,
    Comme une ombre, elle nous méprise,
    A chaque fois qu’on entame un projet.
    En faire un fardeau est une bétise
    Néglige la, je te précise,
    N’aie aucun remords à son sujet

    Le bon sens est une vertu magnifique,
    Que tous les peuples revendiquent,
    Elle se fait rare de nos jours.
    Combien de solutions véridiques,
    Aucun ne les communique,
    Pourtant on les attend depuis toujours.

    La jalousie est un vilain sentiment,
    De ses excès, on doit être prudent,
    Parce qu’elle cause des ravages.
    Elle transforme les vivants en mourants,
    Elle aveugle les voyants,
    La raison des hommes fait naufrage.

    Le pardon est un cadeau précieux,
    De cette vertu, qui de nous n’en veut,
    Par les temps qui courent ?
    Il dénoue des cas litigieux,
    Assure un monde merveilleux
    Et la vie ne sera qu’amour.

    Le plus beau jour est celui que nous vivons,
    Hélas, il ne dure pas longtemps
    S’il pouvait, au moins, s’allonger d’avantage.
    Il nous a procuré tout ce que nous voulons,
    La longueur, équivaut à cent ans,
    Nous a délivrés des malheurs sans gage.

    Ce qui vient au dessus de tout,
    C’est bien l’amour fou,
    Si tu le vis pleinement.
    Tes jours paraîtront doux,
    Les belles nuits au rendez-vous,
    Ton visage sera rayonnant.

    En conclusion, voici les choses de la vie,
    Que chacun de nous, selon lui, apprécie,
    Quand au mien, j’en viens de faire part.
    Que vous y trouviez rejet ou sympathie,
    Je les ai exposées avec modestie,
    Excusez un peu ma tare.
    Si quelqu’un a autre chose, le dit,
    Qu’il l’avoue et le clarifie,
    Nous l’écouterons à part.
    La négligence

    Ah ! Si on pourrait considérer
    La négligence comme arme en puissance!
    Elle est capable d’engendrer
    Catastrophes et souffrances.
    Elle est là pour dévaster
    La société en éternelles vacances.

    La négligence est un vilain défaut,
    Elle est la cause de bien de ruines.
    Elle est pour des hommes un bourreau,
    La destruction est sa routine.
    Que ce soit blanc ou noir corbeau,
    Tout finit dans la ravine.

    Autour de toi, jette un regard,
    Les exemples ne manque point.
    Parmi ceux qui chutent, la plupart
    Négligent les choses de loin.
    Toute la mémoire s’efface plus tard
    Par la négligence et avec soin.

    La négligence est maladive
    Elle aveugle, tue et paralyse.
    Semblable au feu que le foin avive,
    Ceux qui sont atteint le disent.
    Ou comme le courant qui arrive,
    Et dévaste les frontières et les balises.

    Chacun veut s’en défaire
    De cette négligence maléfique.
    Ensemble, soyons solidaires,
    Bannissons ce fait endémique
    Qui hante notre imaginaire,
    Pour enfin connaître une vie magnifique

    Beaucoup seront pénalisés,
    Combien connaitront les prisons.
    Leurs jugements seront les plus compliqués
    Puisqu’ils sont des malfaisants.
    Ils ont tué, détruit ou volé,
    Ils sont pire qu’un fusil ou un tranchant.

    D’un pied ferme et sans bruit,
    Ses pratiques sont grandioses.
    Elle rallonge les frontières ou les réduits.
    Elle va vite et l’affaire est close.
    Tel le noir de minuit,
    Au petit jour elle s’impose.

    10 – Mon père

    Oh ! Toi père, le meilleur des pères,
    Je le dis et je le répète.
    Il n’a ni semblable, ni paire,
    Dans la liste des pères complète.
    Il est bon, je le préfère,
    Merci Dieu, pour ta bonté parfaite.

    Il est doux, connaisseur et savant,
    De sa bonne éducation, il m’a forgé.
    Il n’est pour personne indifférent,
    De la justice, il fait sa primauté,
    Il n’a que des amis, point d’opposants
    On le sollicite souvent pour sa bonté.

    Il s’est instruit à l’école de la vie
    Et les préceptes de la religion.
    Jeunes et vieux, tous réunis,
    L’adorent et le choisissent comme compagnon,
    Au point où l’ensemble de ses amis
    Voient en lui un exemple vivant.

    Son visage est toujours souriant,
    Un esprit large et généreux.
    Combatif, de ses tâches s’occupant,
    Son chemin est droit et rigoureux,
    Il demeure la fierté de ses enfants,
    Les conseillant d’être vertueux.

    Si tous les pères ressemblent au mien,
    Le monde changerait de visage.
    Si tous les pères ressemblent au mien,
    Le monde ne serait pas sauvage.
    Si tous les pères ressemblent au mien,
    Chacun respectera son entourage.

    Quand je regarde autour de moi,
    Oh ! Père, je t’aime davantage.
    La sainteté que j’admire en toi
    Elève en moi, le rang de ton image.
    Etre ton fils me procure la joie,
    Que Dieu puisse allonger ton age!

    Ma tendresse envers toi est réciproque,
    A chaque fois que tu me le fais sentir.
    La fierté que je te procure est sans équivoque,
    En faire part aux amis est pour toi un plaisir.
    Je demande à dieu et je l’invoque
    De prolonger notre union dans la joie, à l’avenir.

    Mets ton béret avec engouement,
    Sois hâbleur et hautain.
    Tes espoirs sont réalisés maintenant,
    Pour les filles et les garçons ; tu te souviens !
    Vers toi, chacun de tes enfants
    Est venu rendre hommage, un cadeau à la main.

    L’énigme

    Combien de gens ai-je habillés ?
    A combien d’autres j’ai rapiécé ?
    Parmi les pauvres et les nantis.
    Combien d’épines ai-je enlevées ?
    Combien de furoncles ai-je percés ?
    A ceux qui traînent des maladies.

    Combien de boucles d’oreilles portées grâce à moi
    A combien suis-je utile, c’est ainsi qu’on me voit,
    Dans la vie de tous, je suis incontestable.
    Oh ! Combien de mariées ai-je parées de surcroît,
    Ainsi que leurs conjoints que j’ai embellis à leurs choix
    Pour paraître devant les gens agréables

    Combien de gens ai-je protégés,
    Combien en ai-je couvert de près,
    D’un habit sur mesure ?
    De combien je m’en suis occupé,
    Leur assurant des biens en quantité
    Mais ils sont ingrats de nature.

    J’ai pris conscience une fois trop tard,
    Des services que j’ai rendus au départ,
    Devenant semblable au laboureur des eaux.
    Que voulez-vous? Je connais l’homme et son hasard,
    Autrement, je n’ai aucun profit à part,
    Mais j’ai fait ça parce qu’il le faut.

    Si tous mes dires vous paraissent étranges,
    Ce ne sont que des maximes que j’arrange
    Et que j’ai pris du riche terroir.
    Toutes ces paroles que je mélange,
    Pour parler de moi et de l’aiguille en échange
    Qui est restée nue, allez-y voir.

    La santé et ses limites

    La santé atteint ses limites
    La maladie en profite
    Pour aggraver les dégâts.
    Faisant du corps son gîte,
    Le détruit et l’irrite,
    Combien de plaies elle prévoit !

    Le mal, qui, dans le corps, progresse,
    Propage ses racines et prospère.
    Il change de place en vitesse
    Et laboure à tort et à travers.
    Durant la nuit, il t’oppresse
    Et il te fait voir toutes les misères.

    Le mal s’enfonce et lacère,
    Il est le pire des tourments.
    Même son nom est amer,
    Il est réputé pour ses inconvénients.
    Il te fera courir les artères,
    Le corps peine d’exténuation.

    Le remède du mal est la médication ;
    A cet effet, nombreuses sont nos quêtes.
    Nous avons juré d’arrêter sa progression
    A l’unanimité pour sa conquête.
    Sachant que son rôle est déterminant,
    L’heure est proche pour sa défaite.

    Si cela s’avère inefficace, il est sauvé ;
    Nous allons chercher d’autres artifices.
    Nous le prendrons en aparté
    Et adviennent ses vilains caprices.
    Nous le châtierons à volonté,
    C’est là notre vengeance consolatrice.

    Parfois, on le voit se dérober,
    Rampant, tel un cours d’eau.
    Sournoisement, il décide de dévier
    Pour détruire ce qui reste à nouveau.
    Lui, cet habitué d’horribles faits,
    Considérant le mal, un plaisir qu’il faut.

    Le mal a été bien franc
    Puisqu’il a détruit le corps.
    Il n’a épargné ni cœur ni poumons,
    Laissant derrière un triste sort.
    Vous l’avez deviné, par son émargement,
    Il vient de signer pour la mort !

    L’ENVIRONNEMENT

    La nature qui nous environne
    Souffre d’un manque de vigilance.
    D’elle ne se soucie personne ;
    Elle subit nos négligences.
    Des déchets qu’on lui donne
    On voit partout la présence.

    De leurs mains ils n’épargnent
    Aucun lieu, ô mes frères.
    Ni la forêt, ni la compagne
    Ni les champs ni les rivières.
    Et leur destruction gagne
    Même le désert et la mer.

    Chaque coin est un dépotoir ;
    De tout côté sort la fumée.
    La beauté n’est plus à voir ;
    L’être humain l’a abîmée.
    L’été nos maquis sont noirs
    Par les incendies allumés

    La pollution infecte nos rivières
    Que les égouts ont détruites.
    Et par de nuisibles matières
    Les poissons ont pris la fuite.
    Il se trouve que même les pierres
    Par le vol leur masse est réduite.

    La chasse, jadis notre détente
    Faisait du gibier notre lot.
    A présent, l’hameçon qui remonte
    Ne nous ramène rien de l’eau.
    Et si tu es naïf tente
    D’avoir d’un piège un oiseau.

    Les bosquets qui s’offraient à la sieste,
    Le feu les a consumés.
    De la verdure rien ne reste ;
    Tout est mort ou abîmé.
    Le désastre est manifeste ;
    Et finira par nous enfermer.

    On fait l’hygiène en sa maison
    Sans balayer devant sa porte.
    Et de nos repas nous faisons
    Des gaspillages de toute sorte.
    Nature nous savons la raison
    De ton chagrin que tu supportes.

    Chez nous s’amoncellent les ordures ;
    On apprivoise la saleté !
    En dedans, nos maisons sont pures,
    Dehors, chaque coin est gâté.
    Les semeurs de pourriture
    Ont chassé la propreté.

    J’aime quand le vent se lève ;
    Il dévoile tout à nos yeux.
    Et quand le tourbillon élève
    Les immondices vers les cieux.
    Il les rassemble puis achève
    Par les semer en tout lieu.

    Et la mer quand elle s’agite
    Et va remuer ses creux
    Dont les débris remontent vite,
    On dirait qu’elle se prête au jeu.
    Et quand l’agitation la quitte,
    Vois tes méfaits de tes yeux.

    Les mouches et les moucherons
    Nous suivent et nous enveniment.
    Les légions de morpions
    Dans la pourriture s’agglutinent.
    La puanteur infecte les environs
    Par les charognes et les vermines.

    Qui néglige l’environnement
    Sur lui tout le mal retombe.
    Amis, si nous l’imitons
    C’est que nous creusons nos tombes !
    Donnant l’exemple en nettoyant ;
    L’initiative nous incombe.

    Balayons devant nos portes
    Epurons la nature entière
    Il faut qu’on aille et qu’on sorte
    Nettoyer puits et rivières.
    Et parmi les peuples, de la sorte,
    Notre nation sera fière.

    Le 24-07-2008

    16. LE PARI DU SOLEIL ET DU VENT

    Entre vent et soleil le pari fut tranché :
    Qui des deux pourra arracher
    Un burnous des épaules.
    Ils traînèrent en paroles,
    Chacun dit j’en suis habile
    Pour moi c’est chose facile.

    D’abords le vent tenta sa chance
    En soufflant avec violence.
    L’homme s’agrippant au burnous qu’il porte
    Risqua que le vent l’emporte
    Que de lâcher son vêtement.
    Et le vent cessa tout mouvement.

    Il a cru que c’est la force qu’il faut
    Alors il redoubla l’assaut.
    Il échoua dans sa tentative.
    Bientôt un tourbillon arrive.
    Le fit tourner ; son sens changea.
    L’homme dans son burnous se protégea.

    Le soleil compris l’affaire :
    Telle épreuve ne peut se défaire
    Qu’avec raison et douceur.
    Le voila qui lâche sa chaleur.
    Et l’homme pris de sueur soudain
    Jeta le burnous de sa main.

    Il le prit et le met de côté
    Etant de chaleur irrité
    Sans aucune contrainte.
    Et le vent gagné par la crainte
    Regretta son attitude
    Et fut pris d’inquiétude.

    Pour qui a compris ma fable
    Sa morale est profitable.
    La nature donne des connaissances,
    Nous apprend par l’expérience.
    Le raisonnement est capital
    Pour conquérir l’idéal
    Le 19-06-2008

    LE VENT

    J’écoutais le vent souffler ;
    Il voulait raser les chaumières.
    Des arbres, il en ébranlait ;
    Il déplaçait même les pierres.
    L’homme qui ne sait se rappeler,
    Sa punition sera sévère.

    J’écoutais le bruit du vent ;
    J’ai cru qu’il jouait au hautbois.
    Tant de mélodies viennent de son chant
    Chaque fois qu’on entend sa voix.
    Après la terreur, le bercement.
    Malheur quand il perd la voie.

    J’écoutais le vent chanter
    Sans comprendre son langage.
    Des histoires qu’il racontait,
    Les mots m’échappaient au passage.
    Quand sa mélodie vient monter,
    Elle nous envoie un message.

    Ceux que la vie a formés,
    De son message doivent savoir
    De quoi vient-il les informer
    Et ce qu’il vient prévoir.
    Reconnais-le désormais,
    Pour nous tous, c’est un savoir.

    Le vent souffle pour éteindre
    La bougie que nous allumons.
    Il vient nous contraindre
    A travailler difficilement.
    Il aide l’incendie à rejoindre
    L’autre rive en nous enfumons.

    Malgré le mal qu’il cause
    Sa présence est bien utile.
    Et bénéfique en certaines choses
    L’homme y trouve un savoir fertile.
    De ses bienfaits on dispose
    Pour nous servir, il est docile.

    Le 28-07-2006

    TES YEUX ME CHERCHENT

    Que n’ai-je pas vu ?
    De quoi ne me suis-je souvenu ?
    Que n’ai-je pas enduré ?
    Que n’ai-je pas entendu ?
    Que n’ai-je pas vécu ?
    Que n’ai-je pas rencontré ?

    Chez les pauvres et les nantis
    J’ai connu abandon et aide.
    Je fus aimé et haï
    Des belles personnes et des laides.
    De ceux qui vivent de mon labeur
    Je suis devenu serviteur.

    De leurs secrets et de leurs tares
    Aucune chose ne m’est cachée.
    Rien n’échappe à mon regard
    Aux échos j’ai l’oreille penchée.
    De tous les biens, ils s’accaparent ;
    Je n’ai rien pu leur arracher.

    Des rayons que je reflète
    J’éblouirais qui je veux.
    Que ce soit l’homme au cœur honnête
    Ou celui qui n’est qu’envieux.
    A la vision qui se projette
    Est contraint de fermer les yeux.

    Je suis aussi bon que mauvais
    Du bien, du mal je suis capable.
    Du côté où tu me mets
    Mon dessein est réalisable.
    Nous devons nous entraider
    Car l’union est indispensable.

    Ce que tu entends sont mes dires,
    Je ne sais si tu me perçois.
    Tant de mains ont dû me tenir
    Tu me trouves en tant d’endroits.
    Tes yeux cherchent à me saisir
    Je suis miroir, par moi ils te voient

    La jalousie

    La jalousie induit en erreur
    Tous ceux qui s’impatientent.
    Tel l’huile sur un feu ravageur,
    Le bon sens du juste déchante.
    Elle fait là et défait ailleurs,
    Elle déroute le sage et le désoriente.

    La jalousie excessive voile les yeux,
    Autour de toi, tout parait sombre.
    Tu connaitras un égarement scabreux
    Et tu vivras dans l’oubli et la pénombre.
    Tu te verras orné de problèmes épineux
    Sans issue, étant prisonnier de ton ombre.

    Elle fera de toi un gourmand sans pareil,
    La sobriété fera place à l’égoïsme.
    Tes yeux brilleront, sans cesse en éveil,
    Mais aveugles et manquant de réalisme ;
    Elle te brisera, attention et veille,
    Tu risques d’être la proie au fatalisme.

    Tu voudras t’accrocher au genêt
    Et tu ne le trouveras aux alentours
    Tu te rappelleras des malheurs au complet
    Qui ont été tes détracteurs.
    Revoir tes calculs, tu es obligé
    Il n y a point de sauveteur.

    Par ailleurs, une jalousie modérée est utile,
    Elle engendre plus de bien que de mal.
    Toute personne atteinte devient fertile,
    Jouissant d’une mine éclatante et d’un visage jovial.
    Tout obstacle et empêchement hostile
    Se résout d’une façon magistrale.

    Imite et ne sois point jaloux dit l’adage,
    Tu parviendras à satisfaire tes désirs.
    Les hommes d’expérience te fourniront témoignage,
    Maintes connaissances que tu pourras acquérir.
    Grâce aux contacts et à l’apprentissage,
    Tu deviendras un érudit à l’avenir

    Une fois l’expérience acquise,
    Tu ne manqueras de rien.
    Demain sera le tien sans surprise,
    Je veux dire, plutôt, qu’il est déjà tien.
    Seulement, arme-toi d’une maîtrise
    Et évite d’être tacticien.

    Ahcene mariche
    [email protected]
    http://ahcenemarichelepoete.centerblog.net/

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