Exemple séquence TBI

30 12 2007

Je propose ici un exemple de séquence de cours exploitant les ressources du TBI. Ce n’est évidemment pas un modèle du genre, juste un exemple de ce que je fais après environ un mois de pratique de cet outil.

Il s’agit d’une série de cours en BTS industriels 1ère année sur le thème des énergies renouvelables, et notamment sur l’énergie éolienne. C’est un sujet que je traite souvent en 1ère année, mais j’ai modifié mon approche à l’annonce d’un vaste programme éolien au Royaume-Uni, et j’ai donc choisi de coller à l’actualité. Je ne m’attarderai pas sur les détails de mes choix ou objectifs pédagogiques mais uniquement sur l’exploitation du TBI.

Première étape: on découvre le thème, on lance une première recherche lexicale. Pour appuyer ce brainstorming, une image peut être utile; j’en sélectionne une (que je trouve plutôt belle d’ailleurs!) sur le Net, que je diffuse à la classe après y avoir simplement ajouté le nom de l’auteur (Jason Courtney) avec Photofiltre. Au fur et à mesure des remarques, questions, apports des étudiants, le dessin est annoté et commenté grâce à l’outil Annotation. Je reprends ensuite les mots ou idées isolés pour une réorganisation commune qui nous permet de prendre des notes exploitables (cette fois c’est l’outil Saisie de Texte que j’emploie, avec le clavier). Cette image annotée est sauvegardée.

©Jason Courtney

Deuxième étape: rédaction et anticipation. On repart de l’idée de l’énergie ou de l’électricité qui a été proposée en première étape, pour commencer à rédiger quelques phrases au brouillon sur l’objectif de la production d’énergie éolienne, trouver des exemples connus… La mise en commun se fera sur le TBI, là encore en mode Saisie de Texte, avec sauvegarde de ce paragraphe créé en commun.

Troisième étape: on avance dans le lexique technique nécessaire. Je diffuse une animation Flash qui décrit à la fois le mode de fonctionnement d’une éolienne et les zones géographiques concernées en G-B. Une fiche de compréhension est distribuée aux élèves (voir des pistes de travail sur Prof.Danglais).
Au moment de la correction, le TBI me permet d’abord d’annoter l’image à la volée, au fil de mes commentaires ou de ceux des élèves. Mais j’apprécie particulièrement de pouvoir arrêter l’image sur le schéma de l’éolienne en coupe, pour pouvoir faire venir les élèves au tableau, et les laisser eux-mêmes légender les différentes parties.
Je peux aussi facilement placer au tableau la fiche de compréhension des élèves pour la compléter ensemble ( ou sa version déjà corrigée si le temps presse). C’est la même fonction qu’un rétroprojecteur, avec l’annotation en plus.

Quatrième étape: on arrive au sujet d’actualité. Je diffuse d’abord une petite vidéo trouvée sur le Net pour réactiver les thèmes et termes déjà vus (là encore, l’outil d’annotation me permet de souligner, flécher ou entourer à la volée tel objet ou telle partie pour pousser les élèves à s’exprimer dessus). Puis on travaille sur les termes propres à l’ article, sur son titre également pour anticiper le contenu. En l’occurence j’ai choisi de travailler sur l’article proposé par le site Breaking News English, et certains des exercices proposés se prêtent très bien à une correction commune avec le TBI, notamment les exercices de correspondance, que l’on corrige facilement avec l’outil Flèche et en employant différentes couleurs qui évitent de s’y perdre.

Cinquième étape: on a déjà de bonnes notions du sujet traité par l’article, ainsi que des termes employés. Je lance du TBI le fichier son associé à l’article le fichier son (tous les articles de Breaking News English sont enregistrés en mp3), avec quelques instructions de repérage pour les élèves. Mise en commun, correction, puis une nouvelle écoute avec cette fois le texte au format papier (sous forme lacunaire). Le texte des élèves est à nouveau diffusé au tableau pour qu’ils viennent eux-mêmes compléter ce qu’ils ont repéré.

Sixième étape (qui était prévue et annoncée aux élèves depuis le début) : il s’agit pour eux de redonner cette information sous forme d’un mini-journal télévisé, avec la traditionnelle incrustation d’images derrière l’élève-présentateur. On utilise bien sûr le TBI comme fond et support d’images ou de vidéos. L’info « brute » doit être suivie d’un court débat pour/contre arbitré par l’élève-présentateur.

Voilà, je suis allé très vite bien sûr, mais j’espère que cela donne une idée de ce qu’on peut effectivement faire dans une séquence de cours ordinaire.