Les mp3 en vidéo sur EducNet

11 06 2008

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Canal EducNet
présente des vidéos montrant des exploitations de TICE dans l’enseignement primaire et secondaire. Il y a beaucoup d’idées à y trouver, j’en ai sélectionné deux qui cadrent bien avec l’objet de ce blog.

Cette première vidéo proposée par EducNET montre concrètement les méthodes d’échanges de fichiers entre professeur et élèves, dans le cadre d’une utilisation de lecteurs mp3 semblable à celle que je mets en place, à ceci près que dans la classe d’Annie Gwynn à Nevers (lycée Raoul Follereau), les élèves utilisent des bornes individuelles tandis que j’utilise plutôt la salle multimédia.

On voit toute la souplesse de son système dans cette vidéo très claire et qui, je pense, pourrait donner envie à d’autres collègues de se lancer. En tous cas, on voit que ces élèves de Terminale Technologique jouent bien le jeu et ne semblent pas malheureux !

Un autre exemple, à un autre niveau (Collège) et avec une autre langue (l’espagnol) : Maitena Susperregui au collège Pierre Jeliote de Lasseube fait travailler une classe de Sixième sur la lecture d’un conte. L’intérêt de cette vidéo réside ici dans la démonstration concrète de ce qui peut être fait avec de jeunes élèves en cours. Les résultats semblent très probants.



Lecteurs en premier plan

9 06 2008

Une petite astuce technique que beaucoup connaissent sans doute déjà, mais que j’ignorais et qui me simplifie bien la vie… merci au prof d’espagnol masqué qui me l’a soufflée et qui se reconnaîtra! 😉

Dans mes manipulations du TBI, j’associe souvent des fichiers sons à mon cours, dont je lance l’écoute aux moments opportuns (enfin, si possible…). Or, si je suis dans le «Mode Interactif» d’Interwrite, par exemple pour noter des questions, des remarques, annoter un texte etc, je dois ouvrir parallèlement deux fenêtres et passer sans cesse de l’une à l’autre: d’un côté mon tableau blanc, de l’autre mon lecteur de sons. Cela fait pas mal de manipulations à chaque fois.

Voici donc l’astuce: elle consiste à imposer au lecteur multimédia de rester au premier plan, ce qui permet donc d’avoir sous la main le tableau ET le lecteur en permanence…

Si l’on utilise Windows Media Player (ce n’est pas forcément la meilleure idée, mais je sais que c’est très courant), voici la manipulation:
avec un clic droit, allez dans Outils puis dans les Options du lecteur

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Ensuite, il faut trouver l’onglet Lecteur, puis cocher la case «maintenir le lecteur au premier plan».

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C’est tout.

Le résultat est visible dans l’image ci-dessous (cliquez pour l’agrandir), qui montre une page du mode Interactif avec un texte, des images et des éléments déjà annotés en rouge et en noir, mais aussi le lecteur (je l’ai encadré de vert pour mieux le signaler) qui lui n’est pas intégré à la page mais qui reste à ma disposition à tout moment sans autre manip que d’appuyer sur la touche «Lecture«!

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Back to the future

7 06 2008

Je retrouve ce texte qui date de 2004, rédigé à l’époque pour une sorte de blog qui avait fait long feu. Je le publie à nouveau, d’abord parce que ça m’amuse -et parce que je le vaux bien 😉 – et parce que dans les grandes lignes ça reste toujours valable, en tous cas je pense la même chose aujourd’hui, à ce détail près que j’articule aujourd’hui cette réflexion avec l’évaluation de l’oral type CECRL.
Ce que j’écrivais à l’époque sur l’exploitation du programme Sound’Ole me semble tout aussi vrai aujourd’hui pour nos lecteurs mp3, qui souvent ne permettent pas de pause à l’enregistrement.

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Enregistrement et évaluation de la prise de parole

Pour parvenir à une évaluation réelle des compétences orales, l’outil informatique apporte un avantage certain. De nombreux enregistreurs de son existent: pour ma part, je préfère un programme peu connu : Sound’Ole. C’est un exécutable assez ancien, qui à l’origine (je crois) accompagnait la carte SoundBlaster des PC.

Je le préfère aux autres pour ces quelques raisons :

  • il est gratuit (du moins, si on est équipé de cette carte-son !)
  • il est léger
  • son interface est simplissime : un bouton rouge pour enregistrer, un bouton Stop et un bouton Play…. Il faut dire que je pars toujours du principe qu’un bouton de plus c’est une source supplémentaire d’erreurs et de perte de temps !
  • …et surtout, il ne permet pas de pause à l’enregistrement.

Oui, ça c’est un vrai plus !

Après tout, que cherche-t-on à faire ? À évaluer les compétences de l’élève en situation de prise de parole (en monologue, faute de mieux) et aussi, bien sûr, à l’aider à affirmer sa prise de parole. Or quand on parle «vraiment», on ne fait pas de pause à chaque phrase pour reprendre son souffle, se reposer, se réécouter, réenregistrer par-dessus une phrase pas terrible… On parle d’un seul trait, c’est tout.
Ça n’exclut pas des reprises, des auto-corrections immédiates, des hésitations, quelques petits «blancs» même. Mais après tout, c’est ça une langue parlée…
Donc, pas de pause à l’enregistrement. On réfléchit avant de parler…

En fait, je suis sérieux : c’est effectivement un bon moyen pour pousser les élèves à réfléchir sur leur prise de parole.

Si vous laissez un élève avec un bouton Pause, il va forcément charcuter son discours : ce n’est pas qu’il cherche à bien parler, c’est qu’il tente de fournir un produit scolaire de la meilleure qualité possible ! Donc tous les ajouts, coupes, modifs etc sont bons, pourvu qu’à l’arrivée le prof trouve que c’est un «bon oral». Mais saurait-il refaire la même chose en contexte, devant un interlocuteur anglophone ?

En revanche, il faut savoir faire preuve de souplesse puisqu’il ne s’agit tout de même pas d’un jeu : la note, quoi qu’on en dise, c’est important pour l’élève, et la technique ne doit pas l’entraver. Donc j’admets tout à fait qu’ils recommencent intégralement leur oral s’ils n’en sont pas satisfaits. On me dira que je ne suis plus dans une situation réaliste, et c’est vrai ; mais j’observe qu’il est assez rare de voir un élève refaire de nombreuses fois son discours. Dans la mesure où leur prise de parole a été bien pesée au départ, ils ont rarement dans l’idée qu’ils feront beaucoup mieux au fil de multiples essais. Et comme ils savent que je ne vais pas sanctionner les quelques «euh» ou bégaiements qu’ils redoutent grandement, ils se contentent généralement de la première ou de la deuxième version.

Exemples de séances d’enregistrement :
après un travail de réflexion assez soutenu sur un thème, qui aura permis d’en comprendre les différentes facettes, d’accumuler du lexique, de travailler les structures utiles etc, je demande l’enregistrement de l’opinion personnelle de chacun. Parfois j’impose un plan contrasté en deux parties. Parfois j’interdis absolument l’usage de «I think», de «it’s good» et de «it’s bad»… parfois tout ça à la fois.
Ou bien je demande de refaire individuellement, en fin de séquence, une description iconographique qui avait été faite en commun en début de séquence, cette description étant (normalement !) enrichie des thèmes et idées abordées en cours de séquence.
Ou encore je demande l’enregistrement d’un compte-rendu de document inconnu, avec temps de préparation limité à 20 minutes (exam type BTS).
Ou au contraire j’interdis la prise de notes , et il faut improviser un commentaire d’image inconnue (dans ce cas je donne quand même une petite fiche de lexique…)
Bref, on a le choix.
Bien sûr, à la sortie je grave tous ces fichiers son sur un CD-rom (Sound’Ole produit des fichiers WAV à ouvrir avec n’importe quel lecteur genre Windows media Player), et puis chez moi j’écoute religieusement… Bon, ça ce n’est pas très drôle et parfois longuet, mais c’est bien là le fond de l’affaire: chacun aura son écoute individuelle, et sa correction itou!
Et c’est là qu’on a parfois des surprises: tiens, Untel qui lève tout le temps le doigt et qui aurait 15/20 en «participation» est infichu de lier plus de 3 phrases de manière intelligible! Et il ne dit rien de pertinent sur le texte ! En revanche, Unetelle qui est toute timide et ne parle que 30 secondes par an (quand on l’oblige… d’ailleurs elle a 8 quand même parce qu’on n’ose pas lui mettre zéro en «participation») produit un texte de très bonne qualité.

Dernier point : les élèves, au début, vont vous maudire. Ce n’est pas confortable du tout, comme situation. Mais ils sauront comprendre les arguments très réalistes que vous leur apporterez, et ils apprécieront l’évaluation individuelle, précise, poussée, que chacun recevra à l’arrivée. Au deuxième enregistrement, plus (trop) de récriminations…

Creative Commons License photo credit: sladegibbs



CEFTrain

5 06 2008

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Je sais bien, c’est un peu lassant d’entendre sans cesse parler des Finlandais et de leur réussite éducative… mais il faut quand même bien admettre qu’ils ont compris un certain nombre de choses avec pas mal d’avance sur d’autres! Bine sûr, leur situation de départ (sociale, linguistique, géographique…) est très particulière, mais ce n’est pas mon propos ; je veux juste évoquer ce site finlandais tout simplement génial, qui permet de se familiariser simplement et efficacement avec les critères du cadre Européen (CECRL) grâce à un outil en ligne très simple mais très efficace.

CEFTrain est à comprendre ainsi : CEF Train = Common European Framework Train(ing), c’est-à-dire entraînement (ou formation) au Cadre Européen Commun.

Le principe est de fournir au visiteur des productions-type d’élèves, de différents niveaux, puis de proposer de les évaluer selon plusieurs axes, et bien sûr suivant les critères du Cadre Européen.

La page d’accueil offre le choix entre un rappel du Cadre Européen et l’entraînement lui-même.
Une liste d’activités est offerte tout d’abord, offrant le choix entre des travaux écrits ou oraux, organisés en 4 compétences : Reading, Writing, Listening, Speaking. Chaque compétence offre une dizaine d’exemples à traiter.

Une fois qu’on a choisi une tâche, on se retrouve alors à travailler à partir d’un document, par exemple une copie d’élève (« Sample« ) associée aux instructions (« Task« ) reçues au départ –mais on peut aussi écouter une production orale par exemple.

Une fois bien lue la copie, on commence le travail sérieux ! Il s’agit de choisir le bon niveau (« Scale ») parmi les 6 proposés de A1 à C2, suivant différents critères. Ainsi, toujours pour l’exemple de la copie écrite, on traitera d’abord la production écrite générale, puis de la qualité de l’organisation, du vocabulaire, etc
Voici les axes d’étude de la copie :

  • Overall Written Production
  • Creative Writing
  • General Linguistic Range
  • Vocabulary Range
  • Grammatical Accuracy
  • Orthographic Control
  • Coherence and Cohesion

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Puis on propose un bilan d’ensemble de la copie, avec un commentaire qui en reprend les traits saillants, et enfin un tableau récapitule l’ensemble de la production avec les détails éventuellement utiles (âge de l’élève, durée de l’exercice…)

Notons qu’au fil des axes d’évaluation, on pourra affiner son choix d’un niveau à l’autre grâce à des marqueurs intermédiaires (A2+, B2+, …). À chaque étape, on propose non seulement le niveau (A2) mais surtout le descripteur qui l’explique et le précise.

Une fois que l’on a choisi le niveau qui nous paraît le mieux correspondre, on nous indique alors si on a bien choisi le niveau le plus pertinent.

Il peut arriver qu’on soit un peu en désaccord avec tel ou tel choix, parfois la nuance entre A2 et A2+ est ténue ! Mais la correction ne laisse rien au hasard, et quoi qu’il en soit l’exercice est très formateur. Il vise à entraîner, et c’est très réussi.

Quelques bémols par souci d’objectivité : je regrette le fait que l’anglais soit la seule langue de l’interface et la seule langue proposée à l’évaluation ; et l’interface en Flash, qui d’une part la rend inaccessible aux lecteurs d’écran ou à un simple grossissement des caractères, et qui complique également les choses si on veut revenir à la production de l’élève en cours de route (c’est possible, mais il faut alors refaire tout le chemin de l’évaluation même si on l’a déjà menée à bien.)

À part ces détails, il faut reconnaître que c’est un outil de formation et d’auto-formation (et d’entraînement pur et simple) très efficace et bien conçu.



Organisation des packs mp3

2 06 2008

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Je me trouve actuellement confronté à une difficulté d’ordre organisationnel, qui explique partiellement ce récent silence sur Spoken English.

Le système de « packs » fournis aux élèves à intervalles réguliers, contenant des fichiers sons qui sont ensuite exploités peu à peu au fil du cours, est difficile à appliquer lorsque les séquences sont plus espacées. Or c’est le cas depuis la période avril-mai, avec les ponts à répétition juste après les congés, les cours sont morcelés, les évaluations viennent quand elles viennent, parfois parce qu’il faut bien boucler le trimestre; bref, c’est très difficile de planifier longtemps à l’avance.

Or mon système de packs ne va qu’avec une solide planification. Je me retrouve en ce moment à travailler en classe sur un fichier son que j’ai placé sur le réseau à disposition des élèves, mais qu’ils n’ont pas eu l’occasion de télécharger sur leurs lecteurs faute de temps pour aller tous ensemble en salle multimédia. Bien sûr, ils auraient pu l’installer à partir d’un autre poste du lycée, mais c’est parfois compliqué puisqu’ils n’y ont pas accès tout le temps. Du coup on travaille la compréhension orale en classe, sans réécoute à la maison, à rebours de ce qu’on a fait toute l’année, et les lecteurs restent inutilisés…

Cela me fait donc penser à la façon dont D. Bayon Lopez avait mis en place [email protected], avec (je le redonne de mémoire, mais il me semble bien que c’était le cas) un accès pour les élèves à des bornes en libre accès dans le lycée, pour retirer ou déposer des fichiers sons. Cela me serait particulièrement utile aujourd’hui, car cela me permettrait d’être plsu réactif, et je pense que ç’aurait été intéressant également en cours d’année, notamment pour le dépôt par les élèves de fichiers sons sans que ce soit nécessairement toute la classe qui le fasse en même temps.

À méditer certainement pour les collègues qui envisagent un projet balado-diffusion; il peut y avoir aussi un accord avec le documentaliste de l’établissement pour laisser un PC en libre accès à cet effet au CDI, ou bien on peut systématiser l’ouverture libre (mais encadrée bien sûr) de la salle multimédia tel jour de la semaine pendant un quart d’heure ou une demi-heure pour permettre ce genre de manipulations.