CEFTrain

5 06 2008

finlande.jpg
Je sais bien, c’est un peu lassant d’entendre sans cesse parler des Finlandais et de leur réussite éducative… mais il faut quand même bien admettre qu’ils ont compris un certain nombre de choses avec pas mal d’avance sur d’autres! Bine sûr, leur situation de départ (sociale, linguistique, géographique…) est très particulière, mais ce n’est pas mon propos ; je veux juste évoquer ce site finlandais tout simplement génial, qui permet de se familiariser simplement et efficacement avec les critères du cadre Européen (CECRL) grâce à un outil en ligne très simple mais très efficace.

CEFTrain est à comprendre ainsi : CEF Train = Common European Framework Train(ing), c’est-à-dire entraînement (ou formation) au Cadre Européen Commun.

Le principe est de fournir au visiteur des productions-type d’élèves, de différents niveaux, puis de proposer de les évaluer selon plusieurs axes, et bien sûr suivant les critères du Cadre Européen.

La page d’accueil offre le choix entre un rappel du Cadre Européen et l’entraînement lui-même.
Une liste d’activités est offerte tout d’abord, offrant le choix entre des travaux écrits ou oraux, organisés en 4 compétences : Reading, Writing, Listening, Speaking. Chaque compétence offre une dizaine d’exemples à traiter.

Une fois qu’on a choisi une tâche, on se retrouve alors à travailler à partir d’un document, par exemple une copie d’élève (« Sample« ) associée aux instructions (« Task« ) reçues au départ –mais on peut aussi écouter une production orale par exemple.

Une fois bien lue la copie, on commence le travail sérieux ! Il s’agit de choisir le bon niveau (« Scale ») parmi les 6 proposés de A1 à C2, suivant différents critères. Ainsi, toujours pour l’exemple de la copie écrite, on traitera d’abord la production écrite générale, puis de la qualité de l’organisation, du vocabulaire, etc
Voici les axes d’étude de la copie :

  • Overall Written Production
  • Creative Writing
  • General Linguistic Range
  • Vocabulary Range
  • Grammatical Accuracy
  • Orthographic Control
  • Coherence and Cohesion

ceftrain.jpg

Puis on propose un bilan d’ensemble de la copie, avec un commentaire qui en reprend les traits saillants, et enfin un tableau récapitule l’ensemble de la production avec les détails éventuellement utiles (âge de l’élève, durée de l’exercice…)

Notons qu’au fil des axes d’évaluation, on pourra affiner son choix d’un niveau à l’autre grâce à des marqueurs intermédiaires (A2+, B2+, …). À chaque étape, on propose non seulement le niveau (A2) mais surtout le descripteur qui l’explique et le précise.

Une fois que l’on a choisi le niveau qui nous paraît le mieux correspondre, on nous indique alors si on a bien choisi le niveau le plus pertinent.

Il peut arriver qu’on soit un peu en désaccord avec tel ou tel choix, parfois la nuance entre A2 et A2+ est ténue ! Mais la correction ne laisse rien au hasard, et quoi qu’il en soit l’exercice est très formateur. Il vise à entraîner, et c’est très réussi.

Quelques bémols par souci d’objectivité : je regrette le fait que l’anglais soit la seule langue de l’interface et la seule langue proposée à l’évaluation ; et l’interface en Flash, qui d’une part la rend inaccessible aux lecteurs d’écran ou à un simple grossissement des caractères, et qui complique également les choses si on veut revenir à la production de l’élève en cours de route (c’est possible, mais il faut alors refaire tout le chemin de l’évaluation même si on l’a déjà menée à bien.)

À part ces détails, il faut reconnaître que c’est un outil de formation et d’auto-formation (et d’entraînement pur et simple) très efficace et bien conçu.



Horloge en Flash

28 02 2008

En écho au dernier message sur l’insertion de fichiers Flash sur une page blanche du TBI:

certains fichiers Flash peuvent être aussi des utilitaires, que j’utilise pour la gestion du cours. Je pense surtout à une chose toute simple et qui me sert très souvent: l’horloge.

Il se trouve que ma salle n’est pas équipée d’une horloge, et même si j’en avais une je pourrais difficilement l’annoter au crayon pour signaler les délais que j’accorde pour telle ou telle tâche! La solution vient donc du Flash: je suis allé chercher sur le Net une horloge en Flash (vous verrez qu’il n’en manque pas…), d’utilisation gratuite et libre de droits, et j’ai récupéré le fichier swf correspondant dans le cache de mon navigateur.

Puis il n’y a plus qu’à suivre la procédure pour l’insertion de fichiers dans une page (voir le message précédent et l’image ci-dessous)…

clock1
… et on peut désormais ajouter à toutes nos pages une horloge qui est bien pratique dès lors qu’on veut fixer une limite de temps bien visible pour une activité quelconque. Ici, il ne reste qu’un quart d’heure avant de terminer la tâche numéro 1!

clock2



Du Flash sur le TBI

15 02 2008

Ceux qui me connaissent un peu savent que je m’intéresse beaucoup à l’exploitation pédagogique de certaines animations Flash. Une partie de mon site « Prof.Danglais » leur est d’ailleurs consacrée.

Aujourd’hui, je découvre avec quelle facilité on peut importer ces animations sur le TBI, puisqu’une fonction permet de faire glisser sur le tableau un objet swf (au format SWF, c’est du Flash donc) comme si c’était un morceau de texte ou d’image, ce qui me permettra de l’agrandir, le diminuer, l’annoter, mettre en regard des images explicatives ou complémentaires, du vocabulaire, etc.

Auparavant je pouvais faire cela, mais il fallait alors créer toute une page Web qui contenait ce fichier Flash, et la page était statique. Maintenant je crée la page en direct, au fur et à mesure de mes besoins, et celle-ci bouge et évolue.

Exemple concret:

je veux travailler à partir d’une animation sur l’effet de serre. Je vais sur Prof.Danglais pour télécharger le fichier swf. (Désolé pour l’auto-promo, mais là au moins je sais où trouver ce que je cherche!…) J’installe provisoirement mon fichier swf sur le Bureau.

import flash

Puis, dans une page blache Interwrite sur le TBI, je vais intégrer cette animation à ma Galerie, comme je ferais avec une image.

La commande consiste à ouvrir la Galerie, puis par un clic droit sur la galerie de son choix, à solliciter un nouveau fichier, qu’on va aller chercher là où il se trouve (sur mon Bureau en l’occurence). Interwrite va le placer dans la galerie indiquée.

insertion dans galerie

J’en profite pour péciser que j’ai volontairement choisi l’interface Interwrite en anglais, pour éviter que le français intervienne sans cesse alors que j’essaie de mener mon cours en anglais… mais l’utilisateur peut librement choisir l’interface française.

Reprenons: mon fichier Flash swf est désormais dans ma galerie. Je n’ai plus qu’à l’appeler en le faisant glisser à la souris sur ma feuille blanche, et voilà mon animation utilisable, redimensionnable… je peux désormais l’annoter, ajouter des commentaires…

insertion swf sur la page



iDesktop.tv

11 02 2008

L’explosion des sites de partage de vidéos en ligne (YouTube, Daily Motion…) est une aubaine extraordinaire pour les profs de langues qui y puisent quantité de ressources authentiques et peuvent aussi en profiter pour mettre facilement en ligne les productions de leurs élèves (cf ce récent message qui évoquait les travaux des élèves du « cyberProf » Gilles Gallois!).

En revanche, des problèmes techniques se posent dès lors qu’on veut utiliser ces vidéos en classe sur des supports DVD, ce qui restera très fréquent tant que les classes ne seront pas toutes équipées de vidéo-projecteurs. En effet, il faut savoir faire plusieurs choses parfois délicates:

  1. télécharger sur son disque dur la vidéo d’origine, qui est au format Flash FLV
  2. transformer (ou convertir) ce FLV en un format compatible avec les lecteurs de DVD, disons de l’AVI
  3. graver cette version convertie sur DVD

et c’est souvent l’étape de conversion qui est délicate, certains fichiers FLV sont obstinés et refusent de se laisser convertir, ou alors au détriment de la qualité du son ou de l’image… Il y a, bien sûr, des solutions techniques comme je l’ai évoqué dans ce message sur le convertisseur universel SUPER, mais l’idéal serait de pouvoir d’en dispenser!

Donc il est très intéressant de voir arriver un site comme iDesktop.tv, qui permet de télécharger sur son disque dur la vidéo de YouTube, directement dans le format voulu.

iDesktop1

La procédure est simple: on visionne une vidéo, et cela ouvre une miniature en bas à gauche. On peut accéder aux fonctions habituelles de YouTube et consorts, c’est-à-dire télécharger directement la vidéo au format FLV, obtenir son adresse, voter pour elle… mais ce qui nous intéresse, c’est la première icône à gauche (flèche bleue).

iDesktop2
En cliquant sur cette flèche, une deuxième miniature apparaît en bas de l’écran, qui signale que cette fois nous allons pouvoir choisir le format de téléchargement.

iDesktop3
En passant la souris sur cette miniature, elle s’agrandit et on voit que de nombreux formats sont proposés (AVI, WMV, MOV, MP4, 3GP, 3GP2…).

iDesktop4
En sélectionnant AVI par exemple, le site va d’abord réaliser une conversion du fichier, ce qui prendra plus ou moins longtemps selon la taille de la vidéo, puis le téléchargement sera proposé.

Voilà, c’est simple et efficace. Il n’y a pour l’instant sur iDesktop.tv que les vidéos de YouTube (et encore, pas toutes) mais les choses semblent décidément se simplifier pour nous, utilisateurs «exploitants» de ces vidéos!

Une info complémentaire pour finir: ma collègue Elisabeth de Marseille, co-listière sur l’excellente liste de diffusion eTeachNet, signale une vidéo-tutoriel en ligne portant sur ce même thème.



Enregistrer des sons sur Internet

1 02 2008

De nombreuses ressources sonores sont disponibles sur la Toile, dialogues, chansons, etc mais que l’on a parfois du mal à télécharger pour exploitation en classe, ou qui ne sont pas proposées dans un format qui vous convient.
Mais on peut toujours enregistrer un son dès lors qu’on peut l’entendre sur son ordinateur, à l’aide d’un logiciel qui va capter tout ce qui passe par la carte son de la machine.

Le principe consiste à coupler 2 programmes: un programme d’enregistrement (Audacity bien sûr) , et un navigateur (Firefox par exemple) pour la lecture.

On va d’abord choisir sur le site choisi l’extrait, le dialogue ou le morceau qui nous intéresse. Une fois que cela est fait, on se place en début de morceau, on met le lecteur en pause, puis on ouvre Audacity parallèlement.

Lançons l’enregistrement sous Audacity (c’est le gros bouton rouge, impossible de se tromper!). Au départ il ne se passe rien, ligne plate, c’est normal: il n’y a aucun son qui passe par la carte son.

Audacity

Mais laissons Audacity enregistrer, et retournons sur le site Internet pour remettre en lecture notre son préselectionné.

Cette fois, on voit qu’Audacity capte du son et qu’il l’enregistre bien. Il n’y a plus qu’à attendre la fin de la diffusion du morceau, arrêter l’enregistrement et éventuellement couper le petit moment de blanc qu’on aura sans doute au début.

Reste, éventuellement, à choisir (toujours sur Audacity) d’en faire un fichier mp3 , avec la commande Fichier / Exporter comme mp3.

Notez que dans ce cas, Audacity vous réclamera (la première fois) un fichier .dll que vous devrez télécharger sur Internet  et qui permettra la compression en mp3. Il s’agit du fichier lame_enc.dll. Si vous ne vous en sortez pas, vous pouvez aussi exporter le résultat de votre travail, non pas en mp3 mais en wav, ce qui n’exige pas d’installation particulière.
Et si vraiment vous n’y comprenez rien, allez voir les explications de mon excellent et méridional collègue Stéphane Busuttil sur Capdidacaudio!

Voilà, vous avez votre morceau en mp3. Cela ne veut pas forcément dire que vous en êtes légalement propriétaire (tout dépend des conditions d’utilisation de tel ou tel site, mais vous l’avez… 😉



Conversions avec SUPER©

11 12 2007

Une des difficultés techniques auxquelles sont confrontés les enseignants qui cherchent des ressources sur la Toile réside dans la multiplication des formats, pas toujours compatibles entre eux (c’est un euphémisme), et qu’on a souvent besoin de transformer pour pouvoir utiliser sur tel ou tel support.

Par exemple, je peux avoir besoin d’un format MP3, alors que le fichier son de départ est en WAV. Ou bien je veux un fichier vidéo AVI alors que je ne détiens qu’un fichier Flash en SWF ou en FLV.

Bref, c’est le bazar et la jungle, d’autant que nombre d’outils disponibles ne proposent qu’un seul type de conversion, avec un nombre de codecs limités.

Heureusement, il existe une solution (gratuite) généralement efficace: il s’agit du programme SUPER©. Le nom est assez ridicule, mais peu importe! Comme l’interface est un peu déroutante, j’ai créé un petit tutoriel que vous pouvez télécharger au format pdf ou lire ci-dessous.

Le convertisseur universel SUPER©

Premiers pas

Télécharger le logiciel sur erighsoft http://www.erightsoft.com/S6Kg1.html#Down puis l’installer et le lancer.

À l’ouverture, SUPER se présente ainsi :

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Considérons qu’il est constitué de trois parties, l’une au sommet qui permet d’indiquer le type de conversion que l’on souhaite réaliser, une partie centrale qui autorise des réglages audio et vidéo, et une partie en bas qui permet de gérer les fichiers que l’on convertit.

Le format de sortie

Dans notre exemple, nous allons supposer que nous sommes en présence d’un fichier vidéo au format WMV (Windows Media Video) et que nous voulons le passer sur un DVD pour pouvoir le lire en classe sur un lecteur qui lit le format DivX (ils sont devenus très courants).

Intéressons-nous d’abord à la partie du haut, pour annoncer ce que nous souhaitons obtenir.

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Les étapes sont assez faciles à deviner : 1) à gauche on indique le format d’arrivée souhaité (nous prenons ici de l’AVI, format courant pour les vidéos compressées, et qui permettra la lecture sur tout lecteur DivX). 2) Puis il faut choisir le bon codec vidéo, qui va déterminer le type de compression utilisé pour l’image. Le célèbre codec DivX semble un bon choix. 3) Enfin, la même question se pose pour le codec qui compresse la bande-son, nous prenons ici mp3 qui est très connu lui aussi. Avant de passer à l’étape suivante, vérifiez que vous utilisez bien ffmpeg (qui doit être coché par défaut), et enfin à droite cochez la case Use DirectShow.

Réglages

Les parties centrales proposent de modifier certains réglages de la vidéo et du son.

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On voit dans l’encadré Video qu’on peut modifier l’aspect, la taille de l’image ainsi que la qualité du rendu. Les informations ci-dessus, données par défaut au lancement du programme, devraient assurer une qualité convenable, n’y touchons pas pour l’instant (nous y reviendrons si le résultat de la conversion n’est pas satisfaisant).

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De même, la partie Audio présente par défaut des caractéristiques qui nous permettent au moins de faire un essai, nous n’y touchons pas. L’encadré Output sert uniquement à résumer les informations essentielles que nous venons de sélectionner. Nous pouvons maintenant convertir notre fichier vidéo.

Choix du fichier

05Il y a deux possibilités pour sélectionner sur notre disque dur le fichier que l’on souhaite convertir. On voit dans la partie du bas un message nous disant Drop a valid multimedia file here, c’est ce que nous allons faire en faisant tout simplement glisser à la souris depuis le Bureau le fichier qui nous intéresse.

C’est une méthode très simple, mais encore faut-il avoir pensé à placer son fichier vidéo sur le Bureau ! Si ce n’est pas le cas, il reste à faire un clic droit n’importe où sur le programme, et sur le menu qui apparaît alors, sélectionner Add Multimedia File(s), puis aller le chercher sur le disque dur.

06Profitons d’ailleurs que nous avons, d’un clic droit, ouvert le menu : cela nous permet de voir une autre option qui nous sera très utile : Specify The Output Folder Destination. Cette commande permet d’indiquer où le programme doit placer le fichier converti une fois son travail terminé. Par défaut, il l’aurait rangé dans le répertoire Output de son propre répertoire d’installation (Program Files /erightsoft /Super /Output), mais c’est beaucoup plus simple pour vous si vous pouvez le ranger où vous voulez. Donc choisissez l’emplacement idéal, puis Save Changes.

Il ne reste qu’une chose à faire : appuyer sur le bouton Encode (Active Files) en bas à gauche.

Un petit écran pop-up apparaît, vous demandant quel codec vous choisissez, il est préférable de cocher la case DivX compte tenu de son universalité.

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Et la conversion se met en route, il n’y a plus qu’à patienter, sachant qu’il n’y a malheureusement pas de compteur pouvant vous indiquer combien de temps il reste avant la fin du processus.

Pour information toutefois, dans l’exemple que nous avons choisi pour ce tutoriel, le processus a pris en tout 55 secondes pour traiter une vidéo de 2min39, ce qui peut donner une idée pour d’autres tailles de fichiers.

Remarques pour finir

Signalons quelques points complémentaires :

  • si vous n’êtes pas satisfait de la qualité de son ou d’image après un premier essai, réessayez en proposant des codecs différents (par exemple AC3 au lieu de mp3 pour le son), ou encore en testant les résultats selon différents réglages audio et vidéo. Faites vos tests : tous les lecteurs de DVD n’acceptent pas tous les codecs. Mais les réglages indiqués ici devraient convenir à la majorité des cas.
  • On notera la possibilité de convertir des fichiers diffusés en streaming que le programme va récupérer sur le Net (clic droit, Add Media Streaming Link(s) ).
  • On peut créer une file d’attente (joblist) pour convertir plusieurs fichiers, et lancer la conversion globale à la fin. C’est utile dans la mesure où vous ne pourrez sans doute pas continuer à travailler sur votre ordinateur normalement en cours de conversion, car c’est une opération très gourmande en ressources.
  • Notre exemple : une petite vidéo trouvée sur le Net. On notera la perte de qualité malgré la nette augmentation de la taille du fichier. Il reste à faire la part des choses entre les déperditions de qualité acceptables, les tailles de fichiers et les temps d’encodage.
Au départ À l’arrivée
Format WMV AVI (DivX)
320×240 pixels idem
Durée 2:39 idem
Son à 151kbps 96kbps
Débit vidéo 111kbps 57kbps
Taille 2,82Mo 8,94Mo

[email protected]



Insertion de son sur une page Interwrite

26 11 2007

Il est particulièrement utile, en cours de langues, de pouvoir déclencher un son en interagissant avec une image. Cela permet par exemple d’obtenir une prononciation, ou de faire réagir un élève à partir d’une phrase entendue.

J’apprécie donc la fonction de mon TBI qui me permet de glisser un mini-lecteur de son sur la page sans que j’aie besoin de recourir à un programme externe.

Méthode 1

Le principe est simple: sur une page blanche on ouvre Outils/Fichier audio:

img01.jpg

…et en suivant le chemin du fichier son qu’on aura préalablement choisi (dans mon exemple «phrase1.mp3»), on verra apparaître le lecteur de son comme ceci:

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Méthode 2

La méthode 2 s’est imposée le jour où le lecteur de son n’a plus rien voulu savoir! Conflit de versions du logiciel peut-être, en tous cas j’en ai profité pour apprendre cette autre méthode, qui a en outre l’avantage de me permettre de choisir l’objet lanceur de son, qui n’est plus forcément le petit lecteur par défaut.

Toujours sur une page blanche, je crée un triangle vert, du style «touche PLAY».

img031.jpg

Mon triangle a la tête en l’air, je vais l’orienter vers la droite pour qu’il ressemble à ma «touche PLAY»; il faut donc le saisir par la poignée et le faire pivoter…

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Il faut maintenant associer un fichier son à cette image. On sélectionne le triangle et on trouve en bas l’icône représentant une petite chaîne et qui propose un lien.

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On nous propose différents types de liens, il faut sélectionner dans le menu déroulant le «Lien vers un Fichier Son».

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Voilà, tout est fait. Il n’y a plus qu’à double-cliquer sur la petite note de musique qui apparaît près du triangle vert… et le son est joué.

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Fichiers LRC

30 10 2007

J’ai évoqué les fichiers LRC dans mon dernier post, il faut sans doute que j’explique de quoi il s’agit: ce sont de petits fichiers texte, que l’on peut créer avec un simple Bloc-Notes par exemple, et qui afficheront le texte de votre choix au moment de vore choix sur l’écran du lecteur mp3 pendant l’écoute.

Au départ, les LRC ont dû être conçus pour afficher des paroles de chansons, un peu comme pour un karaoke. Mais je les utilise d’une autre façon: je peux désormais afficher des mots-clés, des aides, bref de petites interventions écrites que je glisse au fil de l’écoute. Par exemple je peux proposer la transcription d’un nom propre nouveau ou difficile à comprendre. Ou bien afficher tel ou tel mot répété plusieurs fois au fil d’une conversation, et qui constituerait un obstacle lexical infranchissable s’il n’était clairement compris. Je peux encore placer des traductions ponctuelles, ou au contraire des scripts complets, ou encore afficher la solution d’exercices d’écoute -solution qu’il ne faudra regarder qu’après l’écoute évidemment…

Bref, les seules limites semblent être celles de mon imagination…

Techniquement c’est très simple, il faut créer un fichier texte qui indiquera au lecteur quand démarrer l’affichage du texte, à la seconde près.

Pour cela on ouvre le Bloc-Notes ou un équivalent quelconque, et on saisit le minutage qu’on aura préalablement repéré sur notre fichier son grâce à un lecteur.

La saisie se fait en minutes et secondes sous le format [MM:ss], suivi du texte voulu. Si par exemple je souhaite afficher le mot-clé «hocus pocus» à 37 secondes du début du texte, je saisis [00:37]hocus pocus
Je poursuis avec un autre affichage à un autre moment, etc. Si je veux cesser l’affichage d’un mot, il suffit de demander un affichage sans rien écrire. Dans l’exemple ci-dessous, le premier terme sera affiché 10 secondes à partir de 37 secondes, puis même durée pour le deuxième, et enfin il n’y aura plus rien jusqu’à la fin du fichier son.

lrc.jpg

Reste à en faire un fichier LRC (pour l’instant ce n’est que du texte): choisisez Fichier/enregistrer sous... puis dans la ligne de nom tapez "exemple.lrc" (les guillemets sont importants, c’est pour forcer l’extension en LRC, sans quoi le Bloc-Notes continue à considérer que c’est du texte tout bête et lui redonnera l’extension .txt!).

Attention, il faut que le nom de votre LRC soit rigoureusement identique à celui de votre fichier son. Donc ici, mon exemple.lrc ne pourra s’afficher qu’avec le fichier exemple.mp3!

Il existe une possibilité supplémentaire, qui revient à appliquer des tags (indications de source, genre, auteur etc) visibles au début du fichier son jusqu’à un premier affichage des termes qu’on aura choisis. Cela consiste à taper à la place de l’indication de temps les signes ti pour titre, ar pour artiste et al pour album, directement suivis des tags appropriés au sein des crochets.

Je n’ai pas encore eu besoin de ce système, mais c’est à envisager, pour indiquer la source de tel ou tel son peut-être.

lrc2.jpg

Tous les lecteurs mp3 ne comprennent pas le LRC, mais cela semble tout de même être le cas de la plupart des lecteurs récents. En tous cas, mes lecteurs le comprennent et je compte bien en user!

Edit: comme signalé par Stéphane, Wikipedia offre un article assez complet sur les fichiers LRC, surtout dans sa version anglaise mais aussi en français.