Du Flash sur le TBI

15 02 2008

Ceux qui me connaissent un peu savent que je m’intéresse beaucoup à l’exploitation pédagogique de certaines animations Flash. Une partie de mon site « Prof.Danglais » leur est d’ailleurs consacrée.

Aujourd’hui, je découvre avec quelle facilité on peut importer ces animations sur le TBI, puisqu’une fonction permet de faire glisser sur le tableau un objet swf (au format SWF, c’est du Flash donc) comme si c’était un morceau de texte ou d’image, ce qui me permettra de l’agrandir, le diminuer, l’annoter, mettre en regard des images explicatives ou complémentaires, du vocabulaire, etc.

Auparavant je pouvais faire cela, mais il fallait alors créer toute une page Web qui contenait ce fichier Flash, et la page était statique. Maintenant je crée la page en direct, au fur et à mesure de mes besoins, et celle-ci bouge et évolue.

Exemple concret:

je veux travailler à partir d’une animation sur l’effet de serre. Je vais sur Prof.Danglais pour télécharger le fichier swf. (Désolé pour l’auto-promo, mais là au moins je sais où trouver ce que je cherche!…) J’installe provisoirement mon fichier swf sur le Bureau.

import flash

Puis, dans une page blache Interwrite sur le TBI, je vais intégrer cette animation à ma Galerie, comme je ferais avec une image.

La commande consiste à ouvrir la Galerie, puis par un clic droit sur la galerie de son choix, à solliciter un nouveau fichier, qu’on va aller chercher là où il se trouve (sur mon Bureau en l’occurence). Interwrite va le placer dans la galerie indiquée.

insertion dans galerie

J’en profite pour péciser que j’ai volontairement choisi l’interface Interwrite en anglais, pour éviter que le français intervienne sans cesse alors que j’essaie de mener mon cours en anglais… mais l’utilisateur peut librement choisir l’interface française.

Reprenons: mon fichier Flash swf est désormais dans ma galerie. Je n’ai plus qu’à l’appeler en le faisant glisser à la souris sur ma feuille blanche, et voilà mon animation utilisable, redimensionnable… je peux désormais l’annoter, ajouter des commentaires…

insertion swf sur la page



Troisième pack mp3

12 02 2008

Ce troisième pack, sur le thème du sport, est plus restreint que les précédents, ce qui est logique dans la mesure où la période d’utilisation est aussi plus courte (il faut avoir fini cette séquence d’ici les congés de février, soit d’ici le 16 février, aaargghh).

Approche similaire aux premiers packs: je mets les fichiers sons de l’unité correspondante du manuel, sauf la partie « stress/intonation » qui ne me plaît pas, j’ajoute 5 fichiers sons de ELLLO qui recoupent parfaitement le sujet (y compris celui que j’utiliserai en évaluation de l’oral à la fin de la séquence) , un dossier où je propose mon enregistrement d’un travail descriptif d’image que nous avons réalisé ensemble en tout début de séquence (enregistrement découpé en unités courtes pour de l’écoute-répétition), et enfin un dossier contenant des activités de compréhension autour d’une chanson « lemon tree« , sur laquelle je reviendrai plus tard sur ce blog.



iDesktop.tv

11 02 2008

L’explosion des sites de partage de vidéos en ligne (YouTube, Daily Motion…) est une aubaine extraordinaire pour les profs de langues qui y puisent quantité de ressources authentiques et peuvent aussi en profiter pour mettre facilement en ligne les productions de leurs élèves (cf ce récent message qui évoquait les travaux des élèves du « cyberProf » Gilles Gallois!).

En revanche, des problèmes techniques se posent dès lors qu’on veut utiliser ces vidéos en classe sur des supports DVD, ce qui restera très fréquent tant que les classes ne seront pas toutes équipées de vidéo-projecteurs. En effet, il faut savoir faire plusieurs choses parfois délicates:

  1. télécharger sur son disque dur la vidéo d’origine, qui est au format Flash FLV
  2. transformer (ou convertir) ce FLV en un format compatible avec les lecteurs de DVD, disons de l’AVI
  3. graver cette version convertie sur DVD

et c’est souvent l’étape de conversion qui est délicate, certains fichiers FLV sont obstinés et refusent de se laisser convertir, ou alors au détriment de la qualité du son ou de l’image… Il y a, bien sûr, des solutions techniques comme je l’ai évoqué dans ce message sur le convertisseur universel SUPER, mais l’idéal serait de pouvoir d’en dispenser!

Donc il est très intéressant de voir arriver un site comme iDesktop.tv, qui permet de télécharger sur son disque dur la vidéo de YouTube, directement dans le format voulu.

iDesktop1

La procédure est simple: on visionne une vidéo, et cela ouvre une miniature en bas à gauche. On peut accéder aux fonctions habituelles de YouTube et consorts, c’est-à-dire télécharger directement la vidéo au format FLV, obtenir son adresse, voter pour elle… mais ce qui nous intéresse, c’est la première icône à gauche (flèche bleue).

iDesktop2
En cliquant sur cette flèche, une deuxième miniature apparaît en bas de l’écran, qui signale que cette fois nous allons pouvoir choisir le format de téléchargement.

iDesktop3
En passant la souris sur cette miniature, elle s’agrandit et on voit que de nombreux formats sont proposés (AVI, WMV, MOV, MP4, 3GP, 3GP2…).

iDesktop4
En sélectionnant AVI par exemple, le site va d’abord réaliser une conversion du fichier, ce qui prendra plus ou moins longtemps selon la taille de la vidéo, puis le téléchargement sera proposé.

Voilà, c’est simple et efficace. Il n’y a pour l’instant sur iDesktop.tv que les vidéos de YouTube (et encore, pas toutes) mais les choses semblent décidément se simplifier pour nous, utilisateurs «exploitants» de ces vidéos!

Une info complémentaire pour finir: ma collègue Elisabeth de Marseille, co-listière sur l’excellente liste de diffusion eTeachNet, signale une vidéo-tutoriel en ligne portant sur ce même thème.



Cartes heuristiques

9 02 2008

heuristique
Les cartes heuristiques font référence à ces notes organisées sous forme de schémas (théoriquement) bien clairs et hiérarchisés. Plusieurs logiciels proposent ainsi diverses façons de structurer sa pensée de façon visuelle, immédiatement compréhensible et exploitable.

C’est quelque chose qui m’intéresse depuis un certain temps sans que je sache trop pourquoi (!), je veux dire par là que je ne sens pas un besoin urgent de changer de méthode d’organisation de mes idées -après tout, on s’habitue à tout…- mais finalement je pense que ces cartes peuvent apporter un réel plus en cours.

En effet, c’est souvent à ce niveau de l’organisation des items et des idées que nos élèves éprouvent des difficultés. Peut-être pourrais-je les aider en leur montrant comment utiliser ces outils qui, il faut le reconnaître, proposent des résultats visuels très propres.

Je vais en tout cas continuer à y réfléchir, et je recommande à ce sujet la lecture (sur cette même plateforme du Web Pédagogique) du blog de Marie, colllègue de français et latin qui exploite, semble-t-il avec bonheur, les ressources des cartes heuristiques en collège.



Quelques autres projets baladeurs mp3

5 02 2008

J’avais été trop pessimiste en écrivant il y a deux mois que les anglicistes publiaient fort peu de choses sur les expériences de balado-diffusion…

Mea culpa, il y a de plus en plus de choses disponibles sur la Toile, voici quelques exemples de retours d’expériences et d’exemples d’usages.

Voilà pour ces quelques pistes, on peut s’attendre à ce qu’il y en ait rapidement beaucoup d’autres avec le développement rapide d’expériences et de publications autour de celles-ci, comme à Rambouillet par exemple avec les Podclasses 78.

N’hésitez pas à citer en commentaire les pages utiles que j’ai pu oublier!



Enregistrer des sons sur Internet

1 02 2008

De nombreuses ressources sonores sont disponibles sur la Toile, dialogues, chansons, etc mais que l’on a parfois du mal à télécharger pour exploitation en classe, ou qui ne sont pas proposées dans un format qui vous convient.
Mais on peut toujours enregistrer un son dès lors qu’on peut l’entendre sur son ordinateur, à l’aide d’un logiciel qui va capter tout ce qui passe par la carte son de la machine.

Le principe consiste à coupler 2 programmes: un programme d’enregistrement (Audacity bien sûr) , et un navigateur (Firefox par exemple) pour la lecture.

On va d’abord choisir sur le site choisi l’extrait, le dialogue ou le morceau qui nous intéresse. Une fois que cela est fait, on se place en début de morceau, on met le lecteur en pause, puis on ouvre Audacity parallèlement.

Lançons l’enregistrement sous Audacity (c’est le gros bouton rouge, impossible de se tromper!). Au départ il ne se passe rien, ligne plate, c’est normal: il n’y a aucun son qui passe par la carte son.

Audacity

Mais laissons Audacity enregistrer, et retournons sur le site Internet pour remettre en lecture notre son préselectionné.

Cette fois, on voit qu’Audacity capte du son et qu’il l’enregistre bien. Il n’y a plus qu’à attendre la fin de la diffusion du morceau, arrêter l’enregistrement et éventuellement couper le petit moment de blanc qu’on aura sans doute au début.

Reste, éventuellement, à choisir (toujours sur Audacity) d’en faire un fichier mp3 , avec la commande Fichier / Exporter comme mp3.

Notez que dans ce cas, Audacity vous réclamera (la première fois) un fichier .dll que vous devrez télécharger sur Internet  et qui permettra la compression en mp3. Il s’agit du fichier lame_enc.dll. Si vous ne vous en sortez pas, vous pouvez aussi exporter le résultat de votre travail, non pas en mp3 mais en wav, ce qui n’exige pas d’installation particulière.
Et si vraiment vous n’y comprenez rien, allez voir les explications de mon excellent et méridional collègue Stéphane Busuttil sur Capdidacaudio!

Voilà, vous avez votre morceau en mp3. Cela ne veut pas forcément dire que vous en êtes légalement propriétaire (tout dépend des conditions d’utilisation de tel ou tel site, mais vous l’avez… 😉



Export et sauvegarde de leçon

14 01 2008

Un aspect intéressant du TBI est qu’il permet la sauvegarde d’un cours noté au tableau, contrairement à un tableau blanc classqiue qui bien entendu va s’effacer à la fin du cours.

Je commence à utiliser régulièrement cette fonction, sous deux aspects distincts.

Tout d’abord, il y a le cas d’un cours démarré mais pas terminé, et que je souhaite reprendre exactement au même point (exercice dont on a commencé la correction par exemple). Dans ce cas, je choisis la fonction d’enregistrement (Fichier/Enregistrer) et je sauvegarde ce cours sous le format GWB qui est le format natif d’Interwrite. Format propriétaire bien entendu (et malheureusement il semble que ce soit le cas de bien des fabriquants qui ne recherchent pas l’interopérabilité entre les différents matériels…), ce qui signifie que je pourrai à nouveau l’ouvrir mais uniquement avec ce même logiciel.

Le deuxième usage concerne les cours finis, pour lesquels il y a eu effectivement une prise de notes au tableau. Il peut toujours y avoir un absent dans la classe, et on sait qu’il est souvent compliqué de s’assurer par la suite que le cours a bien été rattrapé à son retour. Dans ce cas, je choisis une autre fonction qui me permet d’exporter au format PDF le ou les tableaux que nous avons remplis en cours. Ce format, même s’il est lui aussi propriétaire, a l’avantage d’être très répandu et sera lisible gratuitement sur l’immense majorité des ordinateurs.

Cela signifie que les élèves pourront soit lire le cours directement dans le lycée, et l’imprimer ou le recopier dans leurs cahiers, soit le télécharger sur une clé et le lire et recopier chez eux.

Comme les ordinateurs du Lycée sont montés en réseau IACA, voici un exemple de la manipulation que je fais.

Cours du 14 janvier: il y a 2 élèves absents, et 5 autres occupés à une tâche d’enregistrement dans une salle voisine. À la fin de mon cours (noté sur TBI), je dois donc d’abord exporter celui-ci sous le format PDF:

©

Le fichier PDF s’installe par défaut dans un sous-dossier « Export » du dossier « Interwrite Workspace« .

Puis je lance l’interface IACA d’échange de documents (voir image ci-dessous), je sélectionne mon fichier PDF à gauche, je coche à droite les élèves concernés, puis je clique en bas sur « Distribuer ».

©

Aussitôt, le cours est envoyé aux 7 élèves concernés dans leur dossier personnel. Dès qu’ils se connecteront sur le réseau, un message apparaîtra pour les en informer au cas où ils ne l’auraient pas su ou pas mémorisé.

C’est très pratique et simple, et je pense poursuivre davantage encore dans le sens de l’enregistrement des cours, ce qui permettra éventuellement de réduire pour les élèves le temps de prise de notes en cours (qui est parfois du temps perdu dans la mesure où ce serait parfois tout aussi utile de le faire ultérieurement, à la maison par exemple.)



Exemple séquence TBI

30 12 2007

Je propose ici un exemple de séquence de cours exploitant les ressources du TBI. Ce n’est évidemment pas un modèle du genre, juste un exemple de ce que je fais après environ un mois de pratique de cet outil.

Il s’agit d’une série de cours en BTS industriels 1ère année sur le thème des énergies renouvelables, et notamment sur l’énergie éolienne. C’est un sujet que je traite souvent en 1ère année, mais j’ai modifié mon approche à l’annonce d’un vaste programme éolien au Royaume-Uni, et j’ai donc choisi de coller à l’actualité. Je ne m’attarderai pas sur les détails de mes choix ou objectifs pédagogiques mais uniquement sur l’exploitation du TBI.

Première étape: on découvre le thème, on lance une première recherche lexicale. Pour appuyer ce brainstorming, une image peut être utile; j’en sélectionne une (que je trouve plutôt belle d’ailleurs!) sur le Net, que je diffuse à la classe après y avoir simplement ajouté le nom de l’auteur (Jason Courtney) avec Photofiltre. Au fur et à mesure des remarques, questions, apports des étudiants, le dessin est annoté et commenté grâce à l’outil Annotation. Je reprends ensuite les mots ou idées isolés pour une réorganisation commune qui nous permet de prendre des notes exploitables (cette fois c’est l’outil Saisie de Texte que j’emploie, avec le clavier). Cette image annotée est sauvegardée.

©Jason Courtney

Deuxième étape: rédaction et anticipation. On repart de l’idée de l’énergie ou de l’électricité qui a été proposée en première étape, pour commencer à rédiger quelques phrases au brouillon sur l’objectif de la production d’énergie éolienne, trouver des exemples connus… La mise en commun se fera sur le TBI, là encore en mode Saisie de Texte, avec sauvegarde de ce paragraphe créé en commun.

Troisième étape: on avance dans le lexique technique nécessaire. Je diffuse une animation Flash qui décrit à la fois le mode de fonctionnement d’une éolienne et les zones géographiques concernées en G-B. Une fiche de compréhension est distribuée aux élèves (voir des pistes de travail sur Prof.Danglais).
Au moment de la correction, le TBI me permet d’abord d’annoter l’image à la volée, au fil de mes commentaires ou de ceux des élèves. Mais j’apprécie particulièrement de pouvoir arrêter l’image sur le schéma de l’éolienne en coupe, pour pouvoir faire venir les élèves au tableau, et les laisser eux-mêmes légender les différentes parties.
Je peux aussi facilement placer au tableau la fiche de compréhension des élèves pour la compléter ensemble ( ou sa version déjà corrigée si le temps presse). C’est la même fonction qu’un rétroprojecteur, avec l’annotation en plus.

Quatrième étape: on arrive au sujet d’actualité. Je diffuse d’abord une petite vidéo trouvée sur le Net pour réactiver les thèmes et termes déjà vus (là encore, l’outil d’annotation me permet de souligner, flécher ou entourer à la volée tel objet ou telle partie pour pousser les élèves à s’exprimer dessus). Puis on travaille sur les termes propres à l’ article, sur son titre également pour anticiper le contenu. En l’occurence j’ai choisi de travailler sur l’article proposé par le site Breaking News English, et certains des exercices proposés se prêtent très bien à une correction commune avec le TBI, notamment les exercices de correspondance, que l’on corrige facilement avec l’outil Flèche et en employant différentes couleurs qui évitent de s’y perdre.

Cinquième étape: on a déjà de bonnes notions du sujet traité par l’article, ainsi que des termes employés. Je lance du TBI le fichier son associé à l’article le fichier son (tous les articles de Breaking News English sont enregistrés en mp3), avec quelques instructions de repérage pour les élèves. Mise en commun, correction, puis une nouvelle écoute avec cette fois le texte au format papier (sous forme lacunaire). Le texte des élèves est à nouveau diffusé au tableau pour qu’ils viennent eux-mêmes compléter ce qu’ils ont repéré.

Sixième étape (qui était prévue et annoncée aux élèves depuis le début) : il s’agit pour eux de redonner cette information sous forme d’un mini-journal télévisé, avec la traditionnelle incrustation d’images derrière l’élève-présentateur. On utilise bien sûr le TBI comme fond et support d’images ou de vidéos. L’info « brute » doit être suivie d’un court débat pour/contre arbitré par l’élève-présentateur.

Voilà, je suis allé très vite bien sûr, mais j’espère que cela donne une idée de ce qu’on peut effectivement faire dans une séquence de cours ordinaire.



ELLLO: English Language Listening Lab Online

20 12 2007

Logo ellloLe site ELLLO est une véritable mine d’or pour les enseignants d’anglais. (J’en profite pour faire tout de suite une parenthèse et demander aux autres profs de langues de se manifester dans les commentaires s’ils ont des équivalents dans leur domaine!)

Créé et maintenu par Todd Beuckens, lui-même professeur d’anglais au Japon à Kyushu, ce site offre une quantité impressionnante de fichiers sons en libre accès, et qui traitent de tous les aspects de la vie quotidienne des personnes qu’il interroge. C’est là l’essentiel des ressources du site: des interviews de personnes que Todd croise autour de lui, essentiellement des étudiants de passage en université au Japon, et qui vont lui parler aussi bien de leur ville d’origine que de leur couleur préférée ou des sports qu’ils détestent…

Le site est mis à jour chaque semaine, avec un nouvel intervenant issu de quelque part dans le monde… Il s’agit presque toujours d’anglophones natifs; parfois un Suédois ou une Française viennent prêter leur concours, mais leur anglais est de très bonne qualité.

Les interviews  sont ensuite découpées en morceaux d’une à deux minutes, puis présentées dans un lecteur en format Flash, avec de petites questions de compréhension. Mais on peut aussi accéder au son tout seul, au format mp3, ainsi qu’aux transcriptions des textes.

Le « mixer » est très intéressant, il consiste en un mélange de petits morceaux d’entretiens avec 6 personnes différentes, mais qui traitent du même sujet ou qui répondent aux mêmes questions.

Tout cela est archivé, et on peut facilement en retrouver la trace grâce à la fonction de recherche.

En dehors de ces interviews, ELLLO propose également une sorte de petite revue de presse sonore, axée sur des infos insolites et présentée par un petit personange animé. Il y a également une section musicale, avec des artistes indépendants qui proposent leur production et leurs textes. Un sommaire fait le point des différentes ressources.

En bref, énormément de choses disponibles, dans un anglais authentique et traitant de sujets quotidiens, qui sont tout à fait à même d’intéresser nos élèves.

Je n’ai que peu de reproches à formuler: disons tout de même que les transcriptions sont à revoir systématiquement, je pense que Todd doit employer un logiciel de reconnaissance vocale et il reste pas mal de petites erreurs dans les textes proposés. On peut aussi regretter que certains enregistrement soient un peu sourds, mais vue la quantité de ressources disponibles, c’est largement compensé.



Conversions avec SUPER©

11 12 2007

Une des difficultés techniques auxquelles sont confrontés les enseignants qui cherchent des ressources sur la Toile réside dans la multiplication des formats, pas toujours compatibles entre eux (c’est un euphémisme), et qu’on a souvent besoin de transformer pour pouvoir utiliser sur tel ou tel support.

Par exemple, je peux avoir besoin d’un format MP3, alors que le fichier son de départ est en WAV. Ou bien je veux un fichier vidéo AVI alors que je ne détiens qu’un fichier Flash en SWF ou en FLV.

Bref, c’est le bazar et la jungle, d’autant que nombre d’outils disponibles ne proposent qu’un seul type de conversion, avec un nombre de codecs limités.

Heureusement, il existe une solution (gratuite) généralement efficace: il s’agit du programme SUPER©. Le nom est assez ridicule, mais peu importe! Comme l’interface est un peu déroutante, j’ai créé un petit tutoriel que vous pouvez télécharger au format pdf ou lire ci-dessous.

Le convertisseur universel SUPER©

Premiers pas

Télécharger le logiciel sur erighsoft http://www.erightsoft.com/S6Kg1.html#Down puis l’installer et le lancer.

À l’ouverture, SUPER se présente ainsi :

01

Considérons qu’il est constitué de trois parties, l’une au sommet qui permet d’indiquer le type de conversion que l’on souhaite réaliser, une partie centrale qui autorise des réglages audio et vidéo, et une partie en bas qui permet de gérer les fichiers que l’on convertit.

Le format de sortie

Dans notre exemple, nous allons supposer que nous sommes en présence d’un fichier vidéo au format WMV (Windows Media Video) et que nous voulons le passer sur un DVD pour pouvoir le lire en classe sur un lecteur qui lit le format DivX (ils sont devenus très courants).

Intéressons-nous d’abord à la partie du haut, pour annoncer ce que nous souhaitons obtenir.

02

Les étapes sont assez faciles à deviner : 1) à gauche on indique le format d’arrivée souhaité (nous prenons ici de l’AVI, format courant pour les vidéos compressées, et qui permettra la lecture sur tout lecteur DivX). 2) Puis il faut choisir le bon codec vidéo, qui va déterminer le type de compression utilisé pour l’image. Le célèbre codec DivX semble un bon choix. 3) Enfin, la même question se pose pour le codec qui compresse la bande-son, nous prenons ici mp3 qui est très connu lui aussi. Avant de passer à l’étape suivante, vérifiez que vous utilisez bien ffmpeg (qui doit être coché par défaut), et enfin à droite cochez la case Use DirectShow.

Réglages

Les parties centrales proposent de modifier certains réglages de la vidéo et du son.

03

On voit dans l’encadré Video qu’on peut modifier l’aspect, la taille de l’image ainsi que la qualité du rendu. Les informations ci-dessus, données par défaut au lancement du programme, devraient assurer une qualité convenable, n’y touchons pas pour l’instant (nous y reviendrons si le résultat de la conversion n’est pas satisfaisant).

04

De même, la partie Audio présente par défaut des caractéristiques qui nous permettent au moins de faire un essai, nous n’y touchons pas. L’encadré Output sert uniquement à résumer les informations essentielles que nous venons de sélectionner. Nous pouvons maintenant convertir notre fichier vidéo.

Choix du fichier

05Il y a deux possibilités pour sélectionner sur notre disque dur le fichier que l’on souhaite convertir. On voit dans la partie du bas un message nous disant Drop a valid multimedia file here, c’est ce que nous allons faire en faisant tout simplement glisser à la souris depuis le Bureau le fichier qui nous intéresse.

C’est une méthode très simple, mais encore faut-il avoir pensé à placer son fichier vidéo sur le Bureau ! Si ce n’est pas le cas, il reste à faire un clic droit n’importe où sur le programme, et sur le menu qui apparaît alors, sélectionner Add Multimedia File(s), puis aller le chercher sur le disque dur.

06Profitons d’ailleurs que nous avons, d’un clic droit, ouvert le menu : cela nous permet de voir une autre option qui nous sera très utile : Specify The Output Folder Destination. Cette commande permet d’indiquer où le programme doit placer le fichier converti une fois son travail terminé. Par défaut, il l’aurait rangé dans le répertoire Output de son propre répertoire d’installation (Program Files /erightsoft /Super /Output), mais c’est beaucoup plus simple pour vous si vous pouvez le ranger où vous voulez. Donc choisissez l’emplacement idéal, puis Save Changes.

Il ne reste qu’une chose à faire : appuyer sur le bouton Encode (Active Files) en bas à gauche.

Un petit écran pop-up apparaît, vous demandant quel codec vous choisissez, il est préférable de cocher la case DivX compte tenu de son universalité.

07

Et la conversion se met en route, il n’y a plus qu’à patienter, sachant qu’il n’y a malheureusement pas de compteur pouvant vous indiquer combien de temps il reste avant la fin du processus.

Pour information toutefois, dans l’exemple que nous avons choisi pour ce tutoriel, le processus a pris en tout 55 secondes pour traiter une vidéo de 2min39, ce qui peut donner une idée pour d’autres tailles de fichiers.

Remarques pour finir

Signalons quelques points complémentaires :

  • si vous n’êtes pas satisfait de la qualité de son ou d’image après un premier essai, réessayez en proposant des codecs différents (par exemple AC3 au lieu de mp3 pour le son), ou encore en testant les résultats selon différents réglages audio et vidéo. Faites vos tests : tous les lecteurs de DVD n’acceptent pas tous les codecs. Mais les réglages indiqués ici devraient convenir à la majorité des cas.
  • On notera la possibilité de convertir des fichiers diffusés en streaming que le programme va récupérer sur le Net (clic droit, Add Media Streaming Link(s) ).
  • On peut créer une file d’attente (joblist) pour convertir plusieurs fichiers, et lancer la conversion globale à la fin. C’est utile dans la mesure où vous ne pourrez sans doute pas continuer à travailler sur votre ordinateur normalement en cours de conversion, car c’est une opération très gourmande en ressources.
  • Notre exemple : une petite vidéo trouvée sur le Net. On notera la perte de qualité malgré la nette augmentation de la taille du fichier. Il reste à faire la part des choses entre les déperditions de qualité acceptables, les tailles de fichiers et les temps d’encodage.
Au départ À l’arrivée
Format WMV AVI (DivX)
320×240 pixels idem
Durée 2:39 idem
Son à 151kbps 96kbps
Débit vidéo 111kbps 57kbps
Taille 2,82Mo 8,94Mo

[email protected]