origine de ce que l’on appelle actuellement une « partition »
Origine de ce que l’on appelle actuellement une « partition »
(Par Denis)
Suite à un passage du dernier sujet de Stéphanie, plus particulièrement « Do=C / Ré=D / … / Si=B« , j’ai décidé de vous expliquer d’où nous viennent ces lettres et pourquoi nous sommes passé de A,B,C,D,E,F,G à La,Si,Do,Ré,Mi,Fa,Sol. Je pense que certains ont déjà du se poser la question et pour ceux qui ne connaissent pas la réponse voilà l’explication.
Il semblerait que l’histoire de la musique remonterait à environ 8000ans, contrairement à l’histoire de l’écriture de la musique qui remonterait à 3000ans.
Au VIIème siècle avant notre ère, en Grèce, l’écriture musicale est représentée par les lettres de l’alphabet, une note correspond à une lettre, chaque lettre est surmontée d’un signe indiquant la durée de la note.
Le système d’écriture des Grecs, repris par les Romains et les théories de Pythagore, sur la notion de tonalité et d’intervalles musicaux, vont s’appliquer jusqu’au Moyen-Age.
Le début de l’ère chrétienne, qui interdira la pratique de la musique instrumentale mais développera le chant a capela, va aboutir à la recherche de nouvelles formes d’écriture musicale par les moines.
Au VIème siècle après notre ère, les lettres grecques sont remplacées par les 16 premières lettres de l’alphabet latin.
Au Xème siècle, le moine Odon de Cluny va réduire le nombre de lettres passant ainsi de 16 à 7, qui correspond à la gamme actuellement en vigueur dans les pays anglo-saxon: A B C D E F G. Cette gamme représente la gamme grecque qui commençait par le LA. Pour changer d’octave on modifiait la police des caractères ou on les doublait. Ainsi:
–>première octave= A B C D E F G
–>deuxième octave= a b c d e f g
–>troisième octave=aa bb cc dd ee ff gg
Ces lettres sont rehaussées de neumes (signe en grec) sous forme d’accent aigu, élévation de la voix, ou d’accent grave, abaissement de la voix.
Au XIème siècle, le moine Guy d’Arezzo remplace les lettres de la gamme par la première syllabe d’une strophe d’un hymne à Saint-Jean. Dans le chant grégorien, chaque vers commence sur une note plus haute que le vers précédent, c’est ainsi qu’est apparut la nouvelle appellation de la gamme, UT RE MI FA SOL LA.
Voici l’hymne à Saint-Jean :
Ut queant laxis,
Resonare fibris
Mira gestorum
Famuli tuorum
Solve pollutis
Labii reatum
Sancte Iohannes
La note SI n’apparaitra qu’au XVIIème siècle. Ce sera également au XVIIème siècle que la note DO fera son apparition, avec le chanteur italien Doni qui trouvait la syllabe UT trop difficile à chanter.
j’espère avoir répondu aux questions que certains pouvaient se poser.
Merci de votre attention ainsi que de votre lecture
Publié le 13 mai 2009 par denis2 dans Actualité
Tags :: culture musicale, musique ancienne, théorie















