Le Brésil fait peut-être partie des 10 premières puissances économiques mondiales mais, son système éducatif est très en retard. Les chiffres officiels disent que plus de 80% des enfants brésiliens sont scolarisés mais 83% des brésiliens sont analphabètes. Pourtant la réalité semble plus sombre avec, selon les associations, seulement 70 % d’enfants scolarisés. Les inégalités scolaires sont nombreuses dans ce pays. Il y a de plus en plus d’écoles privées mais seules les familles aisées peuvent la payer. Le taux de scolarisations des filles est beaucoup plus faible que celui des garçons. Enfin, l’état brésilien ne se donne pas les moyens de mettre en place une école publique performante car les parents ne sont obligés de scolariser leur(s) enfant(s) que depuis quelques années.

     Leur système éducatif est un peu différent du notre même si certaines similitudes existent :
•    L’école primaire est obligatoire, mais seulement les quatre premières années (entre le CP et le CM1)
•    Le collège existe
•    A 18 ans, on passe le « vestibular » qui est l’équivalent du baccalauréat

Pourtant, le quotidien d’un élève brésilien a de quoi nous surprendre :
•    Il n’y a que 4 heures de cours par jour
•    Les programmes sont plus légers qu’en France.
•    Les classes sont de 40 à 50 élèves (car il y a très peu d’écoles).

     En conclusion, même si le taux de scolarisation est moins faible qu’en Afrique ou en Asie, la situation du Brésil n’est pas très bonne. C’est pour cette raison que de nombreuses associations (brésiliennes ou non) s’investissent dans le pays pour essayer d’améliorer le quotidien des élèves. Dans la vidéo ci-dessous, un chercheur nous donne son point de vue sur le système scolaire brésilien ; pour elle la quantité est là, mais pas la qualité. Écoutons-là.

Il ne reste donc qu’à espérer que l’Etat prendra conscience de ce retard pour donner au pays un système éducatif plus digne de son statut de puissance naissante.

Héloïse HAREL

PS : Je me permets de compléter ton article par ce petit dossier très complet accessible en cliquant ici. Merci pour ce travail captivant.

Monsieur G.

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