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Le CDI en ligne

Non classé, Pour les élèves de 2de, Pour les élèves de 3ème, Pour les élèves de 6ème 1 commentaire »

Je vous propose aujourd’hui un lieune petite visite du portail web de notre CDI préféré. Vous y trouverez des liens vers de très bons sites (comme celui-ci par exemple), des informations utiles sur le fonctionnement de ce lieu à part et toutes les nouveautés du mois mises à votre disposition par nos excellents documentalistes. Pour ma part, petite préférence pour la page « presse en ligne » qui vous permet d’accéder à de très nombreux titres de la presse français gratuitement (Le Monde, l’Express, Rue89…) ainsi que pour celle intitulée « Info Collège« . Allez y faire un petit tour et dites-moi ce que vous en pensez !

Surfez bien !

Monsieur G.

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Comment fonctionne une ZIP ?

Pour les élèves de 2de, Pour les élèves de 6ème 0 commentaire »

Voici la petite animation promise tout à l’heure devant faciliter la compréhension du mode de fonctionnement d’une zone industrialo-portuaire. Je ne fais pas plus long pour l’instant, le temps me manque ! 😉

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=UH8vEtBkm6M[/youtube]

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Le débat de l’entre-deux tours

Non classé, Pour les élèves de 3ème 4 commentaires »

C’est LE duel de la semaine, que dis-je du mois ou même de l’année : cela dépend du journaliste, du responsable politique ou du citoyen qui s’exprime. Il est plus attendu que la suite du film à gros budget Avengers et on nous garantit qu’il sera au moins aussi violent et spectaculaire. Excessif ? Sans doute que oui, mais il est indéniable que le désormais traditionnel débat télévisé de l’entre-deux tours de la campagne présidentielle est attendu par les français. La preuve : en 2007 ils étaient plus de 20 millions devant leur écran pour assister à l’affrontement entre Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal. Mais pourquoi ? Est-il vraiment si important que cela ? Peut-il vraiment changer les choses ou alors n’est-ce qu’une tradition franco-française ?

Un objectif simple à comprendre

La France a l’une des plus anciennes et des plus intéressantes traditions en matière de débats présidentiels télévisés. Ils sont d’ailleurs devenus un rendez-vous rituel depuis le fameux face à face entre Valery Giscard d’Estaing et François Mitterrand en 1974. Pourtant, ces deux pionniers des débats présidentiels français n’ont fait que suivre les traces de John F. Kennedy et Richard Nixon qui avaient instauré la tradition du débat télévisé aux Etats-Unis  en 1960. Même si les ressemblances sont nombreuses entre les débats télévisés français et américain, il existe pourtant des différences majeures entre les deux pays comme vous pourrez, si vous le souhaitez, le lire dans ce très intéressant article d’un observateur américain qui compare les deux systèmes. Pourquoi les deux finalistes français de l’époque (et tous ceux qui ont suivi depuis) ont-ils voulu ce débat ? Il me semble que, hier comme aujourd’hui, les raisons sont multiples. Tout d’abord, c’est un excellent moyen de confronter directement ses idées à celles de son concurrent pour tenter de prouver aux électeurs l’inefficacité ou la « dangerosité » de ses propositions. De plus, le débat télévisé permet également de prouver sa compétence, sa maitrise des dossiers et sa bonne gestion de la pression. En effet, les prétendants à la plus haute fonction doivent se prêter à un débat soutenu avec leur adversaire durant plusieurs heures, devant des dizaines de millions de téléspectateurs et sans coupure, si ce ne sont les rares petites interventions des journalistes. Enfin, c’est l’occasion rêvée pour un affrontement direct, presque un corps à corps pour des hommes ou des femmes qui pendant des semaines se sont invectivées indirectement à coups de petites phrases et de chiffres et qui enfin, vont pouvoir se dire les choses les yeux dans les yeux !

Pourtant, il ne faut pas exagérer l’importance de ce débat. Les observateurs les plus aguerris se plaisent en effet à répéter qu’il est extrêmement rare que ce débat suffise à faire gagner l’élection. Par contre, il peut la faire perdre ! C’est ce qui s’est passé pour François Mitterrand en 1974. Au 1er tour, il avait terminé en tête des suffrages avec près de 43.5 % des voix, soit 11 points de plus que son rival, Valery Giscard d’Estaing à 32.6 %. Mitterrand était donc arrivé très confiant au débat qu’il avait finalement assez peu préparé dans la mesure où les sondages et les reports de voix prédisaient sa victoire, contrairement à un VGE qui était lui pleinement conscient du rôle que pouvait jouer la télévision. Et toute la différence s’est faite là. Face à un Mitterrand peu au fait du fonctionnement de la télévision, Giscard d’Estaing s’en est donné à cœur joie et n’en a fait qu’une bouchée. Tout cela est d’ailleurs très bien résumé par la formule suivante qui est aujourd’hui entrée dans l’histoire.

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=8-DqWBhgoE4[/youtube]

C’est finalement Giscard qui l’emportera avec seulement 400.000 voix d’avance sur Mitterrand, c’est-à-dire rien du tout, avec 50.8 % des suffrages contre 49.2 % ! C’est, jusqu’à aujourd’hui, le seul exemple d’un débat ayant directement influencer le résultat d’une élection. Tous les observateurs en conviennent, un débat ne peut pas suffire à lui seul pour retourner les résultats d’une élection, comme le confirme ici le responsable de l’institut de sondage IFOP. Il peut influencer les indécis mais à moins d’une véritable catastrophe ou d’un effondrement complet d’un candidat, ceux qui ont fait leur choix avant le débat n’en change pas. Ainsi en 2007, avant le débat, Nicolas Sarkozy était crédité par les sondages de 53 % des voix. Il l’emportera sur le même score quelques jours plus tard.

Petite histoire des débats présidentiels

Quoiqu’il en soit, les français aiment ces débats et ces affrontements virils au cours desquels chacun avance ses pions et cherche à piéger l’adversaire avec le bon mot ou la bonne formule prononcée au bon moment. Le téléspectateur attend d’ailleurs ce moment avec une impatience au moins aussi grande  que celle qui pouvait habiter les romains qui eux attendaient que le sang des gladiateurs viennent rougir le sable du Colisée. On est comme ça nous les français. La politique nous passionne au moins autant qu’elle nous dégoûte. Voici donc un concentré des grands débats télévisés de l’entre-deux tours qui sont aujourd’hui entrés dans l’histoire.

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=kvemNUozJLw[/youtube]

Et celui de 2012 ?

Il ne devrait pas déroger à la règle comme le confirme les premiers indices qui nous sont donnés. Les deux camps se sont déjà rencontrés pour discuter sur les modalités pratiques d’organisation : taille de la table, température du studio, choix du décor et des sièges, ordre des thématiques abordées… Mais pour le reste qu’en attendre ? Difficile de répondre sans prendre partie. Chacun essaiera de convaincre les français de sa supériorité et de sa légitimité à exercer la magistrature suprême, tout en mettant en avant les faiblesses de son adversaire. Pour autant Nicolas Sarkozy et François Hollande ne pourront pas opter pour la même tactique :

  • Nicolas Sarkozy, en retard dans les sondages et à la 2e place du 1er tour est dans la peau du challenger. Il n’a plus rien à perdre (si ce n’est l’élection) et va donc devoir passer à l’attaque. Tout l’enjeu sera pour lui de se montrer offensif sans être agressif ou excessif. De plus, il devra convaincre que si son bilan n’est pas aussi bon que ce qu’il avait espéré, c’est que la crise est passée et passe encore par là, ce que ses adversaires contestent.
  • François Hollande n’est pas dans la même situation. Il est en avance et aurait même selon certains observateurs déjà course gagnée. Lui a donc beaucoup à perdre et devrait se contenter de gérer son avance sans prendre trop de risques. Cependant, il devra également prouver que même s’il n’a jamais exercé de fonctions gouvernementales (ministres…) il est apte à diriger le pays et à prendre des décisions importantes.

Les deux hommes se connaissent depuis de très nombreuses années et se sont déjà affrontées à de nombreuses reprises sur des plateaux de télévision. De l’avis général ils sont tous les deux d’excellents débatteurs et ont grandi sous le feu des projecteurs.

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=wftAFklKFK0&feature=related[/youtube]

Ils connaissent la télé et ses règles, ses codes. Jamais sans doute les deux candidats qui vont se présenter sur nos écrans demain n’ont été d’aussi bons communicants. Le débat risque d’être haletant…à moins que, paralysés par l’enjeu, les deux hommes ne préfèrent se faire des politesses et ne prendre aucun risque à l’image du duel entre MM. Chirac et Jospin en 1995. L’avenir nous le dira !

Monsieur G.

Pour aller un peu plus loin :

– Rappel court et complet en ligne sur Wikipédia

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On s’or-ga-nise !

Pour les élèves de 3ème, Vers le Brevet - méthodologie et entraînement 0 commentaire »

Je sais que pour l’instant vous êtes plutôt dans le  « j’ai le temps », « c’est dans 2 mois », « carpe diem »… mais mon expérience me fait dire que dans les semaines qui viennent ça va plutôt être « mais il est où mon cours sur Staline ? », « encore tout ça à connaitre », « quoi, il y a 3 séquences dans le thème 2 ! ». Que de stress inutile alors qu’un peu d’organisation et d’anticipation pourrait vous permettre d’éviter toutes ces inquiétudes. Quelques règles de base qui pourront vous simplifier la vie :

  • Dés le début de l’année apprenez vos repères (vous avez du temps) et révisez-les régulièrement : ce sont des points gagnés simplement.
  • Révisez chaque DS comme s’il s’agissait d’un « mini brevet » et multipliez les exercices pour bien vous appropriez la méthode du paragraphe argumenté. On ne peut s’améliorer qu’en en faisant un maximum !
  • Profitez de chaque période de vacances pour faire le tri dans votre classeur / cahier. Vérifiez que nous n’avez perdu aucun cours, aucun poly, aucune évaluation.
  • Commencez à réviser dans l’optique « brevet » dés le mois d’Avril : préparation de fiches, relecture de tous les cours, relecture de toutes les évaluations et du corrigé qui va avec.
  • Posez le maximum de questions à votre enseignant au cours de l’année et pas seulement dans les 3 derniers jours précédant la fin des cours : il sera trop tard.

En agissant ainsi dans toutes les matières, vous éviterez le stress des dernières semaines et vous pourrez consacrer vos derniers jours avant l’examen en révisant l’intégralité des 3 épreuves au programme ! Mais si c’est possible, la preuve : des enseignants bien attentionnés vous ont préparé un petit planning de révision mêlant à la fois le français les mathématiques et l’histoire-géo. Il est disponible ici ! Ils sont gentils n’est-ce pas ?

Bon courage à chacune et chacun.

Monsieur G.

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Devenir Président de la République

Pour les élèves de 3ème 0 commentaire »

Il faudrait vivre sur une autre planète pour ne pas se rendre compte que, comme tous les 5 ans, notre pays est en pleine guerre…politique ! Et pour cause, il lui faut se choisir un président. En France, sous la Ve République, les pouvoirs du chef de l’État sont extrêmement importants et étendus (ce qui donnera lieu à un prochain article sur ce blog) contrairement à ce qui se passe dans des pays tels que l’Italie ou l’Allemagne. La campagne est donc dure  car chacun estime que seul son programme peut améliorer la situation du pays et de ses habitants.

Être candidat

Tout le monde ne peut pas être candidat à la présidence de la République, et pour éviter à n’importe quel original (ou presque) de se lancer dans la course à la présidentielle, des règles très strictes ont été mises en place. C’est la loi n°62-1292 du 6 novembre 1962 (et ses modifications successives) qui définit les conditions que doivent remplir les candidats au poste. A ce jour, si le poste vous intéresse, vous devez :

  • être électeur (donc avoir la nationalité française)
  • être âgé d’au moins 23 ans
  • ne pas être privé de ses droits civiques
  • ne pas être placé sous tutelle ou curatelle
  • avoir satisfait à son devoir relatif au service militaire
  • consentir librement à être candidat en l’attestant devant le Conseil constitutionnel
Mais cela n’est pas suffisant ! Le candidat doit recueillir la signature de 500 élus provenant d’au moins 30 départements ou collectivités d’outre-mer différents sans que plus d’un dixième d’entre eux puissent être les élus d’un même département ou collectivité d’outre-mer. D’accord, c’est vrai que c’est un peu compliqué mais cela est indispensable afin de s’assurer que le candidat potentiel ne représente pas seulement une petite partie du pays (un peu comme si chaque région avait son candidat, ce qui serait un beau foutoir…). De plus, le candidat doit également remettre au Conseil constitutionnel une déclaration de situation patrimoniale. Cette déclaration est renouvelée le mois précédant la fin du mandat présidentiel afin de constater tout éventuel enrichissement consécutif à la fonction présidentielle. Pour vérifier qu’il n’y a pas de « trafic financier » pendant la campagne, tout candidat doit se constituer un compte de campagne et le déposer dans les deux mois suivant l’élection afin que le Conseil constitutionnel et la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques en vérifient la régularité. Vous êtes toujours motivé ? Tant mieux. Dans ce cas là, nous pouvons entrer en campagne.

La campagne électorale

La campagne électorale est la période précédant une élection durant laquelle les candidats partent à la rencontre des français et cherchent à faire connaitre le plus clairement possible leur programme et leurs idées pour le pays. Pour y parvenir tous les moyens sont bons : meetings, émissions de télé ou de radio, affiches, tracts, autocollants, sites internet, pages Facebook, visites d’usines, d’hôpitaux, de marchés… Mais attention, tous les coups ne sont pas permis. Il y a des règles à respecter et un « arbitre » pour y veiller. D’après l’article 58 de la Constitution de la Ve République, « le Conseil Constitutionnel veille à la régularité de l’élection du Président de la République. Il examine les réclamations et proclame les résultats du scrutin ». C’est par exemple lui qui fixe les dates de la campagne officielle durant laquelle tous les candidats doivent avoir strictement et à la seconde près le même temps de parole dans les médias sous peine de sanctions très lourdes. Prenons l’exemple de la campagne à la télévision. Tous les candidats ont le droit à 43 minutes de promotion télévisuelle réparties en en dix clips de 1 minute 30 et huit de 3 minutes 30. Ces clips sont diffusées pendant les deux semaines de la campagne officielle. C’est France Télévision, en tant que chaîne publique, qui assure leur réalisation et leur diffusion. Mais attention, tous les candidats doivent respecter les mêmes règles :

  • Pas de drapeaux français ou européens
  • l’appel aux dons est formellement exclu
  • Pas de numéro de téléphone à l’image non plus, ce n’est pas une publicité mais une présentation de programme
  • interdiction de dénigrer l’adversaire, même si l’envie ne manque pas…
  • pas de Marseillaise, ni d’hymne européen

Ces contraintes n’empêchent toutefois pas l’imagination de travailler et l’originalité parvient parfois à se faire une place au milieu de tous ces interdits.

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=ODh0C2LkMQg[/youtube]

L’élection

Voilà, le grand jour est arrivé. Rien n’a été laissé au hasard pas même la date. En effet, si cette année les élections tombent en plein milieu des vacances scolaires, c’est tout simplement parce que dans ce domaine là le gouvernement ne peut pas faire ce qu’il veut. Avant, les élections présidentielles avaient lieu au mois de décembre car le 1er mandat de Charles de Gaulle (1958) avait commencé à cette date. Mais la démission de De Gaulle le 27 avril 1969 a avancé la troisième présidentielle de décembre 1972 à juin 1969 car il faillait remplacer le président partant sous vingt à trente-cinq jours. En 1974, le décès du président Pompidou a encore avancé d’un mois le calendrier électoral. Il est depuis inchangé.

Depuis la réforme de 1962, le président de la République est élu au suffrage universel direct, c’est-à-dire par tous les citoyens français majeurs. Pour être élu, il doit obtenir la majorité absolue des suffrages exprimés (soit 50 % plus une voix). Si cette majorité n’est obtenue par aucun candidat à l’issue du premier tour (ce qui a été le cas dans toutes les élections présidentielles), il y a ballottage et il est procédé à un second tour. Dans ce cas, seuls les deux candidats ayant obtenu le plus de voix au premier tour restent en lice. Une fois élu, le candidat devient chef de l’état pour 5 années complètes (avant 2000, il était élu pour 7 ans : on parlait de septennat). Mais depuis 2008 la loi limite l’exercice de la fonction présidentielle « à deux mandats consécutifs » . Une chose en tout cas n’a pas changé : l’attente des résultats à 20 heures précises dans un suspens toujours mieux mis en scène par les journalistes.

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=rJHUZNlO9ao&feature=results_main&playnext=1&list=PL9FB46593895E2635[/youtube]

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=X5WCU_guf2I[/youtube]

L’entrée en fonction

Pourtant, même si le nouveau président est élu par les français le 6 mai, il lui faudra attendre 15 jours pour réellement entrer en fonction ! Pourquoi ? Car il ne peut entrer en fonction que le jour même de la fin du mandat du président sortant. De plus, le conseil constitutionnel profite de cette période de deux semaines pour vérifier qu’il n’y a eu aucune fraude et qu’il n’y a pas de réclamations de la part du perdant. Le candidat choisi par les citoyens devient donc dans les faits réellement président après la cérémonie solennelle d’investiture. Comment se passe ce moment ? Pratiquement toujours de la même manière jusqu’à aujourd’hui. Tout d’abord, le Président élu entre au Palais par la cour d’honneur et a un entretien avec son prédécesseur. Cet entretien est strictement confidentiel et c’est la raison pour laquelle on ne sait pas vraiment ce qui s’y dit. Il semblerait que l’on y parle des affaires urgentes en cours (otages français dans le monde, politique étrangère…) et que l’on transmettre le code nucléaire. Après cela, le nouvel élu raccompagne son prédécesseur jusqu’à la sortie.

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=IitjleT0mK8&feature=related[/youtube]

Après cela, la cérémonie se poursuit dans la salle des fêtes du palais de l’Elysée. elle se déroule de la manière suivante :

  • Interprétation par l’Orchestre de chambre de la Garde républicaine d’une marche solennelle lors de l’entrée du Président élu, qui est accompagné du Premier ministre, du Président du Sénat et du Président de l’Assemblée Nationale.
  • Lecture par le Président du Conseil Constitutionnel des résultats officiels et définitifs de l’élection présidentielle
  • Signature par le Président élu du procès-verbal d’investiture
  • La présentation au nouveau Président de la République par le grand chancelier de la Légion d’Honneur du collier de grand maître de l’Ordre.
  • Discours du nouveau Président de la République
  • La présentation des personnalités invitées (corps constitués, doyen du corps diplomatique, invités personnels…)

A l’issue de cette cérémonie, le Président de la République se rend sur la terrasse du parc en compagnie du Premier ministre et des Présidents des deux assemblées. Les honneurs militaires lui sont rendus par la Garde républicaine. Après avoir écouté l’hymne national devant le drapeau, le Président passe les troupes en revue : il devient alors officiellement chef des armées. Une salve de 21 coups de canons est tirée, soit après la lecture de la proclamation, soit pendant les honneurs militaires. Il ne lui reste plus désormais qu’à se mettre au travail au service de la France et des français.

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=KLFVLELLlto[/youtube]

Voilà, j’espère avoir été clair avec un sujet qui ne l’est pas forcément. Pour vous remercier de votre patience, voici un petit jeu qui est d’actualité me semble-t-il. A bientôt.

Monsieur G.

Sources :

– l’article de M. Sentier sur son blog  » Les échos d’une heure »

– une biographie de tous les anciens présidents sur le site de l’Élysée

la page web du conseil constitutionnel consacrée à l’élection de 2012

– la passionnante FAQ du site Slate.fr

– Les différents dossiers de l’Express sur la campagne de 2012 (‘hésitez pas à fouiller un peu…)

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La Résistance perd l’un des siens

Pour les élèves de 3ème 2 commentaires »

Aujourd’hui, mercredi 11 avril 2012, Raymond Aubrac est mort à l’âge de 97 ans. Cet homme est l’une des grandes figures de la Résistance française et pourtant il reste parfois largement méconnu. Essayons d’y remédier. Raymond Samuel, est né le 31 juillet 1914, à Vesoul (Haute-Saône), dans une famille de commerçants aisés. Ce n’est qu’à la Libération, en 1944, qu’il prend officiellement le nom d’Aubrac, l’un de ses pseudonymes dans la clandestinité. Après ses études au lycée de Dijon,  il devient ingénieur civil en 1937 et obtient sa licence en droit. La même année une bourse d’études lui permet de passer une année au Massachusetts Institut of Technology (MIT) et à l’université de Harvard, aux États-Unis. Une grande carrière professionnelle lui est alors promise. L’entrée en guerre de la France au mois de septembre 1939 en décide autrement. Officier du génie, il est envoyé sur la ligne Maginot dés 1939. C’est là, à Strasbourg, qu’il rencontre Lucie Bernard qu’il épouse au mois de décembre de la même année. Capturé le 21 juin 1940, il réussit à s’évader de manière spectaculaire grâce à l’aide de son épouse. Tous les deux fuient en zone libre et partent s’installer à Lyon. C’est à partir de cette date que le jeune couple entre en Résistance.

Le résistant

Tout en étant ingénieur dans une entreprise de travaux publics, il co-fonde le mouvement « Libération-Sud », publie et diffuse des journaux clandestins et organise un secteur paramilitaire qu’il va diriger. Ce réseau de résistance devient rapidement l’un des plus influents de toute la zone sud et c’est tout naturellement que Jean Moulin se rapproche de celui-ci lors de ses tentatives d’unification des différents réseaux de résistance français. Arrêté par la police de Vichy le 15 mars 1943, il est encore une fois libéré quelques semaines plus tard grâce à son épouse Lucie. A partir de là, son action se fait plus virulente : opérations militaires de libération de prisonniers, transport d’armes, espionnage… Pourtant, lui-même ne se décrit pas comme un surhomme et avoue bien volontiers que « la peur lui déchire le ventre » à chaque fois qu’il se livre à l’une de ces opérations, comme il le raconte dans l’anecdote évoquée ci-dessous.

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=sOokbUhdaaQ[/youtube]

Le 20 juin 1943, près du théâtre Guignol à Lyon, Raymond Aubrac s’entretient avec Jean Moulin. Il le convoque à la réunion du lendemain qui doit avoir lieu dans le plus grand secret à Caluire, et lui propose de devenir inspecteur de l’Armée Secrète pour la zone Nord. Le 21 juin, coup de tonnerre ! Moulin, Aubrac et les grands chefs de la Résistance réunis chez le docteur Dugoujon  sont arrêtés par la Gestapo. Lucie ne peut se résoudre à cela. Elle lance une spectaculaire opération de libération qu’elle nous raconte ci-dessous (cliquez sur l’image) et qui fera l’objet d’un film réalisé en 1997 : Lucie Aubrac.

Suite à cette opération, recherchés dans tout le pays, ils n’ont d’autres solutions que la fuite. Ils parviennent finalement à quitter le pays en 1944 et à s’envoler vers Londres. L’engagement du couple ne s’arrêtera pas là. Tous les deux participeront activement à la libération et à la reconstruction du pays en occupant de hautes responsabilités. Lui s’engagera même pour un temps au service de l’ONU.

La polémique

Une vie exemplaire donc ? Pas pour tout le monde. Suite à la capture au début des années 1980 de Klaus Barbie, chef de la Gestapo lyonnaise au moment de l’arrestation de Aubrac, Gérad Chauvy publie un livre intitulé « Aubrac, Lyon 1943 ». dans celui-ci il explique que certaines zones d’ombre demeurent sur les conditions de son arrestation. Il s’appuie notamment sur un document de Klaus Barbie qui stipule qu’Aubrac était un agent double. Il explique ainsi que si celui-ci est resté vivant après son arrestation, c’est parce qu’il avait été « retourné » par la Gestapo.  « Pour moi, il n’y a qu’un seul et unique mystère dans ce qui m’est arrivé : pourquoi m’ont-ils gardé à Lyon ? Cela, je n’en sais rien. », a répondu Raymond Aubrac dans un entretien au monde.fr. La polémique existe et c’est pour cela que je l’évoque ici. Mais il n’en reste pas moins qu’enocre aujourd’hui le débat n’est pas tranché et que, même si des zones d’ombre persistent, personne ne peut sérieusement faire des époux Aubrac des collaborateurs !

Un héros

Raymond et Lucie Aubrac, hier comme aujourd’hui, sont considérés comme le visage de la Résistance française. Ainsi, lors des funérailles de Lucie, c’est toute la nation qui par l’intermédiaire du président de la République s’est incliné devant son cercueil. Pourtant, eux sont toujours restés modestes et n’ont commencé à évoquer leur passé de résistants que lorsque la polémique a éclaté en 1983 suite aux déclarations de Klaus Barbie. Ce n’est qu’à partir de cette date qu’ils ont commencé à donner leur version des faits et à témoigner dans les écoles, les collèges et les lycées. Partout leur message était le même : face aux injustices et aux inégalités résistez ! Pas par les armes ou la violence, mais avec sa tête et avec son cœur. Les vidéos dans lesquelles on peut les voir témoigner sont nombreuses sur le net et nous n’aurez aucun mal à les trouver, tout comme les établissements scolaires portant leur nom ne cesseront de se multiplier dans les années qui viennent. Je veux en tout cas aujourd’hui à travers le visage de Raymond Aubrac, saluer la mémoire de ces hommes et de ces femmes courageux qui ont donné leur vie pour défendre des idées qu’ils croyaient justes et un pays qu’ils aimaient. Merci à eux. Pour terminer cet article, je met à votre disposition ce qui est sans doute l’un des tous derniers messages laissés par Raymond Aubrac. Une sorte de testament qui n’a à mes yeux pas d’autres buts que de vous montrer que c’est souvent derrière les hommes les plus humbles et les plus modestes que se cachent en réalité les vrais héros.

Monsieur G.

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=LanhL1aOMsE[/youtube]

Sources :

Mémorial Jean Moulin

Wikipédia (je vous conseille notamment la notice intitulé « la polémique autour de Caluire »)

The Huffington Post

– Un reportage de BFM TV qui retrace les grandes lignes de la vie de Raymond Aubrac

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Etre chrétien au Moyen âge

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   Voici donc une proposition de correction au sujet travaillé au classe. Comme vous le savez maintenant, il ne peut y avoir de correction type pour un devoir de ce genre, mais uniquement des propositions. En voici donc une et libre à vous ensuite de la retravailler, de la critiquer, de l’améliorer… Elle se trouve liée à l’image ci-dessous.

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La surpopulation mondiale, un faux problème ?

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C’est en tout cas la thèse défendue par ce journaliste reconnu qui est l’un des présentateurs de l’excellente émission « Le dessous des cartes ». La vidéo ci-dessous est une très bonne synthèse de nos cours sur l’eau, la faim dans le monde et le développement durable. Vous y retrouverez des arguments que nous avons utilisés ensemble ainsi que des éléments d’analyse tout autre. Un point de vue à discuter ou à méditer…

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=ANq28BBza_8[/youtube]

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Les Trente Glorieuses et leurs conséquences sociales et culturelles

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     En complément du cours, voici un petit schéma mettant en relation les différents éléments étudiés en classe. C’est un moyen idéal soit pour vérifier que tout est compris, soit justement pour vous aider à comprendre ce qui jusque là n’était pas clair. S’il ne vous parait pas assez lisible, cliquez ici. Dans les jours qui viennent je compléterai cet article avec quelques vidéos sur la publicité à l’époque… Je reste à voter disposition pour de plus amples précisions. Bon courage !

Monsieur G.

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Le chevalier, un héros ?

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N’ayant pas encore pris le temps de rédiger cet article, je me contente pour le moment de mettre à votre disposition la vidéo vue en cours. Cette fois, il ne devrait pas y avoir de décalage entre le son et l’image.

Bonne journée

Monsieur G.

Partie 1 :

[dailymotion]http://www.dailymotion.com/video/x5uhid_sacre-moyen-age-le-chevalier-1-sur_fun[/dailymotion]

Partie 2 :

[dailymotion]http://www.dailymotion.com/video/x5ugqf_sacre-moyen-age-le-chevalier-2-sur_fun#rel-page-1[/dailymotion]

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