J’ai lu le gros pavé sur la Grammaire du français téléchargeable sur Eduscol, enfin, surtout la première partie qui est destinée aux primaires.

Je n’y ai pas appris grand chose, mais je retiens toutefois quelques « nouveautés » ou simplement quelques points à retenir et à fixer dans ma mémoire :

le « r » du futur fait bien partie des terminaisons du futur. C’est d’ailleurs à cela qu’on le reconnaît, généralement. Chaque verbe a un radical puis une désinence/terminaison, marque de temps et de personne. Ainsi, cela correspond à mon affichage de conjugaison.

Ce qui m’ennuie, c’est que pour des verbes comme jouer, il faut marquer le « e » absolument. Je ne l’ai pas fait dans mon affichage car ça ne concerne pas tous les verbes. Presque, cela me semblait plus facile d’expliquer la formation du futur à partir de l’infinitif, ce qui justifiait qu’on trouvait le « e » de jouer au futur, même si on ne l’entend pas, comme dans je jouerai … Comment je vais faire passer cela ?

-il peut y avoir plusieurs radicaux pour un même verbe, et ça, c’est la nouveauté pour moi :

J’ai l’impression que ça va me compliquer les choses car les radicaux vont varier suivant le temps étudié, ce qui ne me facilite pas tellement la tâche pour ma conjugaison horizontale.

pour les analyses de phrases concernant la fonction, tout tourne autour de ces 3 groupes de base : le GS, le GV et le GC (groupe circonstanciel). Le GC peut être supprimé, c’est vraiment sa caractéristique. « Je vais à Paris », n’en est donc pas un. Les profs de l’Université, que je reçois en classe lorsque j’ai des stagiaires, disent que c’est un GC essentiel. Dans le guide, on dit que c’est un COI, car il est lié au sens du verbe qui ne peut exister sans lui.

Ensuite, on analyse à l’intérieur de ces 3 groupes : dans le GS on cherche l’adjectif épithète ou le CDN, dans le GV on cherche les COD et COI ou l’attribut dans le GC on cherche aussi l’épithète ou le CDN. Cela me rassure, c’est déjà dans cet ordre-là que nous procédons en classe.

« donc » n’est plus considéré comme une conjonction de coordination, mais comme un adverbe. Exit le traditionnel « Mais, ou, et, donc, or, ni, car », il devient « Mais, ou, et, or, ni, car ».

les types et formes de phrases : avant, on disait toujours qu’une phrase est un type et une forme. Terminé. Chaque phrase est un type et la forme est facultative. Ainsi, les formes sont : phrases négatives, exclamatives ou passives. Les types sont : phrases déclaratives, interrogatives, impératives.

-on ne parle plus de verbes d’état mais de verbes attributifs. Ce sont les mêmes.

-on ne parle plus d’adjectif qualificatif mais d’adjectif (ça, je le faisais déjà ^^)

le conditionnel n’est plus considéré comme un mode mais comme un temps de l’indicatif. Ils expliquent pourquoi dans le guide, je ne détaille pas.

-les marques finales de féminin et de pluriel ne sont pas considérées comme des suffixes mais comme des morphèmes.

 

Sylvie Hanot, PEMF et CPC