Archive de septembre, 2006

Les dunes qui chantent… Jeudi, 28 septembre 2006

photographie FC

Stéphane Douady, chercheur au CNRS étudie entre autre le chant des dunes au LPS (Laboratoire de Physique statistique) de l’Ecole Normale Supérieure…. il était ce jeudi 28 septembre l’invité à Radio France à l’émission « la tête au carré » je vais en quelques lignes vous parler de cette « Utopie poético scientifique » comme dit Laurence Garcia la journaliste qui l’interview, et tenter de vous inciter à écouter ce chant des dunes…

Ce phénomène n’est pas nouveau puisque déjà comparé par Marco polo au bruit des tambours et des chocs des armes, c’est un phénomène rare produit par seulement une centaines de dunes chantantes à la surface du globe, on retrouve ces dunes en chine, en Amérique, au Sahara, au chili. C’est pour « la première fois au Maroc  » que Stéphane Douady a travaillé sur ce chant des dunes il compare ce chant à un « grondement, une avalanche de sable… » et rajoute pour être plus précis, « C’est une dune qui chante… une note constante un bouoooooooooo  » « c’est envoûtant… c’est un son de 110 décibel… une note fascinante mais assourdissante » en effet le seuil de tolérance pour l’oreille humaine est 120 décibel.  » C’est toujours la même note pour un sable donné, mais en poussant le sable avec les mains on peut enregistrer plusieurs notes » et voilà notre scientifique qui devient poète et musicien… « les grains de sable deviennent des instruments de musique, on dirait des miaulements de chat, ressemblants à des « gémissements et des plaintes » » je rajouterai des roucoulements de tourterelles, la dune semble parler lorsque avec les mains Stéphane Douady pousse le sable pour faire différentes notes…

Explications :

Marco polo, de retour du désert chinois par la route de la soie entendait dans ces sons des esprits… Mais Stéphane Douady lui y voit une tout autre explication. Malgré ce que l’on pouvait initialement penser, ce n’est pas la dune ni le vent qui produisent ces sons, « c’est un son qui est très très grave …c’est le sable qui est musical… les dunes se forment car le sable est entraîné par le vent puis est déposé en haut et retombe en faisant une avalanche qui produit ce son… mais tous les sables ne chantent pas… c’est assez mystérieux… il faut que les grains soient arrondis, soient bien triés… il semble qu’il faut qu’ils soient vernis, aussi recouverts d’un vernis …recouverts d’une sorte de petite glaçure, la glaçure du désert et qui justement permet que les grains se frottent les uns contre les autres d’une façon particulière et du coup au lieu de rouler tous dans le désordre quand ils descendent ce qui fait que ça ne fait aucun bruit, ils se mettent à rouler tous en même temps à peu près comme une troupe qui marche au pas… une troupe de grains de sable qui décident de marcher au pas et c’est ça qui fait ce boooooooooooo « 
Et voilà que du sable bien chaud « sorti du four » de Stéphane Douady est sur le plateau radio, et voilà que Stéphane Douady fait chanter le sable…
un moment assez magique je dois dire, à écouter et réécouter…

Un grand merci à Hugo BILLARD pour ce moment rare…
++

Le chant des dunes, 773 ko, demande en cours à Radio France pour l’autorisation de diffusion.

Magique pour écouter en haut à droite…

Avec l’autorisation de Stéphane Douady qui veut faire un disque…
à suivre

Réchauffement climatique-2, la température terrestre au plus haut depuis 12 000 ans Mardi, 26 septembre 2006

Mes billets se suivent et se ressemblent, vous allez me trouver alarmiste, mais je suis simplement préoccupé par le devenir de la Terre que m’a laissé mes grands parents, que vais-je laisser à mes petits enfants ?…

Les principaux climatologues de la NASA ont rendu une enquête ce mardi pour le moins préoccupante et inquiétante, la température terrestre a grimpé au plus haut niveau depuis prés de 12 000 ans, et ce durant les trente dernières années. Ce réchauffement climatique affecte désormais la faune et la flore conclue cette étude. La rapide montée de température du globe durant ces trente dernières années est de l’ordre de 0,2 °C par décennie. James Hansen de l’institut Goddard de la NASA indique que nous sommes ainsi à 1°C près de la température jamais enregistrée depuis un million d’années. « Cette montée du thermomètre fait que la Terre connaît la température la plus chaude de la période interglaciaire actuelle qui a débuté il y a environ 12 000 ans« , ce qui correspond au début de l’holocène, note-t-il.
« Les indices laissent penser que nous approchons de niveaux de pollution humaine dangereux » alors que les gaz à effet de serre comme le dioxyde de carbone (C0²), sont depuis les dernières décennies la principale cause du changement climatique, met en garde ce climatologue. Et de poursuivre : »Si le réchauffement atteint au total deux ou trois degrés Celsius, nous verrons probablement des changements qui feront de la Terre une planète différente de celle que nous connaissons. (…) La dernière fois que la planète était aussi chaude au milieu du Pliocène, il y a environ trois millions d’années, le niveau des océans était environ 25 mètres au-dessus de celui d’aujourd’hui, selon les estimations. » Pour mémoire, le Pliocène est la seconde époque du Néogène et la cinquième de l’ère Cénozoïque. Elle s’étend de 5,332 à 1,806 millions d’années, est suivie par le Pléistocène et précédée par le Miocène. Elle a été nommée ainsi par Charles Lyell et signifie approximativement continuation du récent en référence aux mammifères déjà essentiellement modernes. C’est en fait la période qu’ont connue Lucy et Selam

Les auteurs de cette étude rappellent, qu’un rapport publié en 2003 dans la revue scientifique britannique Nature, indiquait déjà , que 1700 variétés de plantes et d’espèces d’animaux et d’insectes avaient migré vers le pôle Nord à un rythme moyen de 6 Km par décennie au cours de la moitié du XXéme siècle.

La photo qui accompagne l’article (cf au début du billet), montre que le réchauffement est plus prononcé en allant vers l’Arctique où la fonte des glaces et des neiges met ? nu le sol et les roches plus sombres qui absorbent de ce fait davantage de chaleur du soleil. Ce phénomène n’est pas sans rappeler celui abordé dans nos montagnes sur le réchauffement climatique. En effet, ce dernier entraîne le dégel des sols qui étaient initialement gelés. Ce dégel provoque des glissements de terrain, et rend les sols instables. Pour ce qui est du réchauffement des océans, ce dernier est moins net car ces derniers sont tempérés par des échanges thermiques avec les eaux froides en profondeur.

En deux jours, deux exemples fort inquiétants, sauver la planète tout un programme, surtout une obligation…
A suivre…

Le document
L’article
Dr. James E. Hansen

Réchauffement climatique et manque d’eau douce… Mardi, 26 septembre 2006

L'eau sur la palnète, photographie fc
Le réchauffement climatique n’est pas malheureusement, une vue de l’esprit de quelques scientifiques associés à des citoyens, inquiets du développement de notre Terre et de son devenir. En effet lors d’une rencontre qui s’est déroulée à Megève du 20 au 22 septembre 2006, les gestionnaires de l’eau et des experts du milieu montagnard ont tiré la sonnette d’alarme sur la nécessité de gérer correctement la ressource en eau douce de la planète. Leurs observations s’appuient sur le recul des glaciers et la diminution de l’enneigement, dans une zone fortement sensible au réchauffement climatique : nos montagnes. Pour mémoire, si l’eau est très présente sur terre, 97 % de la ressource est de l’eau salée et 2 % est bloquée sous forme de glace. Il ne reste environ que 1 % d’eau douce sous forme liquide.

En effet, dans les Alpes les conséquences de ce réchauffement climatique sont directement visibles et déjà quantifiées. Les mesures effectuées par le centre d’étude de la neige de Grenoble montre que la couche d’enneigement a diminué en moyenne de 1,5 cm par an depuis quarante-cinq ans. Ainsi à 1500 mètres d’altitude, le nombre de jour où la neige est présente au sol a diminué d’une demi-journée par an. Dans le même esprit, si le réchauffement climatique se poursuit de l’ordre de 1,8 ° C jusqu’en 2050, la période d’enneigement raccourcirait de un à deux mois !!! A 3000 mètres d’altitude, la période d’enneigement serait inférieure à un mois, toujours dans cette hypothèse, la moitié des glaciers français, auront disparu dans un siècle…
Les stations de sport d’hiver des Alpes ont déjà découvert ce manque de neige, et trouver la parade. Elles se sont équipées de canons à neige pour s’assurer d’un enneigement satisfaisant afin d’attirer une clientèle plus occupée par son plaisir que du devenir de notre environnement. Car en effet ces canons à neige sont fortement utilisateur d’eau ; Eau qui est puisée dans les rivières Alpines ; Rivières qui vous l’aurez compris, à leur tour manquent d’eau… Pas de soucis, là encore les stations de sport d’hiver pour répondre à leur clientèle ont construit des retenues d’eau sur les rivières afin d’alimenter les canons à neige. On en dénombre 70 aujourd’hui dans les départements Alpins, et une vingtaine sont en projet. Et si l’eau vient à manquer dans les rivières, les stations s’alimentent sur le réseau d’eau potable ….

D’autres conséquences directes du réchauffement climatique sont à prévoir, « La chute de précipitations sous forme de pluie et non de neige entraînera un ruissellement important, au moment où les cours d’eau de plaine ont déjà un fort régime, explique Jean-François Donzier, directeur de l’Office internationale de l’eau. La gestion des crues deviendra de plus en plus problématique. »
De plus, les sols initialement gelés et stables, vont petit à petit dégeler et entraîner des glissements de terrains. En parallèle, la diminution de la neige et de la glace, qui servaient de stocks d’eau douce pour les périodes sèches, aboutira à des sécheresses estivales plus prononcées.

Hors de la France ces menaces sont également présentes, et l’on peut penser que leur conséquences seront plus difficiles à maîtriser et à supporter dans les pays pauvres « En Equateur, certaines populations sont déjà confrontées à la modification de leur approvisionnement en eau. Il est devenu continu, ce qui bouleverse leurs pratiques d’irrigation, relève Thomas Hofer, chef de la division des montagnes à l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Ces sociétés vont être confrontées à des bouleversements très rapides. » Ainsi l’Unesco a mis en place le programme HELP, un réseau de 67 bassins versants répartis sur tous les continents, afin d’y améliorer la gestion des ressources en eau. La majorité des sites (plus de la moitié) affirment avoir subi des événements attribués au changement climatique, en particulier des sécheresses plus longues…

A suivre…

Lucy a désormais de la famille Samedi, 23 septembre 2006

Selma, image Le Figaro
Un premier squelette quasi-complet d’un enfant australopithèque de 3 ans de sexe féminin, daté de plus de trois millions d’années, a été mis au jour, à quelques kilomètres du lieu où a été découvert en Éthiopie, le 30 novembre 1974 celui de la célèbre Lucy révèle la revue NATURE du 21 septembre 2006. Ce dernier va permettre à la science de découvrir des éléments anatomiques jusqu’ici inconnus. Notre lointaine cousine se déplaçait sur ces deux jambes et grimpait sans doute aux arbres.
La découverte de ce nouveau fossile d’australopithèque, est exceptionnelle à plus d’un titre. « Il est très rare de trouver des squelettes complets aussi anciens et de retrouver des spécimens juvéniles, explique le paléoanthropologue Pascal Picq, maître de conférence au Collège de France. Or ici les deux cas de figure sont réunis. »

Il s’agit d’un squelette presque entier d’un enfant de 3 ans qui aurait vécu il y a 3,3 millions d’années, ce squelette a été analysé par un paléontologue éthiopien et une équipe internationale dont le français Denis Geraads, du CNRS. Ce fossile appartient à l’espèce Ustralopithecus afarensis. Cette petite cousine a été baptisé Selam « Paix« , mesurait environ 40 cm de haut. Ses ossements ont été découverts sur la colline de Dikika 1 située au sud de la rivière Aouche près du village de Hadar au nord-est de l’Ethiopie.

Zeresenay Alemseged, de l’Institut Max-Planck de Leipzig en Allemagne, se réjouit, ce scientifique qui a mis au jour la plus grosse partie du squelette en 2000 a été formé par Yves Coppens, papa de Lucy. «L’intérêt majeur lorsqu’on découvre un enfant est qu’il montre mieux qu’un adulte les caractères génétiques de l’espèce, explique ce dernier. Cela permet d’observer les éléments de base, parce que l’action du milieu sur la personne ne s’est pas manifestée. Voilà pourquoi la découverte est extrêmement importante. L’étude confirme le caractère bipède et arboricole de Lucy avec deux squelettes qui, entre parenthèses, sont les plus complets des australopithèques.»

L’âge de l’enfant a été déterminé par les dents de lait visible au scanner, le sexe femelle probable, lui a été déterminé par le dimorphisme sexuel observé grâce à la mesure de la canine qui est plus petite chez les femelles que chez les mâles. La forme du pied ainsi que la partie post crânienne inférieure correspondent à une locomotion de bipède (debout) à l’opposé de quadrupède (à quatre pattes). L’omoplate (la scapula), le morceau d’humérus, les phalanges courbes et l’hyoïde, petit os de la gorge lié à l’émission des sons rarement retrouvé chez les fossiles sont plutôt simiesques.

Des caractères controversés:

Tous ces éléments permettent aux scientifiques de conclure que cette cousine grimpait probablement aux arbres. L’analyse de la faune associée, équidés à trois doigts ‘hipparions », girafes, antilopes, rhinocéros blancs, rongeurs, crocodiles… indiquent qu’elle évoluait dans un milieu en mosaïque, tantôt couvert par la forêt, tantôt exposé avec des points d’eau, expliquant ainsi le mode de locomotion adapté.

C’est Yves Coppens et Brigitte Senut, maître de conférence au muséum (MNHN) qui suite à la découverte de Lucy, avait émis l’idée que les Australopithèques étaient à la fois bipèdes et arboricoles. Cette idée fait maintenant la quasi-unanimité dans le monde scientifique. Mais le fait que ces que nos premiers cousins puissent grimper dans les arbres ne fait pas encore l’unanimité. Pour certains, ces caractères primitifs conservés sont sans apports fonctionnel, pour d’autres ils sont conservés car ils utiles…
Enfin, pour Yves Coppens, Lucy est plus une cousine qu’une ancêtre de l’homme car en tant que pré humaine elle possède des caractères dérivés. Ainsi, l’arbre généalogique de l’homme ressemblerait ? un bouquet dans lequel il y aurait une inflorescence pour l’homme et une autre fleur du même bouquet serait Lucy et ses petits. Lucy serait ainsi plutôt une inflorescence Australopithèque robuste, l’homme serait plutôt Ororin (En 2000, Martin Pickford et Brigit Senut avaient mis au jour au Kenya un morceau de fémur daté de 6 millions d’années Ororin tugenensis), Toumaï (crâne fossile découvert par l’équipe de Michel Brunet, vieux de 7 millions d’années) ou Kenyanthropus (reste d’un hominidé découvert en mars 2001 au Kenya par Meave Leakey, âgé de 3,5 millions d’années. Kenyantropus avait une face plate mais avec un mélange d’autres caractères plus ou moins primitifs, volume du cerveau 400 à 500 cm3, dents recouvertes d’émail épais).

La description détaillée de ce fossile encore prisonnier de sa gangue de sédiments, devrait probablement confirmer les connaissances sur les Australopithèques.

Lucy (A.afarensis), avait été découverte par une équipe de savants venus des Etats Unis et de France, dans des collines desséchées de l’Afar, au nord-ouest de l’Éthiopie, non loin de Djibouti et de la mer rouge, elles est aussi datée de 3 millions d’années. C’était la première fois que des anthropologues mettaient à jour un ensemble de 52 ossements représentant 40 % d’un squelette.

Source Le Figaro

Les Américains veulent retourner sur la Lune Mercredi, 20 septembre 2006

image  le figaro
la NASA qui projette de retourner sur la lune, vient de recevoir un soutient important de la part du comité d’expert de la National Academy of Sciences (NAS), chargé d’évaluer le programme d’exploration lunaire de l’agence spatiale américaine. La NAS considère en effet que la Lune est d’un intérêt « inestimable pour les planétologues ».

Pour les quinze experts, «ce n’est qu’en retournant sur la Lune pour mener de nouvelles explorations scientifiques que nous pourrons combler nos lacunes et percer les secrets qu’elle garde depuis des milliards d’années.»

Depuis 2004, à la demande de G Bush, la Nasa s’est fixé comme objectif de retourner sur le satellite en 2018, 49 ans après les premiers pas de Neil Amstrong en juillet 1969. Le projet prévoit un vol de quatre astronautes à bord d’un nouveau véhicule spatial, Orion (ex-CEV).

Ce projet de 2018 n’est en fait que le premier volet d’un projet global qui prévoit à son tour d’installer une base lunaire occupée en permanence par des astronautes, comme c’est le cas actuellement sur la Station spatiale internationale (ISS), dont les équipages se relaient tous les six mois.

Ce projet a profité du vol de Smart-1, pour recueillir des données sur la topographie lunaires, une zone montagneuse près du pôle Nord de la Lune éclairée en permanence par le soleil pourrait accueillir cette nouvelle station. Cette station serait une base d’entraînement pour les prochaines missions Martienne, et dans un premier temps, offrirait aux astronautes un point de vue inédit sur notre système solaire.

Ce projet annoncé fort coûteux, 12 milliards de dollars au cours des cinq prochaines années, soulève déjà des critiques, mais les expert de la NAS eux soutiennent le projet, afin de mener à bien l’étude de la composition et de la structure de la lune, ainsi que l’atmosphère de cette dernière.

Un mois à peine après la disparition de Pluton de nos planètes lire le billet, nos jeunes « têtes blondes » auront à coup sûr la tête tournée vers les étoiles…

à suivre

Sujet proposé par : Hugo BILLARD

sources le Figaro

La France grossit… Mardi, 19 septembre 2006

La France compte près de 20 millions (19,81 millions) de personnes en « surpoids » selon une enquête ObEPI 2006 (Obésité épidémiologie, ObEpi offre une photographie de la situation concernant l’obésité et le surpoids en France). Plus inquiétant, parmi eux 5,9 millions d’obèses, soit 2 347 000 de plus qu’il y a neuf ans. Depuis 1997, la population française a grossi en moyenne de 2,1 kg et grandit de 0,4 cm, le tour de taille s’est agrandi de 3,4 cm en moyenne également. L’obèsité chronique touche désormais 12,4 % de la population adulte (âgée de plus de 15 ans) contre 11,3 % en 2003 et 8,2 % en 1997.

Réalisée par le docteur Marie-Aline Charles, directrice de recherche à l’Inserm, et le professeur Arnaud Basdevant, chef du service de nutrition de l’hôpital de l’Hôtel-Dieu à Paris, en collaboration avec la TNS Healthcare Sofres auprès de 23 747 adultes (15 ans et plus). Elle est la quatrième après celles de 1997, 200, 2003.

« L’enquête ObEpi 2006 chiffre l’effet générationnel, commente le Pr Arnaud Basdevant, spécialiste de la nutrition qui a coordonné l’étude avec le Dr Marie-Aline Charles, épidémiologiste (Inserm). […] Toutes les générations sont touchées, mais on devient obèse de plus en plus tôt, ce qui fait craindre des conséquences plus importantes et plus précoces pour les jeunes générations. »

Cette quatrième enquête a également permis de comparer l’évolution de l’obésité selon les générations. Résultat : l' »effet générationnel » est très net et inquiétant. Au même âge, les jeunes générations ont un indice de masse corporelle (IMC) supérieur à celui de leurs aînés. Autrement dit, « l’obésité survient de plus en plus tôt dans la vie », constate le docteur Charles qui associe ce rajeunissement des obèses à « l’environnement nutritionnel, depuis la naissance, d’une génération ». Ainsi, 10 % des personnes nées entre 1946 et 1951, sont devenues obèses à 49 ans. Cette proportion a été atteinte dès 34 ans parmi celles nées entre 1966 et 1972. « On est plus gros plus jeune, c’est la mauvaise nouvelle », conclut le professeur Basdevant. « Maladie chronique, l’obésité est d’autant plus importante qu’elle survient tôt dans la vie ».

L’organisation mondiale de la santé (OMS) considère désormais l’obèsité comme une épidémie ! Celle si est inversement proportionnelle aux revenus ( près de 16% dipose de moins de 900 euros, 18 % entre 900 euros 1200 euros, contre moins de 5 % à partir de 5301 euros ) de plus aucune règion n’est épargné par la progression de l’obèsité, le Nord reste cependant plus touché, avant l’Est et le Bassin Parisien.

10% d’obèses à l’âge de 30 ans.

« On voit de plus en plus de formes majeures d’obésité, les plus dangereuses pour la santé, en particulier chez les jeunes. Le système de santé doit s’attendre à accueillir de plus en plus d’obésités graves, y compris parmi les plus de 65 ans », avertit le Pr Basdevant. Selon le Dr Charles, « pour la génération née à la fin des années 70, la prévalence [fréquence] de 10% d’obèses sera atteinte vers l’âge de 30 ans, alors qu’une proportion similaire a été atteinte vers 45 ans pour ceux nés dans les années 50 et vers 70 ans pour ceux nés dans les années 20 ». L’obésité progresse plus vite chez les femmes, une différence d’avec les hommes relevée essentiellement avant 45 ans.

A noter que depuis trois ans, la fréquence du surpoids – hors obésité- se stabilise, mais concerne tout de même 13,9 millions de Français de 15 et plus (29,2 % d’entre eux). Ce surpoids se caractérise par un excés de graises abdominale (inferieur à 100 cm chez l’homme et 90 cm chez la femme « normalement »). Cette excés de graisse abdominale est directement responsable des risques cardiovasculaires (Maladie qui conserne le coeur et les système circulatoire). « Un obèse a dix fois plus de risque d’être traité pour trois facteurs de risques vasculaires (diabète, hypertension, anomalies des graisses du sang…) qu’une personne de poids normal », rappelle le Pr Basdevant.

Une enquête qui alerte donc pour nos jeunes générations, dont les pratiques alimentaires, le manque d’activité sportive, associés à un pratique abusive de l’ordi et de la télé, peuvent entraîner une accélération de se processus d’obèsité.

Restons en alerte…, à suivre donc…

Source ObEpi 2006 sur L’Express
Source ObEpi 2006 sur Le Monde

ObEpi 2003

Séquensage du Peuplier Dimanche, 17 septembre 2006

Les peupliers à la Une de la revue Science publiée le 15 septembre.
(David Hiser/Getty Images).

La revue Science a pubié le 15 septembre, la premiere carte du génome d’un arbre, celle du Peuplier. Ce séquensage a été réalisé par un consortium international de chercheurs qui ont débuté leur travaux en mai 2002. Le Peuplier a été choisi comme souris de laboratoire en raison de son génome relativement petit et du fait que le peuplier couvre 75 millions d’hectares sur la planète. Cette grande étendue permet une étude sur les variabilité génétique en fonction de son environnement et de sa localisation géographique. Mais le génome du Peuplier n’est pas le premier représentant du monde végétal a être séquensé, il fait suite à l’Arabette (Arabidopsis thaliana) une plante herbassée, et le riz.

Le génome du Peuplier américain Populus trichocarpa possède 485 millions de paires de bases. Le consortium des chercheurs ont déterminés que ce peuplier américain possédait 19 chromosomes, contenant 45 500 gènes, pour mémoire, l’homme en possède 25 000.

Les premières comparaisons menées entre le génome du Peuplier et de l’arabette ont permis de mettre en évidence 10% de gènes commun. Les ancêtres de l’arbre et de l’arabette ont commencé à diverger il y a 100 à 120 millions d’années semble-t-il. A cette période, le génome du Peuplier s’est dupliqué (doublement de la quantité d’ADN), comme pour la pluspart des plantes à fleurs. Cette duplication s’est reproduit il y a environ 60 à 65 millions d’années. Cette duplication permet à des gènes d’évoluer différement des autres exemplaires et ainsi permet au végétal d’aquerir de nouvelles fonctions.

Cette étude du génome et de la conséquences de ces duplications, permettra aux scientifiques de connaitre les gènes responsables de la fabrication de la lignine et de la cellulose. Ainsi par cette connaissance les scientifiques espèrent pouvoir créer et sélestionner des arbres mieux adaptés à la production de biocarburants.

Nous sommes qu’au début des recherches, à suivre…

Source : Sciences et Avenir

Des traces d’OGM sur du riz en France et en Suède. Samedi, 16 septembre 2006

Des traces d’OGM (organismes génétiquement modifiés) sur des échantillons de riz long grain américain importé, ont été découvert en France et Suède. Il s’agit de l’OGM LL601, interdit dans l’union européenne comme tous les riz OGM. Cet OGM LL601, a été détecté lors des tests nationaux il y une dizaines de jours, ces tests doivent être confirmés.

Pour la petite histoire, il y a plus d’un mois, 20 000 tonnes de riz américain destinées aux marchés britanniques et allemand avaient été bloqué a Rotterdam car une contamination à l’OGM 601 avait été suspectée. Ainsi la commission européenne avait imposé des contrôles, sous la responsabilité des états membres, ainsi qu’un processus de certification du riz. Certains tests se sont révélés négatifs, une partie du riz bloqué à Rotterdam a pu entrer sur le marché européen, le reste de la cargaison contaminée par l’OGM LL601 doit être renvoyé aux Etats-Unis pour y être détruit (33 tests positifs sur 162 échantillons).

La présence de l’OGM a également été détectée en France, il y a une dizaine de jours dans des nouilles chinoises Rice sticks, à base de riz Chao ching selon Greenpeace qui a effectué les tests. « Les cas de contaminations sont légions, mais c’est la première fois qu’une contamination par un OGM concerne un produit qui se retrouve directement dans nos assiettes« , avait souligné Arnaud Apoteker, responsable de la campagne OGM de Greenpeace France. Pour l’organisation écologiste, la variété transgénique en cause n’a jamais été autorisée à la culture. Ce riz a été modifié par l’introduction dans son ADN (acide désoxyribonucléique) d’un gène de la bactérie Bacillus thuringiensis, qui le rend résistant aux insectes ravageurs. Cette propriété intégrée au génome du riz, permet aux agriculteurs de ne plus avoir à lutter contre ces insectes ravageurs en utilisant des pesticides, le riz se défendant « tout seul ». Mais ce gène n’a jamais été testé pour ses impacts pour la santé, ce qui le rend potentiellement allergène, c’est-à -dire capable de développer des allergies chez l’homme, et les animaux.

Selon Greenpeace, c’est du riz transgénique (riz modifié génétiquement) qui aurait ainsi contaminé des champs voisins aux champs de ces tests. La Chine indique n’avoir pas autorisé la production commerciale de riz génétiquement modifié.

En France, la Direction générale de la consommation, de la concurrence et de la répression des fraudes indique avoir « diligenté une enquête afin de vérifier les informations données et l’origine des produits ». La commercialisation des produits concernés « est bloquée dans l’attente des résultats d’analyse ».

A suivre donc…

Source l’Express

Cacyreus marshalli Samedi, 9 septembre 2006

Cacyreus marshalli, photo f crégut

Le dimanche 27 Août 2006, j’ai pris ce papillon en photo sur un géranium, vous me direz rien de bien particulier au premier abord. Recherche effectuée, je remercie au passage M A Ramel pour son aide toujours très précieuse dans la détermination des insectes, ce lépidoptère est très intéressant et peut être utilisé au collège en classe de 6ème dans la partie le peuplement du milieu et plus particulièrement dans le chapitre « évolution du peuplement d’un milieu ».

Ce Cacyreus marshalli aussi appelé lycène des géraniums est en effet un lépidoptère de la famille des Lycaenidae qui a été découvert en Europe en 1988, et identifié correctement qu’en 1990 (Eitschberger & Stamer, 1990). C’est en fait une espèce indigène dans le sud de l’Afrique, Mozambique, Zimbabwe (Clac & Dickson, 1971). En 1988 elle a été découverte en Espagne (Mallorca, Baléares). On quitte l’historique de cette découverte, vous trouverez toutes les informations dans source-1 , pour revenir aux moyens de déplacement et de dispersion de cette espèce. Les vols de ce papillon sont de courtes durés, par étapes entrecoupées de nombreuses pauses, entraînant un potentiel de dissémination naturelle très faible (Eitscherberger & Stamer (1990). Cette information donnée aux élèves nous permet de mettre en place la problématique :

comment ce papillon a t’il pu traverser le continent Africain, la méditérrané et l’ensemble du sud de l’Europe pour être présent en France depuis les années 1990 ? La cause du mode de dissémination au niveau international est le déplacement de matériel végétal infesté par les chenilles. Ces dernières ne peuvent en effet être facilement détectées à cause de leur habitat à l’intérieur des tiges.

Cette explication nous permet d’utiliser un exemple où le déplacement de population d’insectes est du à l’action de l’homme, de plus les chenilles de ces papillons causent des dégâts non négligeables sur les géraniums. En 1991, à Mallorca 99% des pélargoniums sont atteints par C. marshalli (Sarto i Monteys & maso, 1991). Ainsi, le 31 juillet 2000 il apparaît dans l' »Arrêté du 31 juillet 2000 établissant la liste des organismes nuisibles aux végétaux, produits végétaux et autres objets soumis à des mesures de lutte obligatoire ».

Voilà , un exemple de dissémination d’une espèce animale due à l’action de l’homme, avec des conséquences non négligeables sur l’environnement des horticulteurs…

source-1
Photographies

La Grotte de Thouzon Mercredi, 6 septembre 2006

 Le grotte de Thouzon

Découverte en 1902 lors de l’exploitation d’une carrière, la grotte de Thouzon à côté du village Vauclusien  « Le Thor »,est une galerie horizontale située seulement à 15 mètres de profondeur parallèlement à la surface. Elle est située dans une butte témoin d’un vieux massif calcaire (crétacé), elle contient de nombreuses stalactites fistuleuses jaune or. Elle témoigne du travail de l’eau accompli durant des années, tant au niveau de l’érosion que de la formation des stalactites et des stalagmites.
Avec des élèves, elle permet de comprendre les mécanismes d’érosion, qui on façonné ce long couloir et quelques chambres, de plus la présence de nombreuses stalactites et stalagmites permet également d’appréhender la chronologie, et la formation de ces structures calcaires. A noté la présence de bloc de silex qui eux n’ont pas subi l’érosion de la même façon que la roche calcaire qui les entoure, ainsi que des racines longues d’une quinzaine de mètres depuis la surface. C’est vraiment un lieu riche en enseignement pour aborder les notions de roches sédimentaires, érosion, faille, dureté des roches, perméabilité et imperméabilité, il constitue un excellent support de découverte de la Géologie. Les photographies