Le 15 mai 1953, la revue Science publiait les travaux d’un jeune américain de 23 ans, Stanley Miller, étudiant à l’université de Chicago qui allaient bouleverser le monde scientifique. Ce jeune « petit sorcier » avait réussi à fabriquer des acides aminés, éléments de base des protéines, à partir des conditions analogues à l’atmosphère primitive (du moins celle considérée à ce moment là ) ! Cette expérience d’une extrême simplicité, vapeur d’eau, ammoniac, méthane, hydrogène le tout soumis à des décharges électriques, donnait après quelques jours une soupe contenant des composés organiques. Cette soupe serait alors connue sous le nom de « soupe primitive ».
Cette idée de « soupe primitive » avait été imaginée par Charles Darwin en 1871, ainsi que par Alexandre Oparine et le britannique John Haldane tous deux biologistes vers 1920, dans des labos différents. Ils avaient imaginé que l’atmosphère primitive de la Terre avait pu entraîner la création de composés organiques simples puis plus complexes jusqu’aux premiers organismes vivants.
Désormais cette expérience n’est plus considérée comme une donnée explicative de l’origine de la vie, mais reste une expérience historique. C’est cette expérience « toute simple » fallait-il encore y penser…comme souvent, qui me donna envie de m’intéresser aux sciences de la vie et de la Terre. Car finalement entre un granite, un Iphiclides podalirius, une Salmonella et un prof de SVT, il n’y a pas trop de différences à la base, quelques atomes agencés de différentes façons, c’est la beauté de la vie …
Source historique : www.tregouet.org