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Séisme du Japon 11 mars Samedi, 12 mars 2011

Vendredi 11 mars, la Terre nous a rappelé qu’elle pouvait être dangereuse !


Le Japon a connu un des plus gros séismes enregistrés par les sismographes, ces appareils qui enregistrent l’onde qui se propage à la surface de la Terre, onde générée au foyer lors de la libération d’énergie. Une partie du Japon a été ensuite recouverte d’une vague haute par endroit de plus de 10 métres, vague conséquence d’un tsunami résultant de ce séisme, qui reste le plus gros de l’histoire récente du japon.

 

Les géologues s’y attendaient, tant cette partie du monde est « posée » sur une zone d’intense activité sismique. Zone située à la rencontre de 4 plaques, la plaque pacifique, la plaque des philippines, et la plaque eurasiatique et la plaque nord américaine, est sujette à ces phénomènes telluriques.

Mais que s’est-il passé ?
Il s’agit d’un séisme de subduction, phénomène qui est responsable des plus gros séismes ressentis à travers le monde. Dans le cas de ce séisme, la plaque pacifique se déplace vers le nord-ouest alors que la plaque eurasiatique, elle, se déplace vers le sud-est, de façon schématique !

De façon inévitable, la plaque pacifique plonge sous la plaque de l’Asie, et régulièrement provoque des séismes, c’est la subduction. La subduction, est l’enfoncement d’une lithosphère océanique dans l’asthénosphère, les fosses océaniques, marquent ces zones de subduction. Le moteur de cette subduction n’est autre que la dorsale du Pacifique-Est, prolongée par la dorsale pacifique-Antarctique qui poussent la plaque pacifique vers le nord ouest.

->Le cours et les documents associés.

 

Ce vendredi 11 mars, l’énergie libérée au foyer à 24 km de profondeur, et à 370 Km de Tokyo, fût si importante qu’elle généra un tsunami.
C’est ce même phénomène qui se produisit il y a déjà 7 ans en 2004 sur l’île de Sumatra en Indonésie.

Séismes et Paysages Mercredi, 7 février 2007

Les séismes ou tremblements de terre sont des manifestations brutales et brèves de l’activité du globe terrestre. Ils affectent la surface de la terre, et sont parfois destructeurs et meurtriers. Ils ont modifié et modifieront encore les paysages. Les séismes sont des aléas qu’on ne peut prévoir. A défaut de pouvoir les prédire, l’homme doit faire de la prévention aux populations afin qu’elles connaissent les gestes qui sauvent.

A l’origine d’un séisme des mouvements responsables de la création des failles

Un séisme est provoqué par la rupture brutale d’une faille suite au déplacement brusque de deux blocs rigides l’un par rapport à l’autre. En profondeur, des forces exercées en permanence sur les roches peuvent les déformer. Lorsque l’énergie emmagasinée par les roches est trop importante, il y a rupture. Le phénomène de rupture brutale est le tremblement de terre. La rupture des roches entraîne la formation d’une faille.
Lorsqu’une faille existe, les terrains situés de part et d’autre de cette faille, sont susceptibles d’être de nouveau remis en mouvement par des séismes.

Les failles sont ainsi dues à des mouvements brusques, conséquences du rapprochement ou de l’écartement de masses rocheuses. Elles peuvent entraîner des déplacements et des décalages des blocs situés de part et d’autre de la rupture.

Forces de compression : forces qui tendent à diminuer les distances entre deux masses rocheuses.

Forces d’extension : forces qui tendent à augmenter les distances entre deux masses rocheuses.

De la rupture de faille aux tremblements de terre :

Les roches soumises à des mouvements d’écartement (force d’extension) ou des mouvements de rapprochement (force de compression), finissent par céder. L’énergie libérée lors de la rupture de faille qui en résulte, engendre des vibrations qui se propagent à partir du foyer, sous forme d’ondes sismiques.
A la surface de la terre, ces ondes sismiques peuvent provoquer des vibrations du sol et des destructions. La zone la plus touchée par ces destructions est l’épicentre. Elle se situe à la perpendiculaire du foyer.

En surface, le passage des ondes sismiques peut être enregistré par des sismographes. Les sismogrammes obtenus montrent que ces ondes se déplacent à une vitesse de quelques Km/s. L’analyse et la comparaison des sismogrammes d’un même séisme permet de déterminer avec précision, la position du foyer et la magnitude du séisme. Il ne faut pas confondre magnitude et intensité :
L’intensité d’un séisme est estimée à partir des effets produits en surface, l’échelle utilisée est l’échelle MSK, du nom de trois sismologues.
La magnitude évalue l’énergie libérée au foyer du séisme. Elle dépend de la longueur de la faille activée et de l’importance du déplacement le long de la faille.

Les séismes ne sont pas répartis au hasard, prévention des séismes

La répartition des séismes à la surface du globe n’est pas due au hasard, il existe de vastes zones sans séismes et d’autres où la sismicité est importante. Cette répartition suit les limites des plaques tectoniques.
Les séismes dus à des mouvements de rapprochement (force de compression) sont localisés le long des fosses océaniques et dans les zones des chaînes de montagnes.
Les séismes associés à des mouvements d’écartement (force d’extension) sont localisés sur les dorsales océaniques. L’étude historique des séismes a permis de dresser une carte mondiale des zones à risques. Malgré les moyens modernes de mesure, satellites et capteurs, il est très difficile de prévoir un séisme. Ainsi la prévention dans ces zones à forte probabilité sismiques est importante, elle permet d’enseigner aux populations les gestes qui sauvent. De plus le Plan d’exposition aux Risques Naturels majeurs impose des règles de construction parasismique à toute nouvelle construction. (P.E.R).

Vidéo prévention

Plus d’informations

Un requin lézard du fond des âges refait surface… Mercredi, 24 janvier 2007

Une femelle de l’espèce Chlamydoselachus anguineus, ou requin-lézard a émergé au sud de Tokyo. Ce « fossile vivant » vit habituellement à plus de 600 mètres de profondeur. Il a été filmé avant qu’il ne meure, probablement de maladie.

Le premier a été décrit en 1884 par Garman, il fait partie de la famille des Chlamydosélachidés. Son origine connue se situe des côtés du Pacifique, son milieu de vie varie de 120 à 1280 m, il a une reproduction ovovivipare, et consomme des céphalopodes, et des petits requins. Un ancêtre donc, il y a très peu d’image, alors une vidéo…

plus d’infos

Merci Hugo et Olivier…

Ressources géologiques et environnement, cours de 4ème. Jeudi, 14 décembre 2006

Carrière
Les acquis :

Un paysage est l’ensemble de tout ce que l’on peut observer autour de soi. Le relief, la végétation, les manifestations des activités humaines. Le modelé du relief dépend de la nature des roches qui constituent le sous-sol et donc des propriétés de ces roches. Le modelé du relief dépend aussi de l’action des agents atmosphériques et de l’eau présente à la surface de la Terre, c’est l’érosion. Suite aux phénomènes d’érosion, au cours du temps, les sédiments s’accumulent, superposés à la surface de la Terre. Leur tassement entraîne une perte d’eau. D’une consistance meuble, les sédiments sont peu à peu transformés en roches sédimentaires cohérentes et compactes par exemple : Grès, Calcaire et Gypse, Houille, Pétrole.

Problématiques :

  • Comment et pourquoi extrait-on des ressources géologiques ?
  • Comment gérer les ressources géologiques, sont-elles inépuisables ?
  • Comment concilier respect de l’environnement et exploitation des ressources de notre planète ?
  • Comment répondre à la demande énergétique toujours plus grande?

A retenir :

Pour ses besoins de constructions et énergétiques, l’homme prélève dans son environnement des matériaux. Ces ressources minérales contenues dans le sous-sol sont utilisées brutes ou après transformations. Ces ressources sont issues d’un processus de formation très long, qui s’étale pour certains sur des centaines de millions d’années. Leur utilisation et leur exploitation doivent être gérées correctement afin de préserver l’environnement et afin d’assurer aux générations futures des ressources en quantité suffisante. L’homme doit mettre en place des ressources énergétiques moins polluantes et respectueuses de l’environnement.

Ressources géologiques et construction.

De tout temps l’homme a su extraire et utiliser les ressources géologiques pour construire (granite, calcaire, argile, sable…) ou encore comme matières premières pour l’industrie et l’artisanat (minerais, ocres…).

Les techniques de construction utilisées ont évolué, ainsi entre l’an 40 et l’an 60 de notre ère, le Pont du Gard qui traverse le Gardon, fût construit à partir d’une roche, le calcaire coquiller, extraite de la carrière de Vers en aval du Pont du Gard. Ce pont nécessita 50 000 tonnes de blocs calcaires.
Non loin du pont du Gard, le Pont TGV d’Avignon qui enjambe le Rhône, fut construit de 1996 à 1999 en béton précontraint et en béton armé. Ce pont nécessita 110 000 m3 de béton. Le béton est un terme générique qui désigne un matériau de construction composite fabriqué à partir de granulats obtenus soit directement à partir d’alluvions meubles (sables, galets) comme dans la Durance, soit par concassage de roches cohérentes (granite, calcaire), agglomérés par un liant. Le liant est soit  » hydraulique  » appelé couramment ciment, ou  » hydrocarboné  » on parle de bitume. Lorsque les liants hydrauliques se réduisent à du sable, on parle de mortier.

A l’inverse des blocs de calcaires utilisés pour la construction du pont du Gard, le béton est formé à partir de matériaux différents qui subissent des transformations.

Ressources géologiques et énergies.

Pendant longtemps, les chimistes et les géologues se sont interrogés sur l’origine de cette huile minérale, la présence de substances dérivant de la chlorophylle, pigment végétal, mit les scientifiques sur la piste. La formation du pétrole débute dans une mer où flottait un plancton abondant d’algues et d’animaux microscopiques dont les cadavres s’accumulaient sans cesse sur les fonds argileux, rejoints par les restes des méduses, des poissons et autres habitants de l’océan. Ces matières organiques sont alors fermentées par des bactéries anaérobies (sans dioxygène) et transformées en une bouillie, puis en un mélange liquide, le pétrole qui imprégna peu à peu la vase argileuse. Au cours des temps géologiques, la sédimentation marine a varié, aux vases imprégnées de pétrole succédèrent d’autres dépôts : calcaire, sables, marnes. Les couches se plissèrent ensuite et le pétrole quitta les roches mères où il avait pris naissance pour rejoindre les roches poreuses voisines, devenues des réservoirs à pétrole. Les forages profonds, permettent d’atteindre ces réservoirs naturels. Le pétrole est transformé pour donner de nombreux dérivés industriels : mazout, gas-oil, essence, huiles lourdes, lubrifiants, plastiques, asphalte et bitume.

Gestion des ressources et respect de l’environnement.

Notre économie et notre civilisation dépendent très largement du pétrole et de ses dérivés, mazout, gas-oil, essence, huiles lourdes, lubrifiants, plastiques mais aussi asphalte et bitume. Les pétroles et ses dérivés comme le bitume ou asphalte sont utilisés depuis longtemps. Les civilisations des Sumériens (5000-1750 avant JC), des Akkadiens (vers 2325-2160 avant JC), en Mésopotamie l’employaient comme ciment dans la construction des  » ziggourats « , sortes de tours élevées, mais aussi dans la fabrication de vase, les égyptiens enduisaient de bitume les bandelettes qui entouraient leurs momies. Dans l’antiquité, le bitume était utilisé pour étanchéifier les embarcations. Trois siècles avant Jésus-Christ, les chinois découvrirent la flamme éclairante du pétrole, et ils furent les premiers à forer des puits dans le sol pour augmenter sa production. L’exploitation accrue du pétrole et la forte croissance des besoins industriels mondiaux dès les années 1970 ont considérablement diminué les réserves mondiales de pétrole. De plus son utilisation massive a entraîné une augmentation de la pollution atmosphérique de la planète. Désormais il est temps de se tourner vers d’autres sources d’énergie, beaucoup moins polluantes et inépuisables. L’homme développe ainsi l’utilisation de l’énergie solaire, de la géothermie, et de l’énergie éolienne. Ces dernières sont inépuisables et non polluantes.éoliennes

Source : www.monanneeaucollege.com

Courants marins et température estivale du 25 novembre Dimanche, 26 novembre 2006

image wikipédia

Ce samedi 25 novembre 2006, j’ai relevé à 20 h sur ma terrasse Avignonnaise dans le département du Vaucluse une température de 18 °C. A un mois de Noël, cette température très estivale me donna l’idée de vous parler du Gulf Stream. … Un article du journal Le Monde en parle justement, je viens vous en faire l’écho…

Source

Quatre solutions pour sauver les villes qui manquent d’eau Jeudi, 2 novembre 2006

A lire dans le Géo magazine du mois de novembre en page 68, un article d’Hélène Constanty.
On y apprend que selon l’OMS, 1,1 milliard de personnes, soit plus d’une sur six, n’ont pas accès à l’eau potable et plus de 4 000 enfants meurent chaque jour de maladies diarrhéiques, causées par les eaux insalubres…
Pour remédier à ces problèmes quatre solutions sont envisagées et/ou utilisées.

-1- Dessaler l’eau de mer.
C’est une réalité mais cela est très coûteux. Solution adoptée par l’Arabie Saoudite, les Emirats arabe unis et Israël. Deux procédés : une solution thermique très consommatrice d’électricité… et une méthode par filtration deux fois moins coûteuses, qui rend le dessalement envisageable par des pays moins aisés…Pour information, dessaler l’eau de mer revient à trois fois plus cher (0.8 euro par mètre cube) que puiser l’eau au fond des nappes souterraines ou de la capter dans les rivières.

-2- Capter les brumes.
Technique imaginée par des Canadiens, a été inaugurée en 1992 dans le village de chungungo, au chili, l’une des régions les plus arides du monde. Cette technique consiste à tendre des filets en polypropylène entre deux poteaux, le nuit, les gouttelettes se prennent dans le filet et tombent dans des gouttières jusqu’à des réservoirs… Méthode développée depuis à Hawaii, aux îles Canaries, en Croatie, au Pérou.

-3- Faire tomber la pluie.
En chine, Israël et au Maroc on fait tomber la pluie sur demande grâce à des avions qui libèrent des vapeur d’iodure d’argent faisant condenser les gouttes et pleuvoir…procédé là encore coûteux et peu écologique…

-4- Remorquer l’eau douce par bateaux.
Certaines résidences… touristiques de la côte chypriote sont approvisionnées par voie maritime, d’énormes sacs remplis d’eau sont acheminés par des bateaux de la Turquie…L’idée des années soixante d’acheminer des iceberg jusqu’à l’Arabie saoudite a été abandonné, car dans le transport il y avait 20% de perte…

Voilà , à lire et à suivre…

Le Sahara fût une forêt humide au Miocène Jeudi, 26 octobre 2006

photo fc

Le Sahara (le plus vaste désert du monde) n’a pas toujours été tel que nous le connaissons aujourd’hui, au Miocène (première époque du Néogène s’étend de 23,0 à 5,3 millions d’années), s’était une forêt humide… C’est ce que prouve un millier de dents de petits mammifères, dont une dizaine de la famille des lémuriens, découverts par Martin Pickford, paléontologue au Muséum (MNHN) et par ses collègues de l’université de Menoufia (Egypte), dans l’actuel désert libyque d’Egypte. L’académie des sciences (Palévol 2006) publie une étude qui montre que ce lieu était beaucoup plus humide il y a entre 10 et 11 millions d’années. En effet les lémuriens actuels, petits primates nocturnes vivent dans des trous creusés dans les arbres, et se nourrissent d’exsudats, de gomme d’acacia. Par analogie nous pouvons supposer qu’il y a 10 à 11 millions d’années, au miocène une telle végétation était développée au Sahara accueillant ainsi les lémuriens. De plus chose forte intéressante, ces restes d’animaux ont été retrouvé dans des grottes sous forme de pelotes de régurgitation, laissées là par des rapaces… Dans ces pelotes, ces restes de lémuriens sont associés à des restes de grenouilles, de petits reptiles de la famille des caméléons et de certains rongeurs. Ces associations ne sont pas sans importances et sont riches d’enseignements. En effet, les restes de grenouilles indiquent de fortes précipitations, comprises entre 500 mm et 1200 mm d’eau, les petits rongeurs indiquent eux la présence de prairies.
Martin Pickford nous propose la chronologie suivante : il y a 10 millions d’années, les forêt tropicales étaient importantes de l’équateur vers les moyennes latitudes, puis l’agrandissement de la calotte arctique à la fin de Miocène aurait provoqué l’aridification du Sahara. Enfin, il y a 7 millions d’années, les forêts se rétrécissent vers l’équateur et l’Egypte débute son aridification.

A suivre.

Les dunes qui chantent… Jeudi, 28 septembre 2006

photographie FC

Stéphane Douady, chercheur au CNRS étudie entre autre le chant des dunes au LPS (Laboratoire de Physique statistique) de l’Ecole Normale Supérieure…. il était ce jeudi 28 septembre l’invité à Radio France à l’émission « la tête au carré » je vais en quelques lignes vous parler de cette « Utopie poético scientifique » comme dit Laurence Garcia la journaliste qui l’interview, et tenter de vous inciter à écouter ce chant des dunes…

Ce phénomène n’est pas nouveau puisque déjà comparé par Marco polo au bruit des tambours et des chocs des armes, c’est un phénomène rare produit par seulement une centaines de dunes chantantes à la surface du globe, on retrouve ces dunes en chine, en Amérique, au Sahara, au chili. C’est pour « la première fois au Maroc  » que Stéphane Douady a travaillé sur ce chant des dunes il compare ce chant à un « grondement, une avalanche de sable… » et rajoute pour être plus précis, « C’est une dune qui chante… une note constante un bouoooooooooo  » « c’est envoûtant… c’est un son de 110 décibel… une note fascinante mais assourdissante » en effet le seuil de tolérance pour l’oreille humaine est 120 décibel.  » C’est toujours la même note pour un sable donné, mais en poussant le sable avec les mains on peut enregistrer plusieurs notes » et voilà notre scientifique qui devient poète et musicien… « les grains de sable deviennent des instruments de musique, on dirait des miaulements de chat, ressemblants à des « gémissements et des plaintes » » je rajouterai des roucoulements de tourterelles, la dune semble parler lorsque avec les mains Stéphane Douady pousse le sable pour faire différentes notes…

Explications :

Marco polo, de retour du désert chinois par la route de la soie entendait dans ces sons des esprits… Mais Stéphane Douady lui y voit une tout autre explication. Malgré ce que l’on pouvait initialement penser, ce n’est pas la dune ni le vent qui produisent ces sons, « c’est un son qui est très très grave …c’est le sable qui est musical… les dunes se forment car le sable est entraîné par le vent puis est déposé en haut et retombe en faisant une avalanche qui produit ce son… mais tous les sables ne chantent pas… c’est assez mystérieux… il faut que les grains soient arrondis, soient bien triés… il semble qu’il faut qu’ils soient vernis, aussi recouverts d’un vernis …recouverts d’une sorte de petite glaçure, la glaçure du désert et qui justement permet que les grains se frottent les uns contre les autres d’une façon particulière et du coup au lieu de rouler tous dans le désordre quand ils descendent ce qui fait que ça ne fait aucun bruit, ils se mettent à rouler tous en même temps à peu près comme une troupe qui marche au pas… une troupe de grains de sable qui décident de marcher au pas et c’est ça qui fait ce boooooooooooo « 
Et voilà que du sable bien chaud « sorti du four » de Stéphane Douady est sur le plateau radio, et voilà que Stéphane Douady fait chanter le sable…
un moment assez magique je dois dire, à écouter et réécouter…

Un grand merci à Hugo BILLARD pour ce moment rare…
++

Le chant des dunes, 773 ko, demande en cours à Radio France pour l’autorisation de diffusion.

Magique pour écouter en haut à droite…

Avec l’autorisation de Stéphane Douady qui veut faire un disque…
à suivre

Réchauffement climatique-2, la température terrestre au plus haut depuis 12 000 ans Mardi, 26 septembre 2006

Mes billets se suivent et se ressemblent, vous allez me trouver alarmiste, mais je suis simplement préoccupé par le devenir de la Terre que m’a laissé mes grands parents, que vais-je laisser à mes petits enfants ?…

Les principaux climatologues de la NASA ont rendu une enquête ce mardi pour le moins préoccupante et inquiétante, la température terrestre a grimpé au plus haut niveau depuis prés de 12 000 ans, et ce durant les trente dernières années. Ce réchauffement climatique affecte désormais la faune et la flore conclue cette étude. La rapide montée de température du globe durant ces trente dernières années est de l’ordre de 0,2 °C par décennie. James Hansen de l’institut Goddard de la NASA indique que nous sommes ainsi à 1°C près de la température jamais enregistrée depuis un million d’années. « Cette montée du thermomètre fait que la Terre connaît la température la plus chaude de la période interglaciaire actuelle qui a débuté il y a environ 12 000 ans« , ce qui correspond au début de l’holocène, note-t-il.
« Les indices laissent penser que nous approchons de niveaux de pollution humaine dangereux » alors que les gaz à effet de serre comme le dioxyde de carbone (C0²), sont depuis les dernières décennies la principale cause du changement climatique, met en garde ce climatologue. Et de poursuivre : »Si le réchauffement atteint au total deux ou trois degrés Celsius, nous verrons probablement des changements qui feront de la Terre une planète différente de celle que nous connaissons. (…) La dernière fois que la planète était aussi chaude au milieu du Pliocène, il y a environ trois millions d’années, le niveau des océans était environ 25 mètres au-dessus de celui d’aujourd’hui, selon les estimations. » Pour mémoire, le Pliocène est la seconde époque du Néogène et la cinquième de l’ère Cénozoïque. Elle s’étend de 5,332 à 1,806 millions d’années, est suivie par le Pléistocène et précédée par le Miocène. Elle a été nommée ainsi par Charles Lyell et signifie approximativement continuation du récent en référence aux mammifères déjà essentiellement modernes. C’est en fait la période qu’ont connue Lucy et Selam

Les auteurs de cette étude rappellent, qu’un rapport publié en 2003 dans la revue scientifique britannique Nature, indiquait déjà , que 1700 variétés de plantes et d’espèces d’animaux et d’insectes avaient migré vers le pôle Nord à un rythme moyen de 6 Km par décennie au cours de la moitié du XXéme siècle.

La photo qui accompagne l’article (cf au début du billet), montre que le réchauffement est plus prononcé en allant vers l’Arctique où la fonte des glaces et des neiges met ? nu le sol et les roches plus sombres qui absorbent de ce fait davantage de chaleur du soleil. Ce phénomène n’est pas sans rappeler celui abordé dans nos montagnes sur le réchauffement climatique. En effet, ce dernier entraîne le dégel des sols qui étaient initialement gelés. Ce dégel provoque des glissements de terrain, et rend les sols instables. Pour ce qui est du réchauffement des océans, ce dernier est moins net car ces derniers sont tempérés par des échanges thermiques avec les eaux froides en profondeur.

En deux jours, deux exemples fort inquiétants, sauver la planète tout un programme, surtout une obligation…
A suivre…

Le document
L’article
Dr. James E. Hansen

Réchauffement climatique et manque d’eau douce… Mardi, 26 septembre 2006

L'eau sur la palnète, photographie fc
Le réchauffement climatique n’est pas malheureusement, une vue de l’esprit de quelques scientifiques associés à des citoyens, inquiets du développement de notre Terre et de son devenir. En effet lors d’une rencontre qui s’est déroulée à Megève du 20 au 22 septembre 2006, les gestionnaires de l’eau et des experts du milieu montagnard ont tiré la sonnette d’alarme sur la nécessité de gérer correctement la ressource en eau douce de la planète. Leurs observations s’appuient sur le recul des glaciers et la diminution de l’enneigement, dans une zone fortement sensible au réchauffement climatique : nos montagnes. Pour mémoire, si l’eau est très présente sur terre, 97 % de la ressource est de l’eau salée et 2 % est bloquée sous forme de glace. Il ne reste environ que 1 % d’eau douce sous forme liquide.

En effet, dans les Alpes les conséquences de ce réchauffement climatique sont directement visibles et déjà quantifiées. Les mesures effectuées par le centre d’étude de la neige de Grenoble montre que la couche d’enneigement a diminué en moyenne de 1,5 cm par an depuis quarante-cinq ans. Ainsi à 1500 mètres d’altitude, le nombre de jour où la neige est présente au sol a diminué d’une demi-journée par an. Dans le même esprit, si le réchauffement climatique se poursuit de l’ordre de 1,8 ° C jusqu’en 2050, la période d’enneigement raccourcirait de un à deux mois !!! A 3000 mètres d’altitude, la période d’enneigement serait inférieure à un mois, toujours dans cette hypothèse, la moitié des glaciers français, auront disparu dans un siècle…
Les stations de sport d’hiver des Alpes ont déjà découvert ce manque de neige, et trouver la parade. Elles se sont équipées de canons à neige pour s’assurer d’un enneigement satisfaisant afin d’attirer une clientèle plus occupée par son plaisir que du devenir de notre environnement. Car en effet ces canons à neige sont fortement utilisateur d’eau ; Eau qui est puisée dans les rivières Alpines ; Rivières qui vous l’aurez compris, à leur tour manquent d’eau… Pas de soucis, là encore les stations de sport d’hiver pour répondre à leur clientèle ont construit des retenues d’eau sur les rivières afin d’alimenter les canons à neige. On en dénombre 70 aujourd’hui dans les départements Alpins, et une vingtaine sont en projet. Et si l’eau vient à manquer dans les rivières, les stations s’alimentent sur le réseau d’eau potable ….

D’autres conséquences directes du réchauffement climatique sont à prévoir, « La chute de précipitations sous forme de pluie et non de neige entraînera un ruissellement important, au moment où les cours d’eau de plaine ont déjà un fort régime, explique Jean-François Donzier, directeur de l’Office internationale de l’eau. La gestion des crues deviendra de plus en plus problématique. »
De plus, les sols initialement gelés et stables, vont petit à petit dégeler et entraîner des glissements de terrains. En parallèle, la diminution de la neige et de la glace, qui servaient de stocks d’eau douce pour les périodes sèches, aboutira à des sécheresses estivales plus prononcées.

Hors de la France ces menaces sont également présentes, et l’on peut penser que leur conséquences seront plus difficiles à maîtriser et à supporter dans les pays pauvres « En Equateur, certaines populations sont déjà confrontées à la modification de leur approvisionnement en eau. Il est devenu continu, ce qui bouleverse leurs pratiques d’irrigation, relève Thomas Hofer, chef de la division des montagnes à l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Ces sociétés vont être confrontées à des bouleversements très rapides. » Ainsi l’Unesco a mis en place le programme HELP, un réseau de 67 bassins versants répartis sur tous les continents, afin d’y améliorer la gestion des ressources en eau. La majorité des sites (plus de la moitié) affirment avoir subi des événements attribués au changement climatique, en particulier des sécheresses plus longues…

A suivre…