Ministère de l’écologie et du développement durable

12 octobre 2006

ministère de l'écologie et du développement durable

« Il n’y a pas de petits gestes quand on est 60 millions à les faire »….

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2 Responses to “Ministère de l’écologie et du développement durable”

  1. […] Documents Nos blogueurs conseillent des sites pour plus d’informations sur le sujet : – Le site EEDD, – Le site du ministère de l’écologie et du développement, – Le site de France 5. […]

  2. VANDELANNOOTE says:

    Bonjour,

    En tant qu’administré soucieux de son environnement et de son cadre de vie, je me permets de vous solliciter tant mon inquiétude est grande. Je constate depuis quelques années la dégradation de nos paysages (arrachage de haies, diminution des prairies), de notre alimentation (utilisation intensive de pesticides, de fongicides, d’herbicides), de nos ressources en eau, de la biodiversité…principalement liée à l’agriculture intensive. Les experts de l’environnement en sont unanimes et tirent d’ailleurs le signal d’alarme.

    Pour améliorer la situation, des mesures agri-environnementales sont proposées aux exploitants agricoles au travers des primes PAC. Des instruments consacrés à la protection de l’environnement ont vu également le jour comme la convention européenne du paysage, la stratégie nationale pour la biodiversité, la loi du 13 juillet 2005 sur les énergies, les sites natura 2000, les SAGE, les SDAGE…

    Malgré ces avancées, je reste perplexe, l’environnement continue de subir des pressions importantes comme l’arrachage systématique des haies, la disparition de prairie au profit du maïs d’ensilage pour nourrir les bêtes, j’entends même dire que l’herbe qui devrait être justement (matière première naturelle, renouvelable, bon marché) la principale alimentation des bêtes est devenue désuète aux yeux de beaucoup d’éleveurs… et surtout je ne perçois pas de réelle volonté de la part de notre gouvernement pour agir concrètement et véritablement en faveur de l’environnement. Il me semble bien loin le grenelle de l’environnement qui était pourtant plein de promesses. Peut-être suis-je trop impatient, non je ne crois pas car la dégradation de l’environnement, elle, n’attend pas.

    Ceci est d’autant plus révoltant que d’autres pays mettent tout en œuvre pour assurer la protection de leur environnement, de la biodiversité et par conséquent du consommateur.
    Prenons l’exemple de l’Autriche, la rémunération de l’agriculteur est fonction de son niveau environnemental. En l’occurrence, les « éléments constitutifs du paysage » constituent 30 à 40% de la rémunération. Les Autrichiens sont dans le même système réglementaire que les Français, ce qui est applicable en Autriche est applicable en France. C’est qu’une question de volonté. En suisse, c’est plus radical, si l’agriculteur ne répond pas aux prestations écologiques requises il n’a le droit à aucune aide. Ces pays ont donc fait le choix de l’exemplarité.

    C’est rageant, en France, on ne peut fait rien faire sans se heurter aux lobbying agricoles qui sont devenus des lobbying industriels dictant leur politique, celle de l’argent. Le chiffre, toujours le chiffre, et la santé des gens, de l’environnement et des paysages, on s’enfout ?
    Certains agriculteurs disent que si l’agriculture intensive était si nuisible que cela, l’espérance de vie n’augmenterait pas, ce qu’ils oublient de dire c’est que le taux de cancers, lui, augmentent et de façon très importante. Et surtout la planète n’appartient pas qu’aux hommes, il y a également des animaux, des insectes qui sont encore plus sensibles que nous à l’intensification de l’agriculture.
    C’est vrai il faut produire pour nourrir la population française et mondiale, les agriculteurs ont également le droit comme tout à chacun d’améliorer leur qualité de vie en ayant une rémunération adéquate (et encore évoluer sur des terres sans arbres, respirer des pesticides, ce n’est pas un bon cadre de vie) mais à quel prix.

    Avec l’augmentation du prix des matières premières agricoles, des gens ne peuvent même plus se nourrir convenablement et à mon avis les paysages vont forcément continuer à se dégrader. Certains exploitants agricoles donnent l’impression de se désintérresser totalement de l’environnement, même les microorganismes du sol sont menacés (Cf étude des sols dans la BEAUCE).
    Il est inconcevable que des éleveurs ayant pris conscience des méfaits de l’élevage intensive soient à peine soutenus pour mener un élevage plus extensif.
    De même, je n’ai pas l’impression que la politique actuelle menée pour favoriser l’agriculture biologique soit si incitative que cela.

    Pouvez vous me dire s’il vous plait si la France entend se donner des moyens effectifs et efficaces pour favoriser une agriculture durable, en accord avec les besoins des agriculteurs et la demande sociétale (produit de qualité à la consommation, élevage à l’herbe, maintient des haies et des bocages, préservation de la qualité des eaux et des paysages…).
    Pourquoi la France ne s’inspire t’elle pas des pays comme l’autriche et la suisse pour orienter l’agriculture vers un mode plus respectueux de l’environnement

    Sincères salutations.

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