Les vaccins attendent la grippe…     

wikipédia
Près de treize millions de doses de vaccins antigrippaux seront distribuées dans les pharmacies à partir de ce jeudi 12 octobre pour prévenir l’arrivée de la grippe pour cette saison hivernale 2006-2007, pendant laquelle 2,2 millions de personnes risquent d’être contaminées par la grippe. Le vaccin est un composé chimique ou organique appelé antigène destiné à stimuler les défenses naturelles de l’organisme (le système immunitaire).

L’hiver dernier, onze millions de personnes avaient été vaccinées en France et 1,6 million infectées, selon l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm). Chaque année en France, la grippe tue en moyenne 2000 personnes, en particulier les personnes âgées et les nourrissons qui sont plus vulnérables.

Cette année, le cocktail vaccinal est constitué à partir de deux souches de la grippe choisies suivant les recommandations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Le vaccin est gratuit pour les personnes les plus fragiles: personnes âgées de 65 ans et plus, personnes atteintes de certaines affections de longue durée (ALD) telles le diabète, ( Le mot diabète vient du grec dia-baïno = passer au travers. Les médecins grecs anciens avaient observé ce syndrome : les malades semblaient uriner aussitot ce qu’ils venaient de boire, comme s’ils étaient « traversés par l’eau » sans pouvoir la retenir) l’insuffisance cardiaque, l’épilepsie grave ( L’épilepsie ou comitialité, parfois nommée haut mal, mal caduc ou mal sacré, est une affection neurologique ) … Ces bénéficiaires (plus de 8 millions de personnes) reçoivent un imprimé pour obtenir gratuitement le vaccin prescrit par leur médecin.

« Après un début de surveillance très calme, quelques virus grippaux ont été récemment détectés ou isolés, en ville ou à l’hôpital, dans plusieurs régions », soulignent les groupes régionaux d’observation de la grippe (Grog). Ils font aussi état d’une épidémie de Bronchiolite. Cette maladie virale, qui touche chaque année plus de 400 000 nourrissons, est souvent bénigne. Seuls 5% des cas nécessitent une hospitalisation.

Ministère de l’écologie et du développement durable     

ministère de l'écologie et du développement durable

« Il n’y a pas de petits gestes quand on est 60 millions à les faire »….

le site

Politique Française pour lutter contre l’effet de serre     

Le rapport du Conseil d’Analyse Economique présidé par Christian de Boissieu, vient de publier un document important pour la définition de la politique française en matière de lutte contre l’effet de serre.

Son pour titre, « Facteur 4 », fait allusion à un concept de Ernst Ulrich von Weizsäcker, fondateur de l’institut de Wuppertal pour le climat. Pour lui on doit pouvoir multiplier par deux le bien-être de chacun, tout en divisant par deux l’utilisation des ressources naturelles, ce qui rappelle mon précédent billet…

Pour le Conseil d’Analyse Economique, la France doit pouvoir diviser par 4 ses rejets de gaz à effet de serre d’ici 2050. Le rapport analyse précisément ses rejets et leur évolution depuis des années. Il présente les politiques des autres pays, développés et des pays en voie de développement. Il considère que le marché seul ne pourra pas permettre de diminuer sensiblement les rejets et invite à une politique publique.

Pour arriver au Facteur 4, il mise sur 1/3 de réduction de consommations d’énergie, 1/3 d’utilisation de la biologie (biomasse, biocarburants) et 1/3 de sauts technologiques. «  Quelques ordres de grandeur permettent alors de bien apprécier la part « biologie ». Pour capter chaque année dans l’atmosphère 100 Mt CO2, il suffit de disposer de 5 M ha de «forêts» productives et exploitées (à 20 m3/ha/an) plantées sur des terres (agricoles ou forestières) pas ou peu valorisées à ce jour : ces surfaces sont accessibles, sans même compter la Guyane. Ces « lignocultures » produiront elles-mêmes 100 Mm3/an de « matériaux fibreux cellulosiques » (dont nous allons très vite manquer) pouvant remplacer dans certains cas des matériaux plus énergivores (acier, béton…) et prolonger comme matériaux le puits de carbone dû à la photosynthèse en donnant in fine (ou immédiatement pour les coproduits) une valeur énergétique « renouvelable » de l’ordre de 25 Mtep/an (bio-chaleur, biocarburants de 2ème génération …) ».

Le rapport invite donc à une politique raisonnée et cohérente de l’Etat et des collectivités locales favorisant la recherche, l’usage de la biomasse (valoriser les produits),le stockage de carbone, la taxation des appareils consommateurs d’énergie ainsi que les incitations fiscales. Des solutions proches de celles proposées par le rapport des sénateurs Laffitte et Saunier.

Que va-t-on laisser à nos enfants…
à suivre…

Le rapport

Nous vivons au dessus de nos ressources énergétiques…     

photo fc
La new economics Foundation (nef), une organisation britanique calcule depuis 20 ans le niveau mondial de consommation des ressources naturelles. Ainsi leur postulat est simple, nous vivons au dessus de nos moyens énérgétiques. En affet nous consommons chaque années davantage de resources naturelles que ce que la planète ne peut en régénérer…
Chaque année, la NEF calcule la date à laquelle notre consommation de ressources dépasse cette capacité de renouvellement. Cette « triste » date a été baptisée éjour de la dette écologique, ou jour du dépassement » (« Overshoot day »). « Passé cette date, on est en situation d’épuisement des réserves. A partir du 9 octobre et jusqu’à la fin de l’année, l’humanité sera en dépassement sur le plan écologique, en situation de créer davantage de dette écologique« , explique la fondation.
Nul besoin de vous dire que depuis 20 ans cette date est de plus en plus précoce dans l’année, ce quui signifie que les ressources diponibles pour une année sont consommées de plus en plus vite. Pour vous en convaincre, en 1987, l’Overshoot day été le 19 décembre, en 1995 le 21 novembre…

« En vivant autant au-delà de nos moyens environnementaux et en amassant de la dette écologique, nous faisons deux erreurs« , avance Andrew Simms, de la NEF. « D’abord, nous privons des millions de personnes dans le monde, qui manquent de terre, de nourriture et d’eau potable, de la possibilité de satisfaire leurs besoins. Ensuite, nous mettons en danger les mécanismes de survie de la planète. » « Si par exemple on pêche davantage de poissons qu’il n’en naît, il y en aura moins l’année suivante. »

Ce concept de dette écologique est une riposte lancée par les associations de lutte pour l’abolition de la dette des pays du Sud. Cette dette écologique serait la dette accumulée par les pays industrialisés envers le Sud à cause, notamment, « du pillage des ressources » ou « des dommages causés à l’environnement » par les pays du Nord.

A titre d’exemple, à en croire la NEF, la Grande-Bretagne est passée dans une situation de dépassement des ressources le 16 avril, ce qui laisse penser que si l’humanité consommait autant de ressources que les Britanniques, il faudrait trois planètes pour permettre à la Terre de fonctionner.

« La seule façon de rétablir l’équilibre est de demander moins à la planète« , a estimé la NEF.

Que va-t-on laisser à nos enfants…
à suivre…

source

Enfin la sieste reconnue…     

la siesteSelon une étude menée par Indrani Ganguly-Fitzgerald de l’Institut de neurosciences de San Diego, une vie sociale intense chez la drosophile nécessite des siestes plus longues pour la mise en mémoire. Conclusion : la sieste est importante pour la mémoire sociale.
Les neurobiologistes portent un grand intérêt sur l’impact du sommeil sur la mise en mémoire. C’est dernier ont démontré que l’apprentissage d’une nouvelle fonction peut-être amélioré par le sommeil, de plus les troubles du sommeil affecte cette mise en mémoire. Il semble ainsi que le sommeil soit prépondérant dans le processus d’organisation du cerveau.

Pourquoi la drosophile ?
Les drosophiles sont faciles à manipuler génétiquement, et leur comportement social a été largement observé lors d’expériences, de plus en 2000 il a démontré que les drosophiles étaient capables de dormir… durant des siestes d’une duré de 2 h 30. Pour Ganguly-Fitzgerald, « les drosophiles nous ressemblent en quelque sorte, si bien que nous pouvons les appeler des petits humains avec des ailes« .

L’expérience :
Les scientifiques ont séparé deux groupes de mouches dès leur naissance pendant quatre jours. Un premier groupe a grandi en contact d’au moins trente congénères et le second s’est développé de manière solitaire.
Les résultats sont étonnants puisqu’ils ont révélé que les mouches « sociales » dorment quatre fois plus que les mouches « solitaires » (60 min. contre 15 min). Elles gardent cependant le même comportement durant la nuit. Pour contrôler les résultats, des drosophiles ont été mutées au niveau de gènes importants pour la vue et l’odorat. Ainsi, elles sont incapables de se sociabiliser. Chez ces mouches, aucune différence dans le « pattern » (ou motif de conception, est un concept destiné à résoudre les problèmes récurrents suivant le paradigme objet) du sommeil n’est observée. Ces résultats démontrent que les siestes sont importantes pour la mise en place de la mémoire alors que le sommeil durant la nuit semble avoir différentes fonctions chez la mouche.

Les chercheurs ont approfondi ce phénomène en étudiant 49 gènes importants pour l’apprentissage de la mémoire et leur relation avec le sommeil. Ainsi, lorsque 17 de ces gènes sont inactivés, le comportement social n’affecte pas le temps de sieste. Ils sont tous impliqués dans l’apprentissage de la mémoire à long terme.
Les chercheurs espèrent désormais identifier des homologues de ces gènes chez l’humain afin de comprendre les processus biochimiques impliqués dans la consolidation de notre « mémoire sociale ».
Pour Chiara Cirelli, de l’université du Wisconsin à Madison, cette étude démontre également que les drosophiles peuvent être un vrai modèle pour ce type d’études même si la communauté du sommeil reste difficile à convaincre.

Dans le midi on fait la sieste sous les cigales… comme les drosophiles…

source

Sur une idée d’Hugo Billard…encore !!!

Les dunes qui chantent…     

photographie FC

Stéphane Douady, chercheur au CNRS étudie entre autre le chant des dunes au LPS (Laboratoire de Physique statistique) de l’Ecole Normale Supérieure…. il était ce jeudi 28 septembre l’invité à Radio France à l’émission « la tête au carré » je vais en quelques lignes vous parler de cette « Utopie poético scientifique » comme dit Laurence Garcia la journaliste qui l’interview, et tenter de vous inciter à écouter ce chant des dunes…

Ce phénomène n’est pas nouveau puisque déjà comparé par Marco polo au bruit des tambours et des chocs des armes, c’est un phénomène rare produit par seulement une centaines de dunes chantantes à la surface du globe, on retrouve ces dunes en chine, en Amérique, au Sahara, au chili. C’est pour « la première fois au Maroc  » que Stéphane Douady a travaillé sur ce chant des dunes il compare ce chant à un « grondement, une avalanche de sable… » et rajoute pour être plus précis, « C’est une dune qui chante… une note constante un bouoooooooooo  » « c’est envoûtant… c’est un son de 110 décibel… une note fascinante mais assourdissante » en effet le seuil de tolérance pour l’oreille humaine est 120 décibel.  » C’est toujours la même note pour un sable donné, mais en poussant le sable avec les mains on peut enregistrer plusieurs notes » et voilà notre scientifique qui devient poète et musicien… « les grains de sable deviennent des instruments de musique, on dirait des miaulements de chat, ressemblants à des « gémissements et des plaintes » » je rajouterai des roucoulements de tourterelles, la dune semble parler lorsque avec les mains Stéphane Douady pousse le sable pour faire différentes notes…

Explications :

Marco polo, de retour du désert chinois par la route de la soie entendait dans ces sons des esprits… Mais Stéphane Douady lui y voit une tout autre explication. Malgré ce que l’on pouvait initialement penser, ce n’est pas la dune ni le vent qui produisent ces sons, « c’est un son qui est très très grave …c’est le sable qui est musical… les dunes se forment car le sable est entraîné par le vent puis est déposé en haut et retombe en faisant une avalanche qui produit ce son… mais tous les sables ne chantent pas… c’est assez mystérieux… il faut que les grains soient arrondis, soient bien triés… il semble qu’il faut qu’ils soient vernis, aussi recouverts d’un vernis …recouverts d’une sorte de petite glaçure, la glaçure du désert et qui justement permet que les grains se frottent les uns contre les autres d’une façon particulière et du coup au lieu de rouler tous dans le désordre quand ils descendent ce qui fait que ça ne fait aucun bruit, ils se mettent à rouler tous en même temps à peu près comme une troupe qui marche au pas… une troupe de grains de sable qui décident de marcher au pas et c’est ça qui fait ce boooooooooooo  »
Et voilà que du sable bien chaud « sorti du four » de Stéphane Douady est sur le plateau radio, et voilà que Stéphane Douady fait chanter le sable…
un moment assez magique je dois dire, à écouter et réécouter…

Un grand merci à Hugo BILLARD pour ce moment rare…
++

Le chant des dunes, 773 ko, demande en cours à Radio France pour l’autorisation de diffusion.

Magique pour écouter en haut à droite…

Avec l’autorisation de Stéphane Douady qui veut faire un disque…
à suivre

Réchauffement climatique-2, la température terrestre au plus haut depuis 12 000 ans     

Mes billets se suivent et se ressemblent, vous allez me trouver alarmiste, mais je suis simplement préoccupé par le devenir de la Terre que m’a laissé mes grands parents, que vais-je laisser à mes petits enfants ?…

Les principaux climatologues de la NASA ont rendu une enquête ce mardi pour le moins préoccupante et inquiétante, la température terrestre a grimpé au plus haut niveau depuis prés de 12 000 ans, et ce durant les trente dernières années. Ce réchauffement climatique affecte désormais la faune et la flore conclue cette étude. La rapide montée de température du globe durant ces trente dernières années est de l’ordre de 0,2 °C par décennie. James Hansen de l’institut Goddard de la NASA indique que nous sommes ainsi à 1°C près de la température jamais enregistrée depuis un million d’années. « Cette montée du thermomètre fait que la Terre connaît la température la plus chaude de la période interglaciaire actuelle qui a débuté il y a environ 12 000 ans« , ce qui correspond au début de l’holocène, note-t-il.
« Les indices laissent penser que nous approchons de niveaux de pollution humaine dangereux » alors que les gaz à effet de serre comme le dioxyde de carbone (C0²), sont depuis les dernières décennies la principale cause du changement climatique, met en garde ce climatologue. Et de poursuivre : »Si le réchauffement atteint au total deux ou trois degrés Celsius, nous verrons probablement des changements qui feront de la Terre une planète différente de celle que nous connaissons. (…) La dernière fois que la planète était aussi chaude au milieu du Pliocène, il y a environ trois millions d’années, le niveau des océans était environ 25 mètres au-dessus de celui d’aujourd’hui, selon les estimations. » Pour mémoire, le Pliocène est la seconde époque du Néogène et la cinquième de l’ère Cénozoïque. Elle s’étend de 5,332 à 1,806 millions d’années, est suivie par le Pléistocène et précédée par le Miocène. Elle a été nommée ainsi par Charles Lyell et signifie approximativement continuation du récent en référence aux mammifères déjà essentiellement modernes. C’est en fait la période qu’ont connue Lucy et Selam

Les auteurs de cette étude rappellent, qu’un rapport publié en 2003 dans la revue scientifique britannique Nature, indiquait déjà , que 1700 variétés de plantes et d’espèces d’animaux et d’insectes avaient migré vers le pôle Nord à un rythme moyen de 6 Km par décennie au cours de la moitié du XXéme siècle.

La photo qui accompagne l’article (cf au début du billet), montre que le réchauffement est plus prononcé en allant vers l’Arctique où la fonte des glaces et des neiges met ? nu le sol et les roches plus sombres qui absorbent de ce fait davantage de chaleur du soleil. Ce phénomène n’est pas sans rappeler celui abordé dans nos montagnes sur le réchauffement climatique. En effet, ce dernier entraîne le dégel des sols qui étaient initialement gelés. Ce dégel provoque des glissements de terrain, et rend les sols instables. Pour ce qui est du réchauffement des océans, ce dernier est moins net car ces derniers sont tempérés par des échanges thermiques avec les eaux froides en profondeur.

En deux jours, deux exemples fort inquiétants, sauver la planète tout un programme, surtout une obligation…
A suivre…

Le document
L’article
Dr. James E. Hansen

Réchauffement climatique et manque d’eau douce…     

L'eau sur la palnète, photographie fc
Le réchauffement climatique n’est pas malheureusement, une vue de l’esprit de quelques scientifiques associés à des citoyens, inquiets du développement de notre Terre et de son devenir. En effet lors d’une rencontre qui s’est déroulée à Megève du 20 au 22 septembre 2006, les gestionnaires de l’eau et des experts du milieu montagnard ont tiré la sonnette d’alarme sur la nécessité de gérer correctement la ressource en eau douce de la planète. Leurs observations s’appuient sur le recul des glaciers et la diminution de l’enneigement, dans une zone fortement sensible au réchauffement climatique : nos montagnes. Pour mémoire, si l’eau est très présente sur terre, 97 % de la ressource est de l’eau salée et 2 % est bloquée sous forme de glace. Il ne reste environ que 1 % d’eau douce sous forme liquide.

En effet, dans les Alpes les conséquences de ce réchauffement climatique sont directement visibles et déjà quantifiées. Les mesures effectuées par le centre d’étude de la neige de Grenoble montre que la couche d’enneigement a diminué en moyenne de 1,5 cm par an depuis quarante-cinq ans. Ainsi à 1500 mètres d’altitude, le nombre de jour où la neige est présente au sol a diminué d’une demi-journée par an. Dans le même esprit, si le réchauffement climatique se poursuit de l’ordre de 1,8 ° C jusqu’en 2050, la période d’enneigement raccourcirait de un à deux mois !!! A 3000 mètres d’altitude, la période d’enneigement serait inférieure à un mois, toujours dans cette hypothèse, la moitié des glaciers français, auront disparu dans un siècle…
Les stations de sport d’hiver des Alpes ont déjà découvert ce manque de neige, et trouver la parade. Elles se sont équipées de canons à neige pour s’assurer d’un enneigement satisfaisant afin d’attirer une clientèle plus occupée par son plaisir que du devenir de notre environnement. Car en effet ces canons à neige sont fortement utilisateur d’eau ; Eau qui est puisée dans les rivières Alpines ; Rivières qui vous l’aurez compris, à leur tour manquent d’eau… Pas de soucis, là encore les stations de sport d’hiver pour répondre à leur clientèle ont construit des retenues d’eau sur les rivières afin d’alimenter les canons à neige. On en dénombre 70 aujourd’hui dans les départements Alpins, et une vingtaine sont en projet. Et si l’eau vient à manquer dans les rivières, les stations s’alimentent sur le réseau d’eau potable ….

D’autres conséquences directes du réchauffement climatique sont à prévoir, « La chute de précipitations sous forme de pluie et non de neige entraînera un ruissellement important, au moment où les cours d’eau de plaine ont déjà un fort régime, explique Jean-François Donzier, directeur de l’Office internationale de l’eau. La gestion des crues deviendra de plus en plus problématique. »
De plus, les sols initialement gelés et stables, vont petit à petit dégeler et entraîner des glissements de terrains. En parallèle, la diminution de la neige et de la glace, qui servaient de stocks d’eau douce pour les périodes sèches, aboutira à des sécheresses estivales plus prononcées.

Hors de la France ces menaces sont également présentes, et l’on peut penser que leur conséquences seront plus difficiles à maîtriser et à supporter dans les pays pauvres « En Equateur, certaines populations sont déjà confrontées à la modification de leur approvisionnement en eau. Il est devenu continu, ce qui bouleverse leurs pratiques d’irrigation, relève Thomas Hofer, chef de la division des montagnes à l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Ces sociétés vont être confrontées à des bouleversements très rapides. » Ainsi l’Unesco a mis en place le programme HELP, un réseau de 67 bassins versants répartis sur tous les continents, afin d’y améliorer la gestion des ressources en eau. La majorité des sites (plus de la moitié) affirment avoir subi des événements attribués au changement climatique, en particulier des sécheresses plus longues…

A suivre…

Lucy a désormais de la famille     

Selma, image Le Figaro
Un premier squelette quasi-complet d’un enfant australopithèque de 3 ans de sexe féminin, daté de plus de trois millions d’années, a été mis au jour, à quelques kilomètres du lieu où a été découvert en Éthiopie, le 30 novembre 1974 celui de la célèbre Lucy révèle la revue NATURE du 21 septembre 2006. Ce dernier va permettre à la science de découvrir des éléments anatomiques jusqu’ici inconnus. Notre lointaine cousine se déplaçait sur ces deux jambes et grimpait sans doute aux arbres.
La découverte de ce nouveau fossile d’australopithèque, est exceptionnelle à plus d’un titre. « Il est très rare de trouver des squelettes complets aussi anciens et de retrouver des spécimens juvéniles, explique le paléoanthropologue Pascal Picq, maître de conférence au Collège de France. Or ici les deux cas de figure sont réunis. »

Il s’agit d’un squelette presque entier d’un enfant de 3 ans qui aurait vécu il y a 3,3 millions d’années, ce squelette a été analysé par un paléontologue éthiopien et une équipe internationale dont le français Denis Geraads, du CNRS. Ce fossile appartient à l’espèce Ustralopithecus afarensis. Cette petite cousine a été baptisé Selam « Paix« , mesurait environ 40 cm de haut. Ses ossements ont été découverts sur la colline de Dikika 1 située au sud de la rivière Aouche près du village de Hadar au nord-est de l’Ethiopie.

Zeresenay Alemseged, de l’Institut Max-Planck de Leipzig en Allemagne, se réjouit, ce scientifique qui a mis au jour la plus grosse partie du squelette en 2000 a été formé par Yves Coppens, papa de Lucy. «L’intérêt majeur lorsqu’on découvre un enfant est qu’il montre mieux qu’un adulte les caractères génétiques de l’espèce, explique ce dernier. Cela permet d’observer les éléments de base, parce que l’action du milieu sur la personne ne s’est pas manifestée. Voilà pourquoi la découverte est extrêmement importante. L’étude confirme le caractère bipède et arboricole de Lucy avec deux squelettes qui, entre parenthèses, sont les plus complets des australopithèques.»

L’âge de l’enfant a été déterminé par les dents de lait visible au scanner, le sexe femelle probable, lui a été déterminé par le dimorphisme sexuel observé grâce à la mesure de la canine qui est plus petite chez les femelles que chez les mâles. La forme du pied ainsi que la partie post crânienne inférieure correspondent à une locomotion de bipède (debout) à l’opposé de quadrupède (à quatre pattes). L’omoplate (la scapula), le morceau d’humérus, les phalanges courbes et l’hyoïde, petit os de la gorge lié à l’émission des sons rarement retrouvé chez les fossiles sont plutôt simiesques.

Des caractères controversés:

Tous ces éléments permettent aux scientifiques de conclure que cette cousine grimpait probablement aux arbres. L’analyse de la faune associée, équidés à trois doigts ‘hipparions », girafes, antilopes, rhinocéros blancs, rongeurs, crocodiles… indiquent qu’elle évoluait dans un milieu en mosaïque, tantôt couvert par la forêt, tantôt exposé avec des points d’eau, expliquant ainsi le mode de locomotion adapté.

C’est Yves Coppens et Brigitte Senut, maître de conférence au muséum (MNHN) qui suite à la découverte de Lucy, avait émis l’idée que les Australopithèques étaient à la fois bipèdes et arboricoles. Cette idée fait maintenant la quasi-unanimité dans le monde scientifique. Mais le fait que ces que nos premiers cousins puissent grimper dans les arbres ne fait pas encore l’unanimité. Pour certains, ces caractères primitifs conservés sont sans apports fonctionnel, pour d’autres ils sont conservés car ils utiles…
Enfin, pour Yves Coppens, Lucy est plus une cousine qu’une ancêtre de l’homme car en tant que pré humaine elle possède des caractères dérivés. Ainsi, l’arbre généalogique de l’homme ressemblerait ? un bouquet dans lequel il y aurait une inflorescence pour l’homme et une autre fleur du même bouquet serait Lucy et ses petits. Lucy serait ainsi plutôt une inflorescence Australopithèque robuste, l’homme serait plutôt Ororin (En 2000, Martin Pickford et Brigit Senut avaient mis au jour au Kenya un morceau de fémur daté de 6 millions d’années Ororin tugenensis), Toumaï (crâne fossile découvert par l’équipe de Michel Brunet, vieux de 7 millions d’années) ou Kenyanthropus (reste d’un hominidé découvert en mars 2001 au Kenya par Meave Leakey, âgé de 3,5 millions d’années. Kenyantropus avait une face plate mais avec un mélange d’autres caractères plus ou moins primitifs, volume du cerveau 400 à 500 cm3, dents recouvertes d’émail épais).

La description détaillée de ce fossile encore prisonnier de sa gangue de sédiments, devrait probablement confirmer les connaissances sur les Australopithèques.

Lucy (A.afarensis), avait été découverte par une équipe de savants venus des Etats Unis et de France, dans des collines desséchées de l’Afar, au nord-ouest de l’Éthiopie, non loin de Djibouti et de la mer rouge, elles est aussi datée de 3 millions d’années. C’était la première fois que des anthropologues mettaient à jour un ensemble de 52 ossements représentant 40 % d’un squelette.

Source Le Figaro

Les Américains veulent retourner sur la Lune     

image  le figaro
la NASA qui projette de retourner sur la lune, vient de recevoir un soutient important de la part du comité d’expert de la National Academy of Sciences (NAS), chargé d’évaluer le programme d’exploration lunaire de l’agence spatiale américaine. La NAS considère en effet que la Lune est d’un intérêt « inestimable pour les planétologues ».

Pour les quinze experts, «ce n’est qu’en retournant sur la Lune pour mener de nouvelles explorations scientifiques que nous pourrons combler nos lacunes et percer les secrets qu’elle garde depuis des milliards d’années.»

Depuis 2004, à la demande de G Bush, la Nasa s’est fixé comme objectif de retourner sur le satellite en 2018, 49 ans après les premiers pas de Neil Amstrong en juillet 1969. Le projet prévoit un vol de quatre astronautes à bord d’un nouveau véhicule spatial, Orion (ex-CEV).

Ce projet de 2018 n’est en fait que le premier volet d’un projet global qui prévoit à son tour d’installer une base lunaire occupée en permanence par des astronautes, comme c’est le cas actuellement sur la Station spatiale internationale (ISS), dont les équipages se relaient tous les six mois.

Ce projet a profité du vol de Smart-1, pour recueillir des données sur la topographie lunaires, une zone montagneuse près du pôle Nord de la Lune éclairée en permanence par le soleil pourrait accueillir cette nouvelle station. Cette station serait une base d’entraînement pour les prochaines missions Martienne, et dans un premier temps, offrirait aux astronautes un point de vue inédit sur notre système solaire.

Ce projet annoncé fort coûteux, 12 milliards de dollars au cours des cinq prochaines années, soulève déjà des critiques, mais les expert de la NAS eux soutiennent le projet, afin de mener à bien l’étude de la composition et de la structure de la lune, ainsi que l’atmosphère de cette dernière.

Un mois à peine après la disparition de Pluton de nos planètes lire le billet, nos jeunes « têtes blondes » auront à coup sûr la tête tournée vers les étoiles…

à suivre

Sujet proposé par : Hugo BILLARD

sources le Figaro