Utilisation du Logiciel Tectoglob     

Carte obtenue avec TectoGlob

Pour la géologie abordée au cycle central, dans les parties, « La Terre change en surface » et « La machine Terre« , le logiciel gratuit Tectoglob s’avère très intéressant. Il permet de visualiser, en coupe ou sur une carte des données géologiques l’échelle du globe terrestre ou à l’échelle régionale. Il permet également d’étudier la tectonique des plaques en mettant en évidence les frontières des plaques, les zones de Subduction, les Dorsales Océaniques, de faire apparaître sur la carte la localisation de séismes ainsi que la localisation des volcans.
D’une utilisation simple, il peut être utilisé en poste élève et en poste enseignant, couplé à un logiciel de traitement d’image il est d’un bon intérêt pédagogique, il est très utile pour la préparation et l’usage des TICE ou pour un TPE.

Toutes les informations pratiques sur le site de l’académie d’Amiens

Des exemple de cartes obtenues et de coupes sur www.monanneeaucollege.com

bonne utilisation…

EEDD     

 EEDD

Education à l’Environnement pour un développement Durable

« Le développement durable est le développement qui satisfait les besoins de la génération actuelle sans priver les générations futures de la possibilité de satisfaire leurs propres besoins« .

La définition dite de « Brundtland » correspond à celle donnée par Go Harlem Brundtland. Go Harlem Brundtland a été présidente de la commission mondiale sur l’environnement et le développement, mandaté par l’assemblée générale des nations Unies, en 1983. Son rapport : « Our Common Future » (Notre avenir à tous) publié en 1987 est l’un des documents fondateurs du développement durable et a servi de socle au premier sommet de la Terre à Rio en 1992.
Le développement durable est la traduction de l’expression anglaise « Sustainable developpement« . L’adjectif « Sustainable » est aussi traduit par soutenable, acceptable, raisonné afin de prendre en compte les besoins des populations futures et de préserver les ressources naturelles ainsi que l’environnement.

L’éducation à l’environnement est un principe essentiel pour assurer un développement durable. La connaissance des problématiques environnementales doit largement déborder le cadre scolaire pour se répandre dans la société tout entière, pour qu’au delà d’un enseignement, des gestes simples deviennent un réflexe et à long terme une véritable habitude de vie et de pensée.

 Je vous livre quelques données pour vous mettre en réflexion…

  • 80 % des ressources mondiales sont utilisées par 20 % de la population;
  • 93 % des ressources exploitées ne sont jamais transformées en produits commercialisés;
  • 50 % de l’augmentation annuelle de la demande énergétique proviendra, dans les années à venir de l’Asie;
  • Les Etats-Unis émettent 25 % des gaz responsables de l’effet de serre;
  • 1,2 milliard d’habitant vivent avec moins de 1 dollar par jour, (< 1 €).

Durée de vie des déchets dans la nature :

  • Allumette en bois > à 6 mois;
  • Boîte de conserve en fer > de 200 ans à 500 ans;
  • Carte téléphonique > à 1000 ans;
  • Mouchoir en papier > à 3 mois;
  • Chewing-gum > à 5 ans;
  • Sac en plastique > à 450 ans;
  • Bouteille de verre > à 4000 ans.

Le recyclage :

  • Verre, en recyclant le verre on économise plus de 800 000 tonnes de sables par ans, sans compter l’énergie nécessaire à sa transformation.
  • L’aluminium, il est présent partout, son coût reste très élevé, avec 670 canettes on fabrique un VTT;
  • Le plastique, produit dérivé du pétrole, recyclé il est utilisé pour la fabrication d’emballage non alimentaire et de vêtements d’hiver, des couettes, des montres, des tuyaux….il faut dix bouteilles d’eau pour fabriquer un pull polaire;
  • L’acier, Fortement utilisé il faut le recyclé, il faut 190 000 boîtes de petits pois pour fabriquer une automobile de type Clio ou C3 ou 206…;
  • Les déchets verts, Provenant des espaces verts publics ou privés, les déchets verts peuvent être valorisés par méthanisation (production de gaz) ou par compostage (production de compost), 100 m3 de déchets verts produisent 15 m3 de compost;
  • Le carton, Issu de la compression de la cellulose, c’est à dire de la pulpe de bois, le carton se recycle une dizaine de fois en moyenne. Chaque tonne de carton recyclée permet d’économiser deux tonnes de bois.

Dictionnaire du développement durable.

Google Earth     

Découvrez la planète vue du ciel, et faites pivoter le plan pour faire apparaître le relief.

Google Earth

Google Earth Téléchargement.

Exemple d’application.

Les Ocres de Roussillon, sédimentation et érosion.     

Roussillon

Roussillon est un charmant village du Vaucluse situé au milieu du plus vieux gisement d’Ocres du monde. C’est jean-Etienne Astier qui redécouvrit entre 1780 et 1785 les propriétés de cette terre jaune et rouge aux couleurs inaltérables et aux teintes si précieuses. Il exploita les carrières dès 1790…

La formation géologique des Ocres:

Il faut se rappeler que la Provence vers – 230 millions d’années (Trias) était en fait une vaste mer et ceci durant une longue période. Période durant laquelle de très nombreux sédiments, arrachés aux continent émergés, allaient se déposer et s’accumuler sur les fonds des eaux, c’est la sédimentation. Ces sédiments étaient arrachées aux continents bordant cette mer par le vent et les pluies constituant les phénomènes d’érosion. Ces sédiments étaient ensuite transportés par le vent et les eaux de ruissellement pour rejoindre le fonds de cette mer. Ils formeront par la suite les massifs calcaires et les paysages caractéristiques de la Provence, Mont Ventoux, Lubéron, Saint Victoire, Canyon du Verdon, Calanques… dont nous découvriront l’aspect dans un prochain billet. Mais revenons à la formation des Ocres, vers – 110 millions d’années (Crétacé), ces sédiments calcaires sont alors recouverts d’argiles grises pour former ce que les géologues nomment : des « terrains aptiens« . Le bassin marin se comble peu à peu, par des sables de couleurs vertes qui viennent à leur tour recouvrir ces argiles vertes, c’est la glauconie, petits minéraux verts qui leur donnent leur couleur.

Vers – 100 millions d’années, tout bascule !, cette terre totalement immergée change d’aspect pour devenir émergée, la Provence se retrouve hors de l’eau, le sol laissé à l’action de l’eau et du vent, l’érosion reprend ses droits. Le climat est alors tropical, les sables verts sont à leur tour lessivés par des pluies diluviennes et incessantes, ils sont peu à peu transformés en sables ocreux puis en sables blancs, dissolution par les eaux de pluies, cristallisation à partir de solution d’autres minéraux, puis lessivage qui évacue l’hydroxyde de fer qui colore ces sables ocreux. Ne restent en place que les sables blancs que l’on retrouve actuellement.

Roussillon

Les différentes teintes que l’ont retrouve actuellement, rouge, jaune et ocre, sont dues à la Goethite qui est connue depuis la préhistoire et utilisée comme pigment, dans la grotte de lascaux par exemple.

Photos

Géol en Alsace cascade du Nideck.     

Cascade du Nideck

Située à 35 kilomètres à l’ouest de Strasbourg, appartenant à la commune de Oberhaslach, le site est formé par la cascade et le château du Nideck.
Nos pas nous ont conduit au cœur de la vallée de la Hasel, réceptacle naturel. Après avoir suivi une piste tantôt sablonneuse, tantôt caillouteuse et moussue dans une forêt d’arbres et de sapins aux frondaisons mêlées, on se laisse attirer par le lointain murmure de la cascade jusqu’à déboucher, à son sommet, sur un point de vue superbe sur la vallée. Pour descendre au pied de la cascade, le sentier se fait raide, voire franchement vertigineux, tandis que le roulement crépitant obnubile les sens qu’il vaudrait mieux, pourtant, mobiliser à regarder ses pieds, tant les dalles de porphyre qui transforment le sentier en escalier de pierre sont instables ou glissantes.
Haute de 25 mètres, se brisant en de multiples endroits sur la façade de roc issue de l’ancienne chaîne hercynienne, la cascade poudroie ses gouttelettes et ensorcelle le randonneur par ses scintillements et son chant.
De tous côtés, les arbres rivalisent de hauteur avec le rocher. Vers la plaine, on aperçoit le site grandiose formé par l’ancien volcan du Nideck. Car l’ Alsace ne pouvait être en reste, elle a aussi sa terre volcanique. On voit les longues et raides falaises, formées de longs tubes, ressemblant à un orgue. Le basalte, cette roche volcanique dure et compacte donne ces formes.
Le bloc de prophyre qui formait la cascade, était primitivement haut de 60 mètres. Pour se rendre compte de ce que pouvait alors être la chute, il suffit de se représenter un torrent jaillissant de la plate-forme de la cathédrale de Strasbourg ! Par le jeu de l’érosion, le ruisseau a usé le haut du rocher et accumulé les débris au pied, ce qui fait que la chute verticale ne mesure plus que 25 mètres actuellement. Elle n’en est pas moins très impressionnante.
L’eau fait un bruit assourdissant en tombant sur les blocs de porphyre et de basalte. Et ce n’est pourtant qu’un tout petit ruisseau, la cascade se trouve à une altitude de 400 m.


 

la cascade du Nideck Basalte

Les photos

La terre a tremblé dans le Vaucluse     

Un séisme d’une magnitude de 2.6 a provoqué une déflagration qui a réveillé Sorgues et une partie du Vaucluse ce mardi 8 août à 7 h 18.
La ville de Sorgues est située sur une faille, la même que celle de Lambesc où un terrible tremblement de terre avait eu lieu en 1909, faisant alors 46 victimes.
La station sismique expérimentale IRAE du collège des Caillols de M Boneff a enregistré le séisme, ci joint la copie d’écran. Cette station sismique fait partie du programme « sismo des écoles ».

FC

séisme de Sorgues 8 août 2006

Rappel sur les séismes :

On appelle séisme un ébranlement brutal du sol, provoqué en profondeur par le mouvement relatif de deux compartiments. Si des zones de l’écorce terrestre sont soumises à des tensions croissantes qui tendent à les déplacer en sens inverse, les matériaux se déforment élastiquement avec accumulation d’énergie. Lorsque le seuil d’élasticité est dépassé, il y a rupture, l’énergie accumulée est brutalement libérée. C’est la théorie du rebondissement élastique. On appelle foyer ou hypocentre le lieu précis où se produit la rupture initiale et la libération d’énergie, la projection du foyer à la surface du sol est l’épicentre. Un séisme important comprend 3 phases :

  • Des secousses prémonitoires faibles, de plus en plus nombreuses,

  • La phase paroxysmale ou secousse principale très brève ( de quelques secondes à une ou deux minutes ) qui correspond à l’unique mouvement,

  • Des répliques de plus en plus faibles.

  • L’énergie libérée donne naissance à des vibrations ou ondes qui se propagent dans toutes les directions de l’espace. Comme on associe un rayon lumineux aux ondes lumineuses, on associe un rai sismique aux ondes sismiques. Dans un milieu anisotrope comme la terre les rais sont courbes tant qu’il n’y a pas de discontinuités physiques. Lorsqu’il y a une discontinuité physique, les ondes sismiques sont réfléchies et réfractées comme les ondes lumineuses au niveau d’un dioptre. Lorsque l’onde est réfractée, sa vitesse change. Ainsi, différentes stations réparties sur le globe enregistrent le même séisme avec des décalages dans le temps dont la comparaison permet de savoir si les ondes ont rencontré une discontinuité, et de positionner l’épicentre du séisme.

    Plus d’infos

    Pollution sur la Provence     

    Photo prise au sommet du Mont Ventoux, 1912 m d'altitude

    Photo prise le dimanche 30 juillet vers 18 h 45 au sommet du Mont Ventoux dans le vaucluse à 1912 m d’altitude. Elle permet d’apercevoir une bande sombre signe d’une pollution, dans le même temps, la région Rhône Alpes était classée en alerte canicule et en alerte à l’ozone, la vitesse était limitée de 30 Km en dessous de la vitesse autorisée sur tous les axes routiers…
    Les couleurs n’ont pas été exagérées, simplement l’autofocus de l’appareil photo avait du mal à faire la mise au point tant la couverture de pollution était dense ce jour là .

    A 1912 mètres d’altitude, on semblait être au dessus de la pollution…

    De la soupe primitive à tout le reste…     

    Le 15 mai 1953, la revue Science publiait les travaux d’un jeune américain de 23 ans, Stanley Miller, étudiant à l’université de Chicago qui allaient bouleverser le monde scientifique. Ce jeune « petit sorcier » avait réussi à fabriquer des acides aminés, éléments de base des protéines, à partir des conditions analogues à l’atmosphère primitive (du moins celle considérée à ce moment là ) ! Cette expérience d’une extrême simplicité, vapeur d’eau, ammoniac, méthane, hydrogène le tout soumis à des décharges électriques, donnait après quelques jours une soupe contenant des composés organiques. Cette soupe serait alors connue  sous le nom de « soupe primitive ».
    Cette idée de « soupe primitive » avait été imaginée par Charles Darwin en 1871, ainsi que par Alexandre Oparine et le britannique John Haldane tous deux biologistes vers 1920, dans des labos différents. Ils avaient imaginé que l’atmosphère primitive de la Terre avait pu entraîner la création de composés organiques simples puis plus complexes jusqu’aux premiers organismes vivants.
    Désormais cette expérience n’est plus considérée comme une donnée explicative de l’origine de la vie, mais reste une expérience historique. C’est cette expérience « toute simple » fallait-il encore y penser…comme souvent, qui me donna envie de m’intéresser aux sciences de la vie et de la Terre. Car finalement entre un granite, un Iphiclides podalirius, une Salmonella et un prof de SVT, il n’y a pas trop de différences à la base, quelques atomes agencés de différentes façons, c’est la beauté de la vie …

    Source historique : www.tregouet.org