Le C.E.C.R.L.

Le Cadre Européen Commun de Référence pour les Langues

(C.E.C.R.L.)


Voilà maintenant quelques années (1997), les pays membres de l’Union Européenne ont souhaité harmoniser leurs moyens d’apprentissage d’une langue étrangère ainsi que leurs outils d’évaluation de cet apprentissage sur une grille commune. Ainsi, le niveau de langue étrangère prétendu par un individu de l’Union Européenne correspondrait à quelque chose de très clair et précis pour son interlocuteur étranger.


Le bilan de ce travail d’élaboration constitue le Cadre Européen Commun de Référence pour les Langues (C.E.C.R.L.). Il est officiellement en application depuis 2006 et compose en grande partie l’un des 7 piliers du Socle Commun[1].


Cette grille définit 6 niveaux de compétences :

  • A1 et A2 définissent un niveau d’utilisateur élémentaire (« de survie »)
  • B1 et B2 définissent un niveau d’utilisateur indépendant (avancé)
  • C1 et C2 définissent un niveau d’utilisateur expérimenté et autonome (maîtrise)

Concrètement, on n’écrira plus sur un CV «anglais: lu, écrit, parlé», ni «allemand: notions », mais plutôt «anglais : B2» et «allemand : A2», par exemple!


La définition des programmes permet généralement d’atteindre le niveau A1 en fin de scolarité primaire, le niveau A2 en fin de 5ième, le niveau B1 en fin de collège (3ième), le niveau B2 en fin de lycée (Tale), les niveaux C1 et C2 aux études supérieures.


Actuellement, l’obtention du Brevet des Collèges est conditionnée par la validation du niveau A2, mais ce niveau est insuffisant pour les élèves qui souhaitent intégrer une 2nde d’enseignement général (niveau B1 requis).


Chacun de ces niveaux se décline en 5 capacités langagières :

  • CE: Compréhension Écrite
  • CO: Compréhension Orale
  • EE: Expression Écrite
  • EOC: Expression Orale en Continu
  • EOI: Expression Orale en Interactivité

Ces 5 capacités sont donc travaillées en cours, entraînées puis toutes évaluées.


Pour les élèves:

Le CECRL leur permet de mettre en évidence le lien entre l’acte de parole et sa finalité : on ne va plus en cours d’anglais dans le but unique et essentiel d’apprendre le vocabulaire de la nourriture, mais dans le but d’être capable d’aller manger dans un restaurant à l’étranger (par exemple… !). Connaître le vocabulaire de la nourriture est nécessaire, mais ce n’est qu’un outil parmi d’autres, et ne constitue pas l’objectif final.


Il s’agit donc pour les enseignants de créer des situations dans lesquelles la langue sera utilisée pour faire quelque chose et où l’élève pourra jouer son rôle d’acteur social.


C’est pour cette raison que nous travaillons en projet. Ce projet (c’est à dire la tâche finale à accomplir par l’élève) est portée à sa connaissance dès le début de la séquence de travail. De ce fait, l’élève sait exactement ce qu’il aura à faire, pourquoi il le fait, et comment il va s’y prendre.


[1] Socle commun: loi (2006) qui définit 7 axes (piliers) de compétences minimales à acquérir par un élève au cours de la scolarité obligatoire (du CP à la fin du collège)

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