Fiche de synthèse 2: la conscience

 

« Conscience » immédiate : être là présent à soi et au monde, attention : ( la conscience s’oppose à l’inconscience) :perdre conscience : être endormi, dans le coma , dans un état second, automatisme – texte 2 p 29) : être conscient de … ( existence en soi = léger décalage)

 

Conscience réfléchie : retour sur ce dont on a immédiatement conscience ; percevoir qu’on perçoit, prendre conscience d’être conscient : réflexion, jugement de fait et de valeur ( existence pour soi = division)

 

Conscience de soi : s’entrapercevoir quand on perçoit qu’on perçoit, s’attribuer à soi-même cet état de conscience et reconnaître le fait de devoir en répondre ( responsabilité)

 

 

DESCARTES ( 1596. 1650)  SUIS- JE ? « Je pense donc je suis » = conscience certaine d’être ( résultat du doute hyperbolique : feint, méthodique et radical) SOLIPSISME

Affirmations dans le Discours de la méthode ( 1641)

QUE SUIS-JE ? Je suis une substance pensante : « res cogitans » ( je suis une conscience, une âme, un esprit) SOLIPSISME

Si « substance » = ce qui se tient dessous sous le changement :  : ETRE une même PERSONNE : UNITE, PERMANENCE

QUI SUIS-JE ? Être un INDIVIDU avec une PERSONNALITE ( « moi empirique ») : ETRE, UNITE, PERMANENCE, UNICITE : « une seule et même personne »

BESOIN DES AUTRES

Je = substance pensante

« cette vérité » = « premier principe de la philosophie que je cherchais» = modèle de vérité ; 1ère règle de méthode : règle de l’évidence

SUBSTANTIALISME

« l’âme par laquelle je suis ce que je suis est entièrement distincte du corps » : je suis une âme et j’ai un corps ( substance étendue)

( même si je ne suis pas dans mon corps comme « un pilote en son navire » : union intime des deux)

DUALISME

« l’âme est plus aisée à connaître que le corps. »

« Connais-toi toi même »

Socrate

TRANSPARENCE A SOI

TRANSLUCIDITE

 

 

 

MAITRISE DE SOI : (libre-arbitre ) RESPONSABILITE

Je sais que je suis, ce que je suis, je suis déjà en un sens ce que je suis ( même si je ne sais pas qui je suis); je n’ai qu’à réaliser ce que je suis déjà en quelque sorte.

Ma nature est de penser, de me dominer et de dominer ( thèse des animaux-machines) : « devenir comme maître et possesseur de la nature »

Texte 4 p 31, Pascal.

CRITIQUES

Une substance est ce qui existe en soi et n’a pas besoin d’autre chose pour exister

Argument des neurosciences et matérialiste : pas de pensée, sans cerveau : MONISME

NIETZSCHE

Texte 2 p 23

Ce n’est pas parce qu’il y a pensée et conscience de cette pensée que Je suis l’auteur, l’agent de cette pensée :

Descartes victime consentante de la grammaire

Je suis corps et âme, mais d’abord corps !

La conscience est au service de la vie et ce qui vient en dernier, au regard de certaines exigences vitales, ( + Bergson : théorie du voile) : superficialité de la conscience, illusion

« métaphysique de bourreau » Nietzsche

(personne : terme de barreau)

« Deviens ce que tu es »

Nietzsche

HUME

Pas de connaissance sans expérience ; or pas d’expérience du Je en lui-même : « je bute toujours sur une perception particulière » : je = une fiction

KANT

Texte 1 p 28

Le Je est la condition de toute expérience, condition de notre sentiment d’identité mais il n’est l’objet d’aucune expérience : le Je est transcendantal.

Je ne suis pas prisonnier de mon existence concrète, empirique et de ce qui m’y détermine ( déterminisme) : liberté en tant qu’être intelligible, doué de raison

« posséder le je dans sa représentation élève l’homme infiniment au-dessus des autres créatures »

sujet moral, fin en soi, dignité, devoir et respect

Second impératif de la morale : « Agis de telle sorte que tu traites l’humanité dans ta personne comme dans la personne de tout autre jamais simplement comme un moyen mais toujours en même temps comme une fin »

SARTRE (HUSSERL)

La conscience n’est pas une substance ( digérant, s’appropriant le monde), elle est mouvement, acte

« toute conscience est conscience de quelque chose »

Double existence : en soi ( « enfoncé dans l’être de la vie », condition humaine) et pour soi : capacité de ne pas être déterminé par ce qui est:

distance, écart, pouvoir de néantiser, espace de liberté

Possibilité de la mauvaise foi

( texte 9 p 37)

Responsabilité et liberté absolue, confirmée par l’angoisse que l’on cherche à atténuée par la mauvaise foi

« l’existence précède l’essence » : je suis ce que ne suis pas (plus) et ne suis pas ce que je suis ( encore)

je = mémoire + projet

FREUD

« le moi n’est pas maître dans sa propre maison »

« là où est le ça, le moi doit advenir »

 

 

 

Laisser un commentaire