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Un blog du WebPédagogique

Une personne meurt de faim dans le monde toutes les quatre secondes…

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1 La publication des nouveaux chiffres est alarmante sur la progression de la faim dans le monde.

Alors que la faim progresse dans le monde, les organisations spécialisées insistent, à l’occasion de la Journée mondiale de l’alimentation et en pleine crise financière, sur la nécessité d’investir massivement dans l’agriculture vivrière.

Mi-septembre, le directeur général de la FAO Jacques Diouf a annoncé de nouveaux chiffres alarmants sur la faim dans le monde touchant aujourd’hui de 923 à 925 millions de personnes contre 850 millions avant la flambée des prix et les émeutes qui l’ont suivie au printemps dernier. Dans la foulée, M. Diouf a accusé les dirigeants du monde d’avoir ignoré les avertissements lancés par son agence onusienne sur la crise alimentaire, estimant que ce qui avait manqué pour enrayer la crise était à la fois la volonté politique et les moyens.

Le directeur général de la FAO Jacques Diouf (d.) au siège de l’organisation à Rome le 15 octobre 2008

Selon la FAO, l’investissement dans l’agriculture entre 1980 et 2006 est tombé de 17% à 3% alors que la population mondiale a cru pendant ce temps de 78,9 millions chaque année. Parallèlement, les biocarburants, ont privé le monde de 100 millions de tonnes de céréales comme le maïs ou le blé, qui pourraient servir à alimenter des Hommes, a-t-elle souligné.

« Le fait que la faim touche près d’un milliard de personnes dans le monde oblige tous les bailleurs à revoir l’orientation de l’aide et à en diriger à nouveau vers l’agriculture vivrière qui avait été un peu négligée ces dernières années au profit des secteurs de la santé et de l’éducation », souligne Stéphane Delpierre du service d’aide humanitaire de l’Union européenne.

« Relancer l’activité des petits paysans et lutter avec des programmes coordonnés contre la malnutrition qui menace de mort 19 millions d’enfants, sont les deux priorités actuellement face à la crise alimentaire », renchérit Erika Wagner de la Fondation Clinton.

« Mais des fonds supplémentaires, s’ils finissent par être versés en ces temps de crise financière, ne suffiront pas », ajoute-t-elle. « Il faut des politiques commerciales cohérentes pour permettre à ces agricultures de se développer et s’appuyer sur des agricultures familiales car s’il s’agit de financer le développement d’agricultures industrielles intensives ou d’investissements étrangers cela ne répondra pas au problème ».

Pour Caroline Wilkinson, d’Action contre la Faim, « même si les programmes de relance agricoles sont extrêmement importants, l’urgence aujourd’hui est de traiter les 55 millions d’enfants qui souffrent de malnutrition ».

En août, le Programme alimentaire mondial avait de son côté annoncé la mise en oeuvre d’un programme d’aide pour lutter contre la crise alimentaire de 142 millions d’euros dans 16 pays particulièrement touchés par la faim dont l’Afghanistan, Haïti, le Liberia, le Mozambique, l’Ethiopie et la Somalie. Mais selon l’agence onusienne, l’aide alimentaire internationale est tombée en 2008 à son niveau le plus bas depuis 40 ans.

Pour Florence Lasbennes, agronome en poste au ministère français des Affaires Etrangères sur les questions de développement de très long terme, dans le monde « le politique n’avait absolument rien à faire des 800 millions de paysans qui souffraient de la faim avant les émeutes ».

« La question est aujourd’hui, en a-t-il quelque chose à faire ? », s’interroge Mme Lasbennes, avant de poursuivre avec diplomatie: « Je préfère laisser la question en suspens ».

2 Les « émeutiers de la faim » sont les plus pauvres.

« Nous devons mettre de la nourriture dans les bouches qui ont faim. C’est aussi abrupt que cela », a déclaré sans fioritures Robert Zoellick, le patron de la Banque mondiale. Pas de doute, le dossier est prioritaire.
La FAO, département de l’ONU dédié à l’agriculture et à l’alimentation, parle de « la crise alimentaire la plus grave depuis quinze ans » et prévoit une hausse de 56% de la facture céréalière pour les pays pauvres cette année, malgré une hausse de la production mondiale estimée à 2,8% pour 2008.

Le prix moyen d’un repas a augmenté de 40% en un an. Le blé, le riz, l’huile, le maïs, le soja, le colza, toutes ces denrées sont aujourd’hui tellement chères que ceux qui vivaient déjà avec 1 ou 2 dollars par jour, ne peuvent plus désormais faire qu’un seul repas quotidien. Ceux-là n’ont rien à perdre, puisqu’ils ont si peu, à manifester dans les rues pour réclamer à manger avec violence. Leur révolte risque de mettre en danger la paix et la sécurité d’Etats souvent fragiles. C’est le cas en Haïti par exemple où, faute d’avoir su apaiser la colère des manifestants par l’annonce de mesures concrètes, le premier ministre a dû démissionner.

Dominique Strauss-Kahn, le récent directeur général du Fonds monétaire international, imagine le pire : « Les prix de l’alimentation, s’ils continuent comme ils le font maintenant, (…) les conséquences seront terribles. (…) Comme nous l’avons appris dans le passé, ce genre de situations se finit parfois en guerre ».

3 Pourquoi une crise alimentaire aujourd’hui ?

Le prix du riz, base alimentaire des populations pauvres, a grimpé de 75% en deux mois

Avec la forte hausse depuis plusieurs mois du coût des matières premières agricoles et leur répercussion sur le prix des denrées, les experts mondiaux avaient certes prévu des tensions, mais pas si amples et pas si rapidement. Résultat : la communauté internationale semble prise de court.

Depuis l’an 2000, l’ONU s’attelait avec ténacité à son travail de réduction de moitié de la pauvreté dans le monde d’ici à 2013, dans le cadre des « Objectifs du millénaire ». Et voilà qu’en quelques semaines, ce patient labeur a littéralement disparu sous le spectre d’une famine à très grande échelle.

La faute à qui, la faute à quoi ? Plusieurs facteurs, se conjuguant parfois, expliquent l’explosion des tarifs des denrées de base.

D’abord la hausse à grande vitesse du niveau de vie et de la démographie des pays émergents comme la Chine, l’Inde ou le Brésil où la consommation monte en flèche. Les habitants qui, récemment encore, se contentaient de peu, veulent maintenant de la viande et des produits laitiers. Conséquence : afin de nourrir le bétail, la demande de céréales augmente dans des proportions si gigantesques, que l’offre traditionnelle est loin de pouvoir la satisfaire. Pour produire un kilo de viande, il faut 7 kilos de céréales.
En 20 ans, a constaté la FAO, la consommation annuelle de viande par habitant en Chine est passée de 20 kilos à 50.
Le niveau des stocks alimentaires mondiaux est d’ailleurs au plus bas depuis 25 ans en raison d’un sous-investissement délibéré et d’une lutte contre les surplus.

– Autre explication à la situation actuelle : le dérèglement climatique. Le réchauffement de la planète provoque sécheresse et tempêtes qui pèsent sur les récoltes.
En 2007, la production de céréales de l’Australie, grand pays exportateur de denrées alimentaires, a chuté de plus de 50% à cause de la sécheresse qui frappe le pays depuis huit ans. D’autres grands Etats agricoles comme les Etats-Unis, l’Ukraine, le Brésil ou la Turquie ont souffert eux aussi de sécheresses exceptionnelles qui ont réduit leur production. Or, selon les experts climatiques, ces phénomènes vont devenir de plus en plus fréquents, longs et sévères.
Quant à la menace de désertification, elle ne pèse pas seulement sur l’Afrique mais aussi sur l’Europe. Un tiers de l’Espagne est déjà en voie de désertification.

– Les biocarburants, séduisante alternative au pétrole pollueur, détournent du marché alimentaire des hectares de terre arable. Selon la FAO, 100 millions de tonnes de céréales sont utilisées chaque année pour fabriquer de l’éthanol ou du biodiesel. Une tendance qui explique, pour une bonne part, l’offre faible de produits alimentaires, la forte demande des mêmes produits et donc, la hausse des prix. Le moins que l’on puisse noter est bien l’effet pervers – peu annoncé – d’un choix de cultures censées faire du bien à l’humanité.

– Enfin, parmi les explications évoquées, il y a aussi le fait que le riz ou le blé ne sont plus seulement des produits agricoles mais des produits financiers tout court. La crise des subprimes a orienté les spéculateurs vers des valeurs refuges.
A Chicago, au cours des trois premiers mois de l’année, le volume d’échange de contrats portant sur des denrées alimentaires a grimpé de 20% pour atteindre près d’un million par jour.

4 Quels remèdes possibles ?

Privilégier l’aide d’urgence
Le président américain George W. Bush a ordonné lundi le déblocage d’environ 200 millions de dollars d’aide d’urgence pour faire face à la crise alimentaire qui frappe durement certains pays, en particulier en Afrique. « Cette aide alimentaire supplémentaire permettra de faire face à l’impact de la hausse des prix des denrées sur les programmes américains d’aide alimentaire d’urgence, et pourra servir à répondre aux besoins imprévus d’aide alimentaire  en Afrique et ailleurs », a indiqué la porte-parole de la Maison Blanche, Dana Perino.

En répondant aussi vite à l’appel lancé par la Banque mondiale, les Etats-Unis ont voulu montrer qu’ils s’engageaient sans tarder dans une action concrète. La première urgence est en effet de renflouer le Programme alimentaire mondial des Nations unies (PAM), dont le déficit de financement atteint 500 millions de dollars, comme le souligne la Banque mondiale qui s’engage par ailleurs à doubler le volume de son prêt en Afrique subsaharienne pour accroître la productivité.
Robert Zoellick lance aussi l’idée que les fonds souverains pourraient consacrer 30 milliards de dollars, soit 1% de leur actif de 3.000 milliards de dollars, aux investissements en Afrique. Néanmoins, la Banque mondiale a averti que l’inflation alimentaire n’est pas un phénomène temporaire et que les cours devraient rester supérieurs à ceux de 2004 jusqu’en 2015.

Augmenter l’offre agricole
La demande explose mais beaucoup de pays sont bien en peine d’y répondre puisque les cultures vivrières ont petit à petit cédé le terrain à une agriculture non nourricière. Cette tendance s’est étendue jusqu’en Afrique subsaharienne, obligée aujourd’hui d’importer des produits de base à des prix exorbitants. Le remède aujourd’hui serait d’investir à tout-va dans les infrastructures agricoles souvent désuètes des pays émergents.
La Banque mondiale fonde l’espoir que l’actuelle envolée des cours encourage gouvernements et industriels à réinvestir dans l’agriculture, parès l’avoir délaissée.
Au FMI, on ne cache pas que le potentiel de production ne manque pas en Afrique, notamment.

Mieux utiliser les ressources en eau
L’eau, ressource précieuse elle aussi en voie de pénurie, doit bénéficier d’une meilleure gestion. L’agriculture pompe à elle seule 70% de l’eau douce disponible sur terre. Il est donc capital de réglementer l’irrigation, de lutter contre l’érosion et de mieux adapter les cultures aux climats.

Source : AFP, France 3, http://terresacree.org/faim.htm

http://www.canalacademie.com/La-faim-dans-le-monde.html

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http://www.euronews.net/fr/article/16/10/2008/millions-go-hungry-on-world-food-day/

Article nouvel obs : http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/international/20081016.OBS6278/les_derniers_chiffres_de_lonu_sur_la_faim_dans_le_monde.html


Publié le 18 octobre 2008 par hgdd dans géographie
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Journée mondiale de refus de la misère 17 octobre 2008

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« Là où des hommes sont condamnés à vivre dans la misère, les droits de l’homme sont violés. S’unir pour les faire respecter est un devoir sacré ». J. Wresinski.

Depuis 1987, chaque année, la Journée mondiale du refus de la misère est célébrée le 17 octobre.

Pourquoi une Journée mondiale du refus de la misère ?

Pour faire entendre la voix des plus démunis Faire entendre ceux qui sont habituellement réduits à leurs difficultés, voire en sont jugés responsables. « C’est notre journée. On peut exprimer ce que l’on a dans le cœur sans honte, sans gêne », dit une participante. La Journée mondiale du refus de la misère leur donne la parole, sur les conditions indignes qu’elles vivent, sur leurs résistances quotidiennes et leurs aspirations. On ne peut vaincre la misère qu’avec les premiers concernés.

Pour mobiliser citoyens et responsables publics La misère est une violation des droits humains fondamentaux, elle n’est pas fatale, et peut être combattue et vaincue comme l’ont été l’esclavage et l’apartheid. En France en particulier, elle invite à comprendre comment chacun, là où il est, peut agir.

Un point d’appui pour une lutte de fond contre la misère ATD Quart Monde, à l’origine de cette journée, souhaite que les initiatives inspirées du message inscrit sur la Dalle du refus de la misère se multiplient de toutes parts à l’initiative d’associations, d’élus, de citoyens. ATD Quart Monde s’investit pour donner avec d’autres un écho particulier à cette journée, en l’honneur des personnes victimes de la misère, et pour une mobilisation de tous les défenseurs des droits de l’homme. Avec cette éthique, le 17 octobre est un point d’appui pour une dynamique du refus de la misère toute l’année.

Un message qui rassemble très largement Sur le Parvis des droits de l’homme et des libertés, Joseph Wresinski, fondateur d’ATD Quart Monde inaugure une dalle où figure cette inscription : « Le 17 octobre 1987, des défenseurs des droits de l’homme et du citoyen de tous pays se sont rassemblés sur ce parvis. Ils ont rendu hommage aux victimes de la faim, de l’ignorance et de la violence. Ils ont affirmé leur conviction que la misère n’est pas fatale. Ils ont proclamé leur solidarité avec ceux qui luttent à travers le monde pour la détruire.

À l’occasion du 60ème anniversaire de la Déclaration Universelle des droits de l’homme, le thème proposé par les Nations Unies pour 2008 est : « Les droits de l’Homme et la dignité des personnes vivant dans la pauvreté« .


Publié le 18 octobre 2008 par hgdd dans éducation civique
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La ruée vers l’or du XXIème siècle

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L’orpaillage illégal a des conséquences qui sont dramatiques pour les écosystèmes et la santé ont été rappelés par L’Association for Tropical Biology and Conservation (ATBC), principale organisation scientifique spécialisée dans l’étude des écosystèmes tropicaux. Celle-ci estime que « la situation a atteint des proportions critiques, particulièrement en Guyane française, au Guyana, au Suriname, au Venezuela et au Brésil ».

C’est une des conséquences de la crise, l’or est plus que jamais une valeur refuge. Olivier Weber, grand reporter et écrivain, s’est rendu en Amazonie pour réaliser un documentaire, « La Fièvre de l’or », et achever un livre, « J’aurais de l’or « . Son constat est effrayant, des milliers d’aventuriers se bousculent dans la forêt et détruisent tout ce qui les entoure en utilisant du mercure et en détruisant la forêt pour construire des villages éphémères. Au final, personne n’est gagnant, ni l’environnement, ni les chercheurs d’or, seuls quelques parrains locaux s’enrichissent sur ce trafic.

Barge d’orpaillage sur une rivière
(extraction par aspiration des sédiments)

crédit : © CNRS-LEESA-Université Bordeaux 1

C’est une ruée vers l’or, rendue en apparence encore plus attractive en ces temps de crise financière mais qui coûte cher à l’environnement. Olivier Weber, grand reporter et écrivain, s’est rendu en Amazonie à la rencontre des Amérindiens Wayanas. C’est là où ils vivent que se noue le drame. Le fruit du travail d’Olivier Weber : un documentaire, « La Fièvre de l’or » et un livre, « J’aurais de l’or « . Deux documents pour un même constat effrayant à la frontière de la Guyane française, du Brésil et du Surinam.

Des milliers d’aventuriers se bousculent dans la forêt à la recherche d’une pépite au mieux, de paillettes le plus souvent. Sur leur passage, pour extraire de la tête le précieux métal, ils détruisent tout ce qui les entoure en utilisant du mercure pour amalgamer l’or et en détruisant la forêt pour construire leurs villages éphémères de pionniers dans ce qui reste le poumon de la planète.

Le mercure fut utilisé probablement dès 2700 avant notre ère pour amalgamer l’or, l’argent ou d’autres métaux. Aujourd’hui il est employé artisanalement par certains chercheurs d’or pour amalgamer les paillettes d’or. L’amalgame obtenu est ensuite chauffé vers 400-500 °C, ce qui conduit à l’évaporation du mercure. Ce procédé concernerait environ 10 % de la production mondiale d’or. Pourtant, il cause des dégâts considérables puisque 5 à 10 tonnes de mercure seraient versées chaque année dans les rivières guyanaises touchant les espèces aquatiques puis celles qui s’en nourrissent. Ainsi, ce métal qui induit des malformations à la naissance se retrouve en bout de chaîne alimentaire dans le poisson ingéré par les Amérindiens. Leur organisme en porte trace, à des niveaux supérieurs aux recommandations de l’Organisation mondiale de la santé.
De plus, les orpailleurs multiplient les bassins d’eau, favorisent également la pullulation des moustiques, vecteurs du paludisme, dans des zones qui en étaient naguère exemptes. Les maladies sexuellement transmissibles sont également en recrudescence.

300 tonnes d’or sortent chaque année de la forêt amazonienne et 120 tonnes de mercure y entrent alors que le produit toxique est interdit à la vente en France depuis 2007. En février dernier pourtant, dans la droite ligne du Grenelle de l’environnement, Nicolas Sarkozy avait promis de tout faire pour lutter contre l’orpaillage clandestin en Guyane. Or le dispositif de démantèlement des filières d’approvisionnement a été suspendu cet été.

Des mesures de sécurité notables mais insuffisantes
Cette activité illégale ne cesse de s’accroître en Guyane française malgré différentes opérations « Anaconda » de destruction des villages clandestins régulièrement conduites par les gendarmes qui se déploient par centaine pour mettre fin à une exploitation. Mais les villages sont rapidement reconstruits, les activités reprennent et ces réseaux entretiennent une insécurité qui frappe les habitants locaux et les chercheurs puisque certains centres et équipements sont pillés régulièrement.
Déjà, début 2004, des associations locales (GEPOG, Kwata, Umanart, Kulalasi et SEPANGUY) et le WWF (Fonds mondial pour la nature) notaient que « 10.000 travailleurs clandestins sur des camps d’orpaillage, 30 barges flottantes sur le fleuve Approuague et 12 camps d’orpaillage dans la Réserve naturelle des Nouragues » étaient présents au cœur de la forêt guyanaise.

Au final, selon Olivier Weber, personne n’est gagnant, ni l’environnement, ni les chercheurs d’or, seuls quelques parrains locaux s’enrichissent sur ce trafic en fournissant de l’alcool ou encore des prostituées aux aventuriers désespérés.

Sources :

Chercheurs d’or : http://www.cnrs.fr/Cnrspresse/n390/html/n390a03.htm

Orpaillage en Guyane : http://www.notre-planete.info/actualites/actu_1774_orpaillage_clandestin_biodiversite_guyane.php

Site officiel : http://www.lafievredelor.com/site-officiel.htm


Publié le 18 octobre 2008 par hgdd dans EDD
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Le château de Guedelon 1228 (1997) – 1253 (2023)

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Au coeur de la Puisaye, dans l’Yonne en Bourgogne, une cinquantaine d’oeuvriers relèvent un défi hors norme : construire aujourd’hui un château fort selon les techniques et avec les matériaux utilisés au Moyen Âge.

Au milieu d’un espace naturel mettant à disposition toutes les matières premières nécessaires à la construction : pierre, bois, terre, sable, argile…des carriers, tailleurs de pierre, maçons, bûcherons, charpentiers, forgeron, tuiliers, charretiers, vannier, cordier… bâtissent jour après jour un véritable château fort sous les yeux de milliers de visiteurs.

Ce chantier, débuté en 1997, devrait durer environ 25 ans ! L’intérêt majeur d’une telle aventure réside dans l’observation des différentes phases de travaux. Chaque étape de construction est unique et constitue un événement en soi. Quel que soit le créneau de réflexion retenu pour aborder ce chantier, Guédelon répond à bien des attentes de l’homme du XXIème siècle.

Guédelon est un chantier scientifique, historique, pédagogique, touristique et humain.

Le cadre historique

Afin de fonder l’aventure de Guédelon, des jalons historiques et chronologiques ont du être posés. Au démarrage du chantier, nous sommes en 1228. Louis IX, futur Saint-Louis, vient d’être sacré Roi à Reims. Mais trop jeune pour régner, c’est sa mère Blanche de Castille qui assure la régence du royaume jusqu’en 1235.

Localement, la Puisaye est sous le contrôle du baron Jean de Toucy. Elle est encadrée au sud-est  par le comté d’Auxerre-Nevers sous l’autorité de Mahaut de Courtenay et au nord par le Gâtinais capétien. A l’aube de la sixième croisade, la Puisaye se trouve alors dans une période de relative tranquillité.

Le cadre architectural.

Aucun vestige, aucune ruine, aucun bâtiment existant. Le futur château de Guédelon est une pure création utilisant les canons architecturaux instaurés par Philippe-Auguste aux XIIè et XIIIè siècle.

Philippe-Auguste, roi de France de 1180 à 1223, est à l’origine d’une standardisation de l’architecture militaire des châteaux dans les territoires philippiens. Les châteaux du Louvre à Paris, de Yèvre-le-Châtel dans le Loiret ou localement celui de Ratilly ou de Druyes-les-Belles-Fontaines dans l’Yonne en sont quelques exemples.

Un château dit philippien se caractérise de la façon suivante : un plan polygonal constitué de hautes courtines maçonnées dont les bases sont souvent talutées ; au pied de ces courtines, un fossé sec,  des tours d’angle cylindriques  munies d’archères à ébrasement simple et disposées en quinconce suivant les niveaux ; une tour d’angle, plus haute et plus grosse : la tour maîtresse, un châtelet entre deux tours défensif à l’entrée.

A cette période, Philippe-Auguste avait initié par le biais de traités, d’alliances et de mariages une politique capétienne d’expansion durable. Ce qui justifie l’adoption en terre icaunaise d’un modèle architectural francilien et non pas bourguignon.

Guédelon c’est aussi…

Au delà de la simple construction, Guédelon s’accompagne d’une
démarche scientifique afin d’étudier tous les processus nécessaires pour accomplir le but de la mission. Comme cela est expliqué sur leur site Internet, Guédelon est un chantier de fouille archéologique à “l’envers”.

Des stages et des cours séjours (3-7 jours) permettent au public d’apporter leur pierre à l’édifice.

Il en coûtera 4 € par jour pour les particuliers. Les travaux sur le chantier sont limités à deux jours consécutifs et dépendent de l’avancée du moment.

Rien ne vous empêchera de visiter les alentours le reste du temps si vous n’avez pas trop de courbatures !

Les étudiants en bâtiments (maçonnerie, taille de pierre, bûcheronnage ou charpente), peuvent effectuer des stages (sous convention). Aucun frais n’est demandé pour les stagiaires. Seuls, l’hébergement et la nourriture sont en plus (de même pour les particuliers).

Source : département de l’Yonne, France 3 des racines et des ailes.

documentaire France 3 le 16.10.2008.

Site officiel : http://www.guedelon.fr/fr/

Site non officiel : http://jrichard.chez-alice.fr/

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Publié le 17 octobre 2008 par hgdd dans histoire
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