“Un monde sans eau”… le film!
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Dans « Un monde sans eau ? », Le réalisateur autrichien Udo Maurer nous fait prendre conscience, à travers les trois parties qui composent ce film, des divers problèmes liés à l’eau. Des inondations, au problème de l’assèchement de la mer d’Aral ou encore à la bataille journalière pour la recherche d’eau potable, le film montre les problèmes que doit surmonter l’homme pour s’adapter à son environnement.
L’interrogation angoissée du titre et l’affiche choc montrant un robinet crachant du sable sont trompeurs : loin de tout sensationnalisme, l’idée d’Un monde sans eau ?
Le triptyque documentaire imaginé et réalisé par Udo Maurer, est plutôt de montrer la complexité et la diversité des problèmes liés à la gestion de l’eau.
Si le volet central, situé au Kazakhstan, nous parle bien de la quasi disparition de la Mer d’Aral (asséchée par la politique d’irrigation intensive des champs de coton décrétée par le pouvoir soviétique), le premier épisode nous montre au contraire la lutte de paysans bengali pour survivre dans une région (le delta du Jumurna) régulièrement submergée par les eaux, tandis que la dernière partie nous montre la marchandisation sauvage de la ressource aquifère dans les bidonvilles d’une mégalopole africaine (Nairobi au Kenya) dépourvus d’infrastructures publiques de distribution.
Bangladesh, Kazakhstan, Kenya… : le voyage est dépaysant et les images impressionnantes… Mais on passe le film à essayer de faire un lien entre les différentes parties et à comprendre la cohérence de l’ensemble, ce que le réalisateur s’est refusé à faire en voix-off : pourquoi ces trois cas et pas d’autres tout aussi intéressants, comme la guerre de l’eau entre Israël et Palestine ou les inondations de la Nouvelle Orléans ?
Peut-être par ambition cinématographique (l’idée de faire un film et pas un reportage) Un monde sans eau ? Pèche par manque de pédagogie, indispensable sur un sujet aussi vaste et complexe. C’est bien dommage parce que le film aurait pu illustrer parfaitement le thème de l’eau inscrite au programme de Géographie de Seconde.
Udo Mauer a délibérément fait le choix de trois pays en Asie et Afrique, pour raconter trois histoires autour de l’eau
Le premier épisode met en scène les paysans du delta du fleuve Brahmapoutre, au Bangladesh, une zone très peuplée, très cultivée, et soumise aux inondations des moussons.
Second épisode, le port de pêche d’Aralsk au Kazakhstan, qui a vu la mer d’Aral commencer à se retirer dans les années 70, et dont les bateaux sont définitivement immobilisés dans un horizon de sable. La mer s’est retirée à 90 km de là, pour laisser du sable et des pesticides.
Troisième épisode, une immersion dans la fourmilière de Kibera le plus grand bidonville de Nairobi, la capitale du Kenya. Promiscuité, 20 000 habitants au km2, chômage, violence, insalubrité, et manque d’eau.
Ce film a reçu le soutien du Film Institut, Filmfonds-Vienne, ORF (Film/Fernseh Abkommen), Film Fund Luxembourg et Eurimages.
La bande-annonce d’un film sorti en salle, mercredi dernier. Le documentaire est sobre. L’image révèle des trajectoires de survie s’en s’embarrasser de contextes explicatifs. Y en a –t-il besoin ?
Publié le 15 octobre 2008 par hgdd dans EDD
Tags :: EDD, Films, géographie




