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Découverte à Berlin de plans originaux du camp d’Auschwitz

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« Les documents de l’horreur« . Le quotidien allemand Bild publie en pleine page les facs-similés de quelques-uns des 28 plans originaux du camp d’extermination d’Auschwitz retrouvés dans un appartement de Berlin. Aucune précision n’est donnée sur le lieu et la date de cette découverte. Du célèbre long bâtiment d’entrée auquel menait la voie ferrée, aux dortoirs, les différents éléments du « camp de prisonniers de guerre » (dit de concentration) sont représentés sur les plans. Mais aussi, pour la première fois expressément désignée comme telle, une chambre à gaz. Sur un plan daté du 8 novembre 1941, le « détenu N.127 » a dessiné un bâtiment de 11,66 m sur 11,20, avec cette inscription: « Gazkammer« .

Un plan montre également le premier crématorium, dont les cinq premiers fours sont figurés par des petits carrés. Un autre document représente lui la « L.Keller« , pour « Leichenkeller« : la « cave à cadavres« . Initialement prévue sur une longueur de « 8 mètres« , elle pouvait, comme l’indique une note manuscrite, être étendue « selon les besoins« . Attestant de la construction à l’automne 1941 d’un dispositif complet de gazage (certainement du Zyklon B) et de crémation, les plans découverts donnent des renseignements précis sur l’évolution du camp de concentration d’Auschwitz vers ce qui deviendra le plus grand camp d’extermination du régime nazi.

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Signé: Heinrich Himmler

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La décision de trouver « une solution finale » à la question juive est prise dès l’été 1941. Alors que les Einzatzgruppen (unités mobiles d’extermination SS) sont pleinement opérationnels durant l’hiver 1941, les historiens s’accordent à dire que c’est lors de la conférence de Wannsee, ouverte le 20 janvier 1942 dans un faubourg de Berlin, que furent définies les modalités pratiques du programme de la « Solution finale« : l’extermination systématique, totale, méthodique et scientifique de tous les juifs d’Europe. Cette conférence réunit une quinzaine de participants dont Reinhard Heydrich, chef du RSHA (administration centrale de la sûreté du Reich) et Heinrich Himmler, le chef des SS, qui y présenta les conditions pratiques de l’extermination.

Sa signature apparait sur l’un des documents découverts. Une découverte d’une importance « extraordinaire« , a estimé le directeur des archives fédérales allemandes à Berlin, Hans-Dieter Kreikamp. « C’est la preuve authentique du génocide systématiquement planifié des juifs d’Europe« . Plus d’un million de personnes ont trouvé la mort dans le plus macabrement célèbre des « camps de la mort« . 63 ans après la libération par l’Armée rouge des prisonniers d’Auschwitz et la découverte de l’horreur des crimes nazis, l’histoire de la Shoah continue de s’écrire.

Un des plans originaux du camp d’extermination d’Auschwitz publiés par le quotidien allemand Bild. (1 rouge) : l’emplacement des fours crématoires.

Cité par le journal, le chef du département des archives fédérales à Berlin, Hans-Dieter Kreikamp, estime que ces plans « offrent une preuve évidente d’un projet de génocide des juifs d’Europe« .

Bild précise que les documents ont sans doute été retrouvés dans un appartement de Berlin qui venait d’être nettoyé.

Le journal, qui publie trois fac-similés du document, précise que celui-ci constitue pour les historiens la preuve que les Nazis avaient mis au point un projet industriel d’extermination des juifs.

« Ces documents démontrent que tous ceux qui ont eu quelque chose à voir avec le planification et la construction de ce camp de concentration savaient que les gens devaient y être gazés suivant une procédure industrielle« , écrit Bild.

« Ces documents réfutent une fois pour toutes les affirmations selon lesquelles l’Holocauste n’a jamais eu lieu« , ajoute le journal.

Quelque 1,1 million de juifs ont été exterminés à Auschwitz, localité de Pologne, proche de Cracovie.

Sources : L’express, RFI, France 2, Europe 1

http://www.bild.de/

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http://pagesperso-orange.fr/d-d.natanson/liberation_auschwitz.htm


Publié le 9 novembre 2008 par hgdd dans histoire
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Commémoration de la nuit de cristal…70 ans après.

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Rappel des faits :

La nuit du 9 au 10 novembre 1938 reste l’un des plus tristes moments de l’histoire allemande.

Après les accords de Munich, les habitants du Reich (y compris les habitants de l’ex-Autriche) croient la paix préservée et, comme les autres Européens, manifestent leur jubilation ! Adolf Hitler est dépité par les acclamations populaires dans son pays même. «Avec ce peuple, je ne puis encore faire une guerre», se plaint-il. Lui-même s’en veut d’avoir cédé à Munich en concédant un compromis !

Il déplore aussi qu’une fraction seulement du demi-million de Juifs allemands aient émigré au bout de cinq ans de brimades et de lois antisémites. Il veut accélérer le mouvement pour que le Reich devienne enfin «judenrein» (sans aucun Juif).

Et voilà que se présente l’occasion de reprendre la main !… C’est l’agression le 7 novembre d’un conseiller de l’ambassade d’Allemagne à Paris, Ernst vom Rath, par un jeune juif polonais.

À l’annonce de la mort de vom Rath, dans la soirée du 9 novembre, tandis que Hitler et tous les dignitaires nazis se retrouvent à Munich pour commémorer le putsch de la Brasserie, le ministre allemand de la propagande Joseph Goebbels dénonce un «complot juif» contre l’Allemagne. Soucieux de revenir au coeur du système de pouvoir, il convainc le Führer de frapper les consciences allemandes et de les retourner à l’occasion d’une opération spectaculaire comme il en a le secret.

Ayant rallié le Führer à son idée, Goebbels mobilise dans la nuit du 9 novembre les militants nazis, avec le concours des Gauleiter (gouverneurs de régions) réunis à Munich. Il jette les militants nazis dans les rues pour un pogrom de très grande ampleur à l’image des émeutes antijuives qu’encourageait au XIXe siècle l’administration du tsar.

Les sections d’assaut nazies («Sturm Abteilung» ou SA), fortes de plus d’un million de membres, et les Jeunesses hitlériennes s’en prennent aux synagogues et aux locaux des organisations israélites, ainsi qu’aux magasins et aux biens des particuliers. Les agresseurs sont pour la plupart en tenue de ville pour laisser croire à un mouvement populaire spontané.

Près d’une centaine de personnes sont tuées à l’occasion de ce gigantesque pogrom. Une centaine de synagogues sont brûlées et 7500 magasins sont pillés. La violence dépasse les bornes à Berlin et Vienne (annexée au Reich en mars 1938), où vivent les plus importantes communautés juives. Très rares, notons-le, sont les Allemands qui tentent de secourir leurs concitoyens persécutés.

Avec un cynisme certain, les Berlinois donneront à ces premières violences antisémites planifiées en Allemagne le nom poétique de «Nuit de Cristal» (en allemand «Reichskristallnacht»), en référence aux vitrines et à la vaisselle brisées cette nuit-là.

La communauté juive sera taxée d’une énorme amende pour cause de tapage nocturne (ça ne s’invente pas). 35.000 juifs environ seront aussi arrêtés et envoyés dans des camps. Ils seront pour la plupart libérés contre rançon et sous réserve de présenter un visa d’émigration. L’extermination n’est pas encore d’actualité mais l’exode va s’accélérer dans les mois suivants malgré les obstacles dressés par les autres pays.

Par ailleurs, conséquence notable de la Nuit de Cristal et des débordements cafouilleux des SA, la gestion de la «question juive» (en allemand «Judenfrage») va échapper à Goebbels et revenir désormais à Heydrich et Himmler, autrement dit aux SS (Schutzstaffel), le corps d’élite fanatique de l’État hitlérien.

La commémoration :

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La Chancelière allemande Angela Merkel (G) en présence d’un survivant de l’Holocauste, Ernst Cramer (C) le 9 novembre 2008 à Berlin

La cérémonie principale a eu lieu dans la plus grande synagogue d’Allemagne, celle de la Rykestrasse à Berlin, l’une des rares à avoir survécu à la fureur nazie de la nuit du 9 novembre 1938, où furent saccagés et incendiés les biens des Juifs à travers toute l’Allemagne.

« C’est notre responsabilité de garder vivace le souvenir », a déclaré la présidente du Conseil central des Juifs d’Allemagne, Charlotte Knobloch, qui avait six ans au moment du pogrom. Elle a exprimé l’espoir que cette journée du souvenir aiderait à raviver l’esprit de tolérance dans le pays.

Le memorial de la Bernauer Strasse, sur une portion du Mur de Berlin, le 9 novembre 2008

Le souvenir de « six millions d’enfants, de femmes et d’hommes ne doit jamais être réduit à une simple note en bas de page », a-t-elle ajouté, en faisant allusion aux victimes juives de l’Holocauste.

A Rome, le pape Benoît XVI a dénoncé « la furie nazie » et « la persécution systématique des Juifs », appelant à ce que « de telles horreurs » ne se reproduisent plus.

Réduite à quelques milliers de membres après l’Holocauste, la communauté juive d’Allemagne, qui connaît un renouveau depuis la Réunification et la chute de l’URSS, est celle qui croît le plus rapidement au monde. Elle compte aujourd’hui 110.000 personnes, la vaste majorité d’entre elles sont venues de l’ancien bloc soviétique après 1990.

Sources : AFP, nouvel obs.

http://pagesperso-orange.fr/d-d.natanson/nuit_de_cristal.htm

http://memorial-wlc.recette.lbn.fr/article.php?ModuleId=58?=fr

Aller voir : http://www.evene.fr/culture/agenda/la-nuit-de-cristal-25775.php


Publié le 9 novembre 2008 par hgdd dans histoire
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L’environnement … victime de guerre

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Les populations ne sont pas les seules victimes des guerres. Dans la violence des combats, la nature est souvent mise à mal par les belligérants. Des prémices de la guerre aux situations post-conflit, en passant par toutes les étapes des combats, l’environnement subit les dégâts collatéraux des luttes politiques. Et avec lui, les générations suivantes, qui doivent vivre dans une nature détruite.

L’environnement blessé par les conflits armés

Lorsqu’on associe guerre et environnement, l’exemple le plus poignant reste Hiroshima. Cette catastrophe humaine, issue de la folie guerrière, laisse une terre à jamais marquée par l’explosion de la bombe nucléaire. De même, dans la quasi-totalité des conflits, l’environnement est une victime parmi les autres. Il est blessé par des armes chimiques, surexploité par des populations en mouvement, ou tout simplement oublié dans des pays meurtris en fin de conflit. Si l’aide aux populations reste une priorité, le traitement des conséquences environnementales de la guerre n’est pas à négliger. « Ici, dans le confort de la paix, nous pouvons en sérénité examiner ces questions, mais le temps presse, et les esprits ne sont pas tous sensibles à l’urgence environnementale » affirmait Marie-Christine Blandin, sénatrice verte du Nord, en ouverture d’une conférence sur le lien entre guerre et environnement.

Quand l’environnement déclenche le conflit

« Il y a une corrélation très forte entre l’état de l’environnement et la guerre » insiste Daniel Richard, président du WWF. Une dégradation de l’environnement est d’ailleurs souvent la cause du déclenchement de conflits politico-économiques. Les exemples du Darfour et du Moyen-Orient, où l’eau est l’objet de toutes les convoitises, pourraient bientôt s’appliquer à l’Inde, le Pakistan et de nombreuses régions d’Afrique. Les forêts sont disputées par les états voisins en Amérique latine et en Asie. Dans un monde où la population croît exponentiellement, et où la désertification menace certaines zones cultivables, les terres arables prennent la valeur de l’or. D’après le World Watch Institute, les ressources naturelles ont motivé, exacerbé ou financé un quart des cinquante derniers conflits armés.

Lorsqu’ils ne déclenchent pas les guerres, les éléments environnementaux créent souvent des tensions précurseurs aux conflits. Le réchauffement climatique, modifiant la géographie de nombreuses régions, en particulier les îles et les littoraux, pousse les populations à se déplacer massivement. « Des centaines de millions de gens pourraient perdre leurs terres » explique François Grunewald, président du groupe Urgence réhabilitation développement (URD) et membre de la Commission nationale consultative des Droits de l’Homme. « La situation est explosive. Reviendra-t-on aux guerres préhistoriques où l’on se battait pour les zones de chasse ? » ironise-t-il.

Une victime parmi les autres

Les dégâts de la guerre s’étendent bien au-delà des atteintes à la population. « Tous les conflits armés ont un impact sur l’environnement » constate Silja Hallé, chargée de communication du Post-conflict and disaster management branch du Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE). La pluie de bombes qui s’abat sur les champs de bataille meurtrissent les terres et les rendent infertiles. Lors de la guerre au Liban à l’été 2006, le sud du pays a été parsemé de bombes à sous-munition, et aujourd’hui les terres agricoles ne sont toujours pas exploitables. Dans ce même conflit, la destruction par l’armée israélienne d’une centrale électrique sur la côte libanaise a provoqué une marée noire qui empoisonne encore l’écosystème de la région.

Durant la seconde guerre du Golfe, les forces américaines ont trouvé un moyen « simple » de recycler les sous-produits de leur industrie nucléaire, en envoyant sur l’Irak des milliers d’obus remplis d’uranium appauvri. Bilan : « L’environnement de l’Irak est aujourd’hui totalement détruit » affirme Claude-Marie Vadrot, journaliste et auteur de « Guerres et environnement, panorama des paysages et des écosystèmes bouleversés ». Le Kosovo aurait également été victime de ce procédé. Dans l’arsenal de guerre, on compte également les armes chimiques, dont la destruction n’est toujours pas terminée. « A la suite de la Première guerre mondiale, les armes chimiques sont devenues taboues » explique Stephan Robinson, coordinateur du Programme « Héritage de la Guerre froide » au Green cross international. Il en resterait pourtant près de 40000 tonnes en possession de la Russie, et 28000 aux Etats-Unis.

Détruire l’environnement, une arme

Mais comme le dit Daniel Richard, « la destruction de l’environnement peut aussi être un moyen de guerre », une sorte de politique de la terre brûlée moderne. La dioxine, mieux connue sous le nom d’Agent orange, a été utilisée au Vietnam pour déforester et empêcher les combattants de se cacher dans le maquis. La population s’est ainsi vue privée de sa principale source de nourriture. « Tout ce qui caractérisait la vie et sa transmission aux générations suivantes a été complètement anéanti par l’Agent orange » explique Jacques Maitre, socioanthropologue. Car en modifiant leur environnement, on force les populations à bouleverser leur mode de vie. Plus classiquement, la déforestation en Afghanistan, ou l’abattage d’oliviers centenaires à Gaza est un moyen efficace pour appauvrir les peuples combattus. Depuis de nombreuses années en Colombie, l’Etat fumige du Round Up sur les forêts, prétendument pour détruire les plantations illicites de coca, mais surtout pour lutter contre les milices des FARC qui se déplacent régulièrement.

Indirectement aussi, l’environnement est bouleversé lors des guerres. Les routes sont coupées, les moyens de circulation limités, donc les populations confinées sont obligées de surexploiter les ressources naturelles qui les entourent. « De même, si les alentours sont minés, les villageois sont isolés et doivent se nourrir de ce qu’ils ont sur place » explique François Grunewald. Dans la situation inverse, lors des grands déplacements de population, les zones dans lesquelles s’entassent les réfugiés sont également surexploitées. Répondre aux besoins des civils peut également s’avérer coûteux. « Les opérations d’assistance humanitaire, bien qu’indispensables, augmentent les besoins et les dégâts environnementaux » explique Silja Hallé.

Punir l’“écocide”

A la fin du conflit, dans les pays ébranlés, l’environnement est tout sauf une priorité. « Les institutions environnementales ne fonctionnent plus et il est impossible de mettre les considérations environnementales dans l’agenda politique » déplore Silja Hallé. Déforestation sauvage et surexploitation des ressources énergétiques ou minières sont alors monnaie courante. Certains états ont profité d’une situation de non droit post-conflit, dans plusieurs pays d’Afrique, notamment la Côte d’Ivoire et la Somalie, pour y envoyer leurs déchets.

A tous les stades du conflit, la destruction de l’environnement reste impunie. Le terme d’“écocide”, sorte de crime de guerre contre la nature, est apparu, mais n’a pas été introduit dans les conventions internationales. Les spécialistes s’accordent pour réclamer la création d’une organisation mondiale dédiée au sujet, pour « remettre le droit international au cœur de la gestion des conflits » explique François Grunewald. Et pour éviter ainsi aux populations de souffrir sur plusieurs générations.

Sources : Mediaterre.org, assemblée de l’UEO (assemblée européenne de la sécurité et de la défense).

http://www.cirad.fr/fr/actualite/communique.php?annee=2003&id=74

http://www.novethic.fr/novethic/v3/home.jsp

http://www.riddac.org/actualites/actualite-132.html

http://developpementdurable.revues.org/document3365.html


Publié le 8 novembre 2008 par hgdd dans EDD
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La catastrophe de Bhopal (Inde) … les victimes enfin indemnisées !

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Rappel des faits

Bhopal est un cas d’école. Un exemple type des lacunes juridiques internationales. Il y a vingt ans, dans la nuit du 2 au 3 décembre 1984, un réservoir de l’usine de pesticides Union Carbide explosait, libérant un gaz toxique. Selon les chiffres officiels, quinze mille personnes mouraient de brûlures et d’intoxication. Huit cent mille autres souffrent aujourd’hui des conséquences du plus grave accident industriel de l’histoire. De son côté, l’entreprise américaine persiste à nier toute responsabilité morale et financière. Une illustration parfaite des énormes failles juridiques internationales dans la responsabilité des entreprises. Dès lors, quel recours pour les victimes ? En cas d’accident industriel, seule la justice nationale du pays d’origine de l’entreprise peut agir. En l’occurrence, les tribunaux américains.

Dans ce cas-ci, Union Carbide, un énorme groupe industriel de la chimie, était basé aux États-Unis. En 1969, une usine est implantée en Inde (le « tiers-monde ») pour profiter d’une main-d’oeuvre à très faible coût. Très vite, l’unité tourne à perte, les effectifs humains sont réduits, la sécurité négligée. Jusqu’à la catastrophe du 3 décembre 1984.

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Les victimes de Bhopal indemnisées en totalité

En 1989, Union Carbide a versé au gouvernement indien 470 millions de dollars dans le cadre d’un règlement à l’amiable, reconnaissant ainsi sa responsabilité civile, même si la compensation estimée après la tragédie s’élevait à l’origine à 3 milliards de dollars. Les défenseurs de Carbide firent en effet valoir qu’aucun tribunal américain ne pouvait évaluer le prix d’une vie humaine dans le tiers-monde, et l’entreprise décida finalement de verser 470 millions de dollars. Cette somme n’avait pas encore été affectée dans sa totalité. Les lenteurs de l’administration indienne ont eu pour effet de limiter le nombre de victimes indemnisées, et de ne commencer à verser l’argent à partir de 1995 seulement, soit six ans après le versement des fonds. Avec les intérêts, le montant du compte est aujourd’hui de 264 millions d’euros, les autorités ayant calculé au plus juste le montant individuel des indemnisations : 1750 euros pour les décès et 450 euros pour les blessés. Une grande partie des fonds est donc restée bloquée, tandis que les victimes manquaient cruellement de ressources financières pour soigner les maladies contractées depuis l’explosion. On estime en effet que plus d’un demi million de personnes en ont subit les effets, sans compter les conséquences sociales et économiques. La plupart des personnes exposées aux gaz n’ont plus eu la possibilité de travailler. Près de 200 000 bhopalis ont des séquelles, souvent au niveau des yeux, des poumons ainsi que du système immunitaire. Les enfants nés de parents contaminés présentent des retards de croissance et une recrudescence des cas de cancer et de tuberculose a été constatée.

Responsabilité pénale

Les associations de victimes de Bophal n’ont eu connaissance qu’en 2002 du montant de la somme immobilisée. Une plainte collective a ensuite été déposée devant le Cour suprême, qui vient de rendre son jugement en leur faveur et d’ordonner que les fonds soient distribués aux victimes. Leur combat, pour autant, n’est pas terminé et se poursuit sur le terrain de la responsabilité pénale de l’entreprise. En effet, ni la compagnie Union Carbide, ni Warren Anderson, l’ex-PDG d’Union Carbide, n’ont été jugés par un tribunal indien. Les procès de certains cadres indiens d’Union Carbide sont toujours en cours. Le 28 août 2002, un tribunal de Bhopal a décidé de maintenir l’accusation d’homicide et a rejeté la requête du bureau central d’enquête qui souhaitait la requalifier en  » actes de négligence « . Cette décision pourrait conduire l’Inde à demander aux Etats-Unis l’extradition de Warren Anderson, l’ex-PDG d’Union Carbide. Le tribunal de Bhopal a d’ailleurs demandé à la police indienne de lancer une procédure d’extradition contre l’ex-PDG, tandis que des militants de Greenpeace ont fait savoir qu’ils avaient localisé l’ex-président d’Union Carbide.

Sources :

http://www.greenpeace.org/france/news/bhopal-la-tragedie-continue-e

http://www.monde-diplomatique.fr/2004/12/BAILLY/11723

http://www.lefigaro.fr/international/2008/03/24/01003-20080324ARTFIG00244-inde-la-longue-marchedes-oublies-de-bhopal.php

http://www.jmthivel.com/bhopal/index.htm


Publié le 8 novembre 2008 par hgdd dans géographie
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