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Le plus grand parc éolien en mer du monde

Le plus grand parc éolien offshore du monde a été inauguré jeudi au large du Kent, dans le sud-est de l’Angleterre. Construit par le groupe d’énergie public suédois Vattenfall, il devrait pouvoir produire de l’électricité pour 240.000 foyers.

Le parc qui a coûté quelque 780 millions de livres, soit 918 millions d’euros, est pour l’instant doté de cent turbines qui lui permettront d’assurer l’approvisionnement en électricité de plus de 200.000 familles. Alors que d’ici quatre ans, cette capacité devrait être triplée, la production totale d’énergie éolienne au Royaume-Uni atteint désormais les cinq gigawatts, ce qui représente les besoins de l’ensemble des foyers écossais.

« Nous nous trouvons dans la position exceptionnelle de pouvoir devenir un leader mondial dans cette industrie. Je crois fermement qu’en tant qu’île, nous devrions tirer profit au maximum de nos ressources éoliennes, marémotrices et marines », a déclaré le ministre à l’Energie et au Réchauffement climatique, Chris Huhne, lors de l’inauguration du parc.

Le Royaume-Uni dispose actuellement de quelque 250 parcs éoliens, dont une douzaine offshores.

Mais le chemin sera encore long pour le Royaume-Uni, qui ne tire que 3% de son électricité de source renouvelable, et se place à la 25e place dans le classement des États européens en termes d’énergie verte.

L’immense parc éolien dont elle vient de se doter devrait permettre à la Grande-Bretagne de s’approcher de son objectif : atteindre 15% d’électricité issue des énergies renouvelables.

L’organisation « Friends of the Earth » (Amis de la Terre) a cependant qualifié de « lamentable » la performance britannique en matière d’énergies renouvelables, en exigeant des investissements plus importants.

Sources : AFP, Ouest-France, France 2, Maxis sciences.


Publié le 25 septembre 2010 par hgdd dans EDD
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Un immense parc éolien en Roumanie.

« Les vents puissants qui soufflaient sur les frontières orientales de l’Empire, aux confins de la Mer Noire » était connu par le poète romain Ovide.

« C’est pour cela qu’on l’appelle la mer Noire, Elle est agitée, et quand elle se fâche, ce qui arrive souvent, son souffle arrive jusqu’ici. » La pauvreté de cette région saute aux yeux, et ses habitants se sont résignés depuis des siècles à subir les assauts du vent. Mais, aujourd’hui, le vent de l’histoire tourne en leur faveur.

L’ennemi de toujours est devenu leur allié. Depuis novembre 2008, la compagnie tchèque CEZ installe le plus grand parc éolien terrestre d’Europe (135). Et le souffle du vent est devenu une bénédiction, puisque les paysans de Fantanele au bord de la mer Noire ont mis leurs terres à disposition de la compagnie reçoivent jusqu’à 3 000 euros par an. « Ici, à la campagne, une vie entière ne suffirait pas pour mettre de côté ce qu’on reçoit pour l’éolienne en une année ».

La deuxième étape, qui doit s’achever fin 2011, au total, les 240 éoliennes auront une puissance de 600 mégawatts (MW), l’équivalent du réacteur de la centrale nucléaire de Cernavoda, ville située au sud-est du pays. « Nous voulons assurer la production de 10 % de l’énergie verte de la Roumanie ». Très en retard en matière d’énergie « propre », la Roumanie s’est engagée auprès de la Commission européenne à produire 20 % de son énergie à partir de ressources renouvelables, afin d’être en ligne avec les objectifs de l’Union européenne pour 2020.

Les éoliennes sont, de plus, une bénédiction pour le village de Fantanele. Une centaine de paysans ont trouvé un emploi aux côtés des 400 travailleurs venus des quatre coins de l’Europe pour contribuer à la mise en place du projet. Un nouveau réseau de routes et de ponts a été installé pour permettre l’acheminement de ces structures qui peuvent atteindre jusqu’à cent mètres de haut. Les paysans ont accès à l’eau potable, et la mairie a bénéficié d’un fort soutien à sa demande de 1,5 million d’euros de fonds européens non remboursables pour construire une canalisation dans le village. « Chaque fois que je reviens à Fantanele, je vois le champ avec toutes ces turbines qui me rappellent des dessins animés avec don Quichotte. Et je me dis que si je fais mon master et pense à mon doctorat en psychologie, c’est grâce à elles. »

Le parc des éoliennes attire déjà l’attention d’autres investisseurs, à la recherche du vent qui produit des euros.

Sources : AFP, France 24, Le monde.fr, enerzine.com.


Publié le 13 août 2010 par hgdd dans EDD
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L’UNESCO ajoute 21 sites au patrimoine mondial de l’humanité

La nouvelle liste a été établie par le Comité du Patrimoine mondial de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture, dont la 34e session s’est tenue du 25 juillet au 3 août à Brasilia.

Hormis Albi et l’île de la Réunion dont nous vous avons déjà parlé cette semaine, l’ UNESCO vient de classer 19 autres sites au patrimoine mondial de l’humanité dont 15 culturels, 5 naturels et 1 mixte.

Dans le domaine culturel on peut citer la zone des canaux du XVIIe siècle à Amsterdam (Pays-Bas),  la cité impériale de Thang Long -Hanoi (Vietnam), les monuments historiques de Dengfeng (Chine), le site archéologique de Sarazm (Tadjikistan), la cité épiscopale d’Albi (France), le bazar historique de Tabriz (Iran), d’At-Turaif à ad-Dir’iyah (Arabie saoudite), les sites de bagnes en Australie, le site d’observation astronomique Jantar Mantar de Jaipur (Inde), l’ensemble du Khanegah et du sanctuaire soufi de Cheikh Safi al-Din à Ardabil (Iran),  l’atoll de Bikini, théâtre d’essais nucléaires américains (Iles Marshall), les villages claniques historiques de Hahoe et Yangdong (Corée),  la zone de conservation de Ngorongoro (Tanzanie), la région montagneuse de forêts du Sri Lanka et l’archipel isolé des Papahanaumokuakea des îles Hawaï (États-Unis).

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=z3AgJ0scoQc[/youtube]

Les sites naturels sont les suivant: Danxia en Chine, le plateau de Putorana (Fédération de Russie), les pitons, cirques et remparts de l’île de la Réunion (France), l’aire protégée des îles Phoenix (Kiribati) et les hauts plateaux du centre du Sri Lanka.

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=BoNpdSGKGTM[/youtube]

Un site mixte, Papah?naumoku?kea aux Etats-Unis s’ajoute également à la liste.

Trois pays ont fait leur entrée au Patrimoine mondial: le Tadjikistan, les Iles Marshall et Kiribati. « Lors de cette session, nous avons doublé la superficie des aires protégées sur la planète par le Patrimoine mondial »

Cette récompense n’est pas seulement honorifique. Elle a aussi un fort impact économique, notamment pour les pays en développement, car l’inscription d’un site sur la liste entraîne généralement une hausse de la fréquentation touristique et facilite le déblocage d’aides pour leur entretien.

Lors de cette session, « les pays du Sud ont eu une voix très présente » parmi les 21 pays membres du Comité, a affirmé le responsable de l’Unesco.

Au total l’UNESCO comptabilise désormais 911 sites classés au patrimoine mondial de l’humanité.

Sources : France 2, la dépêche.fr, AFP.

http://www.unesco.org/new/fr/unesco/


Publié le 5 août 2010 par hgdd dans EDD
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2010 est une année jubilaire à Saint-Jacques


2010 est une année jubilaire, le jour de la Saint-Jacques, le 25 juillet tombe en effet un dimanche. A cette occasion, ce dimanche, le roi Juan Carlos fera une “offrande nationale” dans l‘édifice religieux.
C’est le pèlerinage le plus populaire d’Europe et un des plus célèbres au monde : le pèlerinage catholique de Saint-Jacques-de-Compostelle. Chaque année, des dizaines de milliers de pèlerins, venus du monde entier parcourent le chemin vers la cathédrale de Compostelle, dans le nord-ouest de l’Espagne, à bicyclette ou à pied.

Le saint vénéré à Compostelle est l’un des deux apôtres portant le nom de Jacques. Il est fils de Zébédée et frère de Jean l’Evangéliste. Il fut le premier apôtre martyr, décapité par Hérode. Tardivement, il est dit le Majeur, qualificatif qui n’apparaît dans aucun texte biblique. Il n’est pas originaire de Compostelle et n’y est jamais allé.
Un peu d’histoire …

Tout au long du Moyen Âge, Saint-Jacques-de-Compostelle fut la plus importante de toutes les destinations pour d’innombrables pèlerins venant de toute l’Europe. Pour atteindre l’Espagne, les pèlerins devaient traverser la France, et les monuments historiques notables qui constituent la présente inscription sur la Liste du patrimoine mondial étaient des jalons sur les quatre routes qu’ils empruntaient.
La route de pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle a joué un rôle essentiel dans les échanges et le développement religieux et culturel au cours du Bas Moyen Age, comme l’illustrent admirablement les monuments soigneusement sélectionnés sur les chemins suivis par les pèlerins en France. Les besoins spirituels et physiques des pèlerins se rendant à Saint-Jacques-de-Compostelle furent satisfaits grâce à la création d’un certain nombre d’édifices spécialisés, dont beaucoup furent créés ou ultérieurement développés sur les sections françaises. La route de pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle est un témoignage exceptionnel du pouvoir et de l’influence de la foi chrétienne dans toutes les classes sociales et dans tous les pays d’Europe au Moyen Age.
Le pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle est un pèlerinage catholique, dont le but est le tombeau légendaire de l’apôtre saint Jacques, Jacques le Majeur, situé dans la crypte de la cathédrale de Saint-Jacques-de-Compostelle en Galice (Espagne). Le pèlerinage de Compostelle compte parmi les trois plus importants pèlerinages de la Chrétienté après Jérusalem et Rome. Mais c’est seulement après la prise de Grenade en 1492, sous le règne des Rois catholiques, Ferdinand d’Aragon et Isabelle la Catholique, que le pape Alexandre VI a déclaré que Saint-Jacques-de-Compostelle était, avec Rome et Jérusalem, l’un des « trois grands pèlerinages de la Chrétienté ».
Après avoir effectué au moins 100 km à pied ou 200km à vélo ou cheval, les pèlerins obtiennent un certificat.
Sources :
http://www.saint-jacques.info/
http://www.saint-jacques.info/saintjacques.html
  • Denise Péricard-Méa et Louis Mollaret, Chemins de Compostelle et Patrimoine mondial, éd. La Louve, Cahors, 2010, (ISBN 9 782916 488349)
  • Denise Péricard-Méa, Compostelle et cultes de saint Jacques au Moyen Âge, Paris, PUF, 2002 (ISBN 9 782130 510826).
  • Bernard Gicquel, La Légende de Compostelle, Le Livre de Jacques, Paris, Tallandier, 2003 (ISBN 9 782847 340297).
  • Louis Mollaret et Denise Péricard-Méa, Dictionnaire de saint Jacques et Compostelle, Paris, Gisserot, 2006, (ISBN 9 782877 478847).

Publié le 25 juillet 2010 par hgdd dans histoire
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