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Le coup de vent est dû à la rencontre entre de l’air chaud et un courant froid d’altitude.
La tempête hivernale qui a traversé le sud de la France et le nord de l’Espagne, dans la journée de samedi, est une copie quasi conforme du terrible coup de vent qui avait dévasté le pays en décembre 1999. Il s’agit dans les deux cas d’une dépression qui s’est creusée de manière très importante au large des côtes françaises au contact de vents d’altitude de très forte intensité.
Ces vents froids, appelés courants-jets, ou jet streams, circulent d’ouest en est au-dessus de l’Atlantique à environ 10 000 m d’altitude. En hiver, saison où ils sont particulièrement actifs, du fait d’un différentiel de température plus élevé entre le pôle et l’équateur, leur vitesse tourne autour de 200 à 300 km/h. Mais vendredi ce courant s’est brusquement accéléré, atteignant une pointe de 350 km/h, et générant une première vague de tempête qui a balayé le sud de l’Angleterre et le nord de la France sans toutefois faire trop de dégâts.
Samedi, une nouvelle dépression créée par des mouvements ascendants d’air chaud, s’est très rapidement accentuée au contact du courant-jet. «Ce dernier agit comme un torrent de montagne : plus il est rapide et plus sa chute génère de tourbillons en aval», explique Patrick Galois, ingénieur à Météo France. Centrée sur les Charentes, cette dépression a engendré des dégâts considérables sur le sud-ouest de la France, notamment dans les départements des Landes et des Pyrénées-Atlantiques, où les vents ont atteint, en pointe, la vitesse de 184 km/h, ainsi que dans le nord de l’Espagne.
Le calme après la tempête…

Le réseau de lignes à haute tension devrait être complètement rétabli « au plus tard d’ici jeudi en fin de journée »
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Selon EDF lundi, 427.000 foyers étaient toujours privés d’électricité à 17h dans le Sud-Ouest. Le Premier ministre François Fillon s’est engagé pour sa part à un rétablissement « quasi-complet d’ici la fin de la semaine » de l’électricité.

L’état de catastrophe naturelle sera décidé mardi lors d’une réunion interministérielle,
« L’état de catastrophe sera déclaré dès que nous aurons les remontées sur les dégâts remontant des mairies et des préfectures », « probablement dans les 15 jours » pour les départements concernés, avait indiqué la ministre de l’Intérieur, Michèle Alliot-Marie.
Alain Rousset, président PS de la région Aquitaine, se rendra mercredi à Bruxelles « pour solliciter l’aide européenne », alors que Henri Emmanuelli, président PS du conseil général des Landes a jugé « dérisoires par rapport à la réalité » les sommes évoquées pour faire face aux conséquences de cette catastrophe naturelle. Selon M.Emmanuelli, cette tempête est « beaucoup plus grave qu’en 1999 », « pas sur le plan humain (…) mais sur le plan économique ».
Le Premier ministre François Fillon a réuni à 16h les ministres et « acteurs concernés » par la tempête afin de « faire le point » sur « le calendrier de rétablissement des services publics, des transports, de l’électricité ». Les participants à cette réunion se sont aussi penchés « sur les modalités de prise en charge des dommages causés par la tempête ».
200.00 foyers se trouvaient toujours dans la matinée de lundi privés de téléphone fixe et au moins 400.000 abonnés n’ont toujours pas accès au réseau de téléphonie mobile en raison des coupures d’électricité, après le passage de la tempête qui a fait en tout huit morts et a frappé plus fort en intensité qu’en 1999. 100.000 lignes ont été rétablies en 24 h, a annoncé France Télécom.
Lundi en fin de matinée, 22 postes de transformation étaient encore coupés, alors que plus des deux tiers des postes de transformation touchés étaient de nouveau opérationnels dans les trois régions, Aquitaine, Midi-Pyrénées, Languedoc-Roussillon.
Selon Météo France lundi, huit départements du sud-ouest (Charente-Maritime, Charente, Dordogne, Gironde, Landes, Lot et Garonne, Gers, Hautes-Pyrénées) restent placés en vigilance orange en raison d’un risque de crues.
Sur le terrain, quelque 10.000 personnes (tous services confondus), selon le président Nicolas Sarkozy, en déplacement dimanche en Gironde, ont été mobilisées pour dégager les routes à la tronçonneuse, rétablir le courant, le trafic ferroviaire ou bâcher des bâtiments.
Nicolas Sarkozy a aussi invité les assureurs à accélérer les procédures d’indemnisation des victimes de cette tempête. « La mobilisation est générale pour les assurances françaises », a affirmé le président de fédération française des sociétés d’assurance, Bernard Spitz. Les dégâts s’élèveraient à plusieurs centaines de millions d’euros.
Selon Météo France, la tempête a frappé plus fort en intensité que celles des 26 et 27 décembre 1999 dans le Nord et l’Ouest de la France. Les intempéries avaient alors fait 92 morts et des dizaines de milliards de francs de dégâts matériels). 3,4 millions de foyers avaient alors été privés d’électricité. EDF avait mis trois semaines à rétablir le courant pour tous ces foyers.

Entre huit et onze personnes sont décédées en France, portant le bilan de la tempête Klaus qui a traversé le sud de l’Europe ce week-end à 28 morts, selon un bilan communiqué mardi par la Sécurité civile.
Un précédent bilan établi à partir des données communiquées par les préfectures s’élevait à huit morts en France. Quatorze personnes sont aussi mortes en Espagne et trois en Italie. En France, le coût de la tempête qui a balayé le sud-ouest du pays, sera « supérieur à 600 millions d’euros » pour les assureurs, selon une estimation encore provisoire de la Fédération française des sociétés d’assurance (FFSA) publiée mardi.
Dans l’Aude, sept personnes ont été blessées, dont un pompier grièvement atteint aux jambes. En Ariège, le chef du centre de secours des pompiers de Foix a été grièvement blessé lundi lors d’une intervention dans le département.
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Les dégâts…
Les principaux axes routiers ont été rouverts et le trafic aérien a repris. Le trafic ferroviaire sur trois axes du Sud-Ouest est « pleinement rétabli sur les axes Bordeaux-Agen-Toulouse, Tarbes-Toulouse et Bordeaux-Périgueux », a annoncé la SNCF lundi après-midi. Selon la compagnie ferroviaire, quelque 1500 hectares de voies ferrées ont été endommagés, notamment par des arbres tombés sur les voies.
De Biarritz à Bordeaux, de nombreux véhicules en stationnement se sont retrouvés ensevelis sous les gravats de murs écroulés ou sous des arbres qui ont cédé au vent.
« Le massif forestier aquitain a été fortement touché » par cette « tempête exceptionnelle, dont les proportions sont comparables à celle de 1999 », avec des vents violents à plus de 170 km/h, ont indiqué les pouvoirs publics. 300.000 hectares de zones boisées auraient été ravagés. Par endroits, 60 % de la forêt, dans le sud de la Gironde et dans les Landes, ont été dévastés.
Selon une estimation provisoire lundi de la fédération française des sociétés d’assurances, le coût des dégâts provoqués par la tempête dans le sud-ouest de la France atteindra « plusieurs centaines de millions d’euros ».
L’alerte rouge aurait évité les pertes de 1999 L’anticipation et le déclenchement dès vendredi par Météo France de la vigilance rouge sur le Sud-Ouest, pour la première fois pour une tempête, a permis de limiter le bilan humain malgré l’intensité des vents.
Selon les bilans disponibles dimanche, la tempête baptisée « Klaus » par les services météo allemands, a fait quatre morts en France et au moins onze en Espagne.
Les 26 et 27 décembre 1999, Lothar et Martin avaient tué 92 personnes. « En 1999, on avait déjà des procédures d’alerte mais il fallait illustrer plus clairement la violence du phénomène », explique dimanche Patrick Galois, ingénieur prévisionniste à Météo France. « Ce qui nous a amenés à créer la carte de vigilance en 2001, renouvelée deux fois par jour: maintenant les gens sont bien informés », estime-t-il en relevant le « facteur psychologique » du passage au rouge: « ça a frappé les gens ».
C’est la cinquième fois en huit ans que l’alerte rouge est lancée et la première pour une tempête: jusqu’ici, Météo France avait brandi l’étendard rouge pour des pluies diluviennes, comme sur le Gard et l’Hérault en 2003, 2004, 2005 et lors des inondations de la Loire en novembre dernier. Depuis 2001, la procédure de vigilance a été adoptée par toute l’Europe, avec des seuils différents selon les pays. Pourtant le bilan espagnol est nettement plus lourd: « peut-être à cause d’une culture du risque différente, ou parce que la population est moins habituée à ce genre d’événements », hasarde M. Galois.
Dès mercredi, Météo France repère que « quelque chose de méchant » va passer sur le Sud-Ouest. « Après il fallait attendre un peu pour en connaître la violence exacte et la trajectoire », deux des trois critères avec la chronologie de l’événement qui permettent de déclencher l’alerte. « On avait encore une incertitude 24 heures avant sur la trajectoire: c’est pour ça qu’après déclenchement vendredi à 16H00 de la vigilance rouge sur cinq départements, on en a rajouté quatre dans la nuit ». Finalement, Klaus a atteint plusieurs centaines de km de diamètre et traversé trois régions – Aquitaine, Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon – entre 6H00 et 22H00 samedi, suivant une trajectoire est-ouest/nord-sud, pour se décaler ensuite vers l’Italie en perdant peu à peu de sa violence.
Mais en avançant d’emblée la comparaison avec Lothar et Martin, les deux tempêtes de 1999, Météo France avait vu juste: « Cette tempête s’est avérée aussi intense et même plus violente sur l’Aquitaine et le Languedoc. Nous avons enregistré des vents plus forts, entre 150 et plus de 180 km/heure localement ». La différence notable est que samedi seules trois régions ont été touchées alors qu’en 1999, elles l’avait toutes été. Ce type de tempêtes, détaille l’expert, se développe le plus souvent sur l’océan Atlantique et touche surtout le nord de l’Europe, îles britanniques et Scandinavie. « Mais à la différence d’un cyclone qui s’épuise rapidement en touchant terre, une dépression peut rester forte sur des terres ».
Ces phénomènes, explique-t-il, se forment dans l’atmosphère: ils sont dus à ces vents forts appelés « jet stream » ou « courants jet » – parce qu’ils surviennent à l’altitude des avions, autour de 10.000 m – qui circulent en permanence autour de la planète dans un sens Ouest/Est. « Plus ces +jets streams+ sont forts, plus ils risquent de devenir instables et de provoquer des tourbillons qui peuvent eux-mêmes générer une dépression au sol: le tourbillon d’altitude et la dépression de surface vont alors s’alimenter l’un et l’autre ».
Les procédures d’indemnisation Les victimes de la tempête assurées devraient pouvoir être indemnisées. Les contrats d’assurance de biens (multirisques habitation, multirisques entreprise) comportent une clause « tempête », rappelle la Fédération française des sociétés d’assurances (FFSA).
Tout détenteur d’un tel contrat sera indemnisé pour les dommages matériels dûs au vent, ainsi que pour des dommages causés par la pluie à l’intérieur du bâtiment concerné. La mise en route de cette garantie ne nécessite pas la reconnaissance de l’état de « catastrophe naturelle ».
Concernant les dommages causés aux véhicules par la vent, ils sont pris en charge si le contrat d’assurance du véhicule comporte une garantie « incendie » ou « dommages ». Quant aux personnes ayant subi un dommage corporel, elles doivent contacter leur assureur si elles sont bénéficiaires d’une garantie individuelle accident ou d’une garantie accidents de la vie.
Les entreprises sont également couvertes pour les dommages causés par le vent, puisque les garanties « tempêtes » sont obligatoires. Mais la garantie « perte d’exploitation », qui couvre les frais fixes lorsque l’entreprise doit être fermée à la suite d’intempéries, est une garantie optionnelle. Toutefois, quand cette garantie est souscrite pour l’incendie, elle est également valable pour la tempête.
La FFSA recommande aux assurés de prévenir leur assureur « le plus rapidement possible » par lettre recommandée de préférence ou d’aller déclarer directement le sinistre auprès d’un agent.
La déclaration comporte une liste chiffrée des biens détruits ou endommagés. L’assuré peut prendre des photos du sinistre.
Pour plus de détails sur les démarches à entreprendre et la marche à suivre sur son site www.ffsa.fr
Sources: L’Express, France 2, LCI, Le Parisien, le Monde, Le Point.
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Tempête : 800.000 personnes passent une seconde nuit sans électricité
Tempête : des conséquences dramatiques pour la forêt :
http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2009/01/26/01016-20090126ARTFIG00283-tempete-des-consequences-dramatiques-pour-la-foret-.php
La filière du bois durement touchée par la tempête
http://www.lexpress.fr/actualites/2/la-filiere-du-bois-durement-touchee-par-la-tempete_736090.html
Tempête : « L’électricité rétablie dans 90 % des foyers en fin de semaine », annonce Gadonneix (EDF)
http://www.lepoint.fr/actualites-societe/tempete-l-electricite-retablie-dans-90-des-foyers-en-fin-de/920/0/310585
L’Europe panse ses plaies après la tempête Klaus
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Assurances après la tempête Klaus: la marche à suivre
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La tempête fait ressurgir la question de l’enfouissement des lignes électriques
http://www.20minutes.fr/article/293357/France-La-tempete-fait-ressurgir-la-question-de-l-enfouissement-des-lignes-electriques.php
Publié le 26 janvier 2009 par hgdd dans
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