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Un blog du WebPédagogique

Prix GEO 2009: ARCHITECTURE

Engagé depuis sa création dans la défense de l’environnement, GEO a décidé, pour ses trente ans, de récompenser les initiatives les plus marquantes de ces dernières années dans le domaine de l’écologie. Chaque mois, et ce jusqu’en avril 2009, GEO propose aux internautes de découvrir des projets innovants répartis dans cinq catégories (architecture, tourisme, transport, design, consommation).

ARCHITECTURE

Un HLM revêtu d’une peau de bambou, une mairie qui réduit ses émissions de gaz à effet de serre de plus de 80%, un pont qui n’utilise que du bois provenant de forêts gérées durablement, des maisons modulables économes en énergie ou encore une tour d’arbres pour ré-oxygéner les villes… GEO.fr a pré-sélectionné 5 innovations écologiques dans le domaine de l’architecture. A vous de choisir celle qui vous plaît le plus.

PROJET N°1 Castelford Bridge, un pont labellisé FSC

Castleford, Royaume-Uni | © McDowell

En recentrant le cœur de la ville autour de la rivière, le pont permet à la municipalité de lancer un vaste projet de réaménagement des berges. Souvent délaissés, les cours d’eau naturels comptent, à l’évidence, parmi les plus grand atouts écologiques d’une commune. Aussi, le pont devient un espace public à part entière, tantôt lieu promenade, tantôt poste d’observation de la faune. Il inaugure, en lui-même, la dynamique verte de la ville de Castleford.

PROJET N°2 A Melbourne, une mairie très économe

Melbourne, Australie | © DesignInc © Dianna Snape

Melbourne ne cache pas ses ambitions : d’ici 2020, la municipalité entend réduire à néant ses émissions de dioxyde de carbone. Pour ce faire, elle compte diminuer de moitié la consommation énergétique des bâtiments publics. En guise d’exemple, elle érigeait le Council House 2 (CH2) en 2006, suivant une politique énergétique des plus strictes. Depuis, la consommation d’électricité s’est vue réduite de 85% par rapport à celle de l’ancienne mairie, les émissions de gaz de 87% et la consommation d’eau de 72%. De plus, renouvelé toutes les demi-heures grâce à un savant système de ventilation, l’air y est d’excellente qualité. Mettant à profit autant de matériaux recyclés (bois, béton, encadrement de fenêtres….) que possible, le bâtiment compte parmi les plus verts d’Australie.Véritable projet pilote en terme d’aménagement urbain, la nouvelle mairie de Melbourne ouvre la voie à une nouvelle génération de bâtiments publics verts. Cet édifice prouve qu’il est aujourd’hui possible de réduire les émissions de CO2 et de construire avec des matériaux recyclés, tout en offrant un cadre de travail idéal.

PROJET N°3 Dans la banlieue de Madrid, un HLM vert

Madrid, Espagne | © Foreign Office Architects

À Carabanchel, dans la banlieue de Madrid, l’agence FOA (Foreign Office Architects) est à l’origine d’un nouveau type de logement social. Elégant, l’ensemble des bâtiments tout en longueur s’inscrit au cœur du nouveau quartier sud de la capitale. La structure porteuse, volontairement étroite, permet à chaque appartement de bénéficier d’une double exposition est et ouest ; sans séparation interne, les habitations courent d’une façade à l’autre. Enveloppé sur toute sa surface extérieure d’étroits volets en bambou, l’édifice a été conçu pour gommer les différences sociales et préserver l’intimité des résidents. Rares sont les initiatives qui font rimer logement social et écologie. A Carabanchel en Espagne, le logement social peut se targuer d’être esthétique, pratique et fonctionnel- grâce à son enveloppe externe en bambou. Un nouveau modèle flexible, et peu onéreux, qui pourrait bien être repris à grande échelle.

PROJET N°4 La tour végétale de Vallecas, près de Madrid

Madrid, Espagne | © Ecosistemaurbano

Projet écologique urbain mis en place en 2007 par la commune de Vallecas, dans la banlieue de Madrid, Ecoboulevard compte trois « Air Trees » (ou Tour Végétale) également appelés Ecosistema. Projet d’adaptation climatique en extérieur, ses structures sont facilement démontables. Auto-suffisantes en énergie grâce à un système de panneaux solaires, elles produisent de l’oxygène et offrent ainsi aux passants un lieu où la qualité de l’air est meilleure. In fine, les « Air Trees » répondent à une triple attente : densifier les zones vertes, atténuer l’impact du trafic routier à proximité, créer de nouveaux lieux de rencontres socio-culturels. Lieux de rencontre et d’échange, les Air Trees permettent de recréer des espaces publics verts au cœur d’espaces urbains. Totalement écologiques, les structures ne consomment que l’énergie qu’elles produisent grâce à une série des panneaux solaires installés à leur sommet. Autant de pièces extérieures vertes accessibles à tous.

PROJET N°5 OKO, des maisons modulables et durables

Londres, Royaume-Uni | © Youmeheshe, London

Imaginé par le cabinet d’architectes londonien Youmeheshe Architects, le concept de maison verte OKO permet d’envisager l’architecture individuelle écologique de manière pragmatique. Loin des préjugés qui voudraient que les structures dites préfabriquées soient laides, cette habitation modulaire à zéro émission de CO2 s’adresse à tous. De plus, grâce à l’intégration, au sein même de la structure, de turbines à vent, cellules photovoltaïques, chauffage solaire, ventilation à récupération de chaleur… chaque unité est entièrement dédiée aux économies d’énergie.Nouveau genre de maison préfabriquées, les OKO House proposent, pour chaque habitation, une approche écologique, individuelle et modulable. Construit dans des matériaux 100% recyclables et réutilisables, ce concept est un pionnier en la matière : recyclage des eaux usées, inclinaison du toit optimisée en fonction de l’orientation solaire, utilisation de sources d’énergie renouvelable ou encore prise en charge d’une voiture électrique… Tout a été conçu pour que maison individuelle rime désormais avec maison écologique.

Source: GEO.FR


Publié le 7 février 2009 par hgdd dans géographie
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Albi au patrimoine mondial de l’UNESCO?

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=BZWwrFiMiug[/youtube]

L’Etat a retenu la candidature d’Albi pour être classée au patrimoine mondial de l’humanité. Le dossier présenté à l’Unesco sera validé dans un an, à l’été 2010.

La Cité épiscopale d’Albi

La cité épiscopale d’Albi est sur le point de faire son entrée dans le club très fermé des sites classés par l’Unesco, au titre du « patrimoine mondial de l’Humanité. » L’État français a officiellement retenu cette semaine la candidature de la ville tarnaise. Cette étape était indispensable pour obtenir ensuite la fameuse reconnaissance internationale.

Dans un an, à l’été 2010, après avoir reçu les responsables de l’Unesco sur site puis franchi plusieurs étapes « techniques », Albi devrait officiellement être classée. Un beau succès après des années de travail et quelques désillusions. La cité tarnaise qui a fait acte de candidature en 2004, s’était fait griller la politesse par Le Havre l’année suivante puis par Bordeaux en 2007.

« C’est l’aboutissement de quinze années de travail » se félicitait Philippe Bonnecarrère en annonçant hier matin la nouvelle.

La voûte de la cathédrale Sainte Cécile

Il faut dire que le combat n’était pas gagné d’avance tant les villes sont nombreuses à rêver chaque année d’intégrer une liste qui inclut des sites aussi prestigieux que la cité de Carcassonne, les berges de la Seine à Paris ou bien le Mont Saint-Michel.

Ce n’est pas tout le Vieil Alby qui est concerné. Le maire a détaillé le périmètre retenu pour le classement Unesco : « Un secteur qui s’étend sur 19,47 hectares avec la cathédrale, le palais de la Berbie avec le musée Toulouse-Lautrec, l’église Saint-Salvi et son cloître, le Pont Vieux, et les berges du Tarn entre le Pont-Vieux et le pont ferroviaire ». Quatre secteurs anciens sont inclus : Castelviel, Castelnau, bourg Saint-Salvi et Les Combes. Une zone où vivent 1 000 habitants. Autour du périmètre classé, figurera une zone dite « tampon », elle aussi très réglementée en matière d’urbanisme. Un comité de biens va être mis en place pour assurer une meilleure coordination de tous les services (ville, État, etc.) et la gestion de ce patrimoine exceptionnel.

Philippe Bonnecarrère a précisé l’argumentaire qui a convaincu l’État de retenir Albi. Parmi les éléments forts, figurent l’utilisation de la brique foraine, matériau qui ne se rencontre que dans la région et la beauté de Sainte-Cécile « plus grande cathédrale construite en briques », avec ses fresques, peintures et son chœur. Le maire a mis en avant « l’authenticité » du site classé « qui n’a guère subi de modifications ni démolitions » depuis le XIIIe.

Plus politique, Philippe Bonnecarrère souligne que les travaux entrepris en centre ville (mise en valeur du vieil Alby, rénovation de la place Sainte-Cécile) ont aussi contribué à valoriser le dossier albigeois…

Pour Albi, le classement à venir est une aubaine. Placée entre la cité de Carcassonne et la métropole toulousaine, la ville souffre encore d’un déficit de notoriété. L’entrée dans la liste de l’Unesco va faire parler d’Albi dans les médias nationaux. Une formidable campagne de publicité gratuite ! « Avec Carcassonne, le canal du Midi et Albi, nous reconstituons le triangle d’or du pastel » s’enthousiasme le maire. Le classement doit amener dans les prochaines années un afflux de touristes. « On espère faire aussi bien que Carcassonne qui a multiplié par quatre ou cinq le nombre de visiteurs en quelques années » avance Dominique Billet, l’adjoint à la communication et au tourisme. On imagine les retombées économiques pour le commerce local, l’hôtellerie et la restauration. Le maire y voit aussi un atout pour attirer les entreprises sur Albi : « La qualité du cadre de vie est un argument puissant… »

Michel Bossi, président de la Chambre de commerce et d’industrie d’Albi: «C’est une très bonne chose. Je dis bravo au maire qui s’est battu depuis des années et a fait preuve de pugnacité. Le classement aura des retombées positives pour le tourisme, le commerce, donc l’économie locale. Quant à savoir si cela peut être un argument pour faire venir des entreprises, je dis «oui» même si ce n’est pas la première chose que regarde un entrepreneur. Le choix d’une ville, c’est un tout. La qualité de vie peut faire basculer la décision…»

Alain Pélissou, président de la fédération du commerce: «C’est très bien pour l’image de la ville d’Albi. ces dernières années, des grandes villes ont été prioritaires pour obtenir le classement. Albi méritait d’être récompensée. La ville commence à avoir une notoriété. Il y a le musée Toulouse-Lautrec mais aussi des événements comme le Tour de France. Le commerce d’Albi travaille à la mise en place d’une charte qualité. On espère des retombées pour notre activité.»


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UNESCO – Patrimoine mondial

Vendredi 27 juin 1975http://whc.unesco.org/fr/etatsparties/fr

Biens inscrits sur la Liste du patrimoine mondial

Culturel

Naturel

Mixte

Biens soumis à la Liste indicative

Sources: France 2, AFP, Midi-Libre


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http://www.mairie-albi.fr/evenements/unesco/unesco_mondial.html


Publié le 5 février 2009 par hgdd dans géographie
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La pauvreté dans le monde

Commentaires fermés sur La pauvreté dans le monde

Une personne meurt de faim dans le monde toutes les quatre secondes

815 millions de personnes souffrent de la faim dans le monde. Ce chiffre diminue en moyenne de 6 millions par an. Mais il faudrait que cette baisse passe à 28 millions pour réduire de moitié le nombre de personnes mal nourries d’ici à 2015, objectif fixé par l’Onu.

30 pays d’Afrique au sud du Sahara souffrent de sous-alimentation, soit plus de la moitié des 50 pays recensés par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). La Somalie détient le triste record de malnutrition de la planète: 75% de sa population en souffre.

24.000 personnes meurent de faim chaque jour dans le monde, soit une toutes les quatre secondes.

3 600 calories avalées en moyenne par jour par un Américain : 67% de plus qu’un Africain .

350 milliards d’euros, c’est la somme que les pays de l’OCDE (les nations les plus riches) consacrent chaque année aux subventions agricoles. Dans le même temps, ils versent 8 milliards d’euros pour soutenir l’agriculture des pays en développement.

Quatre sociétés multinationales se partagent 90% du commerce mondial des céréales.

3,7 kg de riz doré (Golden rice), un riz transgénique vanté pour ses qualités en vitamine A propres à lutter contre la cécité : c’est le total qu’un adulte devrait consommer chaque jour pour couvrir ses besoins en vitamine A.

1,5 milliard d’humains n’ont pas accès à l’eau potable

5 milliards d’humains n’auront pas accès à l’eau potable en 2025. Selon des experts, l’eau va devenir la principale origine de conflits régionaux dans le monde. Motif : 269 rivières et fleuves sont partagés par au moins deux pays.

6.600m3 par an c’est, en moyenne, la quantité d’eau douce disponible par habitant. En 2025, elle chutera à 4.800m3. En 1950, chaque être humain disposait d’un potentiel de 17.000m3…

70% d’eau douce , c’est la part de la quantité d’eau consommée dans le monde par l’agriculture, contre 20% par l’industrie et 10% pour l’usage domestique.

30.000 morts, chaque jour, dûs à des maladies liées à une eau impropre. Principalement de jeunes enfants et des personnes âgées.

L’accès aux médicaments ne se partage pas

La mondialisation ne réussit pas à la santé. Les pays riches et les pays pauvres sont de plus en plus inégaux devant la maladie. «La pauvreté est la maladie la plus meurtrière du monde», affirme un responsable de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). «Elle exerce son influence néfaste à tous les stades de la vie, de la conception à la tombe», renchérit un rapport de l’Onu. L’écart entre pays riches et pays pauvres n’a jamais été aussi grand: l’espérance de vie est de 78 ans au Japon ou en Suède, mais de 43 ans en Ouganda, de 39 ans bientôt au Botswana.

Sur les 55 millions de décès enregistrés dans le monde en 2001, 16,4 millions étaient dus à des maladies infectieuses et parasitaires, et 2,7 millions à la tuberculose. Le paludisme, qui connaît souvent de nouvelles formes de résistances, a causé 2 millions de victimes. Faute de solvabilité, donc de rentabilité, ces maladies sont délaissées par les laboratoires pharmaceutiques.

En Afrique, la quasi-totalité des 30 millions de malades du sida n’a toujours pas accès à une trithérapie. L’OMS désigne deux chantiers majeurs: la réduction des inégalités de l’accès aux soins entre riches et pauvres d’une part, et entre hommes et femmes d’autre part.

Douze millions d’enfants meurent avant d’avoir cinq ans

Environ 70% des enfants qui meurent avant l’âge de cinq ans sont tués par la diarrhée, le paludisme, les infections respiratoires, la rougeole ou la malnutrition. Chaque année, quelque 8,8 millions de personnes sont victimes de tuberculose active, et 1,7 million en meurt, notamment dans les pays pauvres.

Douze millions d’enfants de moins de 5 ans meurent chaque année de maladies qui pourraient être évitées moyennant un prix dérisoire (un quart de dollar pour soigner une pneumonie). Certains pays consacrent moins de 4 dollars par personne et par an à la santé. Résultat, le taux de vaccination contre les maladies infantiles baisse. Mais le choléra, la tuberculose, la peste, maladies liées à la pauvreté, progressent.

D’ici à 2020, 35 millions d’humains de plus risquent de succomber à la tuberculose si rien n’est fait pour renforcer la prévention. Le paludisme cause un million de morts par an, essentiellement des enfants africains.


Publié le 29 janvier 2009 par hgdd dans géographie
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La Tempête Klaus

[youtube]http://fr.youtube.com/watch?v=EjK2cZZ8Yew[/youtube]

Le coup de vent est dû à la rencontre entre de l’air chaud et un courant froid d’altitude.

La tempête hivernale qui a tra­versé le sud de la France et le nord de l’Espagne, dans la journée de samedi, est une copie quasi conforme du terrible coup de vent qui avait dévasté le pays en décembre 1999. Il s’agit dans les deux cas d’une dépression qui s’est creusée de manière très importante au large des côtes françaises au contact de vents d’altitude de très forte intensité.

Ces vents froids, appelés courants-jets, ou jet streams, circulent d’ouest en est au-dessus de l’Atlantique à environ 10 000 m d’altitude. En hiver, saison où ils sont particulièrement actifs, du fait d’un différentiel de température plus élevé entre le pôle et l’équateur, leur vitesse tourne autour de 200 à 300 km/h. Mais vendredi ce courant s’est brusquement accéléré, atteignant une pointe de 350 km/h, et générant une première vague de tempête qui a balayé le sud de l’Angleterre et le nord de la France sans toutefois faire trop de dégâts.

Samedi, une nouvelle dépression créée par des mouvements ascendants d’air chaud, s’est très rapidement accentuée au contact du courant-jet. «Ce dernier agit comme un torrent de montagne : plus il est rapide et plus sa chute génère de tourbillons en aval», explique Patrick Galois, ingénieur à Météo France. Centrée sur les Charentes, cette dépression a engendré des dégâts ­considérables sur le sud-ouest de la France, notamment dans les départements des Landes et des Pyrénées-Atlantiques, où les vents ont atteint, en pointe, la vitesse de 184 km/h, ainsi que dans le nord de l’Espagne.

Le calme après la tempête…

Le réseau de lignes à haute tension devrait être complètement rétabli « au plus tard d’ici jeudi en fin de journée »

[dailymotion]http://www.dailymotion.com/video/x85ifb_pierre-gadonneix-invit-de-rtl-26010_news[/dailymotion]

Selon EDF lundi, 427.000 foyers étaient toujours privés d’électricité à 17h dans le Sud-Ouest. Le Premier ministre François Fillon s’est engagé pour sa part à un rétablissement « quasi-complet d’ici la fin de la semaine » de l’électricité.

L’état de catastrophe naturelle sera décidé mardi lors d’une réunion interministérielle,

« L’état de catastrophe sera déclaré dès que nous aurons les remontées sur les dégâts remontant des mairies et des préfectures », « probablement dans les 15 jours » pour les départements concernés, avait indiqué la ministre de l’Intérieur, Michèle Alliot-Marie.

Alain Rousset, président PS de la région Aquitaine, se rendra mercredi à Bruxelles « pour solliciter l’aide européenne », alors que Henri Emmanuelli, président PS du conseil général des Landes a jugé « dérisoires par rapport à la réalité » les sommes évoquées pour faire face aux conséquences de cette catastrophe naturelle. Selon M.Emmanuelli, cette tempête est « beaucoup plus grave qu’en 1999 »,  « pas sur le plan humain (…) mais sur le plan économique ».

Le Premier ministre François Fillon a réuni à 16h les ministres et « acteurs concernés » par la tempête afin de « faire le point » sur « le calendrier de rétablissement des services publics, des transports, de l’électricité ». Les participants à cette réunion se sont aussi penchés « sur les modalités de prise en charge des dommages causés par la tempête ».

200.00 foyers se trouvaient toujours dans la matinée de lundi privés de téléphone fixe et au moins 400.000 abonnés n’ont toujours pas accès au réseau de téléphonie mobile en raison des coupures d’électricité, après le passage de la tempête qui a fait en tout huit morts et a frappé plus fort en intensité qu’en 1999. 100.000 lignes ont été rétablies en 24 h, a annoncé France Télécom.

Lundi en fin de matinée, 22 postes de transformation étaient encore coupés, alors que plus des deux tiers des postes de transformation touchés étaient de nouveau opérationnels dans les trois régions, Aquitaine, Midi-Pyrénées, Languedoc-Roussillon.

Selon Météo France lundi, huit départements du sud-ouest (Charente-Maritime, Charente,  Dordogne, Gironde, Landes, Lot et Garonne, Gers, Hautes-Pyrénées) restent  placés en vigilance orange en raison d’un risque de crues.

Sur le terrain, quelque 10.000 personnes (tous services confondus), selon le président Nicolas Sarkozy, en déplacement dimanche en Gironde, ont été mobilisées pour dégager les routes à la tronçonneuse, rétablir le courant, le trafic ferroviaire ou bâcher des bâtiments.

Nicolas Sarkozy a aussi invité les assureurs à accélérer les procédures d’indemnisation des victimes de cette tempête. « La mobilisation est générale pour les assurances françaises », a affirmé le  président de fédération française des sociétés d’assurance, Bernard Spitz. Les dégâts s’élèveraient à plusieurs centaines de millions d’euros.

Selon Météo France, la tempête a frappé plus fort en intensité que celles des 26 et 27 décembre 1999 dans le Nord et l’Ouest de la France. Les intempéries avaient alors fait 92 morts et des dizaines de milliards de francs de dégâts matériels). 3,4 millions de foyers avaient alors été privés d’électricité. EDF avait mis trois semaines à rétablir le courant pour tous ces foyers.


Entre huit et onze personnes sont décédées en France, portant le bilan de la tempête Klaus qui a traversé le sud de l’Europe ce week-end à 28 morts, selon un bilan communiqué mardi par la Sécurité civile.
Un précédent bilan établi à partir des données communiquées par les préfectures s’élevait à huit morts en France. Quatorze personnes sont aussi mortes en Espagne et trois en Italie. En France, le coût de la tempête qui a balayé le sud-ouest du pays, sera « supérieur à 600 millions d’euros » pour les assureurs, selon une estimation encore provisoire de la Fédération française des sociétés d’assurance (FFSA) publiée mardi.

Dans l’Aude, sept personnes ont été blessées, dont un pompier grièvement atteint aux jambes. En Ariège, le chef du centre de secours des pompiers de Foix a été grièvement blessé lundi lors d’une intervention dans le département.

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Les dégâts…
Les principaux axes routiers ont été rouverts et le trafic aérien a repris. Le trafic ferroviaire sur trois axes du  Sud-Ouest est  « pleinement rétabli sur les axes Bordeaux-Agen-Toulouse, Tarbes-Toulouse et Bordeaux-Périgueux », a annoncé la SNCF lundi après-midi. Selon la compagnie ferroviaire, quelque 1500 hectares de voies ferrées ont été endommagés, notamment par des arbres tombés sur les voies.

De Biarritz à Bordeaux, de nombreux véhicules en stationnement se sont retrouvés ensevelis sous les gravats de murs écroulés ou sous des arbres qui ont cédé au vent.

« Le massif forestier aquitain a été fortement touché » par cette « tempête exceptionnelle, dont les proportions sont comparables à celle de 1999 », avec des vents violents à plus de 170 km/h, ont indiqué les pouvoirs publics. 300.000 hectares de zones boisées auraient été ravagés. Par endroits, 60 % de la forêt, dans le sud de la Gironde et dans les Landes, ont été dévastés.

Selon une estimation provisoire lundi de la fédération française des sociétés d’assurances, le coût des dégâts provoqués par la tempête dans le sud-ouest de la France atteindra « plusieurs centaines de millions d’euros ».

L’alerte rouge aurait évité les pertes de 1999 L’anticipation et le déclenchement dès vendredi  par Météo France de la vigilance rouge sur le Sud-Ouest, pour la première fois pour une tempête, a permis de limiter le bilan humain malgré l’intensité des  vents.

Selon les bilans disponibles dimanche, la tempête baptisée « Klaus » par les  services météo allemands, a fait quatre morts en France et au moins onze en  Espagne.

Les 26 et 27 décembre 1999, Lothar et Martin avaient tué 92 personnes. « En 1999, on avait déjà des procédures d’alerte mais il fallait illustrer  plus clairement la violence du phénomène », explique dimanche Patrick Galois,  ingénieur prévisionniste à Météo France. « Ce qui nous a amenés à créer la carte de vigilance en 2001, renouvelée deux  fois par jour: maintenant les gens sont bien informés », estime-t-il en relevant  le « facteur psychologique » du passage au rouge: « ça a frappé les gens ».

C’est la cinquième fois en huit ans que l’alerte rouge est lancée et la  première pour une tempête: jusqu’ici, Météo France avait brandi l’étendard rouge  pour des pluies diluviennes, comme sur le Gard et l’Hérault en 2003, 2004, 2005  et lors des inondations de la Loire en novembre dernier. Depuis 2001, la procédure de vigilance a été adoptée par toute l’Europe,  avec des seuils différents selon les pays. Pourtant le bilan espagnol est  nettement plus lourd: « peut-être à cause d’une culture du risque différente, ou  parce que la population est moins habituée à ce genre d’événements », hasarde M.  Galois.

Dès mercredi, Météo France repère que « quelque chose de méchant » va passer  sur le Sud-Ouest. « Après il fallait attendre un peu pour en connaître la  violence exacte et la trajectoire », deux des trois critères avec la chronologie  de l’événement qui permettent de déclencher l’alerte. « On avait encore une incertitude 24 heures avant sur la trajectoire: c’est  pour ça qu’après déclenchement vendredi à 16H00 de la vigilance rouge sur cinq  départements, on en a rajouté quatre dans la nuit ». Finalement, Klaus a atteint plusieurs centaines de km de diamètre et  traversé trois régions – Aquitaine, Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon –  entre 6H00 et 22H00 samedi, suivant une trajectoire est-ouest/nord-sud, pour se  décaler ensuite vers l’Italie en perdant peu à peu de sa violence.

Mais en avançant d’emblée la comparaison avec Lothar et Martin, les deux  tempêtes de 1999, Météo France avait vu juste: « Cette tempête s’est avérée aussi  intense et même plus violente sur l’Aquitaine et le Languedoc. Nous avons enregistré des vents plus forts, entre 150 et plus de 180 km/heure localement ». La différence notable est que samedi seules trois régions ont été touchées  alors qu’en 1999, elles l’avait toutes été. Ce type de tempêtes, détaille l’expert, se développe le plus souvent sur  l’océan Atlantique et touche surtout le nord de l’Europe, îles britanniques et  Scandinavie. « Mais à la différence d’un cyclone qui s’épuise rapidement en touchant  terre, une dépression peut rester forte sur des terres ».

Ces phénomènes, explique-t-il, se forment dans l’atmosphère: ils sont dus à  ces vents forts appelés « jet stream » ou « courants jet » – parce qu’ils  surviennent à l’altitude des avions, autour de 10.000 m – qui circulent en  permanence autour de la planète dans un sens Ouest/Est. « Plus ces +jets streams+ sont forts, plus ils risquent de devenir instables  et de provoquer des tourbillons qui peuvent eux-mêmes générer une dépression au  sol: le tourbillon d’altitude et la dépression de surface vont alors s’alimenter  l’un et l’autre ».

Les procédures d’indemnisation Les victimes de la tempête assurées devraient pouvoir être indemnisées. Les contrats d’assurance de biens (multirisques habitation, multirisques entreprise) comportent une clause « tempête », rappelle la Fédération française des sociétés d’assurances (FFSA).

Tout détenteur d’un tel contrat sera indemnisé pour les dommages matériels dûs au vent, ainsi que pour des dommages causés par la pluie à l’intérieur du bâtiment concerné. La mise en route de cette garantie ne nécessite pas la reconnaissance de l’état de « catastrophe naturelle ».

Concernant les dommages causés aux véhicules par la vent, ils sont pris en charge si le contrat d’assurance du véhicule comporte une garantie « incendie » ou « dommages ». Quant aux personnes ayant subi un dommage corporel, elles doivent contacter leur assureur si elles sont bénéficiaires d’une garantie individuelle accident ou d’une garantie accidents de la vie.

Les entreprises sont également couvertes pour les dommages causés par le vent, puisque les garanties « tempêtes » sont obligatoires. Mais la garantie « perte d’exploitation », qui couvre les frais fixes lorsque l’entreprise doit être fermée à la suite d’intempéries, est une garantie optionnelle. Toutefois, quand cette garantie est souscrite pour l’incendie, elle est également valable pour la tempête.

La FFSA recommande aux assurés de prévenir leur assureur « le plus rapidement  possible » par lettre recommandée de préférence ou d’aller déclarer directement  le sinistre auprès d’un agent.

La déclaration comporte une liste chiffrée des biens détruits ou endommagés.  L’assuré peut prendre des photos du sinistre.

Pour plus de détails sur les démarches à entreprendre et la marche à suivre sur son site www.ffsa.fr

Sources: L’Express, France 2, LCI, Le Parisien, le Monde, Le Point.

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Tempête : 800.000 personnes passent une seconde nuit sans électricité

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/societe/20090125.OBS1342/tempete__800.000_personnes_passent_une_seconde_nuit_san.html

Tempête : des conséquences dramatiques pour la forêt :

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2009/01/26/01016-20090126ARTFIG00283-tempete-des-consequences-dramatiques-pour-la-foret-.php

La filière du bois durement touchée par la tempête

http://www.lexpress.fr/actualites/2/la-filiere-du-bois-durement-touchee-par-la-tempete_736090.html

Tempête : « L’électricité rétablie dans 90 % des foyers en fin de semaine », annonce Gadonneix (EDF)

http://www.lepoint.fr/actualites-societe/tempete-l-electricite-retablie-dans-90-des-foyers-en-fin-de/920/0/310585

L’Europe panse ses plaies après la tempête Klaus

http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5g0_yfZBLH95JSK8t9jpuFpzUBxSw

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Assurances après la tempête Klaus: la marche à suivre

http://www.20minutes.fr/article/293287/France-Assurances-apres-la-tempete-Klaus-la-marche-a-suivre.php

La tempête fait ressurgir la question de l’enfouissement des lignes électriques

http://www.20minutes.fr/article/293357/France-La-tempete-fait-ressurgir-la-question-de-l-enfouissement-des-lignes-electriques.php


Publié le 26 janvier 2009 par hgdd dans géographie
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