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Le prince Albert de Monaco vient d’atteindre le pôle sud. Il est parti pour une expédition d’un mois à travers tout le continent antarctique. Et son combat, c’est la défense de l’environnement.

Près d’un siècle après l’expédition du Norvégien Roald Amundsen, découvreur du pôle Sud le 14 décembre 1911, un autre explorateur a atteint la fameuse balise située sur un plateau à quelque 2830 mètres d’altitude.
En accomplissant cette performance – qui n’a plus la valeur héroïque de l’exploit des pionniers mais demeure louable -, le prince Albert II de Monaco devient le premier chef d’Etat au monde à avoir parcouru les cinq continents du globe, dont les pôles Nord et Sud. On se souvient qu’il avait atteint le pôle arctique en avril 2006, après avoir eu l’initiative d’une expédition avec chiens de traîneaux pour attirer l’attention sur le problème du réchauffement climatique.
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Parti pour l’Antarctique ce 5 janvier 2009 pour un périple d’un mois, le prince du Rocher a arpenté la banquise par des températures avoisinant les – 30°C jusqu’à atteindre hier ce point mythique, en compagnie de l’explorateur sud-africain Mike Horn, pour un voyage diplomatique plutôt inhabituel visant à alerter une nouvelle fois l’opinion publique sur la détérioration du climat planétaire.
Et donc le voilà, depuis quelques heures, au pôle sud magnétique. « Le pôle sud ça se mérite » a déclaré Albert II de Monaco. C’est la première fois qu’un chef d’Etat s’y rend. Il y est arrivé après avoir parcouru 30 km à ski, dans un désert blanc avec l’explorateur Mike Horn, qui est en train, lui, de faire un tour du monde de sensibilisation des jeunes aux questions environnementales. Mike Horn était là, tout seul, bivouaquant depuis 42 jours. Ils sont bien emmitouflés, les lunettes de soleil sur les yeux, puisqu’il fait jour en permanence, en ce moment , sur le continent blanc.
En fait le Prince Albert réalise une tournée des bases scientifiques du continent antarctique. Ils sont nombreux à travailler sur le climat. C’est une question à laquelle le Prince Albert est très sensible. Il était déjà allé au pôle Nord il y a 3 ans, pour témoigner de l’état de la banquise qui fond.
Il lui reste une semaine d’expédition, et il va aller visiter la première base scientifique « zéro émission de carbone ».
C’est une base en cours de construction, presque terminée. Le projet a été lancé par les Belges, dans le cadre de l’année polaire internationale qui vient de s’achever. Et vraiment, la conception de cette base, la base Princesse Elisabeth, c’est une prouesse technique : énergie solaire et éolienne, 9 éoliennes de 9 mètres de haut, 380 m2 de panneaux solaires photo-voltaiques; pilotage intelligent des consommations électriques, en donnant toujours la priorité à la sécurité et au confort de l’homme; recyclage et réutilisation de toutes les eaux usées. Evidemment aucun déchet. Quant à la conception du bâtiment lui même, les murs sont faits de 7 couches différentes, 60 cm d’épaisseur au total, le tout recouvert d’une membrane qui les rend étanches. Les derniers matériaux de construction sont acheminés sur place ces jours-ci. Le Prince Albert doit arriver à la base Princesse Elisabeth dans 5 jours.

Soixante élèves de CM2, de l’école Saint-Charles, ont pu poser hier des questions en direct au prince Albert sur son voyage en Antarctique.
Soudain, la jeune Jade se lance : « Monseigneur, comment s’organise votre vie au quotidien ? »
« Jade c’est une bonne question, répond le prince Albert par liaison satellite depuis la base américaine de Mc Murdo en Antarctique. Je souris car il n’y a pas de routine, cela change tous les jours (…) On ne voit pas les journées passer, d’autant qu’il fait toujours jour. »
À Antoine qui lui demandait s’il avait eu l’occasion de « rencontrer des animaux » et si certains étaient menacés, le prince a reconnu avoir vu « des orques, des baleines à bosse, une baleine bleue (…) Il y a des menaces sur ces animaux et notamment sur les colonies de manchots car il y a une diminution de leur nourriture de base : le krill, une variété de crevettes. »
Affirmant à Mélanie qu’il n’y aurait sans doute pas de base scientifique monégasque près du pôle sud, le prince Albert a toutefois convenu qu’il s’agit d’un « continent extraordinaire par bien des aspects méconnus ».
Sources: AFP, Le Parisien, la Romandie, Monaco actualité, Nice matin c durable.
Publié le 18 janvier 2009 par hgdd dans
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