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Arbeit macht frei

L’inscription «Arbeit macht frei» dérobée à Auschwitz


L’Allemagne nazie a exterminé de 1940 à 1945 à Auschwitz-Birkenau environ 1,1 million de personnes, dont un million de juifs. Crédits photo : AFP

Le frontispice en fer de l’ancien camp de mort nazi a été dérobé vendredi par des inconnus.

La tristement célèbre inscription «Arbeit macht frei» (Le travail rend libre), qui surmonte l’entrée de l’ancien camp nazi d’Auschwitz-Birkenau, au sud de la Pologne, où 1,1 million de personnes ont trouvé la mort, a été dérobée.

«Il s’agit du premier cas aussi grave de vol en ce lieu», a déclaré le porte-parole du musée, Jaroslaw Mensfeld, qui s’est dit très choqué. «Celui qui l’a fait devait bien savoir ce qu’il volait et comment il fallait s’y prendre».

« C’est une profanation de l’endroit où plus d’un million de personnes ont été assassinées. C’est honteux », a dit M. Mensfelt. « Il s’agit du premier cas aussi grave de vol en ce lieu », a-t-il ajouté.

Reste que ce vol constitue un «acte abominable, qui relève de la profanation», a estimé le vice-premier ministre israélien, Sylvan Shalom. «Ce geste témoigne une fois de plus de la haine et de la violence envers les juifs», a-t-il ajouté.

Le président du mémorial de la Shoah à Jérusalem, Yad Vashem, s’est également dit indigné. «C’est une véritable déclaration de guerre (…) je suppose qu’il s’agit de néo-nazis animés par la haine de l’étranger» a expliqué Avner Shalev. Avant d’estimer : «Ces gens veulent ramener l’Europe soixante-dix ans en arrière, aux années sombres de la mort et de la destruction».

Le dimanche 20 décembre 2010, les policiers ont récupéré l’inscription métallique, longue de 5 mètres, découpée en trois morceaux. Le chef de la police de Cracovie n’a pas exclu la piste d’un commanditaire collectionneur, voire néonazi. Hier, c’était le soulagement au musée d’Auschwitz, qui s’apprête à célébrer le 65e anniversaire de la libération du camp d’extermination nazi par l’Armée rouge le 27 janvier prochain.

Plus d’un million de juifs et des dizaines de milliers de Tziganes, de Polonais et de prisonniers de guerre soviétiques ont été gazés à Auschwitz. La prescription au-dessus de l’entrée, ouvrant de manière sarcastique sur l’horreur, avait été réalisée par un groupe de prisonniers, et, preuve de leur insoumission, ils auraient volontairement retourné la lettre B. Le mot d’ordre avait été également placé dans d’autres camps. Les prisonniers destinés à la mort y entraient sans se douter du sort qui leur était réservé.

Sources: le Figaro, TF1, AFP, Nouvel Obs, l’Humanité.


Publié le 18 décembre 2009 par hgdd dans histoire
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Le mur de Berlin

La commémoration de la chute du mur de Berlin à la télévision et à la radio dès ce soir (Mardi 3 novembre sur France 2 à 20h45) puis le 9 novembre sur toutes les chaînes.

Dans la nuit du 9 au 10 novembre 1989, devant les caméras du monde entier, de jeunes Allemands de l’Est et de l’Ouest brisent ce « Mauer der Schande » (Mur de la honte) était alors le symbole de la Guerre froide et de la division du Vieux continent. Ce mur qui divise Berlin depuis le 13 août 1961, prenant de court les dirigeants des deux bords. A Berlin, on assiste à d’innombrables scènes de liesse et d’exubérance dans cette ville coupée en deux depuis le 13 août 1961.

Ce que l’on ignore parfois, c’est que ce soir-là, on est peut-être passé à côté d’une sanglante tragédie. Livrés à eux-mêmes, les gardes-frontières est-allemands auraient pu faire usage de leurs armes. Mais l’ivresse de la liberté l’a emporté sur la barbarie… C’est ce que nous ont raconté plusieurs témoins bien informés.

Réceptifs à la politique de glasnost (transparence en russe) initiée trois ans plus tôt par le dirigeant soviétique Mikhaïl Gorbatchev, les dirigeants hongrois ont été les premiers à soulever la chape de plomb communiste. Le 2 mai 1989, ils annoncent leur intention d’entrouvrir leur frontière avec l’Autriche.

Des centaines d’Allemands de l’Est se précipitent alors en Hongrie dans l’espoir de bientôt passer à l’Ouest. En septembre, ils sont plusieurs milliers à s’enfuir de la sorte.

En République Démocratique Allemande (RDA), à Leipzig puis dans les autres villes du pays, les opposants au communisme quittent le secret des temples luthériens et manifestent au grand jour. Le pouvoir vacille. Erich Honecker laisse la place à Egon Krenz, mais un million de manifestants à Berlin-Est entraînent la démission collective du gouvernement communiste le 7 novembre.

Deux jours plus tard, le gouvernement de RDA autorise les Allemands de l’Est à voyager à l’étranger «sans aucune condition particulière». Au bout de quelques heures , les douaniers de Berlin, débordés par l’affût de personnes à la frontière, les laissent simplement passer. Le soir même, des milliers de Berlinois massés près du Mur ouvrent un à un les postes frontière sous le nez des redoutables garde-frontières est-allemands qui, cette fois, gardent l’arme au pied.

La chute du Mur (3,60 mètres de haut, 160 kilomètres de long et 300 miradors) met fin à cinquante ans de séparation et d’antagonismes entre les deux parties de l’Allemagne, la République Fédérale Allemande (RFA) et la République Démocratique Allemande (RDA).
Dans l’enthousiasme général, personne ne s’inquiète encore des lendemains difficiles de la réunification.

Helmut Kohl (Allemagne) François Mitterand (France) Georges Bush père (USA)  Mikhaïl Gorbatchev (Russie)

De la réunification à la monnaie unique

Sans perdre de temps, le chancelier fédéral Helmut Kohl impose une unification monétaire puis politique des deux parties de l’Allemagne. L’unité est officielle le 3 octobre 1990, un jour qui devient la fête nationale allemande.

Le président français François Mitterrand, prenant acte du caractère inéluctable de la réunification, va négocier en contrepartie le sacrifice du deutsche Mark sur l’autel de l’union monétaire européenne. Ce projet débouchera sur la signature du traité de Maastricht le 7 février 1992.

1989 apparaît a posteriori comme l’année clé de la fin du XXe siècle. La chute du Mur liquide les séquelles de la Seconde Guerre mondiale et annonce la mort prochaine de l’URSS et du communisme.

Cependant que s’écroulent les régimes communistes d’Europe les uns après les autres, au Kosovo, un certain Milosevic fait un discours retentissant devant une foule de Serbes en délire… De nouvelles guerres se préparent cette année-là, qui vont opposer des ethnies et des religions les unes aux autres.

sources: France 2.fr, Herodote, cours terminale,le figaro.

Liste commémorations: http://www.lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,[email protected],0.html

sites intéressants

http://geopolis.france2.fr/

http://info.france2.fr/anniversaire-chute-du-mur-de-berlin/index.php?page=article&numsite=4607&id_rubrique=4610&id_article=13466

http://www.lefigaro.fr/international/mur-de-berlin.php

http://www.touteleurope.fr/fr/histoire/dates-cles/1985-1991/presentation/1989-2009-20e-anniversaire-de-la-chute-du-mur-de-berlin.html

Vidéos

http://www.ina.fr/histoire-et-conflits/grandes-dates/dossier/1424/chute-du-mur-de-berlin.20090331.fr.html


Publié le 3 novembre 2009 par hgdd dans histoire
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La crise des années 1930

L’Allemagne pendant les années 1930.

23 mars 1933 : la mise en place de la dictature nazie

Le 23 mars 1933, le Reichstag vote des pleins pouvoirs à Hitler. A côté du Reichstag incendié, les parlementaires rescapés se réunissent à l’opéra Kroll, cerné et rempli de SA et de SS en armes. Les 81 communistes sont emprisonnés ou en fuite. Seuls 94 socialistes sont présents sur 120, les autres sont en prison ou cachés. Par un amendement de la procédure parlementaire, les emprisonnés sont déclarés présents pour atteindre le quorum. Dans un long discours Hitler promet de respecter les droits institutionnels et fondamentaux.

Le socialiste Otto Wels réplique  » Freiheit und Leben kann man uns nehmen, die Ehre nicht » : « Vous pouvez nous prendre la liberté et la vie, mais pas l’honneur. » Alors Hitler, en chemise brune, hurle qu’il ne veut pas des socialistes.
Le centre (parti catholique), le parti bavarois, les petits partis bourgeois (Théodor Heuss, futur premier président de la République fédérale), votent pour les pleins pouvoirs à Hitler. Les socialistes sont les seuls à voter contre.
« Nous sommes maîtres du Reich aussi constitutionnellement » note Goebbels dans son journal. Devant ce mélange de légalisme et de cynisme, Golo Mann, le fils de Thomas Mann, écrit dans Histoire allemande du XIXe et XXe siècles, « Ce n’est pas très compréhensible que les partis bourgeois n’ont pas osé protester, au moins une dernière fois, dignement, au lieu de donner, au renversement violent du pouvoir, un aspect légal. »

Le 22 juin, le parti socialiste est interdit.

Hitler chancelier en 1933.

Comment Hitler est-il arrivé au pouvoir ?
Hitler est arrivé légalement au pouvoir. En janvier 1933, Hitler, chef du NSDAP, est nommé chancelier (chef du gouvernement) de la république de Weimar par le président Hindenburg (photo de gauche).
Le parti nazi est alors le plus puissant d’Allemagne. Il a prospéré grâce aux ravages de la crise économique qui touche près de 6 millions de chômeurs allemands en 1932. Face à la crise, les Allemands se sont tournés vers les partis extrêmes, comme les nazis ou les communistes.

Comment Hitler confisque le pouvoir ?

Les partis de droite traditionnels et démocrates voyaient en Hitler un agitateur qui serait vite dépassé par l’exercice du pouvoir. Les nazis font pourtant renverser la république de Weimar en six mois et instaurer la dictature. Hitler se sert de l’incendie criminel du Reichstag le 27 février 1933 (photo)pour interdire le parti communiste (faussement accusé), prendre les pleins-pouvoir en mars, puis supprimer progressivement tous les opposants, dont les plus gênants finissent au camp de concentration de Dachau.
En 1934, à la mort d’Hindenburg, Hitler associe le poste de chancelier et de président et devient le Führer (chef, guide) du IIIe Reich.

Pourquoi cet événement est important ?
C’est une date fondamentale dans l’Histoire de l’Humanité car la politique d’Hitler, notamment le pangermanisme et l’antisémitisme, sera à l’origine de la Seconde guerre mondiale ainsi que du génocide des Juifs d’Europe.

Les lois de Nuremberg 1935.

Que disent les lois de Nuremberg ?

Loi pour la protection du sang et de l’honneur allemand (sic) du 15 septembre 1935

« § 1 (1) Les mariages entre Juifs et citoyens de sang allemand ou assimilé sont interdits. Les mariages qui seraient tout de même célébrés sont déclarés nuls, même s’ils sont contractés à l’étranger pour contourner cette loi.

(2) Seul le procureur peut lever l’action de nullité.

§ 2 Les relations extraconjugales entre Juifs et citoyens de sang allemand ou assimilé sont interdites.

§ 3 Les Juifs n’ont pas le droit d’employer des citoyennes de sang allemand ou assimilé de moins de 45 ans dans son ménage.

§ 4 (1) Les Juifs n’ont pas le droit de hisser le drapeau national du Reich, ni de porter les couleurs du Reich.

(2) Par contre, il leur est permis de porter les couleurs juives.

L’exercice de cette autorisation relève du contrôle de l’Etat.

§ 5 (1) Celui qui contrevient à l’interdiction du paragraphe 1 sera puni par une peine de réclusion.

(2) L’homme qui contrevient au paragraphe 2 sera puni par une peine de réclusion ou d’emprisonnement.

(3) Celui qui contrevient aux paragraphes 3 et 4 sera puni par une peine de prison pouvant aller jusqu’à un an ou par une amende ou par l’une de ces punitions.

§ 6 Le Ministre de l’Intérieur du Reich promulgue avec l’accord du suppléant du Führer et du Ministre de la Justice du Reich les mesures de justice et d’administration nécessaires à l’application et au complètement de ces lois.

§7 La loi entre en vigueur le jour de sa publication, mais le § 3 toutefois seulement le 1er janvier 1936.

Nuremberg, le 15 septembre 1935

Le Führer et Chancelier du Reich.

Le Ministre de l’Intérieur du Reich.

Le Ministre de la Justice du Reich.

Le suppléant du Führer. »

Traduit d’après S. Marc, G. Stuckert, Nationalsozialsimus und Zweiter Weltkrieg, pb-verlag, 1998
Extrait de Cliotexte

Dans quel contexte sont-elles adoptées ?

L’antisémitisme des nazis, au pouvoir en Allemagne depuis qu’Hitler est nommé chancelier en janvier 1933, est à l’origine de ces lois. Elles marquent un tournant dans la politique antisémite des nazis car elles prennent des mesures législatives et répressives contre les Juifs. La loi citée ci-dessus vise à humilier les Juifs (pas le droit de porter les couleurs nationales) et à « préserver le sang allemand ». Ces lois sont prises à Nuremberg, lors du Rassemblement annuel du Parti nazi. Déjà exclus du fonctionnariat, les lois excluent également les Juifs de la nationalité allemande et les ordonnances d’application les privent du droit de vote et de nombreux droits politiques.

Pourquoi s’en prendre aux Juifs ?

 » L’antisémitisme constituait l’un des principes fondamentaux de l’idéologie nazie. Dans le programme du parti en 25 points publié en 1920, les membres du parti nazi déclaraient publiquement leur intention d’isoler les Juifs de la population «aryenne» et de supprimer les droits politiques et civils des Juifs. » Hitler développe dans Mein Kampf son idéologie raciste, présentant la race allemande ou aryenne comme une race pure et supérieure, alors que les Juifs seraient une race inférieure et dangereuse pour l’Allemagne.
D’autre part, l’antisémitisme et le racisme sont très forts en Europe au début du 20e siècle. L’idée qu’il n’y a pas de races chez les êtres humains n’est pas encore démontré.
Les Juifs sont alors nombreux en Allemagne. Beaucoup ont combattu pour leur pays lors de la Grande guerre. D’ailleurs, la notion de « Juif » n’est pas défini par rapport à la religion dans les lois de Nuremberg, mais par rapport à la parenté. Ainsi des non-juifs se sont retrouvés persécutés.

Quelles sont les conséquences des Lois de Nuremberg ?

A partir de 1935, les persécutions s’amplifièrent contre les Juifs, notamment la « nuit de cristal », du 9 au 10 novembre 1938, orchestré par les nazis, qui aboutit à le destruction de magasins juifs (d’où son nom), aux meurtres et à l’enfermement de Juifs dans des camps de concentration. En 1938, de nouvelles mesures anti-juives complètent les lois de Nuremberg : exclusion de certains métiers au nom de l’aryanisation de l’économie (marchand, médecin, avocat…). « En janvier 1939, les hommes et les femmes juifs portant un prénom d’origine «non- juive» se virent imposer d’ajouter «Israël» et «Sara». Tous les Juifs furent obligés de porter une carte d’identité indiquant leur origine juive et, à partir d’octobre 1939, la lettre J fut apposée sur leurs passeports. » La photo ci-dessus l’illustre.

Au final, les lois de Nuremberg ont permis aux nazis d’exclure les Juifs de la société allemande et de les persécuter légalement, ouvrant la voie au génocide commis durant la Seconde guerre mondiale.

Les extraits entre guillemets et la photographie proviennent de l’Encyclopédie de la Shoah.

La France dans les années 1930

Les lois sociales du Front populaire en 1936.

En juin 1936, le gouvernement du Front Populaire, dirigé par Léon Blum, adopte de grandes mesures sociales qui vont changer la vie des Français.

Qu’est-ce que le Front Populaire ?
Le Front Populaire, en France, désigne l’alliance gouvernementale des partis de gauche (socialiste, communiste, radical) mise en place pour les élections législatives de 1936. Cette alliance est née aux lendemains du 6 février 1934 rassemblant toute la gauche (partis, syndicats, intellectuels) contre la menace des ligues d’extrême-droite, sous le nom de Rassemblement populaire.
Sur la photographie illustrant la victoire électorale, on distingue de gauche à droite Léon Blum (SFIO, socialiste, qui devient président du conseil), Edouard Daladier (au second plan, roulant une cigarette, parti radical, ministre de la Défense), Maurice Thorez (parti communiste) et Roger Salengro (SFIO, ministre de l’Intérieur).

Quelles sont les grandes mesures sociales ?
Suite aux puissantes grèves ouvrières de 1936, les accords Matignon de juin 1936, signés par la CGT et par le patronat, aboutissent à une augmentation des salaires et à la reconnaissance de la liberté syndicale et à la création des délégués d’entreprises. Les réformes sont complétées dans le mois de juin, car la grève ne faiblit pas, par des avancées spectaculaires :

  • deux semaines de congés payés
  • la semaine de 40 heures au lieu de 48 heures
  • les conventions collectives

A partir de juillet, la grève décroît progressivement.

Que reste-t-il du Front Populaire ?

Face à la crise économique des années 1930 et à la montée des régimes autoritaires voire fascistes en Europe, le Front Populaire a enraciné la France dans une République sociale. Ses lois sociales ont marqué l’Histoire des Français, notamment par la création des congés payés qui ouvrent l’ère du tourisme de masse. Signalons également la création de la SNCF, qui propose des billets réduits pour partir en week-end, et aussi des auberges de jeunesse.
Par contre, l’expérience du Front Populaire est de courte durée : dès juin 1937, Léon Blum démissionne. Cet échec est en partie dû au coût de la vie qui augmente et annihile la hausse des salaires, au chômage qui reste fort. Par ailleurs, le climat politique est délétère (antisémitisme face à Blum, accusations de traîtrise sur Salengro qui se suicide, impuissance du Front populaire français face à la guerre d’Espagne).
En 1938, Daladier redevient président du conseil et décide de « remettre la France au travail » revenant au 48 heures de travail hebdomadaire.
Durant la deuxième guerre mondiale, Léon Blum est jugé par le régime de Vichy comme responsable de la défaite face à l’Allemagne nazie (procès de Riom). Il sera déporté à Buchenwald en 1943 d’où il reviendra vivant.

Ces hommes qui ont débarqués…

Le 6 juin 1944, les 177 hommes du commando Kieffer furent les seuls français à participer au débarquement allié. Ces fusillés marins étaient intégrés au forces britanniques. Leur mission était d’ouvrir la voix vers Ouistreham.

http://anciens.combat.qc.site.voila.fr/ComdoKieffer.html

http://video.google.fr/videosearch?client=firefox-a&rls=org.mozilla:fr:official&channel=s&hl=fr&q=commando%20kieffer&um=1&ie=UTF-8&sa=N&tab=iv#

http://video.google.fr/videosearch?client=firefox-a&rls=org.mozilla:fr:official&channel=s&hl=fr&q=commando%20kieffer&um=1&ie=UTF-8&sa=N&tab=iv#

Auschwitz et la Shoah, Histoire et mémoire

Le 27 janvier 1945, l’Armée Rouge en route pour Berlin découvre le camp d’Auschwitz et l’horreur de la barbarie nazie. La date du 27 janvier a été choisie par la France comme journée de la mémoire de l’Holocauste et de prévention des crimes contre l’humanité.

Qu’est-ce qu’Auschwitz ?
Auschwitz, situé en Pologne, était un camp de concentration et d’extermination fondé par les Nazis lors de la Seconde guerre mondiale (1939-1945). C’est dans ce camp que l’organisation industrielle de la mort atteint son paroxisme. On estime que plus d’un million de Juifs y sont morts.

Qu’est-ce que la Shoah ?
Le mot Shoah désigne la « catastrophe » en hébreu. On parle aussi d’Holocauste pour désigner ce qu’il est plus juste d’appeler génocide, c’est-à-dire l’élimination programmée d’un peuple ou d’une partie de ce peuple. Ce génocide ne touche pas que les Juifs, bien que principalement visés par les Nazis : tsiganes, résistants, homosexuels, handicapés, noirs seront également déportés vers les camps de la mort. Au total, les nazis ont tué près de six millions de personnes dans ces camps.

Pourquoi ce génocide ?
Difficile de donner une raison rationnelle au plus grand crime contre l’humanité. La politique nazie menée par Hitler depuis son arrivée au pouvoir le 30 janvier 1933 est basée sur l’antisémitisme, la haine des Juifs, qui sont accusés de tous les maux de la société. Pour Hitler, l’homme idéal est l’aryen et à la fin de la châine se trouvent les Juifs, considérés comme des parasites. Mis à l’écart par les lois de Nuremberg en 1935, victimes d’agressions (pogroms) comme lors de la « nuit de cristal » en novembre 1938, les Juifs sont de plus en plus persécutés en Allemagne. Mais c’est la Seconde guerre mondiale qui sera déterminante dans l’élaboration du génocide.

Comment les Juifs sont-ils persécutés pendant la guerre ?
En 1941, l’Allemagne possède une grande partie de l’Europe grâce à ses conquêtes militaires. C’est alors que les nazis décident de la mise en place de la « Solution finale », qui vise à exterminer les Juifs en Europe. Les principaux camps d’extermination (Auschwitz, Treblinka, Belzec, Maïdanek, Sobibor, Chelmno) sont créés en Europe de l’Est, en Pologne, car les Juifs y sont alors très nombreux. 75.000 juifs Français seront déportés pendant la guerre, avec la participation de l’Etat français qui collabore avec l’occupant allemand. Peu en sont revenus vivants. Les rescapés témoignent pour que cette histoire ne soit pas oubliée.

Le 18 janvier 2007, des Justes rentraient au Panthéon.
Pendant l’occupation nazie et le régime de Vichy, les Justes ont risqué leur vie pour sauver celle des Juifs traqués.
Ce site vous présente leur Histoire, à travers de nombreux témoignages. http://www.curiosphere.tv/lesjustes/

« L’“album d’Auschwitz” est considéré comme étant la seule évidence visuelle du processus d’extermination mis en place dans le camp d’Auschwitz-Birkenau (Pologne).
Cet album est unique : il n’y a pas d’équivalent de la sorte dans le monde. Il illustre, à l’aide d’environ deux cents photos, le processus d’arrivée, “la sélection”, la confiscation des biens et la préparation en vue de l’extermination d’un convoi juif à Auschwitz-Birkenau. » Par le CRDP de Strasbourg.

http://www.crdp-strasbourg.fr/auschwitzDoc/album1.htm

Dossiers très complets ici:

http://memorial-wlc.recette.lbn.fr/article.php?ModuleId=46?=fr

http://pagesperso-orange.fr/d-d.natanson/liberation_auschwitz.htm

http://www.aidh.org/auschw/


Publié le 18 octobre 2009 par hgdd dans histoire

Un lustre romain

Le Rhône n’en finit plus de livrer de nouveaux trésors.

Depuis deux ans, les archéologues plongeurs ne cessent d’exhumer de la vase quelques-uns des objets les plus précieux de l’Antiquité romaine récemment trouvés. C’est dans le port antique d’Arles (Bouches-du-Rhône), sur la rive droite du Rhône, dans le quartier de Trinquetaille, que les découvertes exceptionnelles se multiplient.

Il y a tout juste un mois, c’est un lustre antique qui était arraché au limon rhodanien. Une découverte exceptionnelle puisqu’on ne compte que cinq exemplaires similaires connus dans le monde, d’après les découvreurs de cette céramique arlésienne. «Cette pièce est plus grande que celles trouvées à Jéricho, à Pompéi, en Grèce ou en Libye, puisqu’elle comporte vingt becs», s’émerveille l’archéologue céramiste du Musée départemental de l’Arles antique, David Djaoui, l’un des inventeurs de l’objet.

D’une trentaine de centimètres de diamètre, ce lustre a été trouvé, piégé et étonnamment bien conservé par une couche d’argile, au fond d’un chaland datant du Ier siècle, lequel transportait des pierres. Probablement coulé lors d’une crue, le navire, reposant par six mètres de fond sous quasiment deux mètres de vase, se trouve à une centaine de mètres à peine de là où fut localisé, voilà deux ans, le célèbre buste de César, et un autre chaland celtique exceptionnellement bien conservé (nos éditions du 22 août 2007 et du 15 mai 2008).

Ne comportant aucune trace de brûlure, on sait que cette grande lampe à huile, datée entre 40 et 60 ans après Jésus-Christ, n’a jamais servi. «On ne sait pas vraiment ce qu’un objet aussi rare faisait sur un bateau transportant des pierres, avoue David Djaoui. On peut penser qu’il allait être vendu ou bien qu’il s’agissait d’un présent. Tout peut être imaginé.»

La découverte d’un lustre de ce type, dont le nom antique est inconnu, et dont les publications scientifiques font peu état, ouvre de nombreuses pistes de recherche. «C’est fabuleux. Il va falloir plancher sur les écrits de l’époque, appeler d’autres spécialistes et s’adjoindre leurs services. Très franchement, on ne pensait pas trouver un trésor pareil sur cette épave. Je le compare à un César de la céramique», renchérit David Djaoui, en référence à la trouvaille des équipes de la Direction des recherches archéologiques sous-marines. Restaurée par Gilles Ghiringhelli, seul scientifique habilité à toucher le buste de César, la quinzaine de morceaux qui constituaient le lustre est aujourd’hui rassemblée, ce qui permet une meilleure interprétation de l’usage d’un tel objet.

Sources: Le Figaro.fr.


Publié le 31 août 2009 par hgdd dans histoire