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Une sépulture vieille de 3000ans en péril

Eté 2006. Dans la chaîne sibérienne de l’Altaï, aux confins du Kazakhstan, de la Mongolie, de la Chine et de la Russie, des archéologues mettent au jour une sépulture vieille de plus de 3000 ans. La découverte n’a rien d’exceptionnel. Ce sol éternellement gelé  recèle en effet des milliers d’autres trésors de ce type. Ces tombes édifiées par les bergers nomades abritent des momies, des textiles, des bijoux souvent superbement conservés. Mais pas ce spécimen qui, repéré in extremis, est menacé par son dégel avancé.

De nombreux sites préhistoriques risquent ainsi de disparaître en raison des bouleversements climatiques. Manquant d’inventaire précis, la présidence française de l’Union européenne (UE) en a présenté quelques morceaux choisis, en octobre au Parlement de Strasbourg, lors de l’exposition « Archéologie et changement climatique : un patrimoine menacé ». A travers le monde, il existe au moins une cinquantaine de sites en sursis : sur l’île grecque de Thasos, l’agora a les pieds dans l’eau.

Au Soudan, les dunes dévorent lentement la nécropole de Méroé.

Plus brutal, au Mexique, en 1995, un cyclone a dévasté le temple maya de Tabasqueños, tout juste restauré.

Objectif des scientifiques et historiens aujourd’hui : obtenir des finances de l’UE, non plus seulement dédiées à l’archéologie communautaire mais aussi au sauvetage de la mémoire universelle. Ces moyens, selon Henri-Paul Francfort, directeur de recherche au CNRS et conseiller scientifique de l’exposition, serviraient à « ouvrir une troisième voie entre l’archéologie préventive qui fouille les sites avant leur mise en chantier, et l’archéologie programmée qui se concentre sur des zones au fort potentiel historique.

Le défi est titanesque. Dans l’Altaï, la première étape a consisté à établir un relevé topographique des sépultures, sur lequel on a superposé des images thermiques obtenues par satellite. Celles-ci ont permis de repérer les zones les plus gelées donc les plus intéressantes. Puis on a évalué l’état du pergélisol de ces aires, à l’aide d’un radar. « Ces informations permettent de choisir en fonction de l’urgence de la menace et de la répartition géographique des sites : on privilégiera ceux présentant des sépultures d’époques successives plutôt que des tombes isolées. Ce qui ne peut être préservé devra être fouillé et stocké. Le reste sera géré dans une perspective écotouristique, en réglementant l’accès de certaines zones », détaille Jean Bourgeois, chercheur à l’université de Gand (Belgique). Côté scénarios de sauvetage, on envisage la technique du thermosiphon. Un tuyau de 30 cm de diamètre fiché dans le sol suffit à obtenir cette réaction réfrigérante naturelle. Pas besoin d’électricité, ni de produit chimique. Une lueur d’espoir même si le projet est au point mort, faute de gros sous.

La coopération entre experts et la prise de conscience des décideurs feront peut-être gagner la course contre le temps.

Sources: AFP, Terra éco, le développement durable.org, France 3.


Publié le 12 mars 2009 par hgdd dans histoire
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l’épaisseur de la couche d’ozone au plus haut depuis des décennies

La couche d’ozone au-dessus de la Suède en février n’a pas été aussi épaisse depuis des décennies, a annoncé mardi l’institut météorologique suédois SMHI.

Au-dessus de la station de Norrköping, au sud de Stockholm, l’épaisseur a atteint 426 unités Dobson (UD), un record depuis l’ouverture du centre en 1988, et à Vindeln, dans le nord de la Suède, où les mesures ont débuté en 1991, la densité d’ozone s’est élevée à 437 UD, là aussi du jamais vu.

« Il faut remonter à des mesures prises à Uppsala (nord de Stockholm, ndlr) entre 1951 et 1966 pour trouver des niveaux aussi élevés », observe SMHI dans un communiqué, avec une mesure de 439 UD en février 1957.

La couche d’ozone atteint son épaisseur maximale en Suède au printemps, avant de se réduire durant l’été et d’atteindre son niveau minimal en hiver, rappelle SMHI.

« Nous devrons observer des valeurs plus élevées pour pouvoir dire avec certitude que la couche d’ozone s’épaissit. Néanmoins nous sommes dans une période où le recul semble s’être arrêté et nous pensons voir un épaisissement », commente l’institut météorologique.

La couche d’ozone protège les organismes vivants des rayonnements ultraviolets nocifs du soleil.

Au début des années 80, les scientifiques ont observé la formation d’un trou au-dessus du pôle sud et un rétrécissement au pôle nord, provoqué par des températures anormalement froides à haute altitude, ces dernières étant dues à des gaz, les CFC (chlorofluorocarbones) utilisés dans la réfrigération et la climatisation.

La mobilisation internationale a permis de signer dès 1987 des accords à Montréal pour l’élimination progressive de ces substances nocives, mais elles restent dans l’atmosphère durant de nombreuses années.

Sources: Actu environnement, AFP, Europe 1.


Publié le 7 mars 2009 par hgdd dans EDD
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Les agrocarburants

Les agrocarburants créent la polémique. Alors que de nombreux écologistes les considèrent comme un moyen efficace de lutter contre le réchauffement climatique, certains experts craignent qu’il ne s’agisse là que d’une illusion. Au contraire, la tendance aux agrocarburants pousserait les Etats tropicaux, comme le Brésil, à étendre les surfaces de cultures de soja, de cannes à sucre…au détriment de la forêt, qui protège justement du réchauffement.

http://www.cartografareilpresente.org

Les agrocarburants sont un des effets pervers des carburants d’origine végétale. « Ce que nous voyons désormais avec ce boom des biocarburants c’est une menace grandissante pour la forêt tropicale », a expliqué, samedi, Holly Gibbs, une scientifique de l’Université Stanford . « Il y a une inquiétude croissante que l’augmentation de la production de biocarburants pourrait accroître les émissions nettes de CO2 plutôt que de les réduire. »

Brésil, Indonésie et Malaisie…ont répondu à la demande mondiale grandissante pour l’alimentation humaine, animale et les agrocarburants en augmentant leur production de soja, d’huile de palme, de colza, a expliqué la chercheuse. La superficie des terres de culture dédiée au soja au Brésil a augmenté de près de 15% par an depuis 1990.

Ce phénomène reflète en partie la hausse de la demande alimentaire mais les scientifiques pensent que la récente augmentation des superficies de cultures est en grande partie liée aux agrocarburants. La production mondiale d’éthanol a quadruplé et celle de biodiesel à décuplé entre 2000 et 2007, a relevé Holly Gibbs.

Pour parvenir à ces conclusions, la chercheuse a analysé des images satellites recueillies entre 1980 et 2000 montrant que plus de la moitié des nouvelles terres cultivées proviennent du défrichement de zone de forêt tropicale intacte. « C’est une préoccupation majeure pour l’environnement de la planète », a jugé cette spécialiste soulignant que les forêts tropicales sont les plus efficaces pour emprisonner le CO2 dont elles stockent plus de 340 milliards de tonnes.

Sources: Europe1, agrocarb.fr, Les amis de la Terre, sciences et avenirs, nouvel obs.fr

Moratoire pour contre les biocarburants : http://www.moratoire-agro-carburants.com/

Un bilan environnemental mitigé : http://www.spectrosciences.com/spip.php?article77

L’UE fait marche arrière sur les agro-carburants : http://www.lefigaro.fr/sciences/2008/09/12/01008-20080912ARTFIG00002-l-europe-fait-marche-arriere-sur-les-agrocarburants-.php

Déforestation en Amazonie et agrocarburants : http://www.eco-life.fr/la_deforestation_emet_chaque_jour_autant_de_co2_que_20_000_vols_paris_londres.php


Publié le 18 février 2009 par hgdd dans géographie
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La ligne LGV Paris Nice

Le gouvernement tranchera le 30 juin prochain sur l’épineuse question du tracé de la future ligne à grande vitesse dite LGV entre Paris et Nice. « Vous verrez qu’[à cette date], on aura un tracé et ce tracé sera extraordinairement bien », a déclaré M. Borloo, répétant qu’il était « vital » de réaliser cette LGV qui mettra Paris à quatre heures de Nice, contre cinq heures et demie actuellement. « Nous serions irresponsables si nous ne le faisions pas », a jugé le ministre.

D’un côté, le tracé par le nord, plus rapide, moins coûteux, mais passant en plein coeur de la Provence. De l’autre, le tracé dit « du sud » qui aurait l’avantage de desservir directement Marseille et Toulon. C’est entre ces deux itinéraires pour la future ligne à grande vitesse LGV entre Paris et Nice que le gouvernement doit trancher. Un dossier particulièrement épineux entre intérêts politiques, économiques et environnementaux qui devrait aboutir le 30 juin prochain.

Le préfet de région M. Sappin a affiché sa préférence pour le tracé nord et le président UMP du conseil général des Alpes-Maritimes, E. Cotti, a mis le feu aux poudres en annonçant prématurément que l’Etat avait choisi cette voie pour des raisons de coût.

La députée maire UMP d’Aix-en-Provence Maryse Joissains Masini a elle pris la tête d’une délégation de 86 élus « impliqués à ses côtés dans son combat en faveur du tracé des métropoles du sud ». Tous reprochent au tracé nord, qui, depuis Aix, filerait vers Nice le long de l’autoroute A8, de défigurer le paysage de la Sainte-Victoire, vitrine du tourisme local, ainsi que les coteaux viticoles aixois et varois.Le maire de Roquebrune étant du même avis, il pense qu’un tracé sud serait un « sacrifice! »
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Les partisans du tracé sud, dont le président PS du conseil général des Bouches-du-Rhône, J.N. Guérini, soulignent aussi qu’il attirerait deux millions de passagers de plus par an, c’est-à-dire des recettes supplémentaires gommant, à terme, la différence de coût des travaux. Il permettrait enfin de réduire davantage le trafic routier sur la côte. Le chantier n’en serait pas moins exceptionnel avec notamment à Marseille la construction d’une nouvelle gare, 70 mètres sous terre. Or les Niçois sont pressés : ils comptent sur la LGV dès 2018, année où ils espèrent organiser les Jeux olympiques d’hiver. Pour eux, la décision ne peut plus se faire attendre. Un avis que partage M. Vauzelle, président PS de la région Provence-Alpes-Côte-d’Azur : « La LGV est vitale pour la région. Si on ne la fait pas maintenant, dans vingt ans ce sera absolument impossible. Si on n’est pas d’accord entre UMP, c’est au gouvernement de prendre ses responsabilités. C’est, je l’espère, ce que fera M. Borloo. »
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En 2008, Nicolas Sarkozy s’était prononcé en faveur de ce tracé sud. Mais depuis, le préfet de région Michel Sappin a affiché sa préférence pour le tracé nord et le président UMP du conseil général des Alpes-Maritimes est même allé jusqu’à annoncé que le choix du tracé nord était définitif. L’enjeu de la LGV est de taille : mettre Nice à moins de quatre heures de train de Paris à l’horizon 2020, contre cinq heures et demie actuellement. Mais le coût de ce projet est élevé, de l’ordre de 8 milliards d’euros pour le tracé nord et de 11,4 milliards pour celui du sud.

Ce tracé LGV Paris-Nice est un chantier pharaonique! Certains élus – de droite et de gauche – ont pris position pour le tracé sud. Ils reprochent au tracé nord de défigurer le paysage de la montagne Sainte-Victoire, vitrine du tourisme local, ainsi que les côteaux viticoles aixois et varois.


Sources: AFP, le Monde, Figaro, Europe 1,

http://tempsreel.nouvelobs.com/depeches/societe/20090211.FAP4135/ligne_a_grande_vitesse_provencealpescote_dazur_jeanloui.html

http://www.francesoir.fr/societe/2009/02/12/tgv-paca-les-elus-et-les-associations-ecologistes-mobilises.html

La révolte de la sainte victoire http://www.baudisson.org/article-26892456.html

Le projet de la LGV sainte victoire http://www.vins-sainte-victoire.com/alertetgv/pdfalertetgv/projettrace.pdf


Publié le 12 février 2009 par hgdd dans géographie
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