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L’Arctique …au centre des préoccupations

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A l’initiative de la présidence française de l’UE, Monaco accueillait les 9 et 10 novembre une conférence internationale sur l’Arctique.  Officiellement au titre de la protection d’un environnement exceptionnel. Officieusement parce que l’Europe ne peut rester à l’écart d’une course à l’appropriation d’une région qui renferme de très grandes richesses naturelles.

Si rien n’est fait, l’Arctique semble condamnée à subir, à l’image d’autres continents, le pillage de ses ressources et au passage le saccage de son écosystème. Hier zone gelée à seul aspect géostratégique militaire la région Arctique, sous l’effet du réchauffement climatique et de la fonte de la banquise, suscite de forts appétits. Les ressources naturelles exceptionnelles qu’elle recèle (le quart des réserves mondiales non encore découvertes d’hydrocarbures mais aussi d’importants gisements de minerais) sont désormais à portée de main.

Sur les huit états arctiques, le Canada et la Russie notamment, ne cachent pas leurs intentions d’exercer leur souveraineté sur de grandes zones et à procéder rapidement à une exploitation des ressources en s’exonérant des conséquences sur l’environnement.

Dans ce contexte, un constat est partagé : l’Arctique fond. La banquise permanente de l’océan Arctique est en constante régression. D’ici 20 ans, la banquise permanente devrait avoir disparu.

L’Océan Arctique n’est pas régi par un traité spécifique. La convention des Nations-Unies de Montego Bay de 1982 n’a pas mis un terme aux contentieux notamment sur le statut des détroits et le partage des zones à fort potentiel énergétique. En 1996 a été créé le Conseil de l’Arctique qui constitue un forum de coopération regroupant les huit états arctiques (USA, Canada, Russie, Finlande, Suède, Islande, Norvège et Danemark) et trois pays observateurs (Grande-Bretagne, Pays-Bas, Pologne). L’Union Européenne n’y est donc pas représentée en tant que telle mais, elle compte des états membres dans cette structure.

Elle ne peut être absent économiquement et politiquement de cette région. La sécurité de ses approvisionnements énergétiques passe par un resserrement des liens avec la Russie, condition sine qua non pour être moins dépendante du pétrole du Moyen-Orient. Tout l’enjeu pour l’UE est d’acquérir à court terme le statut d’acteur stratégique dans le Grand Nord.

Cette conférence est portée dans le cadre de sa présidence de l’UE par la France, très active en matière de recherche en milieu polaire avec l’Institut Paul Emile Victor et la principauté de Monaco, qui porte un intérêt particulier aux questions polaires.

Elle vise également de sensibiliser l’opinion publique sur l’urgence à agir pour protéger l’Arctique des dommages causés par la dégradation de l’environnement. « Avec l’Arctique, on a un laboratoire pour mieux comprendre ce qui se passe avec le climat mais il n’est pas assez bien exploité », commente le climatologue français Jean Jouzel. Par exemple, « on constate une accélération préoccupante de l’écoulement des calottes glaciaires » qui va provoquer une montée du niveau des océans mais « on ne sait pas assez modéliser » pour pouvoir donner une estimation maximale du phénomène, explique-t-il.

[youtube]http://fr.youtube.com/watch?v=_ZfhNhmc5cw[/youtube]

La protection de l’environnement dans des écosystèmes aussi fragiles passe par la mise en place d’un cadre juridique pour lutter contre les risques de pollution, résultant de l’exploitation des hydrocarbures. « Il faut qu’il y ait un système de recherche unifié », a indiqué Jean-Louis Borloo, ministre de l’Ecologie.

« Il est essentiel de donner un statut juridique à l’Arctique, qui fait partie des biens communs universels. Il y a des enjeux colossaux, géostratégiques et de biodiversité qui se jouent » a pour sa part déclaré Nicolas Hulot.

La question d’un éventuel traité sur la protection de l’Arctique ne se posera qu’après la conférence des Nations unies sur le climat prévue à Copenhague en décembre 2009, a indiqué Jean-Louis Borloo, jugeant que « mettre en place de nouveaux outils pourrait créer des tensions inutiles ».

L’explorateur Jean-Louis Etienne propose de son côté de faire de l’océan glacial arctique une « zone d’intérêt commun pour l’humanité ».

Contrairement à l’Antarctique, l’Arctique n’est pas protégée par un traité international.

Le Parlement européen s’est prononcé en octobre pour l’adoption d’un traité international pour la région, selon une résolution défendue par l’ancien Premier ministre français Michel Rocard.

Sources : AFP, Le Monde, Monaco actualité.

CONFERENCE http://www.eitb.com/infos/international/detail/29896/la-fonte-des-glaces-larctique–une-catastrophe-pour-les-uns-une-aubaine-pour-dautres/

ARCTIQUE : http://www.notre-planete.info/actualites/actu_254.php

ARCTIQUE : http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/terre-3/d/arctique-il-y-a-55-millions-dannees-une-eau-a-18-degres_9032/


Publié le 11 novembre 2008 par hgdd dans EDD
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L’environnement … victime de guerre

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Les populations ne sont pas les seules victimes des guerres. Dans la violence des combats, la nature est souvent mise à mal par les belligérants. Des prémices de la guerre aux situations post-conflit, en passant par toutes les étapes des combats, l’environnement subit les dégâts collatéraux des luttes politiques. Et avec lui, les générations suivantes, qui doivent vivre dans une nature détruite.

L’environnement blessé par les conflits armés

Lorsqu’on associe guerre et environnement, l’exemple le plus poignant reste Hiroshima. Cette catastrophe humaine, issue de la folie guerrière, laisse une terre à jamais marquée par l’explosion de la bombe nucléaire. De même, dans la quasi-totalité des conflits, l’environnement est une victime parmi les autres. Il est blessé par des armes chimiques, surexploité par des populations en mouvement, ou tout simplement oublié dans des pays meurtris en fin de conflit. Si l’aide aux populations reste une priorité, le traitement des conséquences environnementales de la guerre n’est pas à négliger. « Ici, dans le confort de la paix, nous pouvons en sérénité examiner ces questions, mais le temps presse, et les esprits ne sont pas tous sensibles à l’urgence environnementale » affirmait Marie-Christine Blandin, sénatrice verte du Nord, en ouverture d’une conférence sur le lien entre guerre et environnement.

Quand l’environnement déclenche le conflit

« Il y a une corrélation très forte entre l’état de l’environnement et la guerre » insiste Daniel Richard, président du WWF. Une dégradation de l’environnement est d’ailleurs souvent la cause du déclenchement de conflits politico-économiques. Les exemples du Darfour et du Moyen-Orient, où l’eau est l’objet de toutes les convoitises, pourraient bientôt s’appliquer à l’Inde, le Pakistan et de nombreuses régions d’Afrique. Les forêts sont disputées par les états voisins en Amérique latine et en Asie. Dans un monde où la population croît exponentiellement, et où la désertification menace certaines zones cultivables, les terres arables prennent la valeur de l’or. D’après le World Watch Institute, les ressources naturelles ont motivé, exacerbé ou financé un quart des cinquante derniers conflits armés.

Lorsqu’ils ne déclenchent pas les guerres, les éléments environnementaux créent souvent des tensions précurseurs aux conflits. Le réchauffement climatique, modifiant la géographie de nombreuses régions, en particulier les îles et les littoraux, pousse les populations à se déplacer massivement. « Des centaines de millions de gens pourraient perdre leurs terres » explique François Grunewald, président du groupe Urgence réhabilitation développement (URD) et membre de la Commission nationale consultative des Droits de l’Homme. « La situation est explosive. Reviendra-t-on aux guerres préhistoriques où l’on se battait pour les zones de chasse ? » ironise-t-il.

Une victime parmi les autres

Les dégâts de la guerre s’étendent bien au-delà des atteintes à la population. « Tous les conflits armés ont un impact sur l’environnement » constate Silja Hallé, chargée de communication du Post-conflict and disaster management branch du Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE). La pluie de bombes qui s’abat sur les champs de bataille meurtrissent les terres et les rendent infertiles. Lors de la guerre au Liban à l’été 2006, le sud du pays a été parsemé de bombes à sous-munition, et aujourd’hui les terres agricoles ne sont toujours pas exploitables. Dans ce même conflit, la destruction par l’armée israélienne d’une centrale électrique sur la côte libanaise a provoqué une marée noire qui empoisonne encore l’écosystème de la région.

Durant la seconde guerre du Golfe, les forces américaines ont trouvé un moyen « simple » de recycler les sous-produits de leur industrie nucléaire, en envoyant sur l’Irak des milliers d’obus remplis d’uranium appauvri. Bilan : « L’environnement de l’Irak est aujourd’hui totalement détruit » affirme Claude-Marie Vadrot, journaliste et auteur de « Guerres et environnement, panorama des paysages et des écosystèmes bouleversés ». Le Kosovo aurait également été victime de ce procédé. Dans l’arsenal de guerre, on compte également les armes chimiques, dont la destruction n’est toujours pas terminée. « A la suite de la Première guerre mondiale, les armes chimiques sont devenues taboues » explique Stephan Robinson, coordinateur du Programme « Héritage de la Guerre froide » au Green cross international. Il en resterait pourtant près de 40000 tonnes en possession de la Russie, et 28000 aux Etats-Unis.

Détruire l’environnement, une arme

Mais comme le dit Daniel Richard, « la destruction de l’environnement peut aussi être un moyen de guerre », une sorte de politique de la terre brûlée moderne. La dioxine, mieux connue sous le nom d’Agent orange, a été utilisée au Vietnam pour déforester et empêcher les combattants de se cacher dans le maquis. La population s’est ainsi vue privée de sa principale source de nourriture. « Tout ce qui caractérisait la vie et sa transmission aux générations suivantes a été complètement anéanti par l’Agent orange » explique Jacques Maitre, socioanthropologue. Car en modifiant leur environnement, on force les populations à bouleverser leur mode de vie. Plus classiquement, la déforestation en Afghanistan, ou l’abattage d’oliviers centenaires à Gaza est un moyen efficace pour appauvrir les peuples combattus. Depuis de nombreuses années en Colombie, l’Etat fumige du Round Up sur les forêts, prétendument pour détruire les plantations illicites de coca, mais surtout pour lutter contre les milices des FARC qui se déplacent régulièrement.

Indirectement aussi, l’environnement est bouleversé lors des guerres. Les routes sont coupées, les moyens de circulation limités, donc les populations confinées sont obligées de surexploiter les ressources naturelles qui les entourent. « De même, si les alentours sont minés, les villageois sont isolés et doivent se nourrir de ce qu’ils ont sur place » explique François Grunewald. Dans la situation inverse, lors des grands déplacements de population, les zones dans lesquelles s’entassent les réfugiés sont également surexploitées. Répondre aux besoins des civils peut également s’avérer coûteux. « Les opérations d’assistance humanitaire, bien qu’indispensables, augmentent les besoins et les dégâts environnementaux » explique Silja Hallé.

Punir l’“écocide”

A la fin du conflit, dans les pays ébranlés, l’environnement est tout sauf une priorité. « Les institutions environnementales ne fonctionnent plus et il est impossible de mettre les considérations environnementales dans l’agenda politique » déplore Silja Hallé. Déforestation sauvage et surexploitation des ressources énergétiques ou minières sont alors monnaie courante. Certains états ont profité d’une situation de non droit post-conflit, dans plusieurs pays d’Afrique, notamment la Côte d’Ivoire et la Somalie, pour y envoyer leurs déchets.

A tous les stades du conflit, la destruction de l’environnement reste impunie. Le terme d’“écocide”, sorte de crime de guerre contre la nature, est apparu, mais n’a pas été introduit dans les conventions internationales. Les spécialistes s’accordent pour réclamer la création d’une organisation mondiale dédiée au sujet, pour « remettre le droit international au cœur de la gestion des conflits » explique François Grunewald. Et pour éviter ainsi aux populations de souffrir sur plusieurs générations.

Sources : Mediaterre.org, assemblée de l’UEO (assemblée européenne de la sécurité et de la défense).

http://www.cirad.fr/fr/actualite/communique.php?annee=2003&id=74

http://www.novethic.fr/novethic/v3/home.jsp

http://www.riddac.org/actualites/actualite-132.html

http://developpementdurable.revues.org/document3365.html


Publié le 8 novembre 2008 par hgdd dans EDD
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Venise les pieds dans l’eau en raison d’une forte « Aqua Alta »

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Cette fois là tout le monde a eu très peur, la fin de Venise ! Venise s’enfonçait et dans le même temps les vers de Lord Byron dans son “Ode à Venise refaisaient surface :

O Venise ! Venise !
Lorsque tes murs de marbre seront de niveau avec les ondes, alors les nations pousseront un cri sur tes palais submergés, et une lamentation bruyante se prolongera sur les flots qui t’engloutiront !

Une partie du centre historique de Venise était sous les eaux samedi du fait, d’une onde de basses pressions et de pluies combinées à un phénomène naturel de marée, qui ont fait monter le niveau de l’eau de la lagune de 108 cm à la mi-journée.

La Place saint Marc sous les eaux…

Environ 10% de la cité lacustre s’est trouvée concernée par cette « acqua alta » et notamment la célèbre place Saint-Marc, selon le site Internet du centre de surveillance et de prévisions des marées vénitien.

Le Centre prévoit un phénomène identique mais moins fort pour le dimanche 2 novembre où l’eau devait s’élever de 85 cm au-dessus de la normale et encore de 65 centimètres le lundi 3 novembre.

A partir de 80 cm l’eau de mer commence à envahir la chaussée, notamment sur la place Saint-Marc.

Venise a connu sa pire « aqua alta » le 4 novembre 1966: elle avait été submergée par 194 cm d’eau alors que l’ensemble du territoire italien connaissait des inondations catastrophiques.

L’Acqua Alta, qu’est ce que c’est ?

Alors… c’est quoi ? Et bien l’Acqua Alta se produit quand la marée haute passe une alliance avec les basses pressions et que leur camarade venteux, le Sirocco, se met de la partie avec notre amie la Lune tandis que, suite à de fortes pluies, la lagune se gonfle encore un peu plus grâce aux eaux des fleuves et rivières qui s’y déversent.

Et l’action du Sirocco est particulièrement négative puisque ce dernier agit comme un “bouchon”.

Le Sirocco, en soufflant du Sud vers le Nord, empêche en effet le trop plein d’eau de repartir dans l’Adriatique (au Sud de Venise) via les trois “bouches” de passage de l’eau entre la Lagune de Venise et la mer Adriatique.

Ce qui fait que les vénitiens aiment bien la Bora, un vent particulièrement froid, mais lui, il sait “vider” la lagune en cas de trop fortes marées, car il souffle dans le sens inverse ! Si bien qu’en cas de Bora le risque d’Acqua Alta est très faible.

En effet :

Codes utilisés par les Sirènes en cas d’Acqua Alta :

– Niveau de 110 cm : Un son prolongé sur une seule “note”
– Niveau de 120 cm: Deux sons crescendo durant 4 et 8 secondes.
– Niveau de 130 cm: Trois sons crescendo durant 4, 4 et 8 secondes.
– Niveau de 140 cm et plus : Quatre sons crescendo de 4, 4, 4 et 8 secondes.

Les Codes d’Alerte en cas d’Acqua Alta :

Marée entre 80 cm et 1m10

Niveau Élevé

Code Jaune – Giallo

Marée entre 1m10 et 1m40

Niveau Très Élevé

Code Orange – Arancio

Marée supérieure à 1m40

Niveau Exceptionnel

Code Rouge – Rosso

Venise sous l’eau : en pourcentage de sa surface :


Voici ci-dessous un petit tableau qui vous permettra de mieux “mesurer” la progression accélérée de l’impact des Acqua Alte en fonction de leurs niveaux. On voit par exemple qu’avec à peine 20 centimètres de plus (de 1,10 m à 1,30 m) on passe de 11% d’inondation de la ville de Venise à 68% !

Pourcentage de la surface de la ville de Venise qui se retrouve sous l’eau en fonction de la hauteur des marées :

1 m de hauteur d’eau : 3,56 % des rues de la ville Venise sont inondées
1,10 m hauteur d’eau : 11,74 % de la surface de Venise est sous l’eau
1,20 m hauteur d’eau : 35,18 % de la surface de Venise est sous l’eau
1,30 m hauteur d’eau : 68,75 % de la surface de Venise est sous l’eau
1,40 m hauteur d’eau : 90,19 % de la surface de Venise est sous l’eau

L’acqua Alta qui sévit de septembre à avril, à Venise est signalée par un système de sirènes : de +110cm à +140 cm. La sirène hurle.

Une animation, sur le site Internet de la commune de Venise, permet d’entendre, et de voir le plan d’une Venise progressivement submergée. (Cliquez sur le bouton play pour lancer l’animation).


http://www.comune.venezia.it/flex/cm/pages/ServeBLOB.php/L/IT/IDPagina/13333

De sympathiques photographies de la vie avec l’Acqua Alta

http://www.e-venise.com/photos-venise-08c/1029-acqua-alta-venise.html
http://www.e-venise.com/photos-venise-08c/1101-photos-acqua-alta-venise.html

Sources : AFP, France 2,

Prévision météo Aqua alta http://www.venise1.com/acqua-alta-venise-1445.html

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http://www.vivre-venise.com/vivre-venise/une-histoire-ecrite-sur-l-eau/l-aqua-alta.html


Publié le 4 novembre 2008 par hgdd dans géographie
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La fonte de la banquise…

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Avec un scénario porté sur l’environnement et les conséquences liées au réchauffement climatique, les deux volets du film « l’Age de glace » ont attiré des dizaines de millions de spectateurs dans le monde. Au-delà de l’humour et des dialogues incisifs, ce succès prouve l’intérêt croissant de la population pour l’avenir de la planète.

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La banquise arctique estivale a atteint sa deuxième superficie la plus faible depuis les premières mesures satellitaires de 1979, après le record de 2007. Si l’on peut croire à un rétablissement par rapport à l’année dernière, les conditions météorologiques qui ont régné cette saison sont au contraire inquiétantes et confortent une tendance maintenant observée depuis près de 30 ans.

C’est la principale conséquence du réchauffement climatique. Avec l’augmentation des gaz à effet de serre, la banquise fond d’année en année. Selon plusieurs associations écologiques, sa superficie en Arctique a quasiment atteint son niveau historique le plus bas, soit 4,13 millions de km2. D’ici 2020, la banquise pourrait disparaître complètement.

Ces images prises par un satellite américain entre 2005 et 2007 montrent le détachement progressif d’un morceau de banquise en Antarctique. En l’espace de deux ans, une surface de plusieurs milliers de km² a disparu ! En raison de la hausse des températures, seules les glaces les plus jeunes, et donc les plus fragiles, subsistent. La superficie des glaces de plus de cinq ans a ainsi diminué de moitié entre 1985 et 2007 !

La situation du fjord d’Ilulissat au Groenland est un parfait exemple de la vitesse à laquelle fond la banquise arctique. Le glacier, l’un des plus grands et des plus actifs au monde, perd chaque année des centaines de km². Au total, la calotte glaciaire du Groenland renferme 10% des eaux douces de la planète. Sa disparition progressive entraîne chaque décennie une augmentation du niveau des eaux de 3,5 cm !

Cet été, la banquise a tellement fondu que pour la première fois une voie maritime libre de glace a été ouverte autour du pôle nord pour passer de l’Atlantique au Pacifique, soit en longeant les côtes du Canada, soit celles de la Russie. Une formidable aubaine pour le commerce maritime mais une situation qui pourrait s’avérer catastrophique dans les années à venir. Dans cette zone vierge, l’augmentation du trafic fluvial entraînerait une pollution sans précédent.

C’est l’autre versant de la fonte de la banquise. En diminuant l’épaisseur de la calotte glaciaire, le réchauffement climatique facilite l’extraction des ressources naturelles comme le pétrole ou le gaz. Depuis quelques années, les grandes puissances s’affrontent pour obtenir les droits d’exploitation des fonds marins. Si les Russes manœuvrent régulièrement en Arctique afin de faire reconnaître leur souveraineté sur 18% de la surface du continent, les Américains ne sont pas en reste. Ils prévoient d’augmenter l’exploitation des champs pétrolifères en Alaska.

Cette année, les Etats-Unis ont inscrit les ours polaires sur la liste des espèces menacées. Il faut dire que les experts sont unanimes : si la fonte de la banquise continue, les 2/3 des ours blancs disparaîtront d’ici 50 ans. Sur les 25 000 spécimens recensés en Arctique, en Alaska et au Groenland, 15 000 pourraient être menacés par la disparition de leur habitat naturel.

Chaque année, près d’1,5 million de touristes se rendent en Arctique pour visiter la banquise. C’est sept fois plus qu’il y a dix ans ! Un commerce en pleine croissance qui a des conséquences négatives pour l’environnement. En effet, rien qu’au pôle nord, le nombre des touristes sur les bateaux de croisière a été multiplié par quatre en dix ans. Certains pays, comme la Norvège et le Danemark ont d’ores et déjà tiré la sonnette d’alarme et s’inquiètent de devoir gérer ce trafic… seuls !

C’est un paradoxe. Si la partie orientale de l’Antarctique semble relativement préservée (la calotte glaciaire est même en augmentation !), l’ouest du continent subit une diminution de sa surface qui s’accélère d’année en année. La partie occidentale de l’Antarctique aurait ainsi perdu 132 milliards de tonnes de glace en 2006 !

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DEPECHE AFP octobre 2008: Pour la première fois, le tour de l’Arctique sans briser la glace

Pour la première fois, une expédition scientifique en Arctique a pu emprunter les passages du Nord-Ouest -le long de l’Amérique- et du Nord-Est -le long de la Russie- sans avoir à briser de la glace, a annoncé vendredi l’institut allemand Alfred Wegener.

« Le bateau de recherche scientifique Polarstern est rentré ce matin de l’Arctique à Bremerhaven (nord de l’Allemagne). C’est le premier à avoir traversé les passages du Nord-Ouest et du Nord-Est » sans avoir à briser de la glace, a dit à l’AFP une porte-parole de cet institut de recherche polaire, à l’origine de l’expédition.

La banquise arctique, qui a enregistré en août la deuxième plus forte fonte pour la saison d’été depuis le début des observations satellitaires il y a 30 ans, a totalement disparu dans les deux passages en septembre, avait affirmé l’Agence spatiale européenne (ESA) le 7 octobre.

L’ouverture de ces passages à la navigation permettrait aux navires marchands des économies de temps et de fuel dans les transports entre l’Europe et l’Asie, réduisant le trajet de plus de 4.000 km.

L’utilisation d’un brise-glace reste préférable à cause de l’incertitude touchant aux mouvements de la glace, selon le capitaine du bateau, Stefan Schwarze.

Le Polarstern, premier à avoir expérimenté cette nouvelle donne, avait quitté Bremerhaven le 12 juin 2008 pour effectuer des travaux de recherche au Groenland et près du Spitzberg avant de commencer un tour de l’Arctique depuis Reykjavik le 12 août, qui allait durer 70 jours.

« L’objectif du bateau était d’accéder au coeur de l’Arctique pour faire des recherches, ce qui n’est pas toujours possible, mais l’a été cette fois-ci », a précisé la porte-parole.

Cette évolution offre de nouvelles possibilités pour la recherche scientifique, mais est très inquiétante en termes d’impact du réchauffement climatique, a souligné la directrice de l’institut, Karin Lochte, lors d’une conférence de presse.

Ainsi, certains des 117 scientifiques originaires de 12 pays présents sur le brise-glace ont observé « des espèces d’oiseaux que l’on trouve habituellement dans l’Atlantique-nord », selon le chef de l’expédition, Wilfried Jokat.

Les experts ont effectué des prélèvements des fonds marins et des mesures acoustiques dans le but de mettre en place un modèle géophysique améliorée pour l’Arctique centrale. Ces travaux ont de l’importance pour évaluer les ressources naturelles qu’abritent l’Arctique, a souligné M. Jokat.

L’Arctique renfermerait des réserves exploitables avec les technologies actuelles de quelque 90 milliards de barils de pétrole, 1.670 billions de pieds cubiques de gaz naturel et 44 millions de barils de gaz naturel liquéfié, avait révélé en juillet l’agence gouvernementale américaine de recherche géologique, USGS, dans une étude ayant fait grand bruit.

Sources: Le Monde,Sciences et vie, Institut polaire.fr

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http://www.notre-planete.info/geographie/climatologie_meteo/changement_0.php

http://www.notre-planete.info/actualites/actu_1343_fonte_banquise_Russie_Arctique.php

http://www.notre-planete.info/actualites/actu_1301_record_fonte_banquise_arctique.php


Publié le 3 novembre 2008 par hgdd dans EDD
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