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La France a gagné 3 millions d’habitants en sept ans!

Selon le tout dernier recensement, l’Hexagone compte plus de 63 millions d’habitants. Toutes les régions en ont gagné, sauf la Champagne-Ardenne. Ces chiffres vont servir au redécoupage électoral.

La France compte désormais 63.185.925 habitants, ce qui la place derrière l’Allemagne mais devant l’Italie et la Grande-Bretagne. Pour le chef du département Démographie de l’Insee, Olivier Lefebvre, la croissance de la population en France s’explique principalement par une forte natalité à la différence de ses partenaires des Vingt-Sept.

63.185.925 en 2006, contre 60.185.831 en 1999. La France continue de gagner de la population. Les chiffres du recensement publiés mercredi au Journal Officiel et paru dans Les Echos vendredi font état d’une hausse de plus de 5%, soit 3 millions d’habitants, en 7 ans.

Les régions gagnantes sont les littoraux atlantique et méditerranéen, tels que la Corse (+13%), le Languedoc-Roussillon (+10,4%), Midi-Pyrénées (+8,8%) et l’Aquitaine (+7,3%). Les moins bien loties sont le Nord-Pas-de-Calais (+0,5%), la Lorraine (+1,1%) et la Picardie (+1,9%). Une seule a vu sa population baisser : la Champagne-Ardenne (-0,3%).

Les grandes villes continuent également de tirer leur épingle du jeu, puisque leur population est en constante évolution. Paris passe notamment de 2.122.848 à 2.181.371 habitants. Le regain de la natalité, la construction de logements et le départ de personnes âgées vers la province pour leur retraite ce qui diminue la moyenne d’âge, et donc la mortalité, dans les grands villes- expliquent ce phénomène.

La raison de cette augmentation ? «Au niveau national, c’est l’accroissement naturel (ndlr : la différence entre le nombre de naissances et de décès) qui explique la hausse de la population» affirme Olivier Lefebvre, chef du département de la démographie de l’Insee. Avec un taux de natalité de 12,8% et une mortalité de 8,3%, la France fait en effet figure de bonne élève. «Au niveau régional, les composantes migratoires, c’est-à-dire les mouvements de population, sont à l’origine de ce phénomène» précise-t-il également. Une analyse plus complète des chiffres parus au Journal Officiel est prévue pour le 13 janvier par l’Insee.

Des chiffres clés. Ils sont très attendus par les maires surtout, qui peuvent voir leur dotation globale de fonctionnement fluctuer en fonction de ces résultats. Ces derniers ont des conséquences budgétaires importantes. En tout, près de 350 articles de loi ou de codes se réfèrent à une barrière démographique, comme par exemple pour la création d’aires d’accueil des gens du voyage, des 20% de logements sociaux imposés par la loi SRU, ou encore pour les modalités des élections municipales.

Ces chiffres serviront surtout au redécoupage électoral, promis par Nicolas Sarkozy. Les Echos rappellent que les départements auront un député par tranche de 125.000 habitants, avec un minimum de deux députés par départements, comme le veut la tradition républicaine.

C’est pourquoi la nouvelle méthode de calcul annualisée inquiète certains édiles. Avant 2004, le recensement se faisait tous les huit ou neuf ans. Désormais, il a lieu tous les ans afin de produire des chiffres sur la situation démographique française de façon régulière. Ainsi, dès le 15 janvier débutera l’enquête de recensement 2009, durant laquelle 18.000 agents recenseurs interrogeront 9 millions d’habitants de 7.000 communes de moins de 10.000 habitants et 8% des habitants des 892 communes de 10.000 habitants et plus. En clair, les enquêtes annuelles fonctionnent par roulement : par exemple, les communes de moins de 10.000 habitants sont réparties en cinq groupes, qui sont recensés une fois tous les cinq ans.

Sources: le Figaro.fr, France 2, la Tribune, France info, le progrès.


Publié le 4 janvier 2009 par hgdd dans géographie
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Une forêt découverte au Mozambique grâce à Google Earth

16°17’56.00″ S 36°23’44.00″ E : sur Google Earth, ce sont les coordonnées d’une forêt, une zone de 80 km2 dans le nord du Mozambique.

En voulant délimiter une zone de protection de la nature au Mozambique, grâce au logiciel Google Earth, des scientifiques britanniques du Royal Botanic Garden de Kew ont visualisé une zone de forêt d’environ 80 km2 qui n’avait jamais été cartographiée ou explorée jusqu’à présent. Sur place, ils ont découvert en prime une centaine d’espèces inconnues.

DR Tom Timberlake RBG Kew

En 2008, à l’heure des voyages low cost et du tourisme de masse qui laissent à penser qu’aucun recoin de la planète n’est plus inconnu des hommes, il est encore des lieux qui n’ont jamais été cartographiés ni explorés. Telle est la démonstration que viennent de faire des scientifiques britanniques du Royal Botanic Garden de Kew (ouest de Londres) en mettant au jour une forêt jusqu’alors inconnue et recélant des espèces jamais observées sur les contreforts du mont Mabu, au Nord du Mozambique. Mais le plus extraordinaire est qu’à l’origine de cette découverte se trouve… Google et son logiciel vedette d’images satellites Google Earth. Un espace sans trace d’activité humaine, les populations qui vivaient aux alentours ayant fui avec la guerre civile.

Cette étonnante histoire commence lorsque les scientifiques londoniens décident de délimiter, dans le cadre d’un projet Darwin, une vaste zone de protection et de conservation au Mozambique, ce pays d’Afrique australe longtemps ravagé parla guerre civile de 1972 à 1995. En utilisant le logiciel Google earth, ils repèrent sur le mont Mabu, découvert en 2005, une zone colorée différemment. Se procurant des images satellites de meilleure définition, ils acquièrent alors la certitude de l’existence d’un vaste domaine forestier de quelque 80 km².

En se rendant sur place pendant deux mois, sur les contreforts du mont Mabu lui-même découvert en 2005 et qui culmine à 1.700 mètres d’altitude, les scientifiques ont alors découvert une centaine d’espèces jusque là inconnues, un chiffre très important pour un seul site. Des singes, des antilopes ou encore des papillons au milieu d’arbres de 45 mètres de haut. Et les résultats de leurs recherches, notamment sur les végétaux, sont encore en cours d’étude. Les scientifiques britanniques ne cachent cependant pas leur crainte que cet espace préservé devienne une source de convoitise.

De haut en bas, de gauche à droite: Pgymy Chameleon, Small Striped Swordtail butterfly, Olive sunbird, Hemipteran Bug, Gaboon viper snake, Butterfly Pupa. – photo:Tom Timberlake

Sources: Europe 1, AFP,le guardian,


Publié le 3 janvier 2009 par hgdd dans géographie
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une OPEP du gaz?

Le Forum des pays exportateurs de gaz (FPEG) s’est transformé, hier, à Moscou, en une organisation. Les pays exportateurs de gaz ont adopté la charte du nouveau Forum des pays exportateurs de gaz (FPEG) dont le siège social sera au Qatar.

« Une nouvelle organisation est née, aujourd’hui. La charte a été adoptée. Le siège social sera au Qatar », a déclaré M. Chmatko à l’issue d’une rencontre à Moscou des ministres de l’Energie des principaux pays exportateurs de gaz au monde. L’annonce était attendue. Les pays membres se sont davantage évertués à nier que le FPEG serait une duplication gazière de l’OPEP. « Ceci est une non-Opep gaz » avait déclaré le vice-président de Gazprom, Alexandre Medvedev. Le vice-président du géant gazier russe résumait, de manière concise, toutes les déclarations déclamées par plusieurs des ministres qui participaient à la 7e rencontre fondatrice du nouveau Forum des pays exportateurs de gaz (FPEG) ouverte, à Moscou, en présence du Premier ministre russe Vladimir Poutine et des ministres de l’Energie de douze pays. Les participants, seize, en incluant ceux qui ont un statut d’observateur, ont donc tranché en début de soirée sur les statuts de la nouvelle organisation et le pays d’accueil du siège pour lequel, outre le Qatar, la Russie, l’Algérie et le Venezuela étaient candidats. Le choix du Qatar, pays qui a fait des investissements considérables dans le domaine de la liquéfaction est, en quelque sorte, un choix d’avenir. Si le FPEG ne peut devenir, même si des pays membres le souhaiteraient, une organisation semblable à celle de l’OPEP, cela tient au fait que la part du gaz liquéfié, reste encore faible. Or, c’est l’accroissement de la part du liquéfié dans l’offre gazière qui peut créer les conditions d’un marché global où une organisation semblable à celle de l’OPEP aurait du sens.

Le choix du Qatar : un message?

Le choix du Qatar pourrait être une sorte de message subliminal : ce n’est pas « l’OPEG » (Opep du gaz), mais cela pourrait le devenir dans un avenir qu’il est difficile de qualifier de proche. Annoncer, au regard des conditions du marché gazier, une « OPEG » qui pourrait peser sur les prix est tout simplement inutile car non faisable. Mais une base vient d’être mise. Le fait que les pays membres, affirment en 2008, qu’il ne s’agit pas d’une « Opep du Gaz » ne signifie pas que l’organisation n’évoluera pas quand les conditions du marché auront changé. Le FPEG qui n’était qu’une organisation informelle rassemblant les principaux détenteurs de réserves se structure en déclamant sa différence de l’OPEP. « Nous aimerions à nouveau insister sur le fait qu’il n’y a aucune raison d’associer directement la création de cette nouvelle organisation avec l’OPEP », a déclaré le ministre russe de l’Energie, en soulignant que les pays membres n’allaient pas se « mettre d’accord sur les niveaux d’extractions de gaz ». Donc pas d’Opep du gaz, mais organisation des pays exportateurs de gaz. La différence ? Chakib Khelil, avec un langage rodé et codé, laisse entendre qu’elle sera ce que les circonstances -du marché et de l’économie voudront-. « Chaque étape de l’évolution prévisible de l’industrie gazière doit se traduire par une adaptation en conséquence de l’organisation de notre Forum et chaque restructuration doit refléter les évolutions possibles de nos objectifs », a-t-il déclaré dans son intervention. Il est clair que l’étape actuelle est très loin de permettre à la FPEG de jouer un rôle semblable à celui de l’OPEP et qu’elle aura pour but le partage d’informations et d’expériences et « l’identification et la concrétisation des voies et moyens permettant de promouvoir la coopération » entre les pays membres du Forum.

Poutine : l’énergie « bon marché », c’est fini

Mais le ministre algérien n’en estime pas moins que la nouvelle organisation doit permettre d’éviter les « déséquilibres offre-demande sur les marchés pendant des périodes plus ou moins longues » et faire face à des « développements » ou des « initiatives » imprévus de ces mêmes marchés ou de leurs « cadres institutionnels ». Le but étant de « garantir la meilleure valorisation possible » des exportations gazières « sur la base de conditions équitables assurant les intérêts de toutes les parties ».

Le ton avait été donné à l’ouverture par Vladimir Poutine, chef du gouvernement russe, qui a déclaré que « l’époque des ressources énergétiques bon marché, du gaz bon marché, touche à sa fin, en dépit des problèmes financiers connus ». Ce n’est pas l’Opep du gaz, bien sûr. Mais personne n’est en mesure d’affirmer que ce ne sera pas le cas dans vingt ans…

La Russie, l’Iran et le Qatar, qui détiennent 60% des réserves mondiales, avaient déjà annoncé la création d’une troïka. Le siège de cette nouvelle entité sera au Qatar.

Sources: euronews, france 2, le journal chrétien, le Monde.

Une OPEP gaz est irréalisable économiquement à court terme:

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Publié le 26 décembre 2008 par hgdd dans géographie
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Mesquer / TOTAL : Mesquer vainqueur !

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« L’affaire Erika, une décision historique ! » Le cabinet d’avocats de Corinne Lepage, conseil de la commune de Mesquer dans le procès de l’Erika, jubile. Après huit années de procédure, Mesquer, la petite commune de Loire-Atlantique, a gagné son bras de fer contre le géant pétrolier.

Après la marée noire, fin 1999, le petit port a franchi tous les échelons judiciaires : le tribunal de commerce de Saint-Nazaire puis celui de Nantes, la cour d’appel de Rennes, la Cour européenne de justice puis la Cour de cassation. Il en aura fallu, de l’opiniâtreté, à Mesquer et ses 1 500 habitants (l’hiver), pour imposer le principe « pollueur payeur » si cher aux écologistes.

La commune, à la différence de toutes les autres collectivités de la Loire-Atlantique touchées, locales ou territoriales, s’était constituée partie civile. Pour se faire rembourser les frais de nettoyage de ses plages.

Mesquer, comme les autres ports de la Côte d’Amour, en Loire-Atlantique, a payé un lourd tribut à la marée noire de l’Erika (notre photo : en février 2000). C’est la seule qui se soit constituée partie civile. Elle obtient gain de cause après huit années de procédures. : Archives Ouest-France – Frédéric Girou

« Tous, les larmes aux yeux »

« Il faut se souvenir ! On nettoyait les rochers à la petite cuiller et il y avait parfois jusqu’à soixante centimètres d’épaisseur de boulettes. Je n’ai pas vu une seule personne venir sur la plage sans avoir les larmes aux yeux », rappelle le maire actuel, Jean-Pierre Bernard, pas peu fier du résultat.

Tandis que les communes attaquaient au pénal pour obtenir des dédommagements, Mesquer a ajouté une procédure au civil « pour établir la responsabilité de l’affréteur ». En gros, la compagnie pétrolière française avait bien affrété une cargaison de pétrole mais, une fois la marée noire arrivée, les boulettes d’hydrocarbures n’étaient plus reconnues par Total…

C’est ce qui avait mis hors d’elle la maire de l’époque, Marie-Jeanne Guillet, une infirmière anesthésiste bourrée d’énergie qui luttait en même temps contre le cancer et ne s’avoue jamais vaincue, encore aujourd’hui.

La guerre contre Total est alors passée par des batailles perdues, comme devant le tribunal de commerce de Saint-Nazaire, celui de Nantes, la cour d’appel de Rennes. Mesquer s’arc-boute sur le décret de Chicago (cher aux Bretons, victimes, en leur temps, de l’Amoco-Cadiz) et son principe pollueur payeur, non reconnu en France.

« L’idée c’était de démontrer qu’un hydrocarbure qui arrive sur une plage est un déchet. Donc le principe pollueur/payeur s’applique », explique Jean-Pierre Bernard, le maire de Mesquer. Dans le litige opposant Total et cette commune de Loire-Atlantique après le naufrage de l’Erika, la cour de cassation a tranché en défaveur du groupe pétrolier. Estimant que le pétrole échappé de l’Erika en 1999 peut être qualifié de « déchet » dont Total est responsable neuf ans après le naufrage du pétrolier.

C’est « la plus grande jurisprudence depuis des années sur le plan mondial », assure Jean-Pierre Bernard. Au-delà des 3 millions accordés par le Fonds international d’indemnisation, le Fipol, pour nettoyer les côtes dans l’immédiat, Mesquer, 1.500 habitants, avait mis en avant les préjudices écologiques et d’image liés à la pollution causée par le pétrolier qui avait sombré dans le golfe de Gascogne. Des préjudices chiffrés à 3 millions d’euros pour 4 kilomètres de côtes.

L’affaire est désormais renvoyée devant la cour d’appel de Bordeaux, qui devra se prononcer sur d’éventuelles indemnisations dues à la commune. Mais d’ores et déjà « l’arrêt va beaucoup plus loin qu’une responsabilité pénale (du groupe pétrolier) pour faute ou négligence. Si on établit qu’il a pris un risque ça suffira à établir sa responsabilité pour rembourser les frais de nettoyage » non supportés par le Fipol, a estimé Corinne Lepage, avocate de Mesquer dans ce dossier. Mesquer a été la seule ville à aller ainsi au bout de la procédure civile devant la justice face à Total. Au total, 400 km de côtes françaises avaient été souillés par le naufrage de l’Erika, tuant plus de 150.000 oiseaux.

Sources : Ouest France, Figaro, le Monde,

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http://www.lagazettedescommunes.com/actualite/31895/justice_jurisprudence/pays_loire_erika_mesquer_obtient_condamnation_total.htm


Publié le 22 décembre 2008 par hgdd dans EDD
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