Drame au Zimbabwe
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Depuis un quart de siècle, le père de l’indépendance du Zimbabwe s’est mué en dictateur implacable. Précipitant l’un des pays les plus prometteurs de l’Afrique australe, aujourd’hui confronté à une grave épidémie de choléra, dans la misère et le chaos.


Le président zimbabwéen Robert Mugabe estime qu’aucun pays d’Afrique n’aura le courage de recourir à la force militaire pour le renverser, rapporte le quotidien Herald.
« Comment des dirigeants africains pourraient-ils renverser Robert Mugabe, organiser une armée pour intervenir ? », a-t-il dit jeudi lors d’une réunion du comité central de la Zanu-PF, son parti. « Je ne connais aucun pays africain qui soit suffisamment courageux pour le faire », a ajouté le président zimbabwéen, au pouvoir depuis l’indépendance, en 1980.
Ses propos sont une réponse aux appels de plus en plus nombreux de capitales étrangères à la démission d’un homme tenu pour responsable de l’effondrement économique du Zimbabwe, frappé par l’hyperinflation, le chômage de masse et des pénuries alimentaires auxquels s’ajoute désormais une épidémie meurtrière de choléra.
La plupart des Etats voisins du Zimbabwe rejettent l’idée d’une intervention militaire, à laquelle s’oppose la puissance régionale sud-africaine. Et de nombreux dirigeants africains demeurent réticents à affronter Mugabe, encore considéré à 84 ans comme un héros de la décolonisation même si la crise économique, politique et humanitaire ébranle son statut.
Le Botswana et le Kenya ont cependant estimé que Robert Mugabe devait quitter le pouvoir.
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Le bilan officiel de l’épidémie de choléra qui sévit actuellement au Zimbabwe s’alourdit. Il s’établissait, jeudi 18 décembre, à 1 111 morts. On comptait aussi 20 000 cas suspects, selon le bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA). Mais de nombreux éléments laissent à penser que ces chiffres sont sous-évalués.
Le lieu qui compte le plus de victimes demeure la capitale, Harare, suivie par la ville de Beitbridge, située à la frontière avec l’Afrique du Sud. Un nouveau foyer épidémique est apparu à Chegutu Urban, à l’ouest de la capitale, où près de 400 cas et 121 décès ont été recensés. Aujourd’hui, neuf des dix provinces du pays (et 48 districts sur 62) sont touchées par l’épidémie, qui pourrait continuer à se développer avec l’arrivée de la saison des pluies, compte tenu du délabrement des infrastructures de distribution d’eau potable et du manque d’égouts. L’hypothèse selon laquelle 60 000 personnes pourraient contracter cette maladie. Les épidémiologistes n’excluent pas une extension aux pays de la région.
Le pays commence en outre à être confronté à la maladie du charbon (ou anthrax), vraisemblablement après que des habitants ont consommé de la viande avariée provenant d’animaux infectés par la bactérie responsable de cette affection. Environ 200 cas ont été recensés, dont huit décès.
Pour parer à l’extension de cette catastrophe, l’aide humanitaire, coordonnée par l’OCHA, appuyé par de nombreuses ONG, consiste d’une part à prendre en charge les personnes infectées et, d’autre part, à trouver des solutions à l’ensemble des problèmes environnementaux : construction de latrines, acheminement d’eau potable, purification de l’eau, distribution de savon, etc.
Devant l’aggravation de la situation, la menace d’extension géographique de l’épidémie et les risques croissants de famine auxquels est exposée près de la moitié des 12 millions d’habitants du Zimbabwe, l’organisation humanitaire Oxfam a, pour sa part, lancé, jeudi 18 décembre, un appel aux dons d’un montant 4,25 millions d’euros.

Sources : Herald, l’Express, le Point, Reuters, le Monde, AFP.
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Publié le 19 décembre 2008 par hgdd dans géographie
Tags :: géographie, risque-catastrophe





