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Albi au patrimoine mondial de l’UNESCO?

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L’Etat a retenu la candidature d’Albi pour être classée au patrimoine mondial de l’humanité. Le dossier présenté à l’Unesco sera validé dans un an, à l’été 2010.

La Cité épiscopale d’Albi

La cité épiscopale d’Albi est sur le point de faire son entrée dans le club très fermé des sites classés par l’Unesco, au titre du « patrimoine mondial de l’Humanité. » L’État français a officiellement retenu cette semaine la candidature de la ville tarnaise. Cette étape était indispensable pour obtenir ensuite la fameuse reconnaissance internationale.

Dans un an, à l’été 2010, après avoir reçu les responsables de l’Unesco sur site puis franchi plusieurs étapes « techniques », Albi devrait officiellement être classée. Un beau succès après des années de travail et quelques désillusions. La cité tarnaise qui a fait acte de candidature en 2004, s’était fait griller la politesse par Le Havre l’année suivante puis par Bordeaux en 2007.

« C’est l’aboutissement de quinze années de travail » se félicitait Philippe Bonnecarrère en annonçant hier matin la nouvelle.

La voûte de la cathédrale Sainte Cécile

Il faut dire que le combat n’était pas gagné d’avance tant les villes sont nombreuses à rêver chaque année d’intégrer une liste qui inclut des sites aussi prestigieux que la cité de Carcassonne, les berges de la Seine à Paris ou bien le Mont Saint-Michel.

Ce n’est pas tout le Vieil Alby qui est concerné. Le maire a détaillé le périmètre retenu pour le classement Unesco : « Un secteur qui s’étend sur 19,47 hectares avec la cathédrale, le palais de la Berbie avec le musée Toulouse-Lautrec, l’église Saint-Salvi et son cloître, le Pont Vieux, et les berges du Tarn entre le Pont-Vieux et le pont ferroviaire ». Quatre secteurs anciens sont inclus : Castelviel, Castelnau, bourg Saint-Salvi et Les Combes. Une zone où vivent 1 000 habitants. Autour du périmètre classé, figurera une zone dite « tampon », elle aussi très réglementée en matière d’urbanisme. Un comité de biens va être mis en place pour assurer une meilleure coordination de tous les services (ville, État, etc.) et la gestion de ce patrimoine exceptionnel.

Philippe Bonnecarrère a précisé l’argumentaire qui a convaincu l’État de retenir Albi. Parmi les éléments forts, figurent l’utilisation de la brique foraine, matériau qui ne se rencontre que dans la région et la beauté de Sainte-Cécile « plus grande cathédrale construite en briques », avec ses fresques, peintures et son chœur. Le maire a mis en avant « l’authenticité » du site classé « qui n’a guère subi de modifications ni démolitions » depuis le XIIIe.

Plus politique, Philippe Bonnecarrère souligne que les travaux entrepris en centre ville (mise en valeur du vieil Alby, rénovation de la place Sainte-Cécile) ont aussi contribué à valoriser le dossier albigeois…

Pour Albi, le classement à venir est une aubaine. Placée entre la cité de Carcassonne et la métropole toulousaine, la ville souffre encore d’un déficit de notoriété. L’entrée dans la liste de l’Unesco va faire parler d’Albi dans les médias nationaux. Une formidable campagne de publicité gratuite ! « Avec Carcassonne, le canal du Midi et Albi, nous reconstituons le triangle d’or du pastel » s’enthousiasme le maire. Le classement doit amener dans les prochaines années un afflux de touristes. « On espère faire aussi bien que Carcassonne qui a multiplié par quatre ou cinq le nombre de visiteurs en quelques années » avance Dominique Billet, l’adjoint à la communication et au tourisme. On imagine les retombées économiques pour le commerce local, l’hôtellerie et la restauration. Le maire y voit aussi un atout pour attirer les entreprises sur Albi : « La qualité du cadre de vie est un argument puissant… »

Michel Bossi, président de la Chambre de commerce et d’industrie d’Albi: «C’est une très bonne chose. Je dis bravo au maire qui s’est battu depuis des années et a fait preuve de pugnacité. Le classement aura des retombées positives pour le tourisme, le commerce, donc l’économie locale. Quant à savoir si cela peut être un argument pour faire venir des entreprises, je dis «oui» même si ce n’est pas la première chose que regarde un entrepreneur. Le choix d’une ville, c’est un tout. La qualité de vie peut faire basculer la décision…»

Alain Pélissou, président de la fédération du commerce: «C’est très bien pour l’image de la ville d’Albi. ces dernières années, des grandes villes ont été prioritaires pour obtenir le classement. Albi méritait d’être récompensée. La ville commence à avoir une notoriété. Il y a le musée Toulouse-Lautrec mais aussi des événements comme le Tour de France. Le commerce d’Albi travaille à la mise en place d’une charte qualité. On espère des retombées pour notre activité.»


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UNESCO – Patrimoine mondial

Vendredi 27 juin 1975http://whc.unesco.org/fr/etatsparties/fr

Biens inscrits sur la Liste du patrimoine mondial

Culturel

Naturel

Mixte

Biens soumis à la Liste indicative

Sources: France 2, AFP, Midi-Libre


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http://www.mairie-albi.fr/evenements/unesco/unesco_mondial.html


Publié le 5 février 2009 par hgdd dans géographie
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La leçon culturelle du président

Eloge de la réforme. Offensif, le chef de l’Etat a vanté les vertus du mot qui résonne dans sa bouche comme un mantra.

Des  musées gratuits pour les moins de 25 ans. A compter du 4 avril prochain, Nicolas Sarkozy a annoncé, d’une part, la gratuité de tous les musées et monuments nationaux pour les moins de 25 ans et les enseignants. D »autre part, il a évoqué au titre des priorités présidentielles, la création d’un «musée de l’Histoire de France».

Un « musée de l’Histoire de France » installé dans « un lieu symbolique » qui reste à choisir, avec un dépôt d’oeuvres attitré, va être créé pour « renforcer l’identité » du pays. « On n’a aucun grand musée digne de ce nom » pour illustrer l’histoire du pays, déplore le Président, précisant qu’il pourrait s’agir d’une « fédération » de musées, qui travailleraient en réseau.

N. Sarkozy a  aussi annoncé une hausse de 100 millions d’euros par an pour le patrimoine pendant toute sa présidence

« Il est temps d’entretenir notre patrimoine » a déclaré mardi le président de la République alors qu’il présentait ses voeux au monde de la culture à Nîmes.

Ce budget atteindra donc désormais 400 millions d’euros par an. « C’est une question de respect de notre culture », a-t-il ajouté, rappelant que les besoins s’élevaient à 10 milliards d’euros.

Le chef de l’Etat a affirmé qu’il y avait à son sens « trois priorités »: « nos grands monuments emblématiques, nos cathédrales et nos abbayes, et le patrimoine des petites communes »….«Je souhaite que l’architecture puisse véritablement vivre dans notre pays, qu’il y ait des grands projets», a-t-il espéré, regrettant «les règles» et les «interdictions de tous les côtés» qui brident les architectes.

Les associations liées au secteur réclament depuis longtemps une hausse des budgets pour l’entretien du patrimoine public et privé. Le Sénat lui-même s’était à plusieurs reprises inquiété de l’« état préoccupant » du patrimoine, en déficit chronique et aux besoins croissants.

Un conseil pour la création artistique coprésidé par le chef de l’Etat. Enfin, le président a annoncé la création d’un «conseil pour la création artistique» qu’il coprésidera avec la ministre de la Culture, Christine Albanel, et qui sera animé par le producteur de cinéma Marin Karmitz, marqué à gauche. Il s’agira notamment de «recentrer les aides sur l’excellence artistique» et mettre de l’ordre dans «l’empilement de subventions».

Nicolas Sarkozy annonce la signature de partenariats entre toutes les écoles, de la maternelle à l’université, et les établissements culturels de France pour développer l’enseignement artistique et culturel.

Le président de la République a prit la défense de deux projets culturels qui ont fait polémique : l’installation d’une annexe du Louvre à Abou Dhabi, « une affaire essentielle, la possibilité de marier islam et modernité, islam et ouverture », et la récente exposition Jeff Koons au château de Versailles.

Par ailleurs, le ministère de la Culture avait annoncé il y a un an suivre quelques pistes de financement supplémentaires, comme l’instauration d’un jeu ou la création d’un fonds de soutien.

Sources: AFP, France 2, le Parisien, le Point.


Publié le 13 janvier 2009 par hgdd dans histoire
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Les 10 découvertes archéologiques en 2008

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Cités perdues, pyramides, tombeaux ou énigmes des temps anciens peut-être résolues, le National Geographic vient de publier son « top 10 » des découvertes archéologiques de 2008.

En dernière position du classement, on retrouve un crâne découvert en mai dernier et qui prouverait que les Incas n’hésitaient pas à pratiquer des opérations chirurgicales à haut risque. Viennent ensuite les ruines d’une « cité perdue », découverte au Pérou en janvier 2008 et que certains non scientifiques considèrent déjà comme celles de la cité légendaire de Paititi, censée héberger les trésors des derniers Incas…

Les ruines d’une cité perdue découvertes au sud du Pérou

Un crâne inca sur lequel a été pratiquée une trépanation

La huitième découverte majeure de cette année 2008 nous conduit en Égypte, où une nouvelle pyramide vieille de 4 300 ans a été mise au jour à Saqqara. Découverte en novembre, les scientifiques pensent qu’elle pourrait être le tombeau de la reine Sesheshet, mère du Pharaon Teti.

La pyramide de la reine Sesheshet découverte à Saqqara

Pour la suite du classement, direction la Grèce où une couronne et un bouclier ayant peut-être appartenu à Alexandre le Grand en personne ont été découverts en avril, dans un tombeau.

Alexandre Le Grand durant une de ses campagnes asiatiques, portant son bouclier (vue d’artiste)

Au Mexique, la pyramide de Huapalcalco pourrait être l’oeuvre d’une culture précolombienne méconnue, les Huajomulco. C’est en tout cas ce qu’a annoncé ce mois-ci une équipe d’archéologues, se plaçant à cette occasion en sixième position du classement.

La pyramide de Huapalcalco aurait été bâtie par une civilisation méconnue, les Huajomulco

Au milieu de ce « top 10 », retour en Égypte, où le tombeau d’un guerrier égyptien, contenant des flèches et un sarcophage remarquablement conservé a été exhumé en février. Pour les égyptologues, la momie de cet archer pourrait être celle d’un mercenaire au service d’un pharaon.

Sarcophage et flèches découverts dans la tombe d’un guerrier égyptien à Louxor

A deux doigts du podium, un mystère peut-être résolu : celui de Stonehenge, qui aurait été érigé il y a 5000 ans en l’honneur de ceux qui y sont inhumés.

Stonehenge aurait été édifié en l’honneur des morts qui étaient inhumés sur le site

En troisième position, cette découverte due à des relevés satellite en Amérique Centrale : les Mayas pourraient avoir causé leur propre fin en modifiant trop fortement leur environnement et en déclenchant une sécheresse de plusieurs décennies.

En utilisant des terres marécageuses comme ce bajo (vu par satellite, fausses couleurs) pour l’agriculture, les Mayas aurait entraîné une sécheresse qui a pu ensuite causer leur perte

C’est encore en Égypte que se trouve la découverte médaillée d’argent de ce classement : le mystère de la construction de la Grande Pyramide, peut-être résolu par la mise au jour d’une pièce scellée qui pourrait expliquer comment les Égyptiens ont élevé la Pyramide de Kheops, la seule des sept merveilles du monde encore visible à notre époque.

une chambre scellée découverte dans la pyramide de Kheops pourrait expliquer le mystère de sa construction

Enfin, à la tête de cette sélection des découvertes archéologiques majeures de 2008, on trouve un labyrinthe souterrain, parsemé de temples de pierre et de pyramides. Découvert en août dernier dans la péninsule du Yucatan, il aurait fait office, pour les Mayas, de portail conduisant vers l’au-delà.

Labyrinthe maya, symbolisant pour cette civilisation un portail vers l’au-delà

Sources: Année 2008: rétrospectives, france 2 et 3, RTL, AFP, Europe 1, Maxi sciences, environnement.org, le Monde.


Publié le 26 décembre 2008 par hgdd dans histoire
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Les ruines d’une cité précolombienne découvertes au Pérou.

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Les archéologues viennent de mettre au jour les ruines d’une cité précolombienne, bâtie durant la période charnière séparant deux civilisations nord-péruviennes : les Moche, connus pour leurs sacrifices humains, et les Wari.

C’est sur le site archéologique du Cerro Patapo, situé à une vingtaine de kilomètres de la côte pacifique que les ruines ont été découvertes.

Aucune datation précise n’a encore pu être effectuée mais les chercheurs estiment que cette cité a été bâtie par la culture wari, laquelle s’est développée au Pérou de 600 à 1100 après Jésus Christ. Si ces suppositions sont exactes, cette découverte connecterait les Wari aux Moche, vivant dans le nord du Pérou de l’an 100 à l’an 700.

Le site découvert, tentaculaire, s’étend sur près de cinq kilomètres et contient de nombreuses cellules et pièces. Sur place, les chercheurs ont retrouvé les restes remarquablement conservés d’une jeune femme, ainsi que des céramiques et des fragments de vêtements.

L’équipe scientifique, dirigée par l’archéologue Cesar Soriano, a notamment identifié des lieux spécialement aménagés pour les sacrifices humains, près desquels des piles d’ossements ont été découvertes.

« Ce site fournit un lien reliant les Wari aux Moche« , expliquait M. Soriano.

Les archéologues ont toujours pensé que les Wari bâtissaient de solides constructions de pierre et la structure des bâtiments découverts, constitués de vastes pièces rectangulaires, bâties selon des motifs géométriques stricts, étaye cette hypothèse.

Sources : 7 sur 7, Maxi sciences.


Publié le 22 décembre 2008 par hgdd dans histoire
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