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La pèlerinage d’Amritsar

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Le célèbre temple d’or d’Amritsar

Les Sikhs se sont rassemblés ce week-end pour célébrer l’anniversaire de Guru Nanak, le fondateur de leur religion. Plus de 40 000 fidèles ont dormi, mangé et prié au temple d’or d’Amritsar, lieu sacré de la religion sikh. Un moment de dévotion fait de partage et de générosité.

Samedi 24 novembre, les Sikhs ont célébré l’anniversaire du père fondateur de leur religion, le Guru Nanak. Des milliers de pèlerins se sont rendu à Harmandir Sahib, le lieu sacré du sikhisme situé à Amritsar, au Punjab. Ce grand complexe aussi appelé temple d’or est composé de gurdwaras (lieux de culte), de langar (réfectoires) et de chambres. Il a accueilli plus de 40 000 fidèles pour cette fête, considérée comme la plus importante du calendrier sikh.

Vue du lac Anim Savorar

Trois semaines avant le jour anniversaire, les festivités commencent déjà. Les fidèles participent à des processions et chantent en hommage au Guru. Dans la rue, les habitants offrent du thé et des douceurs aux passants. La veille du jour saint, les pèlerins arrivent toujours plus nombreux au temple d’or d’Amritsar, centre spirituel et culturel de la communauté sikh. Dans le temple, les fidèles s’entassent pour dormir, enveloppés dans de grosses couvertures. Le lendemain, ils se pressent toute la journée aux portes du temple pour faire des offrandes au Guru, puis se baigner dans l’eau sacrée du « bassin au nectar », amrit sarovar. Enfin, ils s’assoient par terre autour de celui-ci pour écouter la lecture du livre saint, Adi Granth.

Au cours de la journée, des repas sont offerts dans le temple. Les fidèles s’installent les uns à côté des autres et mangent pendant que des bénévoles arpentent les rangées de pèlerins pour servir les rations de chapati, dal et autres plats indiens. Kuldip Singh Bawa, manager de l’hôtel du temple, explique : « 40 000 personnes mangent au temple aux trois repas à l’occasion de ce jour sacré. Imaginez la quantité de nourriture que cela nécessite et le nombre de personnes dont on a besoin pour accueillir tous ces fidèles! »

Les temples sikhs ont une véritable tradition d’accueil et de générosité. « Dans la religion sikh, l’idéal moral est très élevé. Nous devons respecter les principes de dévotion, loyauté et droiture, humilité et obéissance, générosité et hospitalité, pardon, renoncement à soi-même, humilité et fraternité. La majorité des temples sikhs offrent toute l’année des chambres pour dormir, des services médicaux et des repas gratuits. » explique Kuldip Singh Bawa. Ces préceptes ont été imposés par Guru Nanak lorsqu’âgé de 30 ans il crée la religion sikh après avoir eu la révélation qu’il n’y a qu’un seul Dieu et que son nom est vérité. Il a aussi développé l’idée que la démarche spirituelle est plus importante et authentique que la seule tradition religieuse. Kuldip Singh Bawa affirme qu’« à chaque fois que l’on respire, Dieu s’installe en nous. Dieu est partout. « 

Il n’ y a pas vraiment de pèlerinage sikh; toutefois la célébration de l’anniversaire du Granth Sahib, livre sacré du sikhisme, déposé dans le « Temple d’or » peut être considérée comme le pèlerinage d’Amritsar. Deux autres lieux sacrés, Anandpur (où le guru Gobind Singh a institué la khalsa) et Nankana Sahib (où est né Guru Nanak, aujourd’hui au Pakistan) sont aussi très visités par les sikhs.

L’origine du pèlerinage

Amritsar vient de « Amrita Saras » soit « étang de Nectar » ou encore « bassin de l’immortalité ». En 1574, le 4ème guru, Ram Das, a fait creuser un étang dans le Penjab (nord de l’Inde), pour contenir le nectar sacré.
Au milieu de cet étang, le 5ème guru, Arjun, a fait construire le sanctuaire sikh, le Har Mandir, ou encore Darbar Sahib (Cour divine), à l’endroit où la tradition mentionne que Guru Nanak méditait, et y a déposé, en 1604, la version originale du livre sacré des Sikhs, le Granth Sahib ou Adi Granth.
Détruit par les afghans en 1757, le temple a été reconstruit en 1765, puis embelli en 1802 à l’aide de feuilles d’or, d’où son nom « Temple d’Or ».
La version originale du Granth Sahib a été brûlée en 1984 par l’armée indienne, ce qui a provoqué en représailles l’assassinat d’Indira Gandhi par deux gardes sikhs.

Le déroulement du pèlerinage

Les fidèles sikhs affluent au Temple d’Or dans la ville d’Amritsar, pendant 5 jours, pour vénérer le livre sacré. Ils défilent sur le quai de marbre de 60 m de longueur, éclairé la nuit par des lampes d’or.

Le 400ème anniversaire du livre sacré a attiré 4 millions de pèlerins en septembre 2004, ce qui a nécessité la présence de milliers de policiers pour assurer la sécurité. La ville a été décorée, les murs repeints, et le temple illuminé la nuit.

Quelques mots sur la religion Sikhs…

Le nombre de Sikhs en Inde est de 18 millions et prédominent au Punjab, bien qu’ils soient trouvés partout en Inde. La religion a été fondée par le Gourou Nanak. Elle a été créée afin de rassembler le meilleur des religions hindoue et islamique.
Les règles de bases sont pareilles à l’hindouisme, mais sans le système de castes. Les Siks prient dans des temples appelés « Gourdwaras » ou régulièrement on lit les livres sacrés appelés « Guru Granth Sahib ». Ils croient en un dieu unique et s’opposent à l’idôlatrie. Une des règles est de ne pas se couper les cheveux, et les tenir dans un turban.

Un Sikh ne peut avoir foi en aucun autre prophète vivant ou non vivant. En accord avec le Sikhisme, Dieu n’apparaît jamais sous forme humaine. Le paradis et l’enfer n’existent que dans ce monde.

Le Sikhisme est basé sur la théorie du karma et de la réincarnation; on évite les réincarnations en renonçant aux vices (alcool, tabac, jeux de hasard), en surmontant son propre égoïsme (haumou), en menant une vie intègre et honnête, car le but suprême de l’existence est la libération (mukti). Dans le Sikhisme, le concept de la Libération n’est pas dans un «autre monde », c’est d’être un Sachiar, «réalisé par Soi-Même.

Le pèlerinage vers des lieux saints ne trouve pas sa place dans le Sikhisme. Pour un Sikh, Shabad (la Parole) est le seul lieu saint et l’eau sacrée des rivières, la méditation, et une vie de vérité sont le seul pèlerinage.

Le Sikhisme n’est pas une religion fataliste. Un Sikh se soumet à la volonté de Dieu mais est toujours disposé à se battre pour de meilleurs lendemains.

Les Sikhs peuvent être identifiés par leur habitude de toujours porter un turban pour couvrir leurs longs cheveux qu’ils ne coupent jamais (dans quelques pays, les lois exigeant le port du casque pour les motocyclistes ont dû être modifiées à leur avantage) et par leur utilisation presque universelle du nom de famille Singh (Lion). Les Sikhs – hommes et femmes – sont également censés porter sur eux les articles suivants ou cinq K :

  • Kesh, ou cheveux et barbe non coupés, signe de sainteté ;
  • Kangh, un peigne utilisé pour garder les cheveux bien coiffés ;
  • Kach, sorte de pantalon ample pour ne pas être gênés pendant les batailles ;
  • Kara, un bracelet d’acier symbolisant austérité et sobriété ;
  • Kirpan, épée ou dague défensive recourbée. En portant une arme – le plus souvent symbolisée de nos jours par une dague en miniature – les Sikhs rappellent les persécutions que leur religion et tant d’autres ont subies, et la nécessité de défendre la liberté religieuse – la leur et celle des autres – contre l’obscurantisme.

Les femmes de Sikh portent généralement la robe indienne du nord ou (salwar kameez) plutôt que le sârî. La plupart du temps, elles emploient le nom de famille Kaur (signifiant « princesse »), plutôt que le nom Singh qui est réservé normalement aux hommes bien que peu de pays permettent et comprennent cet usage.

On trouve des communautés Sikhs dans de nombreux pays. En Inde, on estime la communauté Sikh à quelque 20 millions de personnes, soit environ 2% de la population indienne. Les Sikhs sont installés principalement au Pendjab, mais aussi dans la région de Delhi. Ailleurs dans le monde, on trouve aussi d’importantes communautés Sikh au Pakistan, Royaume-Uni et dans les anciennes colonies britanniques – Canada, Australie, Singapour, Kenya, etc. – et aux États-Unis, ainsi qu’en Indonésie.

Sources : France 2 et TF1.

Bibliographie sommaire :

  • « Les sikhs » de Michel Delahoutre, éditions Brepols
  • « Le grand livre des lieux sacrés du monde » de James Harpur, éditions Solar.
  • « Japji, le message spirituel de Guru Nanak » de Kirpal Singh, éditions Guy Trédaniel.

Publié le 14 décembre 2008 par hgdd dans géographie
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Découverte archélogique : des tombeaux datant de la dynastie des Zhou de l’Ouest

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A Luohanshan dans la ville de Fuzhou de la province du Fujian (Est de Chine), neuf tombeaux ont récemment été découverts sur un site archéologique datant des dynasties Shang et Zhou. Les archéologues ont déjà pu déterminer qu’au moins huit d’entre eux dataient de la dynastie des Zhou de l’Ouest.

Selon eux, ces tombeaux devaient faire partie, à l’époque de la dynastie des Zhou de l’Ouest, du cimetière d’un village. A cette occasion, un grand nombre d’objets anciens, ensevelis avec les défunts et fabriqués à partir de porcelaine, de céramique, de pierre ou bien encore de bronze, ont été mis au jour.

Les fouilles archéologiques se poursuivent actuellement sans entrave. Des fouilles de sauvegarde seront organisées afin de protéger et de mettre en valeur ce site antique.

« Nous procèderons à des études afin de déterminer à quelle culture ces objets exhumés appartiennent. Quoiqu’il en soit, cette découverte contribuera à mieux étudier le développement de l’histoire de la ville de Fuzhou », a conclu Gao Jianbin, responsable des fouilles.

Les spécialistes viennent enfin de s’accorder sur le fait qu’il s’agit de la tombe d’un roi de Chu, un état datant des royaumes combattants (475-221 avant JC).

Le tombeau est le plus grand et le mieux préservé trouvé à ce jour datant de cette période. Sa superficie totale est estimée à 60 000 m2.

Le tombeau a une chambre funéraire de 131 mètre de long et l’excavation de la chambre est à ce jour réalisée de moitié et a permis de découvrir déjà 43 chars et plus de 100 chevaux.

Trois de ces chars étaient équipés de six chevaux, ce qui reflète le rang de la tombe du propriétaire. En effet, seuls les rois ont été autorisés à conduire des chars, avec six chevaux au cours de la période des royaumes combattants.

Liu Binhui, un des plus grands experts de la culture du royaume de Chu a déclaré : « Tous les éléments de preuve mène à la conclusion que la tombe appartient à un roi de l’État de Chu ».

Wenwu Xu, professeur à l’Université de Changjiang a fait une hypothèse audacieuse :  » la probabilité est grande que le tombeau du roi est celui de Chu Zhao, nommé Zhen Xiong, qui a étéle dernier roi de l’Etat « . Il y eu en tout 11 rois qui se succédèrent dans le royaume de Chu.

Pendant ce temps, les archéologues ont également trouvé 92 charniers qui auraient pu être des personnes enterrées avec le Roi, une coutume de l’État de Chu.

La zone renfermerait également une centaine de tumulus renfermant les tombeaux de rois et dignitaires de cette période.

Plus de 1 300 articles de jade datant de cette période et découverts par les archéologues ont été exposés à Jingzhou en septembre de l’année dernière, ce qui en fit la plus grande exposition d’articles de jade en Chine.


Publié le 11 décembre 2008 par hgdd dans histoire
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Une nécropole vieille de 4.500 ans découverte en Syrie

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Une équipe d’archéologues italo-syrienne a mis au jour cet automne à Qatna, dans le désert syrien à l’ouest de Palmyre, une nécropole de 30 tombes intactes remontant au IIIe millénaire avant notre ère, a annoncé le chef de l’équipe Daniele Morandi Bonacossi à son retour en Italie.

Cette découverte exceptionnelle par l’ampleur et le bon état de conservation des tumuli funéraires va faire avancer la connaissance d’une des plus anciennes civilisations de l’Antiquité.

« D’autres tombes de la même époque ont déjà été mises au jour, mais pas en aussi grand nombre, et surtout celles-ci sont restées inviolées ».

Les fouilles menées depuis dix ans par son équipe de l’université d’Udine (nord-est de l’Italie), en coopération avec celle de la direction générale des antiquités de Syrie dirigée par Michel al-Maqdissi, ont intéressé un site semi-désertique à une centaine de kilomètres au nord-ouest de la cité antique de Palmyre, sur une ancienne route caravanière reliant la Mésopotamie à la mer Méditerranée.

Après Palmyre, l’oasis qui connut son apogée au 3e siècle et dont les ruines fascinèrent les voyageurs européens dès le 17e siècle, les chercheurs s’activent maintenant à Qatna, Ugarit ou Ebla, capitales de royaumes opulents ayant vu le jour aux IIIe ou IIe millénaires avant notre ère.

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« D’autres tombes de la même époque ont déjà été mises au jour, mais pas en aussi grand nombre, et surtout celles-ci sont restées inviolées ». (Daniele Morandi Bonacossi)


Son équipe pluridisciplinaire compte à côté d’historiens des spécialistes en cartographie, géophysique, botanique, zoologie, palynologie (étude des pollens), etc. L’objectif est notamment de retracer les changements climatiques survenus dans la région située entre l’Euphrate e la Méditerranée.

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« La nécropole, qu’il faut maintenant explorer, constitue un témoignage de la présence humaine dans cette zone à l’âge de bronze. » (Daniele Morandi Bonacossi)

Au cours de la même campagne de l’automne 2008, les archéologues d’Udine ont poursuivi avec leurs collègues allemands dirigés par Peter Pfälzner les fouilles du site de Qatna. Ils ont dégagé à l’est du palais royal déjà mis au jour par les Allemands un vaste édifice satellite, ainsi qu’une collection d’objets d’une inestimable valeur historique et artistique datant du XIXe siècle avant notre ère : statuettes votives en terre cuite, céramiques, épingles de bronze…

Une partie de ces objets ont été prêtés au Metropolitan museum of art de New York pour une exposition en cours sur la civilisation babylonienne, avant d’intégrer la collection des musées syriens. Mais il est déjà prévu à travers l’Europe une exposition itinérante exclusivement consacrée à Qatna, a annoncé Daniele Morandi.

Sources : AFP,Le point.fr, la dépèche.fr, la voix du Nord, France 24.


Publié le 6 décembre 2008 par hgdd dans histoire
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ART ROMAN & ART GOTHIQUE

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L’art roman et l’art gothique sont deux arts religieux qui se sont répandus dans toute l’Europe chrétienne du Moyen-âge. L’art roman débute en 1030 en Allemagne. L’art gothique arrive au XII siècle en Ile-de-France, aux alentours de Paris. L’art roman est antérieur à l’art gothique, mais lorsque l’art gothique apparaît, les deux coexistent.

1 A L’art roman est un art rural qui est né en 1030 en Allemagne avant d’arriver en France. Les églises romanes sont généralement des églises de campagne. A partir du IXe siècle, des églises romanes sont construites dans l’Europe chrétienne car les monastères se multiplient. Un monastère est l’endroit où habitent les moines. Dans chaque monastère se trouve une abbatiale de style romane. Une abbatiale est une église réservée aux moines. Comme le pèlerinage devient de plus en plus important, des églises romanes sont construites sur les grandes routes des pèlerins.

Eglise romane de Saint-Martin

Nef de l’église de Feldbach

Les églises romanes sont simples et petites. L’église est recouverte d’une voûte en berceau. Une voûte est une structure destinée à couvrir un espace vide entre deux murs parallèles. Une voûte en berceau est constituée d’une série d’arc. Les voûtes en berceau ne pouvaient pas être très hautes car le poids des pierres en haut de la voûte avaient seulement deux supports. Ces deux supports sont les deux colonnes de la voûte.

Voutes en berceau


1 B A l’extérieur des églises romanes se trouvent d’immenses contreforts. Un contrefort est un bloc de maçonnerie qui est élevé à l’extérieur d’un mur pour le soutenir. Les contreforts des églises romanes sont directement appliqués sur l’église.

La décoration des églises romanes est simple. A l’intérieur de l’édifice, sur les murs, les piliers et sous les voûtes, partout les églises romanes sont recouvertes de peinture. Toutes les couleurs de ces peintures sont faites avec des produits naturels, ce qui explique la fragilité et la rareté des œuvres ayant résisté au temps. Par exemple, dans la chapelle de Berze-le-Ville se trouve une représentation utilisant un bleu sombre comme le Lapis-lazuli (une pierre). Les couleurs dominantes sont l’ocre jaune ou rouge, le vert, le blanc et le noir. Elles sont utilisées pour renforcer les lignes de l’architecture, de la sculpture et pour couvrir les murs de scènes historiques. Sur les colonnes se trouvent du faux marbre qui est imité par de la peinture.

Sculpture romane Sainte Foy de Conques


1 C Dans les toutes premières réalisations romanes, vers la fin du Xe siècle, la sculpture est avant tout décorative. Le décor sculpté se situe en général dans quelques endroits : par exemple le portail. Au cour du temps, les motifs se creusent, les scènes à personnages sont de plus en plus nombreuses et plus vivantes. Les scènes d’inspiration religieuses dominent à l’intérieur des églises, mais à l’extérieur, sous les toitures, dans les cloîtres et aux baies des clochers, figurent des scènes profanes, parfois choquantes.

2 A L’art gothique est un art urbain né au XIIe siècle. Les bâtiments gothiques sont d’immenses cathédrales. Les villes s’enrichissent grâce au commerce qui devient de plus en plus important. Comme les bourgeois, marchands et artisans ont plus d’argent, ils décident de construire des cathédrales pour montrer la richesse de la ville. Comme les constructions des cathédrales deviennent très importantes, les villes se concurrencent afin d’avoir la cathédrale la plus grande et tout particulièrement la nef la plus haute. Les personnes qui travaillent dans les chantiers sont nombreuses. Le maître d’œuvre (de nos jours l’architecte) dirige l’ensemble des ouvriers. Le maître d’œuvre est un homme ayant de l’expérience, qui s’est formé sur les chantiers et qui maîtrise d’autres métiers. Il dessine le plan du terrain où s’élèvera l’église. Le travail de l’architecte consiste à diriger la construction et la décoration de l’église. Parmi les hommes qui travaillent sur le chantier, on trouve: la masse des manœuvres qui creusent les fondations, évacuent la terre et apportent les pierres. Au dessus d’eux se trouvent tout une équipe qui fabrique le mortier; ils trempent le plâtre et taillent ou sculptent les pierres. La construction d’églises coûte très cher. Tous, riches et pauvres, donnent de l’argent pour être reçus au paradis, et aussi par souci de prestige. Les cathédrales gothiques sont immenses et compliquées. Elles sont recouvertes en utilisant une nouvelle technique architecturale: celle de la voûte sur croisée d’ogive. Une voûte sur croisée d’ogives est une voûte formée de deux arcs qui se croisent en diagonales. Cette technique est une caractéristique de l’architecture gothique. Les cathédrales gothiques sont très élevées car le poids des pierres ne reposent pas sur deux piliers, mais sur quatre piliers.

cathédrale de Bruges


2 B Pour soutenir le poids des voûtes sur croisée d’ogive, on a utilisé la technique des arcs-boutants. Un arc-boutant est l’élément d’appui en forme de demi-arc situé à l’extérieur de l’édifice; il repose sur un contrefort et soutient le mur là où s’exercent les plus fortes poussées des voûtes sur croisées d’ogive. Les constructeurs cherchèrent à annuler le poids des ogives par des arcs-boutants cachés dans la couverture de l’édifice, puis par un support extérieur sur un contrefort. Les arcs-boutants paraissent nécessaires dès la construction pour les édifices du premier art gothique qui ont adopté une élévation à trois niveaux.

2 C Le point de départ de la sculpture gothique est représenté par ce que l’on appelle les statues-colonnes. L’idée nouvelle était d’accrocher des statues-colonnes représentant des personnages de l’Ancien Testament (dans les années 1100). Après ces années, les statues ont été plus travaillées : les plis des vêtements sont souples, les mèches des cheveux sont marquées; on appelle ce style le style de Senlis. A partir des années 1200, on remarque une autre évolution : les sculptures du Nord de la France sont caractérisées par des yeux en amande, des pommettes saillantes et le sourire aux lèvres. Un changement de style a lieu dans les années 1240; ce nouveau style s’appelle le maniérisme : les plis des vêtements sont traités avec élégance, les silhouettes des personnages sont fléchies et courbées. On retrouve surtout des images concernant la mort, par exemple le Christ attendant la mort et la scène de la mise au tombeau.
Dans les églises gothiques, le vitrail fait partie du décor. Un vitrail est un assemblage de verres colorés, servant de décoration. Les thèmes les plus souvent peints sont la vie du Christ, celle d’un saint, d’un paysan ou des représentations de divers travaux.


Publié le 23 novembre 2008 par hgdd dans histoire
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