La restauration du patrimoine… un bien ou un mal ?
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Quelques définitions…
On appelle « Patrimoine bâti ancien » :
- Tout bâtiment ancien non protégé au titre des monuments historiques
- L’architecture domestique, civile ou militaire
- Tout bâtiment d’une époque préindustrielle, antérieure à la seconde guerre mondiale
- Tout édifice ayant une valeur de témoignage culturel et technique
La mission d’un restaurateur de patrimoine : Le travail du Conservateur Restaurateur consiste
· à diagnostiquer,
· sauvegarder,
· préserver,
· étudier et,
· mettre en valeur les documents et les oeuvres qui lui sont confiés en les appréhendant dans toute leur complexité en tant que support d’expression et en tant que matière périssable.
Restauration du château de Nocaze.
Les objectifs :
- assurer la pérennité de l’objet, c’est-à-dire le préserver le plus longtemps possible,
- en permettre la lisibilité en rendant à nouveau compréhensible le sens porté par cet objet devenu partiellement ou totalement inaccessible à cause des transformations subies au cours du temps,
- en respecter l’intégrité physique et l’intégrité de sens: les matériaux qui le constituent et la ou les significations qu’ils véhiculent ne doivent pas être affectés par les interventions,
- en permettre l’accessibilité par la consultation ou l’exposition.
Un mal…

Après la construction d’une grille prétendument royale au château de Versailles, tentative contemporaine de reconstitution d’un élément disparu depuis plus de deux siècles, un projet de réédification du Palais des Tuileries, incendié en 1871 et rasé en 1883, bénéficie aujourd’hui d’un lobbying intense. Journalistes spécialisés dans le domaine du patrimoine et de l’histoire de l’art, nous voulons attirer l’attention de l’opinion et des pouvoirs publics sur ce que nous considérons comme un danger pour le patrimoine.
Une vingtaine de journalistes spécialisés dans le patrimoine ont lancé une pétition pour dénoncer le « danger pour le patrimoine » que représentent selon eux des projets ou des réalisations récentes, comme aux Tuileries ou à Versailles, consistant à reconstituer un patrimoine disparu, ont annoncé jeudi les organisateurs.
Ces « reconstructions ne constituent en aucun cas des éléments historiques authentiques » et « ne sont rien que des faux en architecture, comme il peut exister des faux en peinture », dit la pétition.
Il « nous paraît aujourd’hui urgent de cesser de s’intéresser à ce qui n’existe plus et de concentrer nos efforts sur les monuments historiques existants, dont beaucoup sont aujourd’hui en péril », conclut le texte, qui devait paraître vendredi dans le quotidien Libération, le site internet La tribune de l’Art et celui du magazine Connaissance des Arts.
Un bien…
Dix lauréats viennent d’être primés par le magazine Pèlerin pour leurs initiatives de sauvegarde du patrimoine local
Organisé depuis 18 ans par le magazine Pèlerin, du groupe Bayard, le concours « un patrimoine pour demain », est le seul concours qui propose en France autant de prix à des associations, collectivités, particuliers.
La proclamation des résultats à eu lieu au Collège des Bernardins, un haut lieux du patrimoine parisien récemment ouvert après restauration. Le18ème concours organisé par le Pèlerin benéficiait par ailleurs de partenariats avec la revue Le monde de la Bible, l’Association Notre-Dame de la Source, Le Jour du Seigneur, contibuteurs de dotations financières sur plusieurs projets.
– Gironde, la restauration des peintures décoratives (1856) dans l’église Saint-Pierre de Mesterrieux. Prix remis à l’association Mesterrieux, Histoire et Patrimoine.
– Dordogne, le prix du Jeune artisan d’art à Anaïs Gailhbaud, de Thiviers, pour son travail de restauration du Jardin clos, sculpture du XVIème siècle du musée des Beaux-Arts d’Arras.
– Gers, la restauration du tableau anonyme « La Crucifixion », à la basilique Saint-Pierre, édifice sur la route de Saint-Jacques de Compostelle à La Romieu. Prix remis à l’Association des Amis de la Collégiale de Larroumieu.
– Haute-Garonne, la restauration des peintures murales de l’église paroissiale Notre-Dame-de-l’Assomption de Bagnères-de-Luchon, oeuvre monumentale de 104 sujets, effectuée de 1852 à 1854 par Romain Cazes, élève d’Ingres. Prix remis à l’Association pour la sauvegarde et la restauration des peintures de l’église de Luchon.
– Cantal, la restauration du Retable de la chapelle Notre-Dame-de-Consolation de Thiézac, oeuvre baroque classée monument historique. La chapelle possède par ailleurs un plafond peint remarquable. Prix décerné à l’Association pour la mise en valeur et la sauvegarde du patrimoine culturel de Thiésac.
– Finistère, la restauration du groupe sculpté de la Trinité et de la niche à panneaux qui l’abrite à Loqueffret, oeuvre classée monument historique en 1996.
– Marne, restauration du Chemin de Croix du prieuré de Binson, à Chatillon-sur-Loire, qui a subit d’énormes dommages durant la guerre de 14/18 et rafistolé dans les années 30. Prix remis à la Direction de l’établissement scolaire qui occupe les lmieux.
– Pyrénées-Orientales, restauration du clocheton de l’église
Saint-Andrieu. Prix remis à l’Association Memoria sant Andreu de Vallestavia.
– Loire-Atlantique, restauration d’une oeuvre finement sculptée, le Couronnement de la Vierge de la chapelle du Retail, à Légé. Prix décerné à l’Association Les amis de Légé.
Sources : AFP, http://www.connaissancedesarts.com/
http://www.culture.fr/sections/themes/etudes_recherches/sous_themes/c664
http://www.monuments-nationaux.fr/fr/les-monuments/les-grands-chantiers-de-restauration/
http://www.latelierderestauration.com/
Publié le 15 novembre 2008 par hgdd dans éducation civique
Tags :: histoire, Patrimoine









