Réflexion de géographe… qu’est-ce qu’un SIG?

La zone côtière De Guadeloupe est un espace extrêmement complexe dont le fonctionnement et l’évolution sont conditionnés par de multiples paramètres naturels et anthropiques qui interagissent à différentes échelles spatiotemporelles.
Qu’est-ce qu’un Système d’information géographique?
http://www.sig-la-lettre.com/
« Un SIG est un ensemble organisé de matériels informatiques, de logiciels, de données géographiques et de personnel capable de saisir, stocker, mettre à jour, manipuler, analyser et présenter toutes formes d’informations géographiquement référencées » (F. de Blomac)
« Un système qui permet la communication et le traitement de l’information géographique, c’est-à-dire l’information descriptive du monde terrestre » (J. Denègre et François Salgé).

Stockage d’information sous deux formes: le Raster ou le vectoriel.
La géomatique : Application de l’informatique à la géographie (par exemple sous la forme de SIG – système d’information géographique). C’est au début des années 70 qu’un ingénieur géographe employa pour la première fois le mot «géomatique» pour faire allusion au mariage des sciences de l’étude et des mesures de la Terre avec l’informatique.
L’information « géo-graphique » c’est un type d’information descriptive où la référence spatial est dominante; c’est une information qui compose un attribut quelconque d’un objet spatial avec sa localisation territoriale.
Le sig c’est un dispositif de représentation cartographique et d’analyse spatiale. Le SIG est le produit de la coalescence de personne-sig-problème-organisation dans un milieu technique-scientifique-informationnel, sous l’orientation et la direction du logiciel sig.
Un SIG est constitué de cinq composants majeurs :
1 Les logiciels
Ils assurent les 6 fonctions suivantes (parfois regroupées sous le terme des ‘6A’):
- saisie des informations géographiques sous forme numérique (Acquisition)
- gestion de base de données (Archivage)
- manipulation et interrogation des données géographiques (Analyse)
- mise en forme et visualisation (Affichage)
- représentation du monde réel (Abstraction)
- la prospective (Anticipation).
2 Les données
Elles sont la base des SIG. Les données géographiques sont importées à partir de fichiers ou saisies par un opérateur.
3 Les matériels informatiques
Le traitement des données se fait à l’aide des logiciels sur un ordinateur. Des systèmes client-serveur en intranet, extranet voire via Internet facilitant ensuite et de plus en plus la diffusion des résultats.
4 Les savoir-faire
Un SIG fait appel à une connaissance technique et à divers savoir-faire et donc divers métiers qui peuvent être effectués par une ou plusieurs personnes. Le « sigiste » doit mobiliser des compétences en géodésie (connaissance des concepts de système de référence et de système de projection), en analyse des données, des processus et de modélisation (analyse Merise, langage UML par exemple), en traitement statistique, en sémiologie graphique et cartographique, en traitement graphique. Il doit savoir traduire en requêtes informatiques les questions qu’on lui pose.
5 Les utilisateurs
Comme tous les utilisateurs de SIG ne sont pas forcément des spécialistes, un SIG propose une série de boîtes à outils que l’utilisateur assemble pour réaliser son projet. N’importe qui peut, un jour ou l’autre, être amené à utiliser un SIG. Cela dit, on ne s’improvise pas géomaticien : une bonne connaissance des données manipulées et de la nature des traitements effectués par les logiciels permet seule d’interpréter convenablement la qualité des résultats obtenus.
En outre, un SIG doit répondre à cinq questions, quel que soit le domaine d’application :
- Où : où se situe le domaine d’étude et quelle est son étendue géographique ?
- Quoi : quels objets peut-on trouver sur l’espace étudié ?
- Comment : comment les objets sont-ils répartis dans l’espace étudié, et quelles sont leurs relations ? C’est l’analyse spatiale.
- Quand : quel est l’âge d’un objet ou d’un phénomène ? C’est l’analyse temporelle.
- Et si : que se passerait-il s’il se produisait tel événement ?
Le sig est multidisciplinaire par nature, en tant qu’intégration de techniques et méthodes de différentes disciplines.
Le SIG ou le sig c’est la traduction de GIS: Geographic (al) Information System; la traduction perd une subtilité de l’anglais…
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Geographic – sur un sens absolu de propriété, quiddité d’une chose. Par exemple, en anglais: classic, romantic. Geographical – le suffixe al cache le sens absolu; connotation de relativité. Par exemple, an anglais: classical, romantical. |
La technologie du SIG possède toutes les fonctionnalités du gestionnaire de base de données comme par exemple l’analyse statistique ou les requêtes, mais qui s’appliquent dans un environnement géoréférencé pour l’analyse et la visualisation.
Ces caractéristiques distinguent le SIG des autres systèmes d’analyse et offrent de nombreuses perspectives d’application. La majorité des problèmes auxquels l’humanité se trouve confrontée – surpopulation, pollution, déforestation, risques naturels – possède une dimension géographique essentielle. De même, l’implantation industrielle, la localisation du meilleur site pour une production agricole ou la définition d’itinéraires pour l’organisation des interventions de la sécurité civile sont des problèmes qui peuvent être traités à l’aide de la technologie SIG. Le SIG va produire des cartes, intégrer les informations, visualiser des scénarios, résoudre des problèmes complexes et proposer des solutions pertinentes.

Ouvrages généraux.
DENEGRE, J., SALGE, F., (1996), Les systèmes d’informations géographiques. Collection Que sais-je ?
Groupe DUPONT, (1994), Système d’information géographique, analyse spatiale et aménagement. Géopoint 94, 231 pages.
LAURINI, R., MILLERET-RAFFORT, F. ,(1993), Les bases de données en géomatique. Hermès, 344 pages.
Ouvrages thématiques.
BIGAJSKI, G. ,(2000), Le système d’information géographique comme outil de compréhension et de gestion de crise : cas d’une pollution accidentelle sur la Durance, UMR Espace, Avignon, 345 pages.
CHESNAIS, M. ,(1995), SIG, gérer l’information géographique. Paradigme, 217 pages.
COLLET, C. ,(1992), Systèmes d’information géographique en mode image. Lausanne, Presse polytechniques et universitaires romandes, 186 pages.
PAEGELOW, M., (1991), SIG et gestion de l’environnement. Thèse Université de Toulouse.
PANTAZIS, D., DONNAY, J.,-P. ,(1996), La conception de SIG, méthode et formalisme. Hermès, Paris. 350 pages.
PORNON, H. ,(1990), Système d’information géographique, des concepts aux réalisations. Les éditions du STU.
STAUFFACHER, M., (1994), SIG et télédétection comme outils de gestion et de compréhension de l’environnement. Université de Genève, Publication du département de géologie et paléontologie. 140 pages.
Publié le 1 août 2008 par hgdd dans géographie
Tags :: géographie, SIG