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Un patrimoine menacé par le dérèglement climatique.

Parmi les nombreux types de dégradation dont sont victimes les monuments, il est maintenant couramment admis que la pollution atmosphérique joue un rôle prépondérant dans les processus de noircissement et de sulfatation des façades.

Les processus naturels d’altération sont essentiellement dus aux conditions climatiques, c’est-à-dire aux variations de température, d’humidité, mais aussi à l’action des êtres vivants, qu’il s’agisse de bactéries, d’algues, de champignons, de lichens, de végétaux supérieurs ou d’oiseaux.

Le ministère des Affaires étrangères et européennes (sous-direction de l’Archéologie et de la recherche en sciences sociales) organise, dans le cadre de la présidence française de l’Union Européenne, une exposition au Parlement européen de Strasbourg, du 20 au 23 octobre 2008 intitulée :

Archéologie et changement climatique : Un patrimoine menacé

La France, dans le cadre de sa présidence veut sensibiliser les acteurs communautaires aux effets du changement climatique sur les sites archéologiques et à l’urgence d’agir pour préserver la mémoire des sociétés européennes et extra-européennes. L’Europe peut, pour cela, jouer un rôle moteur grâce à un savoir-faire scientifique et technique pouvant être transmis et mis au service des pays du Sud. L’exposition se tiendra au Parlement européen de Strasbourg du 20 au 23 octobre 2008 et visera à montrer que les changements climatiques en cours ont des conséquences pour l’archéologie qui concernent la recherche et la protection du patrimoine.

L’élévation du niveau des mers, la progression des déserts, la fonte du pergélisol et les précipitations plus violentes mettent en danger, de manière prévisible ou non, d’importants vestiges des sociétés anciennes dans le monde entier. Ces évolutions dépassent les cadres nationaux existants usuels des archéologies préventives et des recherches programmées. Il est du devoir des États et de la responsabilité des archéologues de prévenir et de réagir par des prospections, des fouilles et des protections. L’échelle européenne est certainement la plus appropriée pour la mise en œuvre institutionnelle, financière et technique de cette coopération dans ou hors de l’UE, en particulier car elle est en mesure d’apporter une assistance efficace aux pays en développement.

Sources du sujet :

– DRIRE Centre, PRQA région Centre, 2001

– Fabienne BANNERY (1997), Les apports atmosphériques particulaires en Arles : relation avec la sulfatation des matériaux, Thèse de l’université de Paris XII, 222 p.

– Patrick AUSSET (1991), Etudes des microparticules atmosphériques dans les croûtes d’altération des monuments, 63 p.

– Mickaël DERBEZ (1999), Rôle des apports atmosphériques dans l’altération de calcaires tendres en environnement urbain : la cathédrale de Tours, Thèse de l’université Paris XII, 200 p.


Publié par hgdd le 8 octobre 2008 dans EDD
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