Votre empreinte écologique…
Votre empreinte écologique sur la terre
Quelques définitions.
Pour William E. Rees, un des pères de ce concept: « l’empreinte écologique est la surface correspondante de terre productive et d’écosystèmes aquatiques nécessaires pour la production des ressources utilisées et l’assimilation des déchets produits par une population définie à un niveau de vie spécifié, là où cette terre se trouve sur la planète ». Pour l’OCDE il s’agit de la « mesure en hectares de la superficie biologiquement productive nécessaire pour pourvoir aux besoins d’une population humaine de taille donnée ». D’autres auteurs proposent de mesurer la quantité mais aussi la qualité des ressources écologiques nécessaires pour subvenir aux besoins d’une entité ou population donnée, à un niveau donné de consommation et de technologie.
Le concept de l’empreinte écologique
En 2002, le Sommet pour la Terre de Johannesburg a souligné le caractère non durable du mode de développement dominant, celui des pays riches.
Deux canadiens, M. Wackernagel et W. Rees ont développé dans les années 1990 le concept d’empreinte écologique afin de mesurer le poids réel de l’activité humaine sur la terre.
Le mode de vie des habitants d’un territoire est ainsi calculé à partir des habitudes alimentaires, du logement (superficie et mode de chauffage), des déplacements (mode et kilométrage), de la fabrication de la fourniture et de la consommation des biens et services.
L’addition de ces sous-empreintes permet d’obtenir l’empreinte écologique totale d’un habitant.
Les réserves de la planète
La planète nous offre une surface biologique productive – ou bio-capacité – qui est constituée des sols et espaces marins. Il représente environ 1,9 ha par habitant. La pression que nous exerçons au travers de nos actes quotidiens, en consommant des ressources et en produisant des déchets, est aujourd’hui d’environ 2,9 ha en moyenne : c’est notre empreinte écologique. Cette pression a dépassé la capacité de la terre depuis la fin des années 1970. Nous vivons donc sur les réserves de la planète et à force, il ne restera plus rien pour les générations futures.
Quelques chiffres
Quelques valeurs d’empreinte écologique par continent ou pays :
- Émirats arabes unis : 9,9 hectares par personne
- États-Unis : 9,5 hectares par personne
- Canada : 6,4 hectares par personne
- France : 5,8 hectares par personne
- Royaume Uni : 5,4 hectares par personne
- Suisse : 5,2 hectares par personne
- Belgique/Luxembourg : 4,9 hectares par personne
- Allemagne : 4,8 hectares par personne
- Chine : 1,5 hectare par personne
- Afrique : 1,2 hectare par personne
- Inde : 0,8 hectare par personne
- Somalie : 0,4 hectare par personne
Source des données chiffrées : rapport planète vivante 2004 du WWF
L’empreinte écologique par habitant démontre l’importance d’une mobilisation collective et individuelle pour un développement durable planétaire. Les modes de vie individuels et les politiques publiques alimentent l’empreinte écologique d’une ville, puis d’un pays… et participent au dépassement du seuil de durabilité.
Quand je mange une orange ou un œuf, quand je me déplace en véhicule, quand je prends une douche, je consomme des ressources naturelles. Chacun de ces actes s’accompagne d’une consommation de ressources que la planète doit me fournir et d’une production de déchets qu’elle doit absorber, en conséquence de leur production et leur usage. A l’origine de cette ressource, il y a une partie de la terre, ou des océans, une portion de la planète, une surface vivante…
L’empreinte écologique
L’empreinte écologique d’une population humaine correspond à la surface écologique productive nécessaire au maintien durable de la population à son niveau de vie actuel, c’est-à-dire :
Pour fournir l’énergie et les matières premières consommées par la population
Pour éliminer et tous les déchets de la population avec sa technologie.
La surface écologique productive est constituée de forêts, de terres cultivées, et de pâturages. Elle comprend également l’eau potable et les ressources des océans.
Les grandes catégories du test sont :
Alimentation
Eau
Electricité
Ordures
Papier
Déplacements terrestres
Voyages en avion
Chauffage
Cliquez sur le lien suivant pour mesurer le nombre de terres qu’il faudrait si tout le monde vivait comme vous en répondant au quizz.
Ainsi, si tout le monde vivait comme moi, on aurait besoin de 2.9 planètes !!!
Puisqu’on parle de plus en plus de l’environnement, je vous conseille ce petit test qui ne vous prendra que quelques minutes
lien : http://www.notre-planete.info/ecologie/devdurable/ecocitoyen.php
http://www.agir21.org/flash/empreinteecoweb/loadcheckplugin.html
Ce site vous donne également des pistes pour adopter un comportement en accord avec la notion de développement durable.
Qu’en pensez-vous ?
Bibliographie et liens internet.
- « Le dépassement des limites de la planète », Mathis Wackernagel, L’Ecologiste n°8, octobre 2002, pp. 31-36. Il s’agit de la traduction de l’article fondateur publié par l’auteur et son équipe dans les comptes rendus de l’Académie des sciences aux États-Unis
- « L’empreinte écologique de la France », Thierry Thouvenot, L’Ecologiste n°8, octobre 2002, pp. 37-40
- Florent Lamiot, l’Empreinte écologique des villes in revue Etudes Foncières n°102 (mars avril 2003), pp. 8 – 15
- http://www.wwf.fr/empreinte_ecologique/index.htm
- http://www.agir21.org/flash/empreinteecoweb/loadcheckplugin.html
- Rapport planète vivante 2006 (PDF)
- « Planète Attitude, les gestes écologiques au quotidien », éd. du Seuil, 2004
- Latouche, Serge, Petit traité de la décroissance sereine, Paris, Mille et une nuits, 2007
- Bergeron , Richard, L’anti-développement, Paris, L’Harmattan, 1992
- Bounevault, Stéphane, Développement insoutenable, pour une conscience écologique et sociale, préface de Marie-Dominique Perrot, coll. Turbulences, ed. du Croquant, 2004
- Chartier, Anne-Marie, Essai critique sur le concept de développement. Grenoble, Presses universitaires de Grenoble, 1996
- Kempf, Hervé, Comment les riches détruisent la planète, Paris, Seuil, 2007
- Wackernagel, Mathis, Rees William, Notre empreinte écologique. Comment réduire les conséquences de l’activité humaine sur la terre. Montréal (Québec), Ecosociété, 2000
Publié par hgdd le 6 août 2008 dans EDD
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