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Quelques conseils pour réussir l’oral du baccalauréat de français… jeudi, 3 juin 2010

… à mettre le plus vite possible en oeuvre!!!

Un examen comme celui-ci ne s’improvise pas, ne tardez pas à commencer  vos révisions!

Alors, BON COURAGE!!!

Tout commence par les révisions…

•Que revoir pour l’oral ?
- Révisez les textes, la méthode, les fiches réalisées à partir du cours. Apprenez le contexte littéraire, les éléments biographiques intéressants, les procédés de style présents dans chaque texte, les axes de lecture proposés en cours.
- Faites un lexique : vous devez être capable d’expliquer le sens des mots difficiles qui figurent dans les textes que vous présentez.
- Préparez la lecture des textes. Entraînez-vous. Il faut respecter la ponctuation, « mettre le ton » (c’est ce qu’on appelle une lecture expressive), effectuer les liaisons de façon appropriée. Il faut prononcer les noms propres convenablement, savoir lire les chiffres romains, lire correctement les mots étrangers, les citations latines… Dans le cas de poèmes, pensez à respecter la versification (e muets, e prononcés, diérèses…)

•Comment vous entraîner ?
- Vous disposez d’une liste de questions possibles sur chaque texte, servez-vous en. Préparez un texte vierge, des surligneurs, un brouillon et une montre (un chronomètre pour les sportifs!).
- Vous pouvez réviser à plusieurs, ça donne du courage : constituez un petit groupe de 2 ou 3 personnes motivées. Tout le monde prépare un même texte en 30 minutes avec la question choisie. L’un d’entre vous passe à l’oral devant les deux autres (en vérifiant bien le temps écoulé). Les autres évaluent et indiquent ce qui est à compléter à partir de leur préparation et du cours.
- Mais vous pouvez aussi choisir de réviser seul, bien sûr. L’idéal est de vous enregistrer. Vous essaierez ensuite de confronter votre prestation avec ce qui figurait dans votre cours.
- Attention à bien maîtriser le vocabulaire d’analyse littéraire (registres, figures de style, point de vue narratif…) mais aussi la terminologie grammaticale (savoir reconnaître un adverbe, un déterminant possessif, un mode et un temps verbal…) Beaucoup de candidats se font piéger sur des questions très simples !

Le matériel à apporter le jour de l’oral

Préparez tout la veille :
- Choisissez une tenue vestimentaire correcte et discrète, dans laquelle vous vous sentez sûr(e) de vous.
- La veille, pratiquez une activité non intellectuelle (sportive de préférence), mangez correctement, et couchez-vous tôt !
- Inutile de réviser à la dernière minute. De toute façon, c’est trop tard !
- Préparez votre convocation et votre carte d’identité, la liste de textes (de préférence en deux exemplaires), les textes eux-mêmes en deux exemplaires et les oeuvres (livres) étudiées. N’oubliez pas les documents complémentaires.

- Je vous aurai remis des textes classés: ne les mélangez pas!

-Repérez les extraits des œuvres complètes à l’aide de marque-pages de couleur.
- Préparez une trousse avec un crayon, une gomme, des surligneurs de couleurs différentes, des stylos (qui fonctionnent).
- Pour gérer votre temps : prévoyez une bonne vieille montre ou un réveil digital (n’hésitez pas à prendre quelque chose que vous pouvez consulter facilement pendant l’oral mais en aucun cas un portable !).
- Effectuez un repérage de l’établissement dans lequel vous allez passer l’oral. (Combien de temps pour vous y rendre ?… Quel moyen de transport ?)
Attention : SOYEZ A L’HEURE

- Avant l’épreuve, détendez-vous au maximum. Pensez à respirer profondément.
- Si vous avez le trac, dites vous bien que c’est un peu normal. Respirez le plus calmement possible.
- Vous avez travaillé durant l’année, vous avez révisé vos cours, cet oral va bien se dérouler !

Ça y est, vous êtes devant l’examinateur !

- Montrez-vous poli, sans trop en faire (Bonjour Madame / Monsieur).
- Vous avez préparé votre convocation, votre carte d’identité et surtout votre liste de textes. Présentez-la : votre examinateur va choisir un texte. Pour éviter tout problème, vous vous êtes débarrassé de vos fiches, notes de cours etc. Ecoutez attentivement la question que l’examinateur va vous poser. Si vous avez une question à poser (mais une seule, et pertinente de préférence), c’est le moment…

- Si le texte ne vous plaît pas, surtout, ne faites aucune remarque,  du genre « oh, non,  c’est le seul texte qu’on a pas travaillé en classe » ou « vous ne pourriez pas en choisir un autre ? », évitez les soupirs de tragédie et les moues dédaigneuses…
L’examinateur ne pourrait qu’être défavorablement disposé à votre égard.

- Notez l’heure en haut de votre brouillon. Disposez votre réveil devant vous : vous avez 30 minutes. Gérez bien votre temps.
- Relisez attentivement l’extrait, puis la question que l’examinateur vous a posée.
- Remettez-vous en mémoire les axes d’étude du cours pour ce texte, ou trouvez les vôtres si ceux du cours ne vous semblent pas correspondre à la question posée. N’oubliez pas que vous pouvez proposer une étude linéaire du texte.
- Au brouillon, organisez vos idées pour construire un plan (très) détaillé. Numérotez les pages de votre brouillon et n’écrivez de préférence que d’un côté des feuilles: c’est plus facile à gérer.
- Utilisez des couleurs pour les axes et les sous- parties. Surlignez les citations que vous allez utiliser dans le texte avec des couleurs qui correspondent à chacune des sous-parties.
- Ne rédigez que l’introduction et la conclusion: pensez que vous devez regarder fréquemment votre interlocuteur sans lire l’intégralité de vos notes!

L’oral

La préparation s’achève. Apportez les deux exemplaires du texte ainsi que votre brouillon. Donnez le texte vierge à l’examinateur.
Asseyez-vous et respirez. Pensez à sourire à votre examinateur: que ce premier contact soit positif!

La lecture méthodique

Vous devez prouver votre capacité à analyser un texte littéraire, en vous appuyant sur des exemples précis.

1. une introduction qui manifeste des connaissances culturelles :

- qui situe l’extrait (contexte historique et littéraire, oeuvre, auteur…)
- qui présente l’extrait (genre, spécificité, situation dans l’œuvre, thèmes essentiels, personnages…)

(Pensez à lire le texte à ce moment : voir les consignes ci-dessous en 2) pour la lecture)

- qui reformule la problématique proposée par l’examinateur (Vous m’avez posé la question suivante « … »)
- qui annonce le plan que vous avez choisi pour y répondre

2. La lecture du texte

- elle doit être expressive : montrez que vous avez compris le texte et que vous savez lui donner vie.
- ne lisez pas trop rapidement. Marquez la ponctuation. Respirez !
- attention aux liaisons, à la versification, évitez d’écorcher les noms propres, ou les mots étrangers…
Si vous voulez que la lecture vous rapporte des points, n’hésitez pas à faire un effort !
L’examinateur peut vous demander de ne lire qu’un extrait du passage à étudier. Il peut également vous arrêter en cours de lecture.

3. Le développement : une explication linéaire ou méthodique (avec des parties)
- Indiquez très clairement le passage d’une partie à l’autre.
- Soyez « transparent(e) » (mais pas trop). Evitez : « Alors mon grand 1, c’est… mon grand 2, c’est…. »
- Effectuez des repérages précis : citez le texte et (pas seulement les lignes !)
- Nommez les éléments analysés : (champs lexicaux et sémantiques, modes et temps verbaux, modalités, syntaxe, registres, figures de style, rythme et sonorités, versification…)
- Expliquez l’effet produit par les éléments repérés dans le texte.
- Formulez une analyse du texte qui évite la paraphrase (reformulation du texte en beaucoup moins bien)

4. une conclusion :

Concluez franchement. Rien n’est plus désagréable que de ne pas savoir si un candidat a terminé ou non.
- faites le bilan des remarques effectuées dans le développement.
- répondez à la question posée par l’examinateur.
- proposez une ouverture pertinente.
Distinguez-vous par la clarté, la qualité, la précision de votre analyse. Manifestez un peu de motivation : ne soyez pas le nième de la journée à bafouiller : « alors…heu … c’est un texte … heu…de Voltaire … euh… » L’examinateur vous en sera reconnaissant !
Lors de la première partie de l’oral, n’attendez pas de l’examinateur qu’il vous encourage, ou qu’il vous aide par des questions : il n’a pas le droit d’intervenir. Mais il n’est pas non plus tenu de vous sourire, alors ne vous laissez pas déstabiliser !!!

L’expression

Soignez l’expression. C’est un critère déterminant.
Surveillez plus particulièrement les tournures incorrectes :
- Le redoublement du sujet : « Le poème, il commence… » « Voltaire, il a utilisé… »
- L’oubli de l’adverbe de négation « ne » : « Il a pas utilisé… »
- Rappelez-vous que si se construit avec l’imparfait et non le conditionnel : « S’il avait choisi… » et non « S’il aurait choisi… »
- On n’emploie pas malgré que mais bien que ou malgré + GN. (« malgré sa venue » ou « bien qu’il soit venu » et non « malgré qu’il soit venu »)
- On utilise pallier + cod. « Ce qui permet de pallier le manque de… » (et non « pallier au manque de… »)
- On emploie l’indicatif avec après que. « Après qu’il a écrit … » et non « après qu’il ait écrit … ».

L’entretien

Détendez-vous, ce n’est peut-être pas un moment agréable, mais vous devez témoigner de votre aptitude à communiquer. Soyez à l’écoute des remarques et questions, corrigez-vous si on vous y invite… Soyez réactif!
Les questions de l’examinateur doivent vous permettre de manifester vos connaissances sur les objets d’étude ou sur les œuvres complètes. Evidemme…il vaut mieux avoir lu les œuvres qui figurent sur votre liste !
N’oubliez pas de donner des exemples précis.
Vous pouvez aussi être interrogé(e) sur les activités complémentaires, c’est-à-dire les sorties (au théâtre…), les projets ou les documents iconographiques.
Si vous n’êtes pas sûr d’avoir compris une question, n’hésitez pas à le dire!

C’est déjà fini!

N’oubliez pas de sourire et de dire au revoir à la dame / au monsieur.
Ne demandez pas votre note, même si la question vous brûle les lèvres…!

Et… ça y est, vous êtes en vacances !!! Et ça, c’est déjà bien...