‘Notre richesse c’est ici’

4 avril, Plaine du Haut Kapatchev, appelée aussi plaine du Songolon du nom de la rivière qui l'alimente.
4 avril, Plaine du Haut Kapatchev, appelée aussi plaine du Songolon du nom de la rivière qui l’alimente.

Trois communes rurales Kolaboui, Kamsar, Bintimodia , 5 districts et 40 communautés se sont organisés pour la gestion de l’eau dans la plaine. 9000 ha dont environ 500 ha aménagés. Des rizières à perte de vue. Entre terre et mer. Un écosystème fragile. La beauté de la plaine ne laisse personne indifférent. Cheminer sur les digues, au milieu des rizières ondulant sous le vent. Saluer les femmes et les enfants chargés de chasser les oiseaux.

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Tous les habitants de cette plaine en sont conscients : Sauvegarder ce milieu naturel, le garder exploitable pour les générations futures c’est notre priorité’ dit M. Touré, chargé des études et contrôles des travaux. ‘Gérer l’eau, protéger ce site par des digues et des gros ouvrages d’aménagement, permettre une irrigation adaptée et contrôlée par les paysans.’ En effet la gestion de l’eau requiert une grande expertise : permettre à l’eau de mer d’envahir les terres et ainsi les enrichir en matières organiques puis savoir conserver l’eau douce. D’où l’importance des études préliminaires, de l’exécution des aménagements adaptés -digues, barrages, rendus possible grâce au financement de l’AFD et de l’appui technique d’opérateurs tels que le bureau d’étude BERCA.

Notre richesse c’est ici’, affirme Mohalim Sékou N’Diaye, président de l’Association des Usagers du Périmètre. Grâce aux aménagements, la production a augmenté, elle est passée de 2t/ha à 8t/ha, dans le respect de l’écosystème. Ils ont aussi permis deux récoltes par an. Il s’agit ici d’une riziculture biologique de contre-saison- du riz boramalé, apprécié par la population malgré son prix supérieur à celui du riz importé qui n’est pas biologique. Des pistes de désenclavement ont été aménagées soit manuellement (méthode HIMO-haute intensité de la main d’œuvre) ou mécaniquement. Elles facilitent l’accès à la plaine et en conséquence la commercialisation dans les grandes villes de Kamsar et Conakry, aux marchés de Dixinn Landréah.

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Le problème auquel doivent faire face les riziculteurs actuellement, la reconstruction d’un barrage qui a cédé sous la pression de l’eau et qui, s’il n’est pas réhabilité avant la saison des pluies menace la plaine. Les acteurs intervenants (responsables, animateurs, paysans) dans la plaine ont été ravis de partager avec les élèves qui découvraient pour la première fois une rizière et qui sont tombés sous le charme de la beauté des lieux. ‘Soyez nos messagers auprès de l’AFD et du Gouvernement guinéen. La plaine a besoin de vous. ‘ a déclaré le président de l’AUP. Il a souhaité que les élèves en tant que futurs responsables se souviennent longtemps de cette journée et de l’importance vitale de la préservation et de l’exploitation raisonnée de ces plaines avec l’espoir que le relais soit pris un jour par la jeunesse.

Avec nos remerciements à tous les intervenants:

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Mamadou Touré (chargé des études et contrôles des travaux du Berca Baara), M.Sylla,( président du projet), Mohalim Sékou N'Diaye, (président de l'AUP).
Mamadou Touré (chargé des études et contrôles des travaux du Berca Baara), M.Sylla,( président du projet), Mohalim Sékou N’Diaye, (président de l’AUP).
Ibrahima Sory Diallo, dit Sorel -le poète- (animateur du projet filière riz Basse Guinée).
Ibrahima Sory Diallo, dit Sorel -le poète- (animateur du projet filière riz Basse Guinée).

Par Mme Marie-Yvonne Curtis, M.Dalla Haba, Mme Chapellier, et les lycéens reporters.

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