‘Notre richesse c’est ici’

4 avril, Plaine du Haut Kapatchev, appelée aussi plaine du Songolon du nom de la rivière qui l'alimente.
4 avril, Plaine du Haut Kapatchev, appelée aussi plaine du Songolon du nom de la rivière qui l’alimente.

Trois communes rurales Kolaboui, Kamsar, Bintimodia , 5 districts et 40 communautés se sont organisés pour la gestion de l’eau dans la plaine. 9000 ha dont environ 500 ha aménagés. Des rizières à perte de vue. Entre terre et mer. Un écosystème fragile. La beauté de la plaine ne laisse personne indifférent. Cheminer sur les digues, au milieu des rizières ondulant sous le vent. Saluer les femmes et les enfants chargés de chasser les oiseaux.

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Tous les habitants de cette plaine en sont conscients : Sauvegarder ce milieu naturel, le garder exploitable pour les générations futures c’est notre priorité’ dit M. Touré, chargé des études et contrôles des travaux. ‘Gérer l’eau, protéger ce site par des digues et des gros ouvrages d’aménagement, permettre une irrigation adaptée et contrôlée par les paysans.’ En effet la gestion de l’eau requiert une grande expertise : permettre à l’eau de mer d’envahir les terres et ainsi les enrichir en matières organiques puis savoir conserver l’eau douce. D’où l’importance des études préliminaires, de l’exécution des aménagements adaptés -digues, barrages, rendus possible grâce au financement de l’AFD et de l’appui technique d’opérateurs tels que le bureau d’étude BERCA.

Notre richesse c’est ici’, affirme Mohalim Sékou N’Diaye, président de Continue reading ‘Notre richesse c’est ici’

Everything must be under control! / Tout doit être sous contrôle!

Kamsar, April 3rd , 2015

Kamsar, Nènèh fishing harbor
Kamsar, Nènèh fishing harbor

 

Kamsar is divided in two residential areas, the ‘village’ and the ‘city’ managed by the CBG -Compagnie des Bauxites de Guinée. Neneh, Kamsar fishing harbor is located in the city.
Visiting Adams Pêche, one of the fishing-processing plants there is an unforgettable experience.

The Ministry of Fisheries is very much concerned by food safety. ‘As fish is highly perishable foodstuff, safety and hygiene measures are numerous and compulsory’, Ibrahima II Camara (quality check) says.
Adams Pêche who works with local fishermen exports to Asia (Korea) and therefore international standards are requested. First, all the workers have to be in good health. They also have to wear special clothes and no jewels are allowed. The whole facility is highly-controlled. The rooms are washed and disinfected daily. Anyone entering the room has to walk through a pediluve. Several times a month a ‘vermin control’ takes place to prevent any contamination with rats, mice, insects. Clean tap water is used to wash the fish. ‘Everything must be under control’the quality controller says.

There are 33 types of fish in Guinea. However, only 3 types of fish are prepared by the company (faba, bobô, sossoï).

 

Fish-processing is perfectly organized in 4 steps; they are washed, weighed, calibrated, selected according to their species and their size. Finally they are frozen in 3 freezing ‘tunnels’ and stocked in a cool room which is kept at a very low temperature (-33°C). The temperature has to be checked to prevent a thermal shock. That’s why five technicians are in charge of checking the good functionning of those machines.

3poissons

The plant is energetically self-sufficient thanks to 4 generators. Six tons of ice are produced everyday day right in the fish- processing plant itself thanks to 12 refrigerant steel pipes, the ice is crushed and stocked in 2 containers located under the pipes. Climbing up the ladder of the ‘pondeuse de glace’, experimenting the thermal shock when entering the cold room, meeting the workers: the visit was very interesting and funny.

 

By Iris Ebrard, Imane, Macky Keita, Mahmoud, Abib Thiam. Pictures: Iris Ebrard

 

TOUT DOIT ETRE SOUS CONTROLE!

 

Port de Neneh, Kamsar, 3 avril 2015

Kamsar est divisée en 2 zones résidentielles : le village et la « Cité » entièrement gérée par la CBG et où sont logés cadres et employés de la compagnie. L’usine de traitement pour l’exportation de poissons en Asie (Corée du Sud) se situe dans le port de Kamsar nommé « Nènèh ».

Sous l’égide du ministère de la pêche, Adams Pêche est l’une des usines de traitement du poisson chargé de la sécurité alimentaire. Les mesures sanitaires sont nombreuses et obligatoires .Le personnel doit être en bonne santé. L’accès à la salle de stockage est rigoureusement contrôlé. Elle est lavée et désinfectée chaque jour et l’entrée se fait en plusieurs étapes (pas de bijoux, pas de tenues de ville, tenue spécialisée, passage dans un pédiluve.) Il s’agit deprévenir toute contamination du précieux poisson. Il existe 33 espèces différentes de poissons en Guinée. Cependant, seulement 3 espèces sont traitées par cette usine (le faba, le bobô et le sossoi).

            La gestion du poisson est parfaitement organisée en 4 étapes : le lavage, le pesage, le calibrage et la congélation. À chaque étape, la température est consciencieusement réglée afin d’éviter un choc thermique et le produit fini est stocké dans des chambres froides. Ces chambres sont gardées à basse température (-33°C). Cinq techniciens sont chargés du bon fonctionnement de toutes ces machines. Il y a 3 tunnels réfrigérants possédant un équipement propre.

            L’usine fonctionne en autonomie : elle est fournie en énergie par 4 groupes électrogènes. La pondeuse de glace produit 6 tonnes par jour grâce à 12 tubes de métal réfrigérants. Broyée puis stockée dans deux conteneurs, elle est ensuite vendue aux bateaux collecteurs ou aux pirogues qui partent en mer.
Grimper sur la pondeuse de glace, expérimenter le choc thermique en rentrant dans les chambres froides, avoir le privilège de visiter un lieu non accessible au public, a rendu cette visite amusante et enrichissante.

Avec nos remerciements aux autorités portuaires et à toute l’équipe d’Adams Pêche.

 

Fish, fish, fish…

1etal
Tidy fish / Des poissons bien rangés

 

In 1958 after the independence of Guinea, Adams Pêche, a private fishing-processing plant was created by a Korean with his Guinean partners.

The priority of this food industry company is to protect the population against food insecurity. They have chosen Kamsar because of electricity and water supply which is essential when international safety standards are required.

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La planète rouge / The red planet

2la planete rouge

Dans l’usine de la CBG (Compagnie de Bauxite de Guinée), on se croirait dans les décors de Star Wars. Effectivement, ces machines industrielles et cette poussière rouge sont omniprésentes dans ce relief sans végétation. La CBG, comme son nom l’indique, traite la bauxite afin de la rendre propre au marché international. La bauxite est un minerai de couleur rouge, riche en alumine, permettant la fabrication d’aluminium. Ce traitement nécessite 5 étapes primordiales :

La bauxite extraite dans les carrières est acheminée jusqu’à l’usine dans des wagons.

Les wagons sont culbutés (déversement de la bauxite dans le réservoir). Chaque wagon est déversé depuis 12 mètres.

Station de culbutage. Chaque wagon pèse 25 tonnes, et transporte 82 tonnes de bauxite. 600 wagons sont culbutés chaque jour.
Station de culbutage. Chaque wagon pèse 25 tonnes, et transporte 82 tonnes de bauxite. 600 wagons sont culbutés chaque jour. / 25- ton wagons containing 82 tons of bauxite each are lifted to put the bauxite into huge reservoirs. 600 wagons are lifted each day.

La bauxite est concassée afin de ne pas avoir de problèmes avec son poids et son volume.

La bauxite est ensuite séchée dans des fours à 800°.

La bauxite est acheminée vers les fours pour y être chauffée à 800 ° afin de permettre  l'évaporation de l'eau (passage de 12 % à 6% d'humidité). Sur un bateau transportant 60 000 tonnes, cela permet d'économiser 3600 tonnes.
La bauxite est acheminée vers les fours pour y être chauffée à 800 ° afin de permettre l’évaporation de l’eau (passage de 12 % à 6% d’humidité). Sur un bateau transportant 60 000 tonnes, cela permet d’économiser 3600 tonnes. / The bauxite is heated up to 800°C, to dry up. It can save up to 3600 tons per boat.

 

Après le séchage, la bauxite est stockée temporairement dans un hangar immense.
Après le séchage, la bauxite est stockée temporairement dans un hangar immense. / The bauxite is stored temporarily before being shipped
entrepôt colossal / colossal storehouse
entrepôt colossal / colossal storehouse

Enfin la bauxite est transportée vers les bateaux.

Livraison du produit final jusqu'au bateau. Les convoyeurs alimentent les bateaux en bauxite, et mesurent 1800 mètres de longueur. La CBG est tenue par contrat de charger les bateaux en moins de 24h. En général, les bateaux sont chargés en 6 heures, soit 10000 tonnes par heure.
Livraison du produit final jusqu’au bateau, au port minéralier. / The bauxite is delivered directly to the boat.

Les convoyeurs alimentent les bateaux en bauxite, et mesurent 1800 mètres de longueur. La CBG est tenue par contrat de charger les bateaux en moins de 24h. En général, les bateaux sont chargés en 6 heures, soit 10000 tonnes par heure.

2usinePendant ce processus, il y a énormément de poussière qui est dégagée, ce qui est un problème pour la santé, pour l’air… C’est pourquoi la CBG ramasse cette poussière et la transforme en granules, ainsi la poussière est « recyclée » et se propage beaucoup moins qu’avant. Auparavant, la poussière pouvait parfois s’étendre jusqu’en Sierra Leone. Ce système de ramassage de poussière coute très cher en eau. La CBG traite 2400 m3 par jour dans une station de traitement des eaux usées pour cet usage.

La Guinée est réputée pour sa qualité de ressources en bauxite surtout dans la mine de Sangaredi . Mais aujourd’hui les ressources de celle-ci s’épuisent, la teneur en alumine dans la mine de Sangharedi est de 60 % alors que la moyenne est à 45 %. Sachant que cette bauxite de qualité est sur le point de s’épuiser, la CBG stocke donc cette bauxite de « meilleur qualité » avec la bauxite normale (45 % de teneur en alumine) afin d’obtenir une bauxite à plus de 50% d’alumine.

L’usine de Kamsar emploie 400 personnes, 24 heures sur 24. Chaque jour, 50 000 tonnes de bauxite y sont traitées. En 2014, 262 bateaux transportant 60 000 tonnes de bauxite ont été livrés. Un chargement représente 2 millions de $ minimum (1 tonnes de bauxite =37$).

Enfin, la CBG est une entreprise détenue à 49% par l’état Guinéen, et elle représente 50 % du budget de l’état. Le traitement de la bauxite est donc extrêmement important pour l’économie Guinéenne.

Donc cette usine continuera à rougeoyer et poudroyer…

Des monstres d'acier veillent sur leur montagne de bauxite
Des monstres d’acier veillent sur leur montagne de bauxite / Steel monsters watching over their mountains of bauxite

Par Marius Puel, Elie Hadj Damane, Pierre Mennegaut. Photos: Jennifer Temminck.

 

2groupe
Avec les élèves de l’école partenaire de Kamsar./ With the students from the CBG School of Kamsar

Le lycée Albert Camus, l’équipe de lycéens reporters et les élèves tiennent à remercier la direction de la CBG, toutes les personnes qui ont aidé à organiser la visite, ainsi que l’école partenaire de Kamsar, pour l’opportunité exceptionnelle qui leur a été offerte et les moments conviviaux partagés.

 

The Red Planet

In the factory of the CBG (Bauxite Company of Guinea), you would think that you are in the décor of a Star Wars movie. True enough, big machines and crimson colored dust are omnipresent in this barren landscape. The CBG, like its name says, treats bauxite to render it usable and clean for the international market. Bauxite is a scarlet mineral vital in the fabrication of aluminum. Its treatment has five fundamental stages: Continue reading La planète rouge / The red planet

Le traitement des déchets à Kamsar: une lutte inégale

Où que l’on pose les yeux en Guinée c’est toujours la même scène de ce théâtre désolant. Que ce soit à Conakry ou à l’intérieur du pays, des sachets plastiques et d’autres déchets traînent sur le bord des routes, dans les caniveaux, ou sont entassés dans les marchés.

Arrivée à Kamsar

Des sachets plastiques multicolores partout par terre le long des rails, on est à kamsar : la nuit, des habitants de ce « village » de 360 000 habitants viennent déverser leurs déchets le long des rails et dans la mer.

Forte de ce constat, l’équipe de lycéens reporters a rencontré le maire de Kamsar et quelques membres de la Coopérative de l’Assainissement de Kamsar Ville Propre, pour discuter du traitement des déchets.

Nous avons été chaleureusement reçus à la mairie de Kamsar. De gauche à doite: M. Camara, secrétaire général, M. El Hadj Tidiane Sylla, le maire de Kamsar, Mme Diané Aïssatou Koné, présidente de la coopérative d'assainissement, Mme Fernandez Tombo Sylla, chargée de projet à la coopérative.
Nous avons été chaleureusement reçus à la mairie de Kamsar. De gauche à doite: M. Camara, secrétaire général, M. El Hadj Tidiane Sylla, le maire de Kamsar, Mme Diané Aïssatou Koné, présidente de la coopérative d’assainissement, Mme Fernandez Tombo Sylla, chargée de projet à la coopérative.

Mme. Diané Aïssatou Koné, présidente de la coopérative, explique que leur but est l’aménagement, l’embellissement et l’assainissement de Kamsar. Ils fournissent donc des prestations dont le ramassage des ordures ménagères qui pose quelques problèmes. Par exemple le prix de l’abonnement à la prestation est de 10 000 GNF (1euro) par an, et le paiement mensuel varie en fonction de la taille du ménage en question, c’est-à-dire entre 5000 GNF (50 centimes) et 20000 GNF (2 euros), ce qui semble modeste à première vue, mais en Guinée de nombreuses familles n’ont pas ces moyens.

livret de sensibilisation
livret de sensibilisation

Pour changer les mentalités, la coopérative mène souvent des campagnes de sensibilisations dans les lieux publiques comme les mosquées, à l’école ou les terrains de foot ou encore, passe des spots d’information à la radio locale. Le nombre d’abonnements continue d’augmenter, pourtant, parmi les 350 000 habitants, seuls 450 sont actuellement abonnés. Les mauvaises habitudes continuent, notamment à cause du manque d’éducation des populations et de la mauvaise prise en charge de l’état, qui dit avoir d’autres priorités.

Actuellement, la coopérative ne possède qu’une seule moto-poubelle qui sert tous les ménages à 9 km à la ronde.

L'unique moto-poubelle de la coopérative
L’unique moto-poubelle de la coopérative

Le chauffeur nous confie qu’il travaille de 7h à 17h tous les jours sauf le dimanche, pour un salaire de 400 000 GNF par mois. Étant donné qu’il est le seul, il doit effectuer des dizaines d’allers-retours entre les quartiers où il ramasse les déchets et l’ancienne carrière où ils sont enfouis sous terre. La coopérative nous explique que le chauffeur n’a pas assez de temps pour

Abdoulaye, travailleur obstiné
Abdoulaye, travailleur obstiné

remplir les clauses du contrat (deux passages par semaines). Les abonnés se découragent… Pour résoudre ce problème le maire souhaiterait avoir un camion-poubelle mais la commune n’a pas assez de ressources financière et n’arrive pas à obtenir des aides de la part de la CBG, comme un camion poubelle. Comme le fait remarquer avec humour un membre de la coopérative, « Un mur nous sépare, on est en Afrique du sud, c’est l’apartheid ».

La ville de Kamsar est en effet marquée par un barrage qui sépare la cité minière, qui est assainie, et fournie en électricité par l’usine de la CBG, et le village, un peu délaissé, où naissent parfois de petites associations de jeunes pour l’assainissement des quartiers. La CBG ne gère les déchets qu’au sein de la cité minière, même si parfois, lorsqu’il y a trop de déchets le long des rails qui nuisent à l’image de Kamsar, elle fait un ramassage.

Tous ces déchets ont des conséquences néfastes sur la santé, ils attirent des mouches et des rongeurs qui favorisent notamment de nombreuses maladies comme le choléra ou la gastro-entérite. De même, les déchets rejetés a la mer polluent l’eau, le sel qui en est tiré, et détruit la faune marine.

Le maire nous explique qu’il projette la mise en place d’une brigade de surveillance la nuit.

On peut en déduire qu’il faut indéniablement l’assistance d’un camion poubelle, nous rappelons que l’usage d’une moto poubelle ne suffit pas aux nombreux citoyens abonnés, encore moins aux 360 000 habitants de Kamsar. Il est très important que la volonté de la mairie et des abonnés soit suivie par les autres citoyens de Kamsar, car la coopérative pourrait alors augmenter ses dépenses de carburant et de véhicules, et répondre aux besoins de la population.

Par Abdoulaye Diallo, avec Thierno Bah, Abraham Keita et Houssein Mehsein. Photos: Houssein Mehsein.

When agronomy talks… / Quand l’agronomie s’exprime…

M. N'famara Cissé, docteur en hydrologie / Mr. N'famara Cissé, hydrology specialist
M. N’famara Cissé, docteur en hydrologie / Mr. N’famara Cissé, hydrology specialist

During our visit on the site of the « Institut de Recherche   Agroalimentaire de Guinée » (IRAG), we had the chance to meet and interview an agronomist researcher who currently works for the State: Mr N’famara CISSE.

He is specialized in the selection and the production of seeds, and contributes an important part in the organic rice production in Guinea. He did his studies in Boké ( a Guinean city), then went in Russia for his advanced studies (over 10 years).

He told us about what he thinks regarding the future of the environment, especially in Guinea. Indeed, Guinea is a developing country which constantly contributes to global warming (because of some of the human activities). Furthermore, Mr CISSE mentionned the deforestation to which the country contributes a lot too. Besides, although the use of fertilizers and pesticides in mangrove swamps is still reasonable, it leads, nevertheless, to the drought of the land.

Last but not least, Mr CISSE, after telling us of a few major problems which the country has to face, stated a potential solution. »The management of waste could be used to enrich the land thanks to the production of eco-friendly fertilizers. This is a way to considerably reduce pollution as much as soil poisoning.

IRAG
IRAG

By Rosane and Steeve N’Gondi, Mariam Cissé. Pictures: Rosane N’Gondi

 

Lors de notre visite sur le site de l’Institut de Recherche Agroalimentaire de Guinée, Continue reading When agronomy talks… / Quand l’agronomie s’exprime…

Quand le sel fait avancer l’environnement

Le village de Douprou, qui est situé à quelques kilomètres de Boffa, est entourée d’une vaste plaine à perte de vue et de plusieurs autres villages avec un kilomètre les séparant chacun. C’est le lieu de résidence de producteurs de sel. La rencontre avec la communauté locale et les différentes coopérative sur le terrain nous a permis d’apprendre et de constater par nos propre moyens les avantages du sel solaire comme les inconvénients de l’ancienne technique.

Salicultrices de la coopérative de Douprou / Salt producers of Douprou's cooperative
Salicultrices de la coopérative de Douprou / Salt producers of Douprou’s cooperative

La technique du sel solaire, encouragée depuis de nombreuses années par la coopération avec la Charente Maritime, est une activité économique moderne permettant aux saliculteurs d’obtenir le sel par évaporation de saumure (eau concentrée salée) grâce aux bâches noires. Contrairement à l’ancienne technique ignigène (faite par le feu), appliquée depuis toujours dans la région, la nouvelle technique ne joue pas sur l’environnement.

Bengali Camara, producteur de sel solaire, raconte qu’avant, du temps de son père, ils parcouraient moins d’un seul kilomètre pour chercher le bois, mais , depuis 15 ans , la mangrove, qui est une forêt tropicale humide, et dont le bois est très utilisé pour la production de sel ignigène , s’est peu à peu éloignée jusqu’à disparaitre complètement parfois . Aujourd’hui, ils sont obligés de parcourir 6 km pour pouvoir avoir du bois. Maintenant qu’il a opté pour le sel solaire il produit beaucoup plus de sel avec beaucoup moins d’effort.

La mangrove s'éloigne / The mangrove is shrinking
La mangrove s’éloigne / The mangrove is shrinking
Une lourde charge / a heavy load
Une lourde charge / a heavy load

Les femmes, qui auparavant travaillaient jusqu’à l’épuisement, et s’occupaient des tâches les plus ardues ( porter des fagots de bois de plus de 30 kg sur des distances supérieures à 5 km ), peuvent aujourd’hui vaquer à des occupation diverses . Mais au-delà de l’aisance qu’apporte cette nouvelle technique, elle Continue reading Quand le sel fait avancer l’environnement

Interview of M. François Fougère / Interview de M. François Fougère

During the week of the francophony, a debate on sustainable development was organised in Lycée Albert Camus, on March 19, and we were able to meet Mr. François Fougère.

Mr. Fougère works in Boffa, for decentralized cooperation with Charente Maritime, and he told us about solar salt. This salt is obtained through the evaporation of brine exposed all day to the sun on a black tarpaulin. This method is more ecological and economical than the traditional method, which consists in evaporating brine in pots heated by a fire: which implies a lot of wood, taken from nearby mangroves, which causes the destruction of the mangrove and more air pollution. We asked him a few questions.

Debate on sustainable development at the LAC / Débat sur le développement durable au LAC
Debate on sustainble development at the LAC / Débat sur le développement durable au LAC

Dans le cadre de la semaine de la francophonie, et du débat sur le développement durable organisé le 19 mars au lycée Albert Camus, nous avons pu rencontrer M. François Fougère.

M. Fougère travaille à Boffa dans le cadre de la coopération Charente maritime, et nous a parlé du sel solaire. Un sel qu’on obtient par évaporation de saumure (eau de mer enrichie en sel) exposée au soleil sur des bâches noires. Cette méthode est plus écologique et économique que la méthode traditionnelle qui consiste à évaporer de l’eau de mer dans des marmites sur un feu de bois : ce qui implique la coupe de beaucoup de bois et donc la déforestation, la destruction de la mangrove et la pollution de l’air. Nous lui avons posé quelques questions.

françois fougere
François Fougère, de Coopération Charente Maritime

-Is it true that solar salt has less iodine than normal salt? It is true that iodine is volatile so when the salt is exposed to the sun lots of the iodine is lost. Because of this, we are forced to artificially add iodine to the salt to respect the norms. But there is naturally more iodine in solar salt than in traditional salt. Continue reading Interview of M. François Fougère / Interview de M. François Fougère

Why the waste sweepers are so important / Pourquoi les balayeuses sont si importantes

Conakry is known as a city full of waste and contaminated. The population is used to throwing waste everywhere: in the street, in the sea, even in the yards… It is because there aren’t any dumps: the population has seemingly learnt not to care because there’s nowhere to throw the waste anyway. But the government, for the health of the city, is recruiting people (often women who don’t have any work and with no other option) to pick up garbage or sweep the waste in some places…

Aminata, a 35 years old woman is one of them. She accepted to do that for 200,000 GNF (about 18€) each month to feed her 2 little daughters. Her husband is working as a car driver but his salary is not enough to feed the 4 members of the family.

Every morning, at 7 AM, she goes out to the street with her broom, sweeping the street and collecting the waste in a bag that she will give to a truck that passes twice a week. She does that for 3 hours, until 10 AM, and then she goes to her house and prepares food for her little family.

Woman sweeper in the streets of Conakry / Balayeuse dans les rues de Conakry
Woman sweeper in the streets of Conakry / Balayeuse dans les rues de Conakry (copyright: T. Réto)

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Burning garbage in Conakry: a burning issue / L’incinération des ordures à Conakry: un sujet plus que brûlant

Burning garbage in Conakry / incinération des ordures à Conakry
Burning garbage in Conakry / incinération des ordures à Conakry

 

Every day, many people simply throw their garbage on the floor, or burn it in Conakry. Indeed, burning garbage is a habit for the inhabitants of the city, but is it really a solution to reduce pollution?

Boubacar explains that he throws his garbage in a trash can at home. Each morning his trash is picked up by a young boy. He pays him 1000 GNF (0, 1 euro) for this service.

Boubacar's trash can / poubelle de Boubacar
Boubacar’s trash can / poubelle de Boubacar
Conakry's most commonly used trash cans / types de poubelles utilisées à Conakry
Conakry’s trash cans / poubelles de Conakry

 

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