La pêche fait-elle vivre les fumeuses en Guinée?

1vendeusesEn entrant dans le port de boulbinet nous avons été immédiatement submergés par d’affreuses odeurs de poissons, en marchant nous avons pu apercevoir des pêcheurs près de nombreux bateaux, d’ autres étaient occupés sur les quais , nous nous sommes avancés vers le hangar ou nous avons  vu plusieurs femmes fumer le poisson .

Nous nous sommes donc approchés d’ une jeune femme nommée Manatou Camara qui est agée de 39 ans qui nous explique en quoi consiste son travail en tant que fumeuses de poissons comme beaucoup d’entre ces femmes : “Tout d’abord j’arrive au port vers 6h du matin et à partir de 8 heures , je pars au marché acheter du poisson qui coute 80 milles francs guinéens puis, entre 9h et 10h je commence à fumer le poisson, et le mets à sécher jusqu’à 14 heures. Je travaille pour mon propre compte mais je ne gagne pas assez en une journée pour pouvoir subvenir aux besoins de ma famille. Je gagne environ 2000 à 3000 GNF par jour car les poissons que j’ achète sont assez chers’’ et malgré ce “revenu” très faible, Manatou Camara arrive quand même à se débrouiller pour payer les études de ses enfants, quel courage! Ce travail nécessite beaucoup d’efforts malheureusement ça ne comble pas toujours ses dépenses primaires , étant donnés que l’école est une part de l’éducation des Guinéens . Comme dans le cas de beaucoup de fumeuses au port le salaire moyen journalier équivaut a 50 centimes d’ euros,ce qui très  peu. En dépit  de tout Manatou Camara semble prendre la vie comme elle vient .

Par Moudatou et Aïssata Hann, et Kevin Yansane.