The mask of Banda / Le masque Banda

On Friday, the 3rd of April 2015 at five o’clock in the afternoon, tenth grade students from LAC observed the Dance of Banda organized by a group of Nalu people from the village of Kabata, which is situated 10 km away from Kamsar.

Griot and villagers, Kabata /Griote et villageois, Kabata
Griot and villagers, Kabata /Griote et villageois, Kabata

The BANDA is a huge mask which is 1,50 meters tall and 2 meters wide. The mask consists of diverse shapes pilled all together, and of a beautiful combination of vibrant colors. The BANDA has three parts: the front which is the mouth of a caiman, the middle which is the horns of antelopes, the end part is a big triangular nose, eyes that pop out of the wood, and finally on its forehead are animalistic looking forms.

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For the Nalu people of Guinea, the BANDA is a mask that represents perfectly their environment composed of marine and terrestrial faun: snakes, caimans, chameleons, antelopes, and birds. To them these entities symbolize their natural forces (bravery, endurance, adaptation,) and also their supernatural abilities (genies of water, land, and sky).

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Yes, he can! / Petite canette deviendra grosse marmite

Recycling cans in Kamsar

Yes, Mr. Keïta can ! Mr Keita recycles cans in Kamsar.
Yes, Mr. Keïta can ! Mr Keita recycles cans in Kamsar.

Women use pots to cook rice, which is the staple food in Guinea. They must be big enough to be used to cook for the whole family, a large family usually, for traditional ceremonies, marriages, baptisms etc…

cannettesIn my home in Kamsar, all the cans are collected and put in a big bag. Then Mr Keita takes them to make brand-new cooking-pots. A second life ! And no waste !
He heats and dissolves them for 15’-20’. It is very hot and risky. Bellows, a pipe blowing wind on the fire, dissolving the aluminum, just turn the handle, a good technique. 3travail

 

 

 

 

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The kitchen utensil is made using a mould which is made of sand and earth. Mr. Keita needs pliers to take anything that is hot, several types of moulds and some water to have a smooth surface. moulage Continue reading Yes, he can! / Petite canette deviendra grosse marmite

Fish, fish, fish…

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Tidy fish / Des poissons bien rangés

 

In 1958 after the independence of Guinea, Adams Pêche, a private fishing-processing plant was created by a Korean with his Guinean partners.

The priority of this food industry company is to protect the population against food insecurity. They have chosen Kamsar because of electricity and water supply which is essential when international safety standards are required.

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Le traitement des déchets à Kamsar: une lutte inégale

Où que l’on pose les yeux en Guinée c’est toujours la même scène de ce théâtre désolant. Que ce soit à Conakry ou à l’intérieur du pays, des sachets plastiques et d’autres déchets traînent sur le bord des routes, dans les caniveaux, ou sont entassés dans les marchés.

Arrivée à Kamsar

Des sachets plastiques multicolores partout par terre le long des rails, on est à kamsar : la nuit, des habitants de ce « village » de 360 000 habitants viennent déverser leurs déchets le long des rails et dans la mer.

Forte de ce constat, l’équipe de lycéens reporters a rencontré le maire de Kamsar et quelques membres de la Coopérative de l’Assainissement de Kamsar Ville Propre, pour discuter du traitement des déchets.

Nous avons été chaleureusement reçus à la mairie de Kamsar. De gauche à doite: M. Camara, secrétaire général, M. El Hadj Tidiane Sylla, le maire de Kamsar, Mme Diané Aïssatou Koné, présidente de la coopérative d'assainissement, Mme Fernandez Tombo Sylla, chargée de projet à la coopérative.
Nous avons été chaleureusement reçus à la mairie de Kamsar. De gauche à doite: M. Camara, secrétaire général, M. El Hadj Tidiane Sylla, le maire de Kamsar, Mme Diané Aïssatou Koné, présidente de la coopérative d’assainissement, Mme Fernandez Tombo Sylla, chargée de projet à la coopérative.

Mme. Diané Aïssatou Koné, présidente de la coopérative, explique que leur but est l’aménagement, l’embellissement et l’assainissement de Kamsar. Ils fournissent donc des prestations dont le ramassage des ordures ménagères qui pose quelques problèmes. Par exemple le prix de l’abonnement à la prestation est de 10 000 GNF (1euro) par an, et le paiement mensuel varie en fonction de la taille du ménage en question, c’est-à-dire entre 5000 GNF (50 centimes) et 20000 GNF (2 euros), ce qui semble modeste à première vue, mais en Guinée de nombreuses familles n’ont pas ces moyens.

livret de sensibilisation
livret de sensibilisation

Pour changer les mentalités, la coopérative mène souvent des campagnes de sensibilisations dans les lieux publiques comme les mosquées, à l’école ou les terrains de foot ou encore, passe des spots d’information à la radio locale. Le nombre d’abonnements continue d’augmenter, pourtant, parmi les 350 000 habitants, seuls 450 sont actuellement abonnés. Les mauvaises habitudes continuent, notamment à cause du manque d’éducation des populations et de la mauvaise prise en charge de l’état, qui dit avoir d’autres priorités.

Actuellement, la coopérative ne possède qu’une seule moto-poubelle qui sert tous les ménages à 9 km à la ronde.

L'unique moto-poubelle de la coopérative
L’unique moto-poubelle de la coopérative

Le chauffeur nous confie qu’il travaille de 7h à 17h tous les jours sauf le dimanche, pour un salaire de 400 000 GNF par mois. Étant donné qu’il est le seul, il doit effectuer des dizaines d’allers-retours entre les quartiers où il ramasse les déchets et l’ancienne carrière où ils sont enfouis sous terre. La coopérative nous explique que le chauffeur n’a pas assez de temps pour

Abdoulaye, travailleur obstiné
Abdoulaye, travailleur obstiné

remplir les clauses du contrat (deux passages par semaines). Les abonnés se découragent… Pour résoudre ce problème le maire souhaiterait avoir un camion-poubelle mais la commune n’a pas assez de ressources financière et n’arrive pas à obtenir des aides de la part de la CBG, comme un camion poubelle. Comme le fait remarquer avec humour un membre de la coopérative, « Un mur nous sépare, on est en Afrique du sud, c’est l’apartheid ».

La ville de Kamsar est en effet marquée par un barrage qui sépare la cité minière, qui est assainie, et fournie en électricité par l’usine de la CBG, et le village, un peu délaissé, où naissent parfois de petites associations de jeunes pour l’assainissement des quartiers. La CBG ne gère les déchets qu’au sein de la cité minière, même si parfois, lorsqu’il y a trop de déchets le long des rails qui nuisent à l’image de Kamsar, elle fait un ramassage.

Tous ces déchets ont des conséquences néfastes sur la santé, ils attirent des mouches et des rongeurs qui favorisent notamment de nombreuses maladies comme le choléra ou la gastro-entérite. De même, les déchets rejetés a la mer polluent l’eau, le sel qui en est tiré, et détruit la faune marine.

Le maire nous explique qu’il projette la mise en place d’une brigade de surveillance la nuit.

On peut en déduire qu’il faut indéniablement l’assistance d’un camion poubelle, nous rappelons que l’usage d’une moto poubelle ne suffit pas aux nombreux citoyens abonnés, encore moins aux 360 000 habitants de Kamsar. Il est très important que la volonté de la mairie et des abonnés soit suivie par les autres citoyens de Kamsar, car la coopérative pourrait alors augmenter ses dépenses de carburant et de véhicules, et répondre aux besoins de la population.

Par Abdoulaye Diallo, avec Thierno Bah, Abraham Keita et Houssein Mehsein. Photos: Houssein Mehsein.